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Autisme et psychanalyse

Article publié le 13 avril 2012

Autisme et psychanalyse

On pourrait penser qu'assumant (et documentant de façon transparente...) ma double activité en recherche clinique et en psychothérapie, j'aurais quelque titre à intervenir "en expert" dans le débat qui fait rage actuellement sur la prise en charge de l'autisme par des psychanalystes. Manque de pot : je n'ai professionnellement aucune expérience thérapeutique de l'autisme [la distinction fondamentale que j'ai déjà posée à plusieurs reprises, c'est donc bien en profane que j'entends intervenir ici, au nom de mon droit inaliénable au "contrôle citoyen de l'expertise" [3]. Le lecteur appréciera s'il est possible de faire avancer la réflexion sans mimer une expertise que l'on n'a pas.

Paroles d'experts

S'il faut en croire l'un des journalistes les plus expéditifs sur le sujet (Le Monde, 09/03/03), ce sont pas moins de "145 experts" qui auraient joint leurs forces pour mettre la psychanalyse "hors-jeu" et lui faire mordre la poussière : Azincourt, à côté, c'était de la pisse de chat coupé.

Le chiffre surprend : dans la spécialité que je crois le mieux connaître (la pharmacovigilance), je serais bien en peine de citer 145 experts français - alors qu'indubitablement, la toxicité des médicaments est quand même nettement plus fréquente que l'autisme. Si l'on se reporte au rapport de la Haute Autorité de Santé (HAS), on trouve bien une liste assez longue de personnes entendues - incluant, outre des professionnels de santé, des parents et même des malades - mais on cherche en vain leurs titres à revendiquer un statut "d'expert", sauf à penser qu'il suffit de soigner, voire de fréquenter des autistes pour l'être de facto [déjà eu l'occasion de caractériser comme rhétorique de manipulation typique des expressions comme "tous les experts pensent que (...)", mais là, on a fait un saut supplémentaire dans la mystification : pour accéder à "l'expertise", il suffit d'avoir participé [5]...

Pour préoccupante qu'elle soit, cette dérive apparaît comme un lapsus, à ce titre extrêmement révélateur. On l'a déjà souligné, en effet - et on y reviendra dans un prochain article : c'est faire fausse route de se concentrer sur l'expertise et sur ses défaillances, dans la mesure où celle-ci n'a jamais que le poids que veulent bien lui donner ceux qui l'ordonnent - et qui l'exploitent sous réserve qu'elle leur convienne. Il devient clair que dans leur propension à ne missionner comme experts que des hommes de paille ainsi rompus au plébiscite, les décideurs tendent de plus en plus à mêler dans une entité très extensive "d'expertise" tout intervenant exploitable comme caisse de résonance pour décisions échappant au débat démocratique [6]. A la caractérisation très éclairante de Paul Jorion définissant l'expertise contemporaine comme la récompense d'une capacité de "tolérance personnelle à la fraude" [

Plusieurs fois évoqué sur ce site sous l'intitulé "dramatisation de l'anecdotique spectaculaire", ce type de procédé correspond lui aussi à une rhétorique de manipulation. C'est lui, par exemple, qui permettait au ministre de la santé de brandir le spectre du "parenchyme irrémédiablement atteint" d'un bébé ou aux médias de ressasser en boucle l'histoire tragique du grippé décédé en court-circuitant toute réflexion rationnelle relative : 1/ aux causes du décès [9], 2/ aux facteurs de risques [10], 3/ à l'efficacité du vaccin antigrippal, 4/ aux risques dudit vaccin [s'entendent à merveille pour sélectionner les plus manipulables et les plus anodins de ces témoins, tandis que l'autorité sanitaire serait bienvenue d'expliciter les critères qui la conduisent à traiter comme représentative telle ou telle association - eu égard, en particulier, aux vices connus ou aux défaillances patentes de leurs représentants les plus médiatisés [12]...

La Haute Autorité de santé (HAS)

Toujours selon le même article du Monde, le président de la HAS déplore que "plus de trente ans après leur introduction, ces méthodes [censément psychanalytiques] n'ont pas fait la preuve ni de leur efficacité ni de leur absence d'efficacité". Selon lui, "il serait temps que les psychiatres [entendez : ceux d'inspiration freudienne] se remettent en question", et "acceptent une évaluation de leurs actions en fonction de critères d'efficacité sur le comportement des enfants, définis par eux et avec la coopération et l'accord des parents".

On croit rêver...

  • Depuis cette fois cinquante ans, qu'a fait la HAS pour soumettre à une évaluation rigoureuse les vaccins contre la grippe saisonnière ? Alors même que, cette année, les promoteurs de cette vaccination se sont ridiculement vautrés avec un vaccin encore "moins efficace" que d'habitude, sur quelle(s) étude(s) précise(s) se fondent les autorités sanitaires pour soutenir que, ce nonobstant (et nonobstant les risques patents de cette vaccination), "la vaccination reste bénéfique pour les personnes fragiles" (Le Parisien, 01/03/12) ?
  • Même question avec les mammographies, quand il est possible de trouver jusque dans le Journal officiel de la République française(! !!) la marche à suivre pour escroquer les femmes relativement aux bénéfices prétendument attendus d'une procédure de dépistage aussi dangereuse.
  • Encore plus drôle, car cette fois en rapport direct avec des pathologies psychiatriques elles aussi : qu'a fait de "scientifique" la HAS pour couper court à la polémique portant sur l'efficacité des antidépresseurs qui coûtent si cher à la collectivité - financièrement et iatrogéniquement ? Qu'a fait cette même HAS relativement à l'autre polémique liée à la supériorité présumée des antipsychotiques "de seconde génération" ? Sachant de plus qu'a priori, l'évaluation des médicaments "en fonction de critères d'efficacité" est quand même moins complexe que l'évaluation des psychothérapies...

Au total et n'en déplaise au journaliste militant du Monde ou à quelques autres médias aussi expéditifs, on se remet très bien d'un désaveu d'une instance comme la HAS : je doute que même parmi les plus perturbés (il y en a, hélas !) de mes collègues psychothérapeutes, on en trouve beaucoup qui aient besoin d'un complément d'analyse pour cicatriser une blessure narcissique aussi bénigne...

