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Emplois verts en danger : après ceux du solaire, ceux de l'éolien ?

Article publié le 29 octobre 2012

Emplois verts en danger : après ceux du solaire, ceux de l'éolien ?

Décidément les emplois verts ne se pressent pas au portillon, sauf dans les discours des uns et des autres ! Après ceux qui ont disparu depuis le moratoire sur le photovoltaïque (10/12000), ne voila t il pas que ceux liés à l'éolien risquent bien de passer à la trappe également alors même qu'ils n'ont pas été encore crées.

La faute au complexe NIMBY, Not in my Backyard en anglais, ou pas dans mon jardin en français, qui depuis le début frappe les éoliennes. Celles ci ont l'inconvénient de gâcher un peu le paysage au loin ( encore que, à mon sens, ce soit discutable), et de ce fait d'affecter la valeur de votre maison ou de votre propriété à la revente. En plus, elles ont la réputation d'être bruyantes, encore que, là aussi, je n'ai jamais vu une évaluation mesurée de ces nuisances en fonction de la distance et de la vitesse du vent.Si Madame Duflot ou Eva Joly en avait une immédiatement derrière leur maison ou logement, peut être prouveraient elles l'une et l'autre par l'exemple qu'il n'en est rien et qu'il n'y a pas de nuisances sérieuses à vivre à trois cent mêtres d'une éolienne 

Il s'est donc crée des associations de défense pour combattre tout projet d'installation d'un parc d'éoliennes, qui se sont regroupées pour défendre leurs interêts dans une fédération appellée Vent de Colère qui regroupe 893 associations et 50 000 adhérents. Laquelle Fédération a eu l'idée d'attaquer là où ça fait mal, au porte monnaie.Car la rentabilité des parcs d'éoliennes, qui sont des investissements très couteux, repose sur... le prix de vente de l'électricité produite !

Or c'est l'état qui a prévu qu'EDF soit obligée de racheter l'électricité produite par ces installations à un prix qu'il a fixé lui même... pour que ces parcs atteignent la rentabilité demandée par les investisseurs,bien entendu. Qui paye en définitive ? Pas l'état qui en décide ainsi, ni EDF qui se moque de défendre l'intérêt de ses clients, mais vous, consommateur, par l'intermédiaire de la ligne CSPE, Contribution au Service Public de l'Electricité, de votre facture. Vous payez donc un prix fixé par les pouvoirs publics, 82 euros le mégawattheure, que vous n'avez aucun moyen de contester.Et ce même si vous ne bénéficiez pas pour votre approvisionnement personnel de la moindre éolienne ou plaque photovoltaîque.

La dite fédération Vent de colère a déjà obtenu l'annulation en justice de l'arrété du 10 juillet 2006 qui fixait ce tarif mais pour vice de forme ce qui obligeat le gouvernement à le publier à nouveau en Novembre 2008 (2 ans de délai tout de même). Par contre sur le fond, la légalité de fixer un tel tarif et son montant, la justice ne s'est pas prononcée. C'est la phase en cours au Conseil d'Etat et d"ores et déjà est apparu un autre vice de forme, l'absence de notification de ce tarif à la Commission Européenne en tant qu'aide d'Etat. Or le rapporteur devant le Conseil d'Etat a préconisé, lors de l'audience du 12 mars, l'annulation de cet arrété du fait de ce défaut de notification. On attend maintenant la décision finale du Conseil d'Etat.

Si par hasard le Conseil d'Etat suivait le rapporteur, ce serait tout le secteur de l'éolien qui serait touché et les emplois qui vont avec. Car rien ne dit que dans ses attendus le Conseil d'Etat ne critique pas le processus de calcul de ce prix et de son évolution et surtout qu'au delà la Commission Européenne ne juge pas ces aides d'Etats illégales ou démésurées.

Dans tous les cas il en résultera une période d'incertitude comme les industriels détestent au moment même où se discute l'appel d'offre monumental de l'éolien offshore au large des côtes normandes et bretonnes.Heureusement,le prix de reprise de l'éolien offshore est en principe à l'abri de cette décision car correspondant à un investissement infiniment plus lourd.

