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L'écomobilité, grande championne des évènements sportifs

Article publié le 19 août 2011

Les évènements sportifs profitent de leurs succès pour insuffler quelques bons conseils en matière de mobilité.

Depuis la signature d’une charte d’engagement environnemental entre le Ministère en charge du développement durable et l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), la Fédération française de tennis (FFT) s’est donnée cinq ans pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre lors de ses tournois, à compter de juin 2008.

 

L'édition 2011 du tournoi de Roland Garros est au centre de toutes les attentions puisqu'il mobilise pas moins de quatre cent cinquante mille spectateurs et sept cents joueurs. Zegreenweb précise qu'en 2008, le tournoi a généré 156 860 tonnes de CO2, dues principalement aux transports, soit l’équivalent de quarante mille allers-retours Paris-Sydney en avion. Pour inciter les spectateurs à diminuer leurs empreintes carbones, la FFT a mis en place son propre site de covoiturage : www.covoirturage.fft.fr.

 

Après quinze ans d'absence, l'Open de Nice a fait son grand retour en 2010, et comme pour Roland Garros, son empreinte carbone s'est révélée plutôt élevée. Marcel Green nous explique que l'organisation du tournoi 2011 a été revue entièrement. Qualifiée d' "éco-citoyenne", cette édition s'engage particulièrement sur les transports : le matériel est transporté sur une seule semi-remorque et non plus sur plusieurs camionnettes ; les membres de l'organisation voyagent en covoiturage et deux voitures électriques sont mises à la disposition de l'équipe organisatrice et des joueurs de tennis.

La Chine s'inscrit dans une démarche comparable : après avoir réalisé des expériences concluantes, la ville de Shenzhen a passé une commande de 300 eBus pour l'évènement sportif "International Universiade Games" prévu en août 2011. L'Avem rapporte qu'à la fin de la compétition, ces bus intégreront l'équipement de la ville, faisant de Shenzhen, le leader international en termes d'exploitation de bus électriques.

 


 

En Nouvelle-Zélande, Grant White, le concepteur et fondateur de YikeBike, propose une sorte de bicyclette motorisée, pliable en quelques secondes. Le YikeBike a une vitesse de 22 kilomètres par heure et dispose d'une batterie qui peut durer jusqu'à 45 minutes. Ce vélo motorisé est assez original puisque le guidon n'est plus placé devant le cycliste mais dans son dos ! CleanTechnica propose une vidéo de démonstration sur son site.

 

En Grande-Bretagne, c’est suite à une compétition de cyclisme qu’en septembre 2010 l'artisan Michael Thompson a pris la décision de construire un vélo révolutionnaire baptisé SplinterBike. Il ne possède ni vis, ni boulons, ni métal, ni plastique, ni même de caoutchouc : il a été réalisé uniquement à partir de bois de récupération. Par exemple, le guidon et les pédales sont faits à partir de manches à balai !

Sa réalisation a nécessité plus de 1 000 heures de travail mais a permis de réaliser quelques prouesses : un poids de 32 kilos, une vitesse proche de 48 kilomètres par heure et surtout un système de rouages original qui permet de remplacer la traditionnelle chaîne de vélo. Treehugger souligne que ce vélo est le tout premier spécimen en bois qui soit réellement utilisable au quotidien … à condition de débourser pas moins de 12 000 dollars.

 

En Inde, deux hommes d'affaires ont réussi à confectionner un vélo solaire. Imaginé depuis trois ans, Ayubkhan Pathan et son neveu Imrankhan Pathan, ont décidé de tirer profit d'une ressource inépuisable : le soleil. Greenlaunches souligne ses performances : avec une vitesse de 40 à 50km par heure, il a une autonomie de 250 kilomètres et il pèse 25 à 30 kilogrammes de moins par rapport aux vélos traditionnels.

 



La location entre particuliers, nouvelle mode d'écomobilité ?
 

Selon Mobilicités, vingt-cinq mille personnes ont recours aux services d'auto-partage en France. Selon les experts, réunis au début du mois pour les journées nationales de l'auto-partage à Strasbourg, si les structures proposant ce service se développent progressivement en France, ce chiffre pourrait être multiplié par dix à l'horizon 2020.

 

Le Journal de 20h de TF1 a présenté la dernière tendance en matière d'auto-partage, qui prend de plus en plus d'ampleur en France : le service de location de voiture entre particuliers. La société Livop est un cas d'école : l'utilisateur peut choisir sur internet le véhicule qui conviendra à ses besoins, puis l'utiliser grâce à une carte magnétique activée à distance. Ce mode de fonctionnement se veut la solution la plus immédiate, écologique et économique pour diminuer le nombre de véhicules en circulation.

 

Le leader canadien d'autopartage Communauto va tester ces prochains jours le prêt entre personnes (PEP) dans l'arrondissement Sainte-Foy (Québec) et le quartier Rosemont (Montréal). L'objectif est de mettre en place un système qui permettrait à un propriétaire de louer son véhicule personnel aux clients de Communauto. Le projet sera testé durant l'été et a de fortes chances d'être prolongé jusqu'à l'automne. Le but ? Optimiser son fonctionnement pour le généraliser à tout le territoire canadien.

Cyberpresse rapporte que la même entreprise prévoit de lancer le libre-service intégral (LSI) : par téléphone, le client pourra emprunter spontanément un véhicule et le reposer où il souhaite, en respectant bien entendu, les périmètres de circulation autorisés.

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