Démocratie sanitaire

S'il faut en croire la HAS, l'autisme s'intégrerait dans la catégorie des "troubles envahissants du développement" caractérisés "par des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques et des modalités de communication, ainsi que par un répertoire d'intérêts et d'activités restreint, stéréotypé et répétitif. Ces anomalies qualitatives constituent une caractéristique envahissante du fonctionnement du sujet, en toutes situations. »

Je mets au défi quiconque de faire un diagnostic précis et reproductible sur la base d'une caractérisation aussi vague - et il suffit de regarder autour de soi pour constater la facilité avec laquelle se trouve posé, par exemple, celui de "syndrome d'Asperger".

Et puisque la HAS en est à reprocher aux psychanalystes leur résistance aux évaluations rigoureuses, on peut également lui proposer celle-ci histoire de donner l'exemple : mettre, de façon strictement indépendante, dix "experts" en présence de 100 enfants suspects d'autisme et évaluer la concordance de leur diagnostic. Je crains qu'on ne rie beaucoup - et que la prétention "scientifique" de la Haute Autorité n'en ressorte écornée.

Pour un homme de ma génération, ce flou entourant la caractérisation de "l'autisme" n'est pas sans rappeler celui qui prévalait voici 30-40 ans relativement à la "schizophrénie" : il n'est pas indifférent de relever que la pratique justement controversée du "packing" (cf. plus bas) s'appliquait alors à cette pathologie...

En réalité, un élémentaire bon sens clinique amène à considérer que comme avec d'autres entités nosographiques aussi vagues [13], le concept d'autisme recouvre un éventail extrêmement divers de situations pathologiques radicalement distinctes, incluant des fatalités génétiques, des accidents néonataux, des intoxications exogènes et, n'en déplaise à d'aucuns en l'espèce, des comportements de maltraitance [17] : il y a clairement des gens qui sentent instinctivement qu'ils n'ont aucun intérêt à l'introspection analytique [confusion moderne qui consiste à authentifier une cause à l'aune du bruit médiatique qu'elle parvient à causer : et il n'est pas besoin d'avoir lu tout son Freud pour connaître le tapage incroyable dont sont capables ceux qui, à aucun prix, ne veulent entendre la petite voix de l'inconscient [la psychiatrisation - de l'enfance.

Indications de la psychanalyse

Avec les psychothérapies même psychanalytiques, ce devrait être un souci élémentaire qui paraît, hélas, d'un autre âge aujourd'hui que de s'interroger sur leurs indications [20]. Si c'est à juste titre que l'on reproche à l'industrie pharmaceutique d'avoir médicalisé la souffrance humaine et le tragique de la vie, force est de constater qu'à partir des années 60-70, les psychanalystes n'ont guère été plus regardants dans la sélection de leurs patients : il faut bien vivre - et confortablement si possible... Combien de bobos sont-ils entrés dans des analyses interminables sur une vague souffrance, voire une bête déception relationnelle ?

Pourtant, ce n'est pas un secret que la psychanalyse ne fait guère de miracles sur des pathologies aussi courantes que, par exemple, les toxicomanies (incluant le tabagisme et l'alcoolisme [21]) : on en revient, une fois encore, à une éthique de délimitation [

Pour ce qui concerne les psychoses (car, n'en déplaise là encore à d'aucuns, il y a certainement une proportion importante de psychoses dans ce que, à tort ou à raison, on étiquette "autisme"), on sait que les indications psychanalytiques sont très controversées et que, en tout état de cause, elles ne peuvent au mieux se concevoir que partielles, au sein d'une équipe pluridisciplinaire. Il est facile de vérifier que malgré sa remarquable ouverture clinique et thérapeutique (notamment à l'endroit des psychoses), la somme de MacKinnon et coll - même dans sa seconde édition datant de 2006 seulement [23] - n'a pas inclus "autism" dans son index pourtant impressionnant. Certes, aux yeux du lacanien moyen, les Américains sont des boeufs dès lors qu'ils prétendent parler freudien : il n'empêche que l'on trouve encore dans ce vaste monde des analystes respectables qui ont largement de quoi s'occuper abstraction faite de l'autisme...

Dérives

Il n'est pas besoin d'en avoir une pratique personnelle pour entretenir les plus grands doutes quant à la technique du "packing" dans le cadre d'une prise en charge réputée "psychanalytique" [24]. D'une part, on l'a dit, parce que cette procédure - qui, rappelons-le, consiste à envelopper complètement un patient dans des draps humides - a déjà été employée chez des schizophrènes : ce flou des indications évoque plus le bricolage "artiste" d'une médecine parallèle que quoi que ce soit de rigoureusement pensé. Mais d'autre part pour une raison bien plus fondamentale et sur laquelle Freud n'a guère transigé : depuis quand les analystes sont-ils supposés toucher le corps de leurs patients (fût-ce par draps mouillés interposés) [largement reconnus Outre-Atlantique, et celle - malheureusement bien plus durable - liée à la "lacanisation" de la pratique psychanalytique française sous la houlette de celui qu'un aussi fin connaisseur que N. Chomsky en matière de mystifications rhétoriques n'a pas craint de qualifier de "charlatan" [26] [27].

Il y a quelque chose de ravageant dans le contraste entre l'inconcevable esprit de formalisme introduit par les lacaniens (concernant, par exemple, les modalités de paiement ou le mutisme outré de l'analyste [28]) [33], et il n'est pas indifférent que ce soient également deux philosophes (Levi-Strauss [34] et Althusser) qui aient porté Lacan à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes après sa rupture avec la Société Française de Psychanalyse. On trouvera un autre exemple éloquent sous la plume d'un sectateur de Foucault aussi assumé que Dominique Lecourt [35] lequel ne trouve rien de mieux pour justifier son enthousiasme que "l'autorité du savoir positif" (ibid.) et le souci "méthodologique" (p. 57) du Maître. Or, hormis une obsession du "pouvoir" trop voyante pour ne pas susciter la méfiance instinctive de tout lecteur à peu près au clair sur son propre Oedipe [l'absence de méthode [39] : quelle stratégie d'inventaire des sources, quel réception, quelle hiérarchisation de signification, quelles modalités d'interprétation [40] ? Qu'une faiblesse méthodologique aussi criante soit ainsi occultée par quelqu'un comme Lecourt qui a pourtant consacré l'essentiel de son oeuvre à l'épistémologie scientifique en dit tristement long sur l'état de formidable confusion où a baigné la vie intellectuelle française dans la seconde moitié du XXe siècle [42] qui a tant fasciné les "structuralistes" ? Le hiatus le plus repérable entre la pensée scientifique et la pensée philosophique (du moins la pensée philosophique moderne) se situe dans un certain souci de l'Autre qui, en Sciences, se cristallise dans l'ascèse d'une méthode - laquelle appelle forcément une systématique de délimitation : comme l'ont bien rappelé Sokal et Bricmont [43], le discours scientifique n'est jamais plus convaincant que quand il se limite. A l'inverse, qui ne voit - la chose est patente avec Lacan - que le succès déprimant, mais finalement fugitif, des structuralistes et affidés consiste à avoir créé les conditions pour que, confrontés à des assertions obscures, les gens se torturent les méninges afin de (faire mine de) "comprendre" au lieu d'y reconnaître naturellement la production d'un esprit confus ou pervers [ conceptuel et pratique dont, jusqu'à preuve du contraire, Lacan a été le cheval de Troie chez les psychanalystes.