Comme pour le photovoltaïque, le risque est présent de voir disparaitre des emplois chez les nombreux participants à la construction ou à l'exploitation de ces fermes éoliennes anciennes ou nouvelles. Vestas France, filiale du premier constructeur mondial d'éoliennes, chiffre le risque à la disparition d'un tiers des 180 acteurs de la filière. N'est il pas désolant que les emplois de milliers de salariés soient à la merci d'une faute administrative, pour la seconde fois, alors que nous nous glorifions d'avoir inventé l'Ecole Nationale d'Administration ? 

Source image : http://www.lyon-entreprises.com

Thèmes

Solaire Eolienne Emploi

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par Marcuse (IP:xxx.xx3.146.225) le 1er novembre 2012 à 17H26

Et si on arrêtait de raconter n’importe quoi au sujet de l’éolien ? Selon France Énergie Éolienne http://fee.asso.fr/, en 2011, les 6640 mégawatts de puissance installée sur le territoire ont produit 11 900 000 Mégawatts-heure d’électricité. Cela veut dire que pour un mégawatt installé la production est donc 1792 Mégawatts-heure en un an. Une éolienne moderne disposant d’une puissance nominale de 2 mégawatts, elle produira donc 3584 mégawatts en un an. (En réalité plutôt moins en Picardie où le facteur de charge se situe aux environs de 18,5%). Un ménage Français moyen consomme aux alentours de 9,5 Mégawatts-heure en un an. Cela revient à dire qu’une éolienne peut, en théorie, subvenir aux besoins de (3584/9,5)= 377 ménages. C’est extrêmement peu si l’on compare cette production au prix de ces machines. En effet, un mégawatt éolien installé, c’est aux environs de 1 500 000 €. Une éolienne coûte donc 3 000 000 €. Si on ramène cette somme aux foyers alimentés, on arrive à la somme extravagante de 7951 € par foyer. C’est tout à fait considérable et évidemment hors des moyens de l’immense majorité des Français et l’on voit bien là le danger qui se profile en particulier pour les plus humbles. Si on poursuit le raisonnement on va découvrir d’autres réalités autrement plus angoissantes : L’électricité produite par ces machines est achetée à un tarif de 82 € le Mégawatts-heure (4 fois le tarif normal) par EDF pendant une durée minimale de 15 ans, qui peut être portée à 20 ans. Calculons : 3584 Mégawatts-heure x 20 ans x 82 € = 5 877 760 €. Dans cette configuration on arrive à un prélèvement moyen par ménage de 15 578 €. Voilà pour ce qui concerne le prix de l’éolien. Je n’intègre pas dans ce calcul les nouvelles lignes HT qu’il va falloir construire et surtout les centrales à gaz qui devront assurer l’intérim puisque, comme le prouvent les chiffres précités, ces machines ne produisent rien pendant près de 80 % du temps. Quand on sait que la France est exportateur nette d’électricité, que les éoliennes ne contribuent en aucun cas à la réduction de la production de GES puisqu’elles doivent être doublées par des centrales conventionnelles, qu’il en faudrait plus de 8 500 pour produire la même quantité d’énergie qu’une seule centrale nucléaire, ne serait-il pas légitime qu’enfin, nos gouvernants s’interrogent sur la pertinence de cette filière qui n’a créé que très peu d’emplois et en détruira beaucoup dans le domaine du tourisme. Si au lieu de gaspiller aussi stupidement l’argent de nos compatriotes, nos élus menaient une vraie politique de réduction du gaspillage, je vous laisse imaginer les économies colossales qu’il serait possible de réaliser en investissant 15 578 € par logement et les dizaines de milliers de vrais emplois non délocalisables qui seraient créés.

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par lemiere (IP:xxx.xx1.100.26) le 1er novembre 2012 à 17H54

oui !!! ceci bien dit, on ne peut pas se contenter d’arguments financiers, en regard, sont mis des intérêts stratégiques : il n’y aura plus de d’énergie ou elle sera très chère, et des intérêts "vitaux" il ne faut pas consommer d’énergie fossile du fait du désastre climatique....En général , il y a en plus le petit sourire l’avenir nous dira que nous avons raison...

L’éventuelle exploitation du gaz de schiste ou m^me le maintien d’une filière nucléaire sont des vraies horreurs pour l’éolien ou le photovoltaïque, cela risquerait de rendre encore plus délirant le payer si cher de l’électricité...et si la catastrophe climatique n’arrive pas comme prévu par les modèles...

