Article publié le 30 décembre 2009
Cette publicité a scandalisé unanimement tous les acteurs français du DD en raison d’une part de l’emphase gratuite de la création, illégitime, et de l’absence totale du moindre élément de justification.
Par ailleurs, elle sous-entend à tort que le changement est facile : d’un coup de pale d’éolienne tout est nettoyé. J’aimerai sincèrement que ce soit aussi simple, hélas le travail à accomplir pour atteindre le résultat final de ce film (auquel manque la révolution des transports) est colossal.
Il est d’autant plus dommage que ce soit le Crédit Agricole qui se plante ainsi puisque cette banque a engagé des efforts sur l’Investissement Socialement Responsable avec l’application des Principes Equateur, et est parmi les membres leaders des Principes Climat… les arguments ne manquent pas.
Toutefois ils sont insuffisants pour tenir une promesse globale aussi caricaturale, d’un part par la profession bancaire comme le montre l’étude Vigéo-WWF qui démontre que le secteur bancaire est le plus grand responsable d’émissions de gaz à effet de serre mais le Crédit Agricole lui-même n’est pas des mieux notés dans son secteur sur le DD malgré les initiatives mises en œuvre comme le montre le dernier Guide éco-citoyen 2008-2009 Environnement : Comment choisir ma banque ? de la CLCV et des amis de la Terre.
Alors pourquoi cette pub s’est attirée l’ire de toute la communauté du développement durable en France ?
Tout simplement parce que l’ensemble des parties-prenantes (Etat, professionnels de la publicité, ONG) cherchent depuis le Grenelle Environnement à mettre en œuvre une très stricte déontologie sur l’usage des arguments écologiques et développement durable dans la publicité incarné par les nouvelles règles de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité appliquée depuis le 1er octobre 2009.
Ces règles de bon sens exigent 2 principes très simples : ne pas représenter des comportements contraires aux recommandations du développement durable, et ne pas induire en erreur sur la portée de la performance de développement durable du produit ou service vanté. Ces exigences portent sur le message global, c’est à dire non seulement ce qui est dit, mais aussi ce qui est montré.
Quelle autodiscipline affreuse penseront certain. Voilà que comme pour l’alcool par exemple, la pub qui est déjà l’un des secteurs les plus réglementé, ne pourra plus faire rêver… Ce qui est parfaitement faux, les créatifs ne manquent d’ingéniosité pour concevoir des films sur toutes les tonalités (de la plus didactiques à la Apple à la plus aspirationnelle ou comique comme M W. du secteur bancaire d’ailleurs…).
Source image : http://www.sandiegolovesgreen.com
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Tout simplement incroyable, qui aurait cru ! halal