Le raté des psychanalystes français relativement à l'autisme n'est pas une simple péripétie : il alimente, pour la justifier, une chasse aux sorcières dont "l'amendement Accoyer" constitue le précédent le plus inquiétant. Alors que parmi tous les psychothérapeutes, les freudiens étaient bien les seuls à disposer d'un arsenal historique et théorique pour contester la prétention du système à placer leur pratique sous contrôle médical ou institutionnel, les instances représentatives de la profession n'ont simplement pas eu la crédibilité morale pour renvoyer ledit système à sa corruption endémique et à son incompétence. Malgré quelques soubresauts de surface - dont le piteux devenir confirme, s'il en était besoin, l'inconsistance de ceux qui ont prétendu l'initier - la profession dans son ensemble s'est couchée [47].

L'inconvénient de tels ratés dépasse largement la simple question de l'efficacité thérapeutique : l'oeuvre de Freud - et j'espère ardemment que, parmi d'autres, le présent site en fournit l'humble témoignage - reste probablement la contribution actuellement la plus éminente pour résister aux sirènes complaisantes qui font le lit du consumérisme et de la médicalisation inhérente [48] - pour ne point parler du prérequis éthique à toute "science" de l'homme [49]. Ceux-là qui s'obstinent à défendre l'indéfendable d'une "théorie" psychanalytique de l'autisme enracinée dans les élucubrations d'un faussaire et les mystifications d'un charlatan ne valent guère mieux que tous les escrocs de la santé publique qui, avec l'appui de parlementaires idiots ou pervers, s'appliquent à dissimuler la forêt du crime sanitaire contemporain derrière l'arbre Servier...


[1] Dont j'envisage mal, soit dit en passant, comment elle pourrait se concevoir à l'échelle d'une pratique purement individuelle comme la mienne.

[2] Jusqu'à plus ample informé, par exemple, on ne m'entendra jamais prendre une position publique sur la question pourtant très ciblée du risque autistique post-vaccinal, dont j'ai évidemment entendu parler mais que j'estime avoir insuffisamment étudiée : tout le monde ne peut pas avoir l'omniscience de certains antivaccinalistes dont la prétention à intervenir sur tout est en proportion inverse de leur formation scientifique connue et inclut - entre autres - tous les vaccins passés, présents et à venir, les adjuvants, le mercure, l'aluminium, les plombages dentaires, la phytothérapie, Tchernobyl, les ondes électromagnétiques, le gaz de schiste, l'homéopathie, les OGM, le bisphénol, les pesticides, voire les attentats du 11-09...

[3] C'est-à-dire, s'il faut encore le préciser, en faisant état d'arguments (essentiellement : faits aisément vérifiables et logique élémentaire de non contradiction) que tout un chacun peut se réapproprier sans faire allégeance à la moindre autorité.

[4] J'ai un respect non dissimulé pour "l'expertise profane" : mais là encore, et plus qu'ailleurs, il faut délimiter.

[5] On a déjà croisé cette dérive avec la fameuse réévaluation des anti-Alzheimer.

[6] On rappellera de nouveau que cette propension à séduire les profanes en affectant d'écouter leurs associations (de consommateurs, de patients ou de victimes) s'enracine justement dans le projet pervers d'une "démocratie sanitaire" mise à l'honneur par Kouchner.

[7] P. Jorion, "Comment on devient l'anthropologue de la crise", Le Débat, sept-oct 2010.

[8] A titre d'exemple éclairant, on a pu entendre un président d'association qui m'avait confié autrefois "n'avoir rien fait de bon" dans sa vie (et évidemment dépourvu de toute formation médicale, pharmaceutique, pharmacologique ou toxicologique) se targuer d'avoir été auditionné comme "expert" dans un procès pénal visant les effets "paradoxaux" des psychotropes.

[9] On peut être grippé et passer sous une voiture ou faire un infarctus.

[10] Personne n'a jamais soutenu que c'était anodin de faire une grippe quand on était sous chimiothérapie anticancéreuse.

[11] On s'interroge toujours sur les sept décès répertoriés lors du développement de Pandemrix, et le retrait de ce vaccin par la petite porte, en décembre 2011, n'est pas fait pour rassurer ceux qui ont levé le lièvre.

[12] Pour des raisons déjà évoquées, on me dispensera de faire aux intéressés l'honneur de citer leur nom.

[13] Par exemple : la mort subite du nourrisson, la "fibromyalgie", le syndrome des jambes sans repos.

[14] C'est ce flou nosographique qui laisse le champ libre à Bettelheim pour se focaliser sur les maltraitances maternelles d'une part, et pour s'attribuer d'autre part des succès thérapeutiques spectaculaires chez des gens qui, selon toute probabilité, n'étaient pas plus "autistes" que vous ou moi.

[15] Faut-il rappeler les diverses thérapeutiques expérimentées par F. Mitterrand sur la fin de sa détestable vie ?

[16] On sait qu'au Royaume-Uni, certains patients présentant ce type de pathologie ont poursuivi l'équivalent de notre HAS (National Institute for Health and Clinical Excellence ou NICE) devant les tribunaux en vue de lui imposer d'autres références que les psychothérapies dans ses recommandations de prise en charge. Ce qui est doublement intéressant pour notre propos, c'est que cette plainte visait cette fois les thérapies comportementales qui étaient les seules à avoir été retenues par le NICE - et qui sont justement celles que la HAS prétend désormais privilégier au détriment des thérapies psychanalytiques.

[17] Derrière l'excès de rejet, on voit encore plus nettement pointer l'oreille de la résistance, car quelle que soit la cause de telle ou telle pathologie, il n'y a pas forcément de présupposé étiologique dans l'idée qu'une prise en charge psychothérapeutique puisse être bénéfique : considérer, sur la base de l'observation et de l'expérience, que certains cancéreux puissent tirer un soulagement d'une telle prise en charge ne revient quand même pas à postuler que le déterminisme des cancers soit psychologique ! Idem avec le traitement des douleurs chroniques.