ça devrait être effectivement tout le débat..pourquoi subventionner l’éolien...quelles sont les certitudes...

sinon de l’eolien ou du photolotaique pourquoi pas..mais faire reposer un réseau électrique la dessus est très périlleux/

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par campagnard (IP:xxx.xx0.101.75) le 12 novembre 2012 à 13H34

Le commentaire de Marcuse est tout à fait juste même s’il est encore trop optimiste. En Allemagne, le facteur de charge moyennée sur 10 ans de relevés officiels est de 16,3%. Cela conduit pour une éolienne de 2MW à une production annuelle moyenne de 2856 MWh soit, avec une consommation annuelle moyenne de 9,5MW, à subvenir aux besoins de 300 ménages seulement. On est bien loin des chiffres mensongers des partisans de l’éoliens qui prennent en compte une consommation moyenne des ménages 4 à 5 fois moindre (avec parfois la mention en tout petit ‘ hors chauffage électrique’). Plus ennuyeux encore est le pourcentage de disponibilité certaine des éoliennes, de l’ordre de seulement 5% du fait du caractère fondamentalement aléatoire de cette source d’énergie. Cela veut dire que pour être sûr à tout moment de produire de l’électricité éolienne nécessaire en France (malgré l’avantage des 3 régimes de vents mis en avant par les promoteurs), Il faut installer 20 fois la puissance nécessaire. Autrement dit pour remplacer une centrale nucléaire de 1600MW avec une facteur de charge de l’ordre de 85% -90%, il faudrait effectivement plus de 4000 éoliennes de 2MW pour produire la même quantité d’énergie et plus de 13000 pour être certain d’avoir cette énergie avec une certitude absolue. On comprend bien l’aberration d’un tel choix qui n’a davantages que pour ses promoteurs via les tarifs de rachat généreusement octroyés. Autres points négatifs soulignés dans l’article mais peu argumentés :

La destruction des paysages : j’habite dans le nord de la Drôme et la nuit je peux distinguer les flashs des éoliennes installées dans le périmètre du Mont Mézenc situé à plus de 80km à vol d’oiseau ! Avec 130 à 140m de haut ces superbes machines ne passe pas inaperçues ni le jour ni la nuit.

Les nuisances sonores : il y a eu des mesures de bruit faîtes en fonction de la distance, souvent rapportées de manière arrangeante par les promoteurs qui minimisent bien sûr cette nuisance. Le problème ici est que, si le niveau de bruit relevé peut pour certain paraître acceptable, ce n’est qu’un des paramètres de la nuisance. Beaucoup plus gênant est le caractère continu et répétitifs de cette nuisance (quand il y a du vent bien sûr). Une éolienne à proximité d’une habitation, c’est le supplice de la goutte d’eau pour ces habitants en particulier la nuit. Hélas, il est difficile ici de définir des niveaux de tolérance pertinents pour ce type de nuisance, mais c’est à devenir fou. Il faut aussi souligner que ce sont des bruits basse fréquence qui se propagent très bien dans l’air. Enfin on peut aussi avoir à l’esprit que tous les industriels de l’éolien sont actuellement en grandes difficultés (Vestas le numéro 1 danois est en grande difficulté et licencie à tour de bras). Il en est d’ailleurs de même pour les industriels du photovoltaïque qui a un peu moins d’inconvénients mais souffre des mêmes insuffisances et des même maux (voir le dépôt de bilan récent de Q-cell en Allemagne. La dure réalité rattrape toujours l’idéologie aveugle et l’angélisme béat.

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(IP:xxx.xx3.71.151) le 5 novembre 2012 à 09H11

Le tout serait que nous puissions avoir accès aux chiffres qui indiquent le coût de la dépollution des sites de nos centrales nucléaires....et si l’on en croit les faits actuels , à la faisabilité même de cette dépollution.

En Bretagne, depuis l’arrêt de la centrale nucléaire de Brennilis, il fut question de quarante ans d’attente et maintenant...de beaucoup plus avant que les promeneurs puissent sillonner le site et y camper....Ceci ajouté aux volcans "profonds" qui donnent des signes de possible éveil depuis le début 2012 en Allemagne au moins et ainsi pourraient retourner les déchets nucléaires enfuis dans notre site , sinon les "éventrés"....

