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Le capitalisme est t-il compatible avec l'écologie ?

Article publié le 2 mai 2011

Le capitalisme est t-il compatible avec l'écologie ?
Les modèles économiques conventionnels intègrent rarement les coûts liés à l’utilisation de produits issus de la nature (Figure 1).
Figure 1 : Modèle conventionnel de l’économie
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Le capital manufacturé correspond aux infrastructures qui sont dédiées à une entreprise, le travail est le processus de transformation d'un bien ou d'un service pour le rendre accessible au marché. Les stocks naturels correspondent au sol ou au milieu aquatique utilisé et intègrent que partiellement les coûts de destruction de l'environnement (pollutions, appauvrissement des milieux), surtout lorsque la production est délocalisée dans des pays où la main d'œuvre est bon marché. Le produit ou le service vendu doit avoir une utilité individuelle pour l'acheteur et lui procurer un confort d'usage.
Le capitalisme sous cette forme prédominante n'intègre donc dans sa comptabilité que ce qui peut avoir un droit de propriété privé.
 
Dans un modèle économique étendu complété par les services écosystémiques (définition en bas de page), Costanza R.[1] propose une vision systémique (Figure 2).
Figure 2 : Modèle étendu associant économie et services écosystémiques.
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Dans ce modèle, les capitaux disponibles (naturel, humain, sociétal et manufacturé) sont tous représentés, le capital sociétal étant la façon dont les entreprises interagissent avec les autres parties prenantes. Cette fois-ci, le coût (même nul) des services écosystémiques est représenté, de même que celui des déchets produits. Cette représentation permet de définir de nouveaux axes d’innovation pour les entreprises, en identifiant toutes les composantes.
Une entreprise responsable sociétalement doit donc être capable d'intégrer dans sa comptabilité ce qui est limité physiquement, droit de propriété ou non.
Pour le client, le produit et le service vendu doit aussi contribuer à son bien-être. Le bien-être qui est d'ailleurs stagnant ou en baisse depuis plusieurs décennies dans les pays développés (un prochain article en fera état).
Qu'est qu'un service écosytémique ?
La biodiversité [2] peut-être caractérisée par les services qu’elle rend à notre société par la notion de services écosystémiques. Quatre types de ces services coexistent :
les services de soutien ou d’auto-entretien des habitats pour les espèces vivantes et la diversité génétique,
les services d’approvisionnement qui fournissent nourriture, eau potable, matériaux naturels et médicaments dérivés des plantes,
les services de régulation du climat local, de la séquestration du carbone, des événements météorologiques extrêmes, de la dépollution de l’eau, de l’érosion du sol et sa fertilité, de la pollinisation et du contrôle biologique,
les services culturels de loisir, de tourisme, d’appréciation esthétique et d’expérience spirituelle. [3]
 
Références :
[1] Constanza R., 2000, Social Goals and the Valuation of Ecosystem Services, Ecosystems, 3 :4-10
 
[2] Biodiversité : variabilité parmi les organismes vivants, y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques. La biodiversité englobe la diversité au sein d'une espèce, entre les différentes espèces et entre les écosystèmes.
[3] Millennium Ecosystem Assessment, 2005. Ecosystems and Human Well-being : Opportunities and Challenges for Business and Industry. World Resources Institute, Washington, DC.
 
Thèmes

Ecologie Capitalisme

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commentaires
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par olivier (IP:xxx.xx4.8.73) le 3 mai 2011 à 14H44

Trop light cet article...

tu devrais renvoyer vers l excellent numero de la revue durable de ce mois ci qui traite dans le fond ton sujet.

Olivier

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par Olivier P. BLOND (IP:xxx.xx2.5.92) le 3 mai 2011 à 16H07

Cette brève est plus pour mettre en avant le modèle de Costanza, qui est une réponse appropriée à l’échelle d’une entreprise. Il permet de développer de nouveau indicateurs de performance et avoir moins la tête dans le guidon. L’article de La Revue Durable (que je vais me dépêcher d’acheter) doit si je ne m’abuse faire référence à "Prospérité sans croissance" de Tim Jackson, qui prône une refondation des théories de la macroéconomie(donc l’ensemble du marché économique). Il est donc plus généraliste. Cela étant dit, merci de citer cette excellente source qu’est La revue durable.

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(IP:xxx.xx5.27.93) le 11 mai 2011 à 10H56

Bonne question mais aux résultats du sol d’URSS, de nos amis Chinois, et de nos pays occidentaux, une autre questions arrive : "Ne devrait-on pas penser à inventer une Société qui permette à nos enfants de survivre à nos déchets ? "

Le guerre froide fut une vraie guerre avec des victimes et encore des victimes qui vont seulement arriver semble -t-il par tous les déchets qui furent abandonnés.

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(IP:xxx.xx4.149.136) le 11 mai 2011 à 14H19

Ah oui, judicieuse remarque. Je tiens tout de même à préciser que le modèle économique chinois est capitaliste, même si politiquement le gouvernement est communiste. Inventer une société qui prenne compte des générations futures, cela ressemble beaucoup au développement soutenable, non ?

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par vorestiomic1986 (IP:xxx.xx6.50.134) le 22 août 2013 à 03H25

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