[18] De la même façon - je l'ai assez expérimenté - que la meilleure façon de prendre des risques pour sa sécurité physique, c'est d'interroger certains parents de sclérosés en plaques ou de narcolepsiques sur les antécédents vaccinaux de leur enfant...

[19] Voire, cela s'est vu, simplement celle du remord : il y a un temps pour s'occuper des enfants et arrive un jour où il est trop tard...

[20] Ainsi que sur leurs contre-indications et leurs effets indésirables.

[21] Ce qui n'empêche pas, d'ailleurs, que dans certains cas au moins, une prise en charge analytique puisse apporter un certain réconfort au patient.

[22] J'ai moi-même consacré quelques réflexions à cette éthique de délimitation, cette fois appliquée au domaine de l'art, en soutenant que la sublimation marquait le moment où la psychanalyse devrait n'avoir plus rien à dire (M. Girard, "Psychanalyse et critique : par-delà dilettantisme et scientisme", La Quinzaine littéraire, août 2009 : n° 997 : 21-2).

[23] R. A. MacKinnon, R. Michels, P. J. Buckley, The psychiatric interview in clinical practice, 2nd edition, American Psychiatric Publishing, Inc, Washington, 2006.

[24] Et ce, quelles que soient les vertus personnelles de ceux qui s'adonnent à cet exercice, dont la presse nous a fait savoir qu'elles pouvaient être grandes.

[25] Ce sont précisément ces questions sur lesquelles Freud n'a jamais transigé (malgré son remarquable pragmatisme) qui fournissent l'antidote le plus facile à la ridicule, mais envahissante, conjuration organisée par les trop intéressées héritiers de Lacan et qui consiste, moyennant des artifices rhétoriques d'une déconcertante grossièreté, à accréditer qu'il n'est tout simplement plus possible de penser l'un sans l'autre (voire que si le temps est venu d'en oublier un, ce devrait être le Maître de Vienne au profit du bouffon du Collège de France.)

[26] N Chomsky : 'An Interview', Radical Philosophy 53 (Autumn 1989), p. 32.

[27] C'est d'ailleurs dans le contexte culturel de cette lacanisation que les ouvrages de Bettelheim ont rencontré, spécifiquement en France, une réception exceptionnelle en dépit de leurs grossières faiblesses.

[28] Une patiente me racontait récemment que les seuls moments où elle avait vu son précédent analyste increvablement disert, c'était lorsqu'il s'agissait de justifier l'augmentation du nombre de séances...

[29] On n'en trouve aucune trace chez Freud, que ce soit dans ses écrits ou dans les nombreux témoignages inspirés par sa pratique.

[30] Il ne serait pas bien difficile, par exemple, de montrer que le paiement en liquide d'emblée posé comme règle est tout simplement incompatible avec l'enseignement de Freud concernant les modalités d'interprétation.

[31] F. Dolto, Le cas Dominique, Paris, Editions du Seuil, 1971.

[32] Grosse récompense à qui me définit en trois lignes claires à quoi correspond précisément ce mouvement de pensée.

[33] A une époque où, rappelons-le, la dynamique de l'enseignement officiel conduisait vers les voies littéraires ou médicales en majorité des jeunes gens réputés peu doués pour les sciences...

[34] Philosophe, au moins de formation.

[35] D. Lecourt, Les piètres penseurs, Paris, Flammarion, 1999.

[36] Et dont on ne sache pas qu'elle ait toujours inspiré à l'intéressé des positions systématiquement philosophiques relativement aux problématiques ou instances de pouvoir qu'il a croisées dans sa propre vie...

[37] Merquior (Foucault et le nihilisme de la chaire, Paris, PUF, 1986) se contente d'évoquer "une aura d'érudition" en relevant que Foucault "ne connaît pas la riche littérature parue sur ces sujets [dont il parle]".

[38] Chez les zélateurs du structuralisme, cette prétention "d'érudition" apparaît bizarrement comme la vaseline autorisant toutes les brutalisations : c'est ainsi que le gendre de Lacan croit utile de célébrer le "savoir encyclopédique" de son beau-père (Le Monde des religions, 09/09/11), quand n'importe quel élève de Terminale scientifique est normalement armé pour se trouver "sidéré" (c'est l'expression de G. Miller pour caractériser le présumé savoir de son beau-père) par la risible incompétence de Lacan en mathématiques - parfaitement attendue, d'ailleurs, chez un médecin de sa génération.

[39] Défaut assez typique pour qu'on le retrouve à l'identique par exemple chez J. Donzelot, l'un des disciples de Foucault les plus reconnus (La police des familles, Paris, Editions de Minuit, 2005).

[40] Pour avancer dans la compréhension du problème posé, on pourra se reporter aux développements consacrés par L. Boltanski et E.Chapiello (Le nouvel esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, 1999) à leur méthodologie d'inventaire bibliographique et d'analyse textuelle (cf. notamment chap.I-1 et Appendices], et les opposer à la sidérante désinvolture de Foucault ou de ses disciples à cet égard.

[41] Outre à l'ouvrage assassin de Jean-Marc Mondioso (Longévité d'une imposture : Michel Foucault, Paris, L'Encyclopédie des nuisances, 2010), je renvoie le lecteur intéressé par ces questions au livre de Raymond Picard (Nouvelle critique ou nouvelle imposture, Paris, JJ Pauvert, 1965) qui consacre d'amples développements à un autre mystificateur de premier ordre particulièrement représentatif de cette époque, Roland Barthes.

[42] R. Lafforgue, "Les savants et l'école", in : La débâcle de l'école. Une tragédie incomprise, L. Lafforgue et L. Lurçat (sous la dir. de), Paris, FX de Guibert, 2007, p. 188.

[43] A. Sokal et J. Bricmont, Impostures intellectuelles, Paris, Le Livre de Poche, 1999.

[44] J'ai entendu des analystes vanter tel ou tel point de vue de Lacan au motif qu'il était justifié par "sa" théorie mathématique : l'incompréhension assumée de mes interlocuteurs à l'égard de ladite théorie valant pour une garantie d'irréfutabilité...

[45] R. Horacio Etchegoyen, Fondements de la technique psychanalytique, Hermann, Paris, 2005.

