Article publié le 13 août 2007
Lorsque j’étais en déplacement en Gironde pour le travail du côté de
Cestas, je vois passer une immense remorque de tracteur remplie de
carottes. Le coin est constitué de grandes surfaces agricoles dont
certaines en maraîchage intensif, gavées d’engrais et de pesticides.
La
personne avec qui j’étais me voit observer ce convoi et m’explique que
ce sont des carottes invendables en grande surface (déformées, trop
petites...) et qu’elles vont être épandues directement dans les champs
en l’état malgré les gros problèmes que cela pose (dégradation lente et
difficile, mauvais amendement en l’état). En effet 20% des récoltes partent ainsi !!! La grande distribution impose des légumes très calibrés.
L’agriculteur fait aussi du poireau qui est également sujets à d’importants rebus.
Evidemment je demande s’il ne serait pas possible de les donner à et
des associations d’aide aux plus démunis voire nourrir les bêtes avec,
ou composter ces carottes. Et bien elles ne sont livrées que par
camions de 25T pour une question de rentabilité et à ce poids, bien
évidemment, personne n’en veut, même pas les élevages bovins. Il existe
bien un centre de traitement type compostage mais en Espagne et ça ne
vaut pas le coup financièrement (heureusement !) de les y emmener. A
propos de (non) compostage et de grande surface, les déchets
alimentaires de ces dernières se comptent en tonnes également mais là
il n’y a aucune récupération possible pour une grande partie
actuellement car avec les emballages (du type le sachet autour de la
salade) et bien tout part à l’incinération.
J’ai bien sûr pensé au film "We feed the world"
qui illustre parfaitement ce genre de pratique normale de notre vie
moderne. Est-ce bien la peine de se lancer dans les OGM pour
d’hypothétiques gains de productivité et d’affirmer que la bio est une
utopie si 20% des récoltes partent à la poubelle ? Pourtant, comme le dit la FAO "des
modèles récents sur l’approvisionnement mondial qui montrent que
l’agriculture biologique peut produire assez par tête d’habitant pour
nourrir la population actuelle de la planète.Ces modèles suggèrent que
l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande
alimentaire mondiale, tout comme l’agriculture conventionnelle
d’aujourd’hui, mais avec un impact mineur sur l’environnement"

D’autre part, si le développement durable, vraiment durable,
ne semble pas encore un réflexe, il peut être l’alibi pour des projets anti-écologiques.
En effet, du côté de Toulouse il y a de nombreux projets de golfs ou de leur aggrandissement : Lézat/Lèze, Luchon, Montech, Montauban, nord de Toulouse, Nailloux...
Parmi ces projets, j’ai eu écho des 3 derniers cités qui utiliseraient les rejets de stations d’épuration
(step). Vous me direz, parfait, on recycle l’eau !!! Mais l’eau traitée
et épurée en step a été prélevée à la base en rivière ou en aquifère
puis elle repart vers le milieu naturel, la rivière. Par conséquent
utiliser l’eau en sortie de step revient à pomper indirectement de
l’eau en rivière sur le plan quantitatif. De plus, une telle
réutilisation nécessite une désinfection UV (gourmande en électricité)
et des pompages sur des distances plus ou moins longues (là aussi
électriques...). Rien de bien écolo donc à y regarder de plus près.
Mais là où les promoteurs (et les sociétés de traitement des eaux qui
sont également partie prenante dans ces projets) sont malins et
s’assoient sur l’écologie c’est qu’utiliser l’eau de step permet de ne pas être soumis aux arrêtés préfectoraux de restrictions d’irrigation.
Ceux-ci s’adressent en premier lieu aux agriculteurs qui n’ont pas le
droit d’arroser avec ces effluents épurés pour des questions
sanitaires. La pertinence de la culture du maïs irrigué dans le
sud-ouest (pour nourrir les animaux), plante tropicale poussant en
plein été, peut être discutée mais c’est un autre débat.
En résumé, alors que les rivières
sont vides et des économies d’usages sont mises en place, les golfs
pour bourgeois resteront bien verts. Un golf 18 trous nécessite en
arrosage l’équivalent de la consommation en eau d’une ville de 5000
habitants...
Je reste optimiste, toutes ces pratiques seront bien évidemment remises à plat à l’occasion du Grenelle de l’environnement...
Reprendre de la rivière pour donner au sol est la bonne démarche. Lisez eautarcie vous comprendrez pourquoi : chaque fois qu’on peut redonner au sol plutôt qu’à la rivière c’est bon. Si la rivière est vraiment asséchée faut voir, c’est discutable (il y a du plus et du moins).
Par contre le traitement UV est tout sauf bon. ça désequilibre totalement la balance entre organismes non pathogènes (les bonnes bactéries) et organismes pathogènes (les "mauvaises") tout en fournissant un magma de matériel biologique propice aux dérives. (ça c’est pour le constat chimique et biologique, il y a d’autres volets plus soumis à controverses)
Je ne suis pas sur qu’arroser un golf soit une bonne solution quand une rivière et sa nappe d’accompagnement sont fortement déficitaires (cas de la Garonne et ses affluents l’été). En effet, l’évapotranspiration et l’évaporation sont autant d’eau qui n’est pas rendue au milieu. S’il n’y avait pas pénurie, outre l’énergie que cela implique, pourquoi pas...