Il semble donc bien que le point de vue de Marcuse ci dessus soit à étudier avec une très grande attention ET que l’on en tire RAPIDEMENT les conséquences. Tout le monde a le droit à l’erreur mais il semble bien que nous avons dépassé depuis longtemps cette prise de conscience d’erreur intellectuelle que fut l’instauration de la société de consommation au seul profit d’êtres insatiables de "leurs z-avantages z-acquis".

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 5 novembre 2012 à 21H18

///(IP:xxx.xx3.71.151)Le tout serait que nous puissions avoir accès aux chiffres qui indiquent le coût de la dépollution des sites de nos centrales nucléaires....et si l’on en croit les faits actuels , à la faisabilité même de cette dépollution.///

Le mieux pour cela est de regarder les centrales du même type (PWR)et de puissance comparable qui ont déjà été démolies. Par exemple la centrale de Maine Yankee a été complètement démolie (retour au gazon) pour un cout de d’ordre de 635M$.

Étant donné que les américains y sont arrivés plusieurs fois, on devrait pouvoir le faire aussi (donc c’est faisable). Et comme on a beaucoup de centrales similaires, on devrait aussi pouvoir réaliser quelques économies d’échelle. Après est ce que la provision de 300M€ par réacteur sera suffisante, difficile à dire. (Je ne serais pas surpris que ce soit le double au final). Mais de toute façon, ça ne changera pas grand chose.

Le cas de Brennilis est à part. Ce n’est pas une centrale a eau pressurisée. Il est beaucoup plus difficile de la décontaminer... ce qui fait que ça prendra du temps et coutera cher.

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(IP:xxx.xx3.69.139) le 7 novembre 2012 à 20H03

@Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 5 novembre 2012 à 21H18 : Vous écrivez :" la centrale du même type (PWR)et de puissance comparable qui ont déjà été démolies. Par exemple la centrale de Maine Yankee a été complètement démolie (retour au gazon) pour un cout de d’ordre de 635M$"....Et bien, il semble bien qu’il reste le principal et que la démolition ne soit pas finie, finie .

A Brennilis en Bretagne, aussi on peut se promener à coté...MAIS il est officiel que le démentellement n’est pas "terminé" et qu’il peut y avoir plusieurs et plusieurs années avant que le site de la centrale et le ou les sites des déchets de cette centrale soient rendus "propres" .

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 5 novembre 2012 à 21H27

@ ça dérange.

Concernant votre article pas mal, merci. Il faut juste préciser que l’éolien (comme le solaire) n’étant pas des énergie garanties, elles doivent être doublées par des centrales conventionnelles. Du coup le cout d’achat de ces énergies doit être comparé au cout marginal de l’énergie remplacée. Le fossé est alors bien plus grand que la couverture de la CSPE...

Par contre la dernière phrase... Quand on voit ce qu’il en sort... Je ne sais pas si on peut se "glorifier"...

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par Lucien (IP:xxx.xx5.181.108) le 19 novembre 2012 à 17H55

Partout où les énergies renouvelables se développent pour la production d’électricité, cela entraîne une diminution des combustibles fossiles et/ou du nucléaire.

A lire : http://energeia.voila.net/renouv/electri_renouv_fr_de.htm

Dans l’Europe des 27 pays, la proportion d’électricité renouvelable a augmenté (de 14,7% à 20,8%) entre 2000 et 2010 alors que celle d’électricité nucléaire a diminué (de 31,2% à 27,4%) et celle des combustibles fossiles a aussi diminué (de 53,7% à 51,1%).

En plus de l’hydraulique et à elles seules, les nouvelles énergies renouvelables ont permis d’éviter la production de 296 TWh d’électricité par les combustibles fossiles (17,4%) en 2010.

Savez-vous aussi que le nucléaire est en déclin ?

http://energeia.voila.net/electri/electri_nucle_declin.htm

Alors que le nucléaire représentait encore 16% de la production mondiale d’électricité en 2003, il ne représentait plus que à 12% en 2011.

Pas la peine de citer les réacteurs nucléaires en construction, l’un d’eux depuis 1972 aux Etats-Unis (Watts Bar 2), qui sera peut-être terminé en 2015.

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 19 novembre 2012 à 20H10

@Lucien : C’est certainement pour cela que l’Allemagne construit discrètement une douzaines de nouvelles centrales au Charbon / Gaz et a renforcé son approvisionnement en Gaz avec Vladimir.