[46] Sans entrer dans une analyse textuelle disproportionnée (et, de toute façon, inutile), l'absurdité sans nom du point de vue "mathématisant" de Lacan ressort immédiatement du fait suivant - à la portée de toute personne qui, à la différence de ce dernier, possède un minimum de culture mathématique : les mathématiques étant, de toutes les sciences "positives", celle qui, par excellence, a le plus radicalement exclu l'humain et la subjectivité, il est extrêmement difficile de comprendre comment une pratique aussi déshumanisée et objective pourrait, en quoi que ce soit, contribuer à éclairer ce qui se trouve au coeur même de la pensée psychanalytique - l'humain et la subjectivité...

[47] Soit dit en passant - et sans surinterprétation -, la pusillanimité avec laquelle même les plus éminents représentants de la profession se sont pliés au diktat des autorités sanitaires françaises éclaire rétrospectivement l'idéologiquement correct consistant à dénoncer comme infâmes la majorité des Allemands - actuel pape inclus (pour lequel, faut-il le préciser, je n'ai aucune espèce de sympathie) - qui ont accepté de se laisser embrigader sur exigence des autorités nazies : il fallait quand même plus de cran pour refuser de s'inscrire aux Jeunesses hitlériennes que pour dire "merde" à Accoyer...

[48] Ch. Lasch, La culture du narcissisme, Paris, Flammarion, 2006.

[49] Ph. Rieff, Freud : The mind of a moralist, Chicago & London, The University of Chicago Press, 1979.

Source image : http://www.franceinfo.fr

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Santé Psychiatrie

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commentaires
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par jeannot98 (IP:xxx.xx5.241.211) le 14 avril 2012 à 11H29

Idées séduisantes mais théories sans preuve.

10 idées reçues sur la psychanalyse : http://kollectifdu7janvier.org/actu...

Quelques explications fondées sur des faits scientifiques : https://docs.google.com/presentatio...

La psychanalyse n’a jamais eu plus de fondement scientifique que l’astrologie ou la numérologie... Cela relève de la même escroquerie intellectuelle.

Manifeste pour une psychiatrie et une psychologie basées sur des preuves scientifiques (et pas des élucubrations) http://kollectifdu7janvier.org/le-m...

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(IP:xxx.xx1.1.180) le 26 avril 2012 à 08H14

@jeannot98 (IP:xxx.xx5.241.211) le 14 avril 2012 à 11H29 ""Idées séduisantes mais théories sans preuve."" Et bien, je ne comprends pas du tout cette outrecuidance qui nous laisse supposer que dans la médecine il y aurait des preuves.

Ou sont les preuves de l’action de la médecine allopathique, comme on l’appelle je crois ? Selon ses propres études en double aveugle dont se regorge tous ses partisans, quand on passe du temps,...et bien, il est assez aisé de trouver que jamais un médicament ne dépasse 40% d’efficacité et pour le gros des ventes en médecine d’aide aux déprimés le chiffre est d’environ 33% ou rarement 34%. Quand on a connaissance par nos médiats des scandales qui se succèdent dans le monde de la médecine, on peut, nous le petit peuple, se dire que les théories sur le mode d’action des médicaments ainsi que ’sa’ recherche avec ses sommes folles ne sont que de la poudre aux yeux et donc de la vaste foutaise de gueule. Une preuve supplémentaire en est que depuis plus de quarante ans, j’assiste à une "valse" de conseils et de médicaments pour le même trouble qui arrive même à changer de nom. En tout cas, si nos médiats nous renseignent de façon pas trop mensongère, donc s’ils ne sont pas engloutis dans les très nombreux mensonges, il ne faut surtout pas utiliser le mot scientifique quand on approche le monde médical ! ET, je remercie nos médecins qui réussissent, malgré tout, à améliorer très souvent notre sort avec si peu de renseignements fiables, donc avec une médecine "z-officielle" si peu scientifique.

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(IP:xxx.xx9.131.42) le 26 avril 2012 à 16H27

@ (IP:xxx.xx1.1.180) le 26 avril 2012 à 08H14

ET, je remercie nos médecins qui réussissent, malgré tout, à améliorer très souvent notre sort avec si peu de renseignements fiables, donc avec une médecine "z-officielle" si peu scientifique.

Vous oubliez tout simplement l’intervention du Saint Esprit  !

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(IP:xxx.xx1.1.180) le 27 avril 2012 à 07H21

@(IP:xxx.xx9.131.42) le 26 avril 2012 à 16H27 : "Vous oubliez tout simplement l’intervention du Saint Esprit !"...Déjà un esprit sain serait le bien venu ....

Laissons les Saints gérer leurs affaires, dans leur Monde, sans leur demander de venir se faire polluer par nos pensées si vous le voulez bien. Notre mental concret est par trop encombré par nos stupides émotions, désirs et surtout notre ridicule et nuisible besoin d’être aimé que l’on a le culot d’appeler ’amour’. C’est du reste, une piste qui pourrait être vérifiée quand on voudra vraiment penser à nos semblables...L’histoire des écuries d’Augias non nettoyées à temps et certains troubles de santé devraient peut être inspirer une piste pour la recherche ...

Il suffit de lire la définition d la Santé :""La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.""

Un mental déséquilibré perd l’équilibre et pourrait se bloquer... La guérison possible demanderait alors une action en amont et surtout pas avec des médicaments en aval du déroulement de la maladie.

votez :
(IP:xxx.xx9.129.77) le 29 avril 2012 à 10H12

@ (IP:xxx.xx1.1.180) le 27 avril 2012 à 07H21

@(IP:xxx.xx9.131.42) le 26 avril 2012 à 16H27 : "Vous oubliez tout simplement l’intervention du Saint Esprit !

"Laissons les Saints gérer leurs affaires"

+++ Toujours votre irrésistible sens de l’humour........

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(IP:xxx.xx9.1.251) le 14 avril 2012 à 11H55

"A titre d’exemple éclairant, on a pu entendre un président d’association qui m’avait confié autrefois "n’avoir rien fait de bon" dans sa vie (et évidemment dépourvu de toute formation médicale, pharmaceutique, pharmacologique ou toxicologique) se targuer d’avoir été auditionné comme "expert" dans un procès pénal visant les effets "paradoxaux" des psychotropes."

Si ce personnage avait été un tantinet honnête avec lui-même et envers les autres, il se serait spontanément récusé et abstenu de "faire" l’expert. Les torts sont donc partagés entre ceux qui l’ont nommé et lui.

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par Patrick Samba (IP:xxx.xx0.62.86) le 14 avril 2012 à 13H39

Bien belle et saine colère, et fort bien argumentée.

Je plussois comme on dit sur AgoraVox.

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par masterpapers review (IP:xxx.xx1.179.199) le 17 avril 2012 à 23H42

Great so nice !

