NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
Google, adepte du greenwashing

Article publié le 17 novembre 2010

Google participe à un projet d’investissement*, l’Atlantic Wind Connection, un parc immense d’éoliennes offshore. Google manifeste ainsi son enthousiasme pour les énergies renouvelables. Google dispose d’une réserve de liquidités de 30 milliards de dollars. Google va sauver la planète !

Google, adepte du greenwashing

 

 Un peu de calme. Google se trompe d’objectif, il ne s’agit pas de construire de plus en plus d’éoliennes pour être écolo. Les participants à un sondage délibératif** sur l’avenir de l’énergie, organisé par James Fishkin, avaient changé d’avis au cours de l’exercice. Si, au début, ils avaient une nette préférence pour les énergies renouvelables (dans l’espoir de concilier une croissance ininterrompue de la consommation énergétique et des impératifs environnementaux), après instruction et discussion, ils ont mis l’accent sur une autre option : davantage d’investissement dans les économies de l’énergie. Tenant mieux compte des contraintes auxquelles leur région devait faire face, les participants ont élargi leurs perspectives au-delà de leurs préférences de consommateurs et de leurs intérêts d’électeurs. Comme eux, Google doit devenir véritablement écolo.

 Nous devons faire de drastiques économies d’énergie, ne pas cumuler les sources d’énergie mais seulement substituer aux énergies fossiles des énergies renouvelables. Google ferait donc mieux de nous inciter à cliquer moins souvent sur Internet, 7 grammes de CO2 émis à chaque fois. Google ferait mieux de disparaître avec les autres moteurs de recherche, cela ferait des économies d’électricité.

* LeMonde du 16 octobre 2010, Google veut faire souffler sur l’Atlantique le vent de l’écologie

** Vers une démocratie écologique de Dominique Bourg et Kerry Whiteside (Seuil, octobre 2010)


Biosphère - Blog LeMonde.fr

 

Source image : http://2.bp.blogspot.com

Thèmes

Greenwashing

Bookmark and Share
0 vote

commentaires
votez :
par clostra (IP:xxx.xx2.247.210) le 18 novembre 2010 à 10H23

Bien sûr on comprend ce que vous voulez dire, mais de là à rendre impraticable l’Internet (pas de possibilité de faire des recherches donc de s’informer plus et encore pour plus de citoyenneté et de pertinence démocratique), il faut un calcul global prenant en compte l’énergie associée à la circulation de l’information et les économies d’énergie associées à ce mode d’information comparé à tout autre (se rendre - en voiture - à la bibliothèque, médiathèque pour y rencontrer une équipe se déplaçant également pour se rendre sur son lieu de travail etc, sans compter les économies liées à la pertinence des décisions). "Penser globalement" Google est, je crois, exemplaire dans le domaine de l’énergie verte, y compris dans ses modes de déplacement. Si on veut critiquer google, il faut le faire sur un autre tableau car en effet, il est un danger car il dispose d’informations "économiques" encore non régulées (semblable à de l’espionnage stratégique) qui le rendront toujours plus fort. Pourquoi croyez-vous qu’il ouvre aujourd’hui un magasin en ligne aux USA de produits féminins ? (tout simplement parce que les données de recherche et de connexion lui ont indiqué qu’il devait le faire maintenant)

Les Auteurs deSociété
rcoutouly - 65 articles
voxpopuli - 1 articles
ble2 - 35 articles
çaDérange - 299 articles
Biosphère Blog - 57 articles
ecolomaisjetemmerde - 3 articles
Mobilité durable - 178 articles
Greendriver - 1 articles