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Covoiturage : pourquoi ça ne marche pas toujours

Article publié le 22 mars 2011

Covoiturage : pourquoi ça ne marche pas toujours


Le covoiturage est une belle idée, mais parfois, ça ne marche pas. Comme beaucoup des nouveaux modes d’organisation des sociétés humaines, celui-ci repose pour beaucoup sur la bonne volonté des participants, un peu comme ces « communautés » sur l’Internet !

Plusieurs cas, à l’échelle locale voire ultra-locale, ont illustré ces derniers temps les difficultés de ce mode de transport alternatif qui est encore très récent si l’on considère sa version « dynamique », aidée par les technologies de géolocalisation et d’Internet mobile.

Un projet de covoiturage pour les personnels et élèves d’un collège au Québec constatent ainsi que seul 3% de la clientèle du collège est active dans le programme, soit 150 personnes environ. La raison ? Des parents qui prennent en charge les transports des enfants, dans un quartier aisé pour qui le prix de la voiture n’est pas un facteur décisif (Journal Le Courrier).

Volume des requêtes "covoiturage" sur Google, par région



Autre cas en Suisse, où le covoiturage a été jugé trop cher. 24heures rappelle qu’il s’agissait de créer un parking dédié aux « pendulaires » (les commuters en VO) près de l’autoroute A9. Ce sont ici les aspects financiers qui ont incité les collectivités à renoncer. Les collectivités, pour rappel, sont un élément important des plans de déplacement, comme nous l’avions vu en étudiant le complémentarité des acteurs privés et publics, ou en obtenant le témoignage de Max Lambert, qui s’occupe des nouvelles mobilités pour le Conseil général de l’Isère, et qui a mené une intéressante expérience avec Covivo.


Plus largement, nous rappelle The Green Web, le phénomène semble s’essoufler en Amérique du Nord et continuer de se développer en Europe. Leur billet nous rappelle un chiffre étonnant : dans les années 1980 un quart des actifs américains covoiturait ! Chez nous, trois grandes catégories d’acteurs du métier : « grand public » (pour les trajets longs essentiellement), « entreprise » (pour les trajets domicile-travail) et les « tous publics locaux » (pour tous les autres petits trajets).

D’autres freins « sociologiques  » existent, qui ralentissent la démocratisation d’un mode de transport pourtant écologique et économique. Un test grandeur nature réalisé en région nantaise avec montré qu’un trajet de 30km covoituré à trois permettait d’économiser près de 4 tonnes de Co2 et 1 700 euros de dépenses liées à la voiture.

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Covoiturage

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commentaires
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par Helios (IP:xxx.xx6.79.178) le 22 mars 2011 à 16H26

Et si on prenait l’apect du probleme par l’autre bout ?

Pourquoi ne veut on pas co-voiturer ?

Le premier point est que la voiture est un moyen de transport INDIVIDUEL que certains voudraient rendre collectif !

Le second est que, c’est cher. et lorsqu’on met le prix, on souhaite avoir une certaine gratification, dont, le depart et l’arrivée a l’heure qu’on souhaite, le choix de son itineraire, l’acceptation du risque et du confort... bref ON NE PARTAGE PAS.

Alors, vous allez objecter que les etudiants, les membres d’une entreprise lissent ces remarques... sauf que, je vois mal X, ouvrier-magasinier monter dans l’Audi cuir de Y, le directeur techique uniquement parce qu’ils habitent sur l’itineraire. Il y a donc un pb d’homogeneité sociologique, qui au passage s’est fortement aggravée, et qui rend le co-voiturage impossible.

Enfin, il y a un autre phenomène moins reluisant mais effectif qui est le "faites ce que je dis, pas ce que je fais" de tout le monde des écologistes plus ou moins verts ainsi que de beaucoup d’autres autorités, elites etc, qui sont tres forts pour donner de bons conseils a une population et qui s’exonerent de les respecter, peu importe que ce soit dans le co-voiturage ou quelque domaine que ce soit.

Le co-voiturage est donc un epi-phenomene de mode, non relayé par une realité economique, technique, culturelle etc et qui vient toucher de plein fouet un modele qui par nature ne doit pas evoluer.

Il n’y a pas de convergeance entre le transport en commun et le transport individuel, tout simplement parce que le modele est "discret" et donc non continu = ce n’est pas en diminuant la taille du bus jusqu’a ce que ce soit une voiture et en choisissant un itineraire a la carte et les client que cela se verifiera.

Transporter ses collegues au bureau est une operation affective, et de plus lors de desaccord entre les uns et les autres, le contrat moral est clos faute de pouvoir faire la gueule le matin ou le soir dans la voiture.

Bonne soirée a tous

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par Nico G. (IP:xxx.xx6.55.230) le 23 mars 2011 à 08H42

Comment répondre à cela ...

Il y a près de 3 ans que je covoiture presque tous les jours et la voiture est pleine sur 75% du trajet (50km)4 jours sur 5 et je pense donc avoir un bon retour d’expérience à fournir.