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par Katia (IP:xxx.xx8.119.232) le 19 avril 2012 à 17H22

Ce coup de gueule si je peux m’exprimer ainsi est hautement justifié !

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par Marc Girard (IP:xxx.xx2.126.197) le 28 avril 2012 à 08H48

Quelques erreurs de transcription informatique rendent cet article difficilement compréhensible par endroits. La version originale peut être lue au lien suivant :

http://www.rolandsimion.org/spip.ph...

Dr Marc Girard

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par Ninive (IP:xxx.xx1.30.168) le 3 mai 2012 à 14H45

"Quelques erreurs de transcription informatique rendent cet article difficilement compréhensible par endroits."...MERCI, c’est un peu moins difficile à lire et cela me conforte dans le fait que le mensonge a envahi notre Société Humaine. Je ne fais pas mention de "Quelques erreurs " mais de mensonges comme notre science, soit disant la plus rationnelle et cartésienne, est en train d’essayer de se ’dépêtrer’. Aucun étudiant, aucun diplômé, aucun professeur de physique n’avait relevé la moindre erreur...le chômage commençait à entrer dans notre société et des avantages pour fermer sa gueule étaient ’distribués’. TOUS les médias vantaient le rationalisme et l’impossibilité de présence de toute erreur dans les théories de l’exemple de rationalité et de cartésianisme qui "existait" en physique !...

TOUT fini par avoir une fin, fut t-elle honteuse comme l’aura ou est déjà en train de l’avoir notre agence de santé avec encore un nouveau nom.

Le problème pour l’autisme reste entier...des pistes émergent dans certains pays qui se trouvent être en train de défricher alors qu’en France,il existe encore "des Têtes" . Ces Êtres proviennent du temps où la performance allait de soi et que la France était le premier pays en invention et fabrication de médicaments avec un taux très faible de dettes (500 millions de Francs je crois en 1981), donc les échecs étaient certes très mal vécus mais ne représentaient pas de risque pour le pays. Nous avons manqué l’invitation officielle de participer au grand bond en avant de la science en nous associant avec la Chine...Bon !,... ils auraient du choisir un autre nom...mais, ils nous ont fourni des preuves que l’on a préféré écarter par l’utilisation du ’ridicule’ et de cris d’effroi de la délégation plutôt que d’essayer de comprendre ces preuves.

Il existe des médecins et même des spécialistes ’diplômés’ qui ont utilisé des méthodes de soin que nos "z-instances" au mental très limité ne peuvent admettre. Pourquoi ne jamais demander aux personnes soignées ce qu’ils pensent des conséquences de la ’thérapie’ ( ou de la méthode de soin ?) ??? C’est quand même plus que louche que la France préfère se fier à des êtres officiellement corrompus et qui semblent ne jamais rien découvrir d’important ! Je pense que les malades soignés efficacement ne vont pas en première intention vers ces "thérapeutes" dont les soins ne sont pas remboursés et que que ces malades possèdent donc ’un dossier ’comme ils disent. Il serait facile de vérifier le diagnostic de l’hôpital du départ de la maladie et d’en tirer les conclusions indispensables.

Si le corps éthérique existe vraiment...si des médecins soulagent par ce biais...que de portes cela donneraient à la recherche médicale...dont les causes possibles d’action sur cet interface !

Je ne vous ai même pas demandé si vous connaissiez une seule cause possible à cette terrible maladie au moins pour les parents...Et nos "z-officiels" n’en sont aucunement troublés apparemment....alors, pour moi qui appartient au petit peuple, je n’espère pas qu’il soit possible de rétablir un équilibre dans ces conditions ?....???

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(IP:xxx.xx9.129.77) le 3 mai 2012 à 17H06

@ Ninive

"Nous avons manqué l’invitation officielle de participer au grand bond en avant de la science en nous associant avec la Chine..."

En 1958, le PCC lance le Grand Bond en Avant, dont le but est de permettre le développement économique et technique du pays.

Il semble que la décision de Mao de se lancer dans le Grand Bond en Avant ait été basé en partie sur son incertitude au sujet de la politique soviétique d’assistance économique, financière, et technique à la Chine.

Le Grand Bond en Avant est centré sur un nouveau système socio-économico-politique créé dans les campagnes et dans quelques zones urbaines : les communes populaires.. À l’automne 1958, 750.000 coopératives (maintenant appelées brigades de production) sont rassemblées en 23.500 communes, comprenant chacune 5.000 foyers ou 20.000 personnes. Chaque commune disposait du contrôle de tous les moyens de production et était organisée comme une communauté financièrement indépendante en ce qui concerne l’agriculture, l’industrie locale peu importante, la scolarisation, le commerce, l’administration et la sécurité (gérée par des milices). Organisées selon un modèle paramilitaire, les communes populaires avaient des cuisines communes, des crèches. En un sens, les communes ont constitué une attaque fondamentale à l’institution de la famille, surtout dans certaines régions où se sont produites des expériences radicales de vie dans un milieu communautaire (grands dortoirs plutôt que noyau familial traditionnel).

Le système reposait également sur la réalisation de grands travaux (travaux d’irrigation, barrages hydroélectriques), vus comme d’autant d’éléments permettant le développement simultané de l’industrie et de l’agriculture.

Mais le Grand Bond en Avant a été un véritable échec économique. Dès le début de 1959, le PCC reconnaît que les prévisions de production de 1958 a été exagéré. Les conséquences économiques sont nombreuses : pénurie de nourriture (résultant aussi en partie des catastrophes naturelles), pénurie de matières premières pour l’industrie, surproduction de marchandise de qualité médiocre, détérioration du tissu industriel à cause d’une mauvaise gestion, épuisement et démoralisation des paysans et des intellectuels. On avance que le Grand Bond aurait causé la mort de quelques dizaines de millions de personnes.

Les conséquences politiques ne sont pas négligeables. Mao, qui porte la plus grande responsabilité du fiasco du Grand Bond, est démis de ses fonctions de président de la République Populaire, mais demeure à la tête du PC.....

°°°Beau succès effectivement !! Et c’est ce que vous continuez à souhaiter qu’il nous arrive ??

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(IP:xxx.xx9.133.33) le 9 mai 2012 à 17H03

@ Ninive (IP:xxx.xx1.30.168) le 3 mai 2012 à 14H45

"......Nous avons manqué l’invitation officielle de participer au grand bond en avant de la science en nous associant avec la Chine..."

".....Nous avons manqué l’invitation officielle de participer au grand bond en avant de la science en nous associant avec la Chine..."