Que l’énergie Nucléaire soit sur le déclin, on s’en doutait un peu, d’autant plus le Japon ayant quelque peu ralenti pour le moment. Aux USA, le Nuke se fait tailler des croupières depuis longtemps par le très naturel et inoffensif Gaz de Schistes (une énergie propre selon les compagnies pétrolières) propre je sais pas mais en tous cas très bon marché pour le moment à 3$le MBTU.

Dans les pays ou les ENR progressent, elles font mécaniquement augmenter le prix le l’électricité et certains usages basculent vers d’autres énergies "naturelles" bon marché comme le Gaz, (à la grande joie des compagnies pétrolières) ce qui fait que la hausse des ENR est en général accompagnée par la hausse du gaz, surtout en cas de substitution du nucléaire. (C’est peut être pour ça que les compagnie pétrolières sponsorisent les ENR...)

Du coup les émission de CO2 mondiales ont encore pulvérisé les records malgré la Crise et la meilleure efficacité du gaz en rapport du charbon. Voila au moins un truc qui augmente. Chouette.

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(IP:xxx.xx3.92.53) le 20 novembre 2012 à 10H22

@ Hervé,

Merci pour cette mise au point manifestement nécessaire quand on voit tous ces angéliques qui régurgitent les catéchismes de la bien pensance fondés sur des désirs qui sont pris pour des réalités et qui évitent soigneusement de creuser un peu le sujet avant de propager leur litanies doucereuses !

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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 20 novembre 2012 à 21H04

@(IP:xxx.xx3.92.53) le 20 novembre 2012 à 10H22

Oui, cela dit tout n’est pas forcément à jeter non plus.

Dans les 30 ans qui vont venir, bien des choses vont changer, des découvertes vont être faites. Il est difficile de savoir comment ça va évoluer.

Il faut garder à l’esprit 2 choses :
- Injecter des milliards dans la recherche ne garantit aucun résultat.
- On se plante très souvent sur les projections d’avenir.

Le solaire peut dans certaines conditions devenir intéressant de même que l’éolien. Mais il faut comprendre que ces énergies ont de grosses lacunes qui ne peuvent être compensée de manière acceptable partout dans le monde actuellement. Elles se cantonnent souvent qu’à un rôle d’appoint et ne sont pas forcément viables à grande échelle (si leur part dépasse un certain % du mix).

Ainsi le Brésil ou la Norvège qui disposent de beaucoup d’hydraulique de lac ont de bonnes chances de pouvoir faire un mix a 100% ENR bon marché . Pour d’autre pays comme le notre, c’est carrément plus dur, voire impossible à un tarif correct ou des contraintes acceptables.

Prolonger bêtement la courbe de croissance d’une forme d’énergie très minoritaire( souvent générée par des subventions) comme le fait Lucien et consorts est grotesque. En Allemagne ou ils sont allés plus vite, les contraintes techniques sont en train de mettre un bon coup de frein au développement. Le réseau électrique allemand est saturé et ils doivent maintenant commencer à ajouter des lignes pour aller un peu plus loin.

On doit laisser le temps au temps, et aux inventeurs de trouver les solutions.

Moi je ne suis pas contre un débat, prendre des choix différents qui ne soit pas forcément les plus économiques, ayant plus de contraintes..., mais à condition qu’on explique clairement les avantages et inconvénients de chaque solutions, sur une base réaliste, pour que les choix soient faits dans de bonnes conditions. Sinon ce n’est plus de la démocratie mais une manipulation proche du totalitarisme.

Le problème c’est que ces sujets sont très complexes et qu’il est beaucoup plus facile de déformer la vérité que d’expliquer honnêtement les choses.

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(IP:xxx.xx3.92.53) le 22 novembre 2012 à 10H23

@ Hervé

"...et qu’il est beaucoup plus facile de déformer la vérité que d’expliquer honnêtement les choses."

=== Et ce n’est hélas pas limité à la question des énergies ! Cf la récente grossière polémique en cours sur les maïs OGM (affaire Séralini et consorts) ou encore sur la vaccination ou l’aspartame ou les causes des perturbations climatiques ou celles de la raréfaction des abeilles !

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par cheap air jordan (IP:xxx.xx5.90.52) le 18 août 2013 à 09H55

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