Avantage : 1 - économie, bénéficiant d’un véhicule de fonction je transporte 2 à 3 collègues (qui n’en bénéficient pas) et une autre personne travaillant dans la même ZAC. Cela me rapporte environ 1000 € par an ! Ils économisent au moins autant de leur côté (carburant, entretien, pneu, ...) 2 - convivialité, c’est beaucoup plus sympa de discuter pendant le trajet que d’écouter la radio 3 - liberté, si quelqu’un à besoin de décaler ses horaires ou de faire une course, il suffit de le prévoir la veille et il prend son véhicule

Inconvénient : 1 - Durée du trajet augmentée d’environ 5 min sur un total de 45

Composition de l’équipe de covoiturage : Chef de projet Ingénieur d’étude Assistante Commerciale Apprenti

Comme quoi...

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par Sphairos (IP:xxx.xx6.162.28) le 24 mars 2011 à 04H06

Salut voilà ce que j’ai voulu publier et que les modérateurs du site ont censurés montrant que les malheurs de l’écologie font leur business et qu’ils s’en foutent de trouver une solution au problème :

Après le tsunami du Japon et tout ce qui a suivit, les réactions sont multiples et diverses. Elles ont pourtant toutes un point commun.

Il y à ceux qui s’inquiète, ceux qui sont tristes, ceux qui envoient de l’argent, les plus impliqués se rendent là-bas pour aider, ceux qui sont solidaire en mettant sur Facebook, en photo de profil, le drapeau du Japon, ceux qui vont suivre des conférences sur ce qui s’est passé là-bas.

Alors on nous martèle depuis des années que l’homme est à l’origine de tous ces changements climatiques... c’est sûr l’homme n’y est pour rien dans ce tremblement de terre ni ce tsunami qui a suivi, ou tout du moins son implication n’a pas été démontrée à l’heure actuelle et ne le sera surement jamais.

Cependant lorsque l’on regarde la configuration du relief sous-marin autour du Japon que l’on se rend compte qu’il est au bord d’une falaise sous-marine gigantesque, qui n’est autre qu’une plaque tectonique dite de subduction (explications) et qui est à l’origine de tous ces tremblements de terre. Mais ce qui fait que le Japon est connu pour ses nombreux tremblements de magnitude élevée, c’est la proximité de ces zones de subduction. Donc la construction d’usines nuéclaires au Japon est assurément un risque de remake de Tchernobyl encouru de manière inconsciente par les hommes.

Mais là n’est pas le but de cet article, car ce qui est écrit plus haut reste de l’odre du constat pure et simple et archi-disctué, que l’homme met en danger la planète qui l’abrite.

Force est de constater que les gens constatent beaucoup, mais que les constats ne donnent d’une part pas naissance à des solutions concrètes, mais que les éventuels changements de mentalités ne se font qu’à petite échelle et trop en retard face à l’urgence de la situation.

Et oui urgence ! Appelons un chat, un chat.

La marée noire dans le golfe du Mexique, la marée noire dans la mer de Chine, sans compter les usines, les voitures dont le nombre ne cesse de croître autant que le nombre de personne... Autant de facteurs polluants et destructeurs de vie qui ne sont pas prêts de s’arrêter.

Mais pourquoi ne sont-ils pas prêts de s’arrêter ? Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut perdre le confort de vie dont il dispose.

Exemple tout simple à Nouméa, Nouvelle-Calédonie, une usine de nickel implentée à la sortie de la ville depuis le début de XXè siècle rejettant depuis plus de 100 ans des fumées bleuâtres et chargées en métaux lourds et autres produits toxiques provocant tout un tas de maladies pulmonaires, entre autres, dans la population.

Les pays comme la Suisse jettent la pierre à ce genre d’usines vétustes, mais ils oublient dans leurs appareils photos, leurs téléphones portables, leurs ordinateurs ils utilisent le produit de cette usine, nickel, présent dans les composants électroniques.

Et la population de Nouméa de réagir, de faire fermer l’usine ? Jamais ! L’usine est un des premiers moteurs économique de la ville et du pays. Si l’usine s’arrête, le taux de chômage en Nouvelle-Calédonie explose. Solution ? aucune à cette échelle. Pourtant la population reste consciente d’être lourdement polluée par l’usine.

Cet exemple illustre ce qui se passe à l’échelle mondiale, on sait, mais rien ne changera jusque la nature reprenne ses droits sur l’homme en le faisant disparaître. On le sait, mais on oublie, on accepte notre issue fatale, passivement, inévitablement.

C’est ça qui me pousse à écrire cet article, il y à une solution, mais comment la mettre en place ? : La dictature éclairée ! Il faut imposer au peuple la perte d’une partie de son confort pour préserver la planète et éviter son issue cataclysmique. Impossible ? Faux, car le peuple est - comme longuement décrit ci-dessus - conscient du mal que fait l’homme sur la planète et tant qu’on lui donnera son confort il le prendra ; on ne peut l’en blâmer, car pourquoi se priver si le voisin ne se prive pas ?

Tout le problème de cette solution c’est la mise en place, qui ne se fera pas sans violences et sans risque d’anarchie.

Mais est-ce un risque à prendre ? Avoir le choix entre vivre sur une planète dévastée par les changements climatiques ou autres conséquences de l’inconscience humaine ou prendre le risque de prendre les armes pour la sauver du regard de l’auteur de cet article le choix est fait.

Quel est le votre ?

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