°°°°°°> Encore un beau cadeau de la part de vos grands amis chinois !!

UE : 54% des produits dangereux sont chinois

Par Gaétan Supertino avec AFP

Publié le 8 mai 2012 à 17h20Mis à jour le 8 mai 2012 à 18h10

Selon un rapport de la Commission européenne, 54% des produits dangereux en Europe sont chinois, contre 58% fin 2010.

Pour la première fois, les signalements ont toutefois diminué au sein de l’Union européenne. Les produits chinois sont-ils moins dangereux ? Un nouveau rapport publié mardi par la Commission européenne pourrait le laisser croire. Si plus de la moitié des produits notifiés comme dangereux dans l’Union européenne restent d’origine chinoise, le pourcentage diminue. Alors que 58% de ces produits étaient chinois en 2010, ils ne sont plus que 54% en 2011. Mieux : le nombre totale de signalements diminue. Au total, quelque 1.803 produits, en particulier des vêtements et textiles, des jouets et des véhicules à moteur, ont été signalés comme dangereux en 2011, contre 2.244 en 2010, soit une baisse de 20%. C’est la première fois que le nombre de notifications diminue depuis la création du système Rapex : le système par lequel les pays européens signalent des produits dangereux afin qu’ils soient retirés du marché. Un système de partage d’informations entre pays européens, se basant sur des éléments remontant des autorités de contrôle, des consommateurs ou des entreprises. Bonne nouvelle ou défaillance des contrôles ? Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Pas sûr, reconnait la Commission elle-même. Car la baisse de signalements ne signifie pas la baisse des produits dangereux eux-mêmes. Elle peut signifier éventuellement une baisse d’efficacité du système de signalements. Et la Commission concède : la baisse des signalements en 2011 pourrait être en partie due à des coupes dans les budgets et des restrictions de ressources dans les administrations nationales. Le système de signalement, suite à l’austérité, pourrait être moins performant. "Mais il faut aussi noter que le système a désormais atteint un niveau de stabilité et de maturité qui permet une amélioration de la qualité des notifications" assure en même temps l’exécutif européen.

"Rester mobilisés"

Pour le commissaire européen chargé du dossier, le Maltais John Dalli, "le fait que l’on trouve moins de produits dangereux sur le marché de l’Union européenne est une bonne nouvelle pour les consommateurs". Le même se réjouissait en 2010 de l’augmentation de ces signalements. "Leur multiplication par quatre démontre que la législation en matière de sécurité des produits est en amélioration constante, avec pour effet une proportion croissante de produits dangereux retirés du marché", déclarait-t-il à l’époque au quotidien Belge Le Soir. C’est pourquoi il garde prudence. Et appelle les Européens "à rester mobilisés pour pouvoir relever les défis découlant de la mondialisation de la chaîne d’approvisionnement et à faire face aux nouveaux problèmes de sûreté des produits dès qu’ils surgissent". 19% des produits "dangereux" seraient européens Après la Chine, 19% des notifications ont également concerné l’an dernier des produits d’origine européenne, et 15% des produits originaires d’autres pays. Quelque 8% ont porté sur des produits d’origine inconnue (contre 23% en 2004, une diminution constante qui s’explique par les progrès en matière d’identification des produits). Les vêtements et textiles signalés l’ont été dans la plupart des cas pour des risques de suffocation ou d’irritation. Pour les jouets, il s’agissait principalement d’un risque d’étouffement. Les risques de blessures sont le plus souvent signalés (26% des cas), suivis par les risques chimiques (19%) et de suffocation (15%).

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par Ninive (IP:xxx.xx1.30.168) le 3 mai 2012 à 19H12

@(IP:xxx.xx9.129.77) le 3 mai 2012 à 17H06 : Merci de ces précisions qui ont ’inondées’ mon enfance. La Chine était au bord du gouffre. Politiquement, elle a choisi souverainement et suivi ses décisions. Je ne me permets pas d’apporter ici mes commentaires que vous croyez deviner peut être, puisque j’ai fait mes études dans un des lycées marxisants du nord de la France.

Je vous parlais des années 1970, des scientifiques Chinois et du leader Chinois qui est venu en visite officielle , même en France. La Chine avait invité une délégation de médecins des USA afin de leur prouver que le corps éthérique était connu en Chine et que peut être les scientifiques de haut niveau pourraient mettre en commun leurs savoirs afin de créer une émulation mondiale. L’étroitesse d’esprit des grands pontifes médicaux n’a pas permis le grand bond scientifique que nous, le petit peuple, sommes en droit d’attendre de nos responsables. Des spécialistes et responsables Chinois avaient réutilisé ce terme de ’Grand bond en avant’ pour désigner cet espoir de progrès scientifique...A mon point de vue, cette expression ne fut pas très heureuse mais...la Chine commençait à pouvoir nourrir son peuple dont la population augmentait beaucoup trop vite pour leur administration et pour eux cela était du au grand bond en avant...A ce niveau que peut faire ou dire un petit comme moi ?

Vous vous apercevez que je ne veux nullement autre chose que l’apparition du progrès qui devrait nous apporter enfin l’abondance.Nous avons besoin de nouvelles découvertes scientifiques et il existe une voie puisque des spécialistes en médecine ont soigné efficacement des malades que nos hôpitaux ne pouvaient améliorer. Des cliniques aux USA utilisent ces méthodes comme au Canada et un peu en Angleterre, en Belgique et en Suisse. Il me parait très étrange que l’on ne remette pas en cause les "conneries" prononcées par des responsables d’agence de santé troubles sur les médecines énergétiques alors que ces agences sont en train d’être fermées ou bien ces responsables sont virées pour collusion ou autre malversation. Des présomptions de preuves de réussites de soins sont devant nos yeux. Il suffit de regarder les carnets de santé des malades soignés par ces autres procédés et qui sont améliorés et de comparer avec nos 40% maximum d’amélioration par un médicament dans les fameux essais en double aveugle.

Je me permets d’ajouter que depuis 1980 environ, nous n’avons nullement besoin d’autres peuples pour nous effondrer intellectuellement, économiquement, culturellement et financièrement. Notre éducation nationale sort quand même 22% de jeunes qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter efficacement et les élites formées à grands frais nous entraînent directement vers la faillite de notre pays si j’en crois les chiffres que l’on nous fournit. Maintenant, nous avons vraiment besoin de vrais progrès scientifiques...

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(IP:xxx.xx9.133.33) le 4 mai 2012 à 17H53

@ Ninive

Des spécialistes et responsables Chinois avaient réutilisé ce terme de ’Grand bond en avant’ pour désigner cet espoir de progrès scientifique...A mon point de vue, cette expression ne fut pas très heureuse mais...la Chine commençait à pouvoir nourrir son peuple dont la population augmentait beaucoup trop vite pour leur administration et pour eux cela était du au grand bond en avant...

°°°° Votre fanatisme communiste vous aveugle et vous dire n’importe quoi. Vous êtes un admirateur inconditionnel du plus grand tueur de masse que la terre ait jamais porté : 36 millions de morts en 4 ou 5 ans rien que de famine (çà n’inclut bien évidemment pas tous ceux morts dans les camps de travail dits camps de ré-éducation, prisonniers politiques, déportés, abattus comme des chiens après des simulacres de procès, etc. puisque les estimations les plus fiables attribuent à Mao une centaine de millions de morts. Et ce genre de régime aurait été d’après vous à l’origine de progrès économiques et scientifiques ? Vous vous foutez du monde ! Ou bien vous n’êtes qu’un dinosaure, résidu du système maoïste. Les progrès ont commencé à apparaitre lorsque les dirigeants communistes ont commencé à se rendre compte que leur régime pourri les conduisait droit dans le mur comme il l’avait fait pour l’URSS. Ensuite les élites chinoises qui commençaient à savoir ce qui se passait ailleurs ont commencé à ruer un peu dans les brancards. Les apparatchiks su parti ont lâché un petit peu de lest pour éviter les troubles sociaux. Ensuite, une fois les doigts dans l’engrenage ont fait le reste.

Pouvez-vous donner quelques exemples de "progrès scientifiques" ayant eu leur origine en Chine ? Quels sont les inventions récentes (je ne parle pas du papier, de la poudre à canon) dont les Chinois peuvent revendiquer la paternite ? Quelles sont "inventions" chinoises qui ne sont pas le fruit du pillage des brevets occidentaux ?

Il serait temps que les prosélytes du marxistme léninsme pur et dur de votre acabit ouvrent un peu les yeux et cessent enfin de recommander ce régime dont aucun peuple sur la Terre ne veut plus. D’ailleurs, aucun peuple n’en n’a jamais voulu puisque partout où le communisme s’est installé il l’a été par la force et ne s’est maintenu que par la terreur

"j’ai fait mes études dans un des lycées marxisants du nord de la France."

Manifestement vous avez été séduit et vous ne vous en êtes pas encore débarrassé .....

La grande famine de Chine fut une période de l’histoire de la République populaire de Chine de 1958 à 1961 caractérisée par une famine très étendue. Selon les statistiques gouvernementales, elle aurait fait 15 millions de morts. Les estimations officieuses sont variables, mais sont souvent considérablement plus élevées. Le journaliste chinois Yang Jisheng, après 10 ans d’études, estime le nombre de victimes à 36 millions

Lors du Grand Bond en avant, l’agriculture avait été organisée en communes et les parcelles de cultures privées interdites. Cette collectivisation forcée réduisit considérablement la motivation des paysans à bien travailler. La mise en place d’une production de fer et d’acier ayant été identifiée comme étant la condition essentielle du progrès économique, des millions de paysans furent alors forcés de quitter leurs exploitations afin de fournir la main-d’œuvre nécessaire à cette nouvelle activité.

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(IP:xxx.xx9.133.33) le 5 mai 2012 à 17H49

"et il existe une voie puisque des spécialistes en médecine ont soigné efficacement des malades que nos hôpitaux ne pouvaient améliorer. Des cliniques aux USA utilisent ces méthodes comme au Canada et un peu en Angleterre, en Belgique et en Suisse."

"Il suffit de regarder les carnets de santé des malades soignés par ces autres procédés et qui sont améliorés"

===> VOus affirmez, vous affirmez sans cesse, sans jamais apporter le moindre élément de preuve de ce que vous avancez ! Vos litanies ressemblent à de la régurgitation d’un catéchisme appris par coeur et pas compris. Cà de vient complètement ridicule.

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(IP:xxx.xx1.140.245) le 7 mai 2012 à 09H10

@(IP:xxx.xx9.133.33) le 5 mai 2012 à 17H49 : Je ne sais d’où vient le ridicule de l’écrit....Des pays soignent des malades efficacement...Pourquoi ne pas aller se renseigner sur place ? Je ne vois aucun fait de religion la dedans et encore moins de litanies. Si vous ne voulez pas lire, rien ne vous empêche de passer à d’autres articles. Il n’en manque pas de très intéressants dans Naturavox.

Rien n’arrive tout cuit en ces temps !...Pourquoi sur un sujet si important quelqu’un me ferait confiance ? Jamais un médicament ne semble dépasser 34% de réussite au niveau du système nerveux selon les fameux essais en double aveugle et vous semblez accepter ce fait ....comme normal. Je me permets de vous signaler que les médecins de profession ont très officiellement un protocole de soins à respecter vis à vis des systèmes de remboursements...comme aux USA si j’en crois nos médias des années 1990 qui nous avertissaient du danger ! ...

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(IP:xxx.xx9.133.33) le 7 mai 2012 à 17H59

"que les médecins de profession"

Par opposition aux "médecins amateurs" sans doute ?

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par Ninive (IP:xxx.xx1.140.245) le 8 mai 2012 à 22H32

@(IP:xxx.xx9.133.33) le 7 mai 2012 à 17H59 : Pourquoi répondre par de tels arguments à un si grave problème ?...Voici un exemple de traitement qui se trouve dans le figaro : "Ce Texan soigne les enfants autistes grâce aux chevaux"...après les dauphins...les modifications amenées prouvent que nous, nous sommes dans l’erreur ! C’est bien plus important que le cas de ma personne quand même !...Notre système de soin ne sait pas atteindre intellectuellement le fonctionnement et les blocages de nos corps... Ce n’est pas parce que l’on ne peut voir quelque chose que ce quelque chose n’existe pas !...Les plantes savent communiquer entre elles, les bêtes aussi...alors...c’est que quelque chose passe et si un être humain peut percevoir ...et que nos spécialistes le nient, c’est qu’ils ne sont pas dignes de rester à leur poste et de bloquer la recherche.

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(IP:xxx.xx3.218.14) le 27 mai 2012 à 10H46

@ Ninive (IP:xxx.xx1.140.245) le 8 mai 2012 à 22H32

"...Ce n’est pas parce que l’on ne peut voir quelque chose que ce quelque chose n’existe pas !... "

===> Dieu par esemple.

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