Pour ce qui est de la désinfection, des effluents de step sont tout de même issues de matières fécales et donc parteuses de germes pathogènes. L’arrosage induit des aérosols potentiellement dangereux. A part une désinfection UV, il y la désinfection chimique (O3, chlore, eau de javel) qui produit également des dérivés nocifs et est aussi gourmande énergétiquement.
Mon propos se voulait un coup de gueule contre un certain type de développement pas du tout viable pour l’environnement et ce au nom du développement durable.
D’autre part, ce développement important de golfs en cemoment souligne la démocratisation de ce sport et/ou l’augmentation du nombre de riches. Les parkings sont en effet remplis de voiture plutôt haut de gamme...
1/ L’avantage c’est que ça rechargera les sols/nappes aussi en hiver, permettant d’accumuler de l’eau pour la préiode estivale. Effectivement quand les nappes et cours d’eau sont bas c’est pas top. Mais pourquoi sont-ils bas ? Ben parce que tout le reste de l’année on pompe dans les reserves du sol pour émettre dans les rivières qui s’empressent d’évacuer tout ça vers l’océan. On a vécu à crédit, on a appauvri le potentiel hydrique de nos sols. Normal qu’on constate une sécheresse, de la même façon qu’on pompe le pétrole plus vite qu’il se forme, on pompe l’eau plus vite qu’elle ne tombe au sol. Si on veut pas aller à la catastrophe il faut arreter le "tout à l’égout" suivi d’un "tout à la rivière", il faut apprendre à re-cycler l’eau.
2/ J’avais pas proposé d’alternative, mais il y a les filtrations qui sont tout à fait efficaces (le bilan énergétique doit être très proche). ça vaudra jamais un bon compost mais ça c’est tout simplement impossible à faire comprendre aux élus.
3/ je ne suis pas partisant des golf non plus (la mentalité et le niveau culturel y étant au raz des paquerettes, euh, de l’herbe), mais j’avoue que si au moins on arrête d’évacuer l’eau dans les rivières de la sorte, je m’inscris au club !
@cabanel : une grande partie peu être jouée dans le groupe gouvernance en fait. Sûrement le groupe le moins couvert médiatiquement (comme par hasard...) mais dont les implications peuvent être très profondes. Gageons que sarko fera tout pour l’étouffer ou pour éviter la mise en applciation des revandications. C. Lepage (cf son blog) a d’ailleurs emis des recommandations pour ce groupe que je trouve très bonnes.
Je suis d’accord avec vous sur l’ineptie du "tout à l’égout" et du "tout à la rivière". On ne fait bien souvent que concentrer la pollution et concentrer les pb. Pourtant l’assainissement collectif est encore perçu comme ce qu’il y a de mieuxpar les élus et surtout les particuliers.
L’infiltration des effluents permet effectivement un retour plus lent vers la rivière, le rechargement des nappes. Mais arroser des pelouses toutes vertes l’été, quelle part est réellement infiltrée et quelle autre est évapotranspirée ?
Les étiages sévères de la Garonne sont dus, entre autre, à l’irragyion intensive du maïs. On prend l’eau de la rivière (comme on la prend pour l’eau potable) et on l’épand sur le sol (comme on peut le faire avec les effluents de step). Résultat, des étiages très marqués et des conflits d’usage (par exemple, il n’y a plus assez de débit pour que les rejets de la centrale nucléaire de Golfech ne réchauffe pas sensiblement l’eau en aval (30°C)avec les troubles de l’écosystème que cela entraîne.
j’ai bien peur qu’il ne faille pas attendre grand chose du "grenelle". il s’agit a mon avis d’une opération de communication destinée a faire croire au citoyen lambda que le gouvernement s’interesse a l’environnement.
c’est la moindre des choses.
mais face au rapport de force des invités (la plupart sont des institutionnels qui défendent leur lobby), ni sur les ogm, ni sur le nucléaire, ou les pesticides, il n’y aura pas d’avancée.
mais on peut toujours réver.
rappelez vous notre ex-président qui affirmait se baigner bientot dans la seine, redevenue vierge de toute pollution.
on l’attend encore. et l’ami de Bush ne fera pas de concession sur les sujets qui fachent : nucléaire, ogm etc.
voir plus haut :"" grenelle un r v a ne pas manquer ...""
culture bio ..... .beaucoup de vent par des farfelus utopistes ,,il y a du vrai et du positif, bien sur ,..,mais essayez donc de cultiver des choux bio ... quand vous aurez éliminé toutes les feuilles en dentelle anglaise a trous-trous,où il ne reste que les nervures ,essayez de trier le coeur pour ne pas consommer trop de limaces ...après, vous ne cultiverez plus de choux bio !!!!!...
votre exemple n’est pas tout a fait vrai il existe des broyeurs permettant de faire du compostage ; peut etre cet agriculteur allait se faire broyer ; il ne faut pas croiretout ce qui se raconte...
pesticides !!???...OGM... ?, ??...le problème essentiel est de déterminer si l’on veut que l’agriculteur utilise de + en + de pesticides ou si l’on accepte de passer aux OGM ....encore faut il que l’inclassable Bové "" sincère ou arriviste ,au choix""permette a son père de poursuivre ses expérimentations sur les OGM ....
l’avenir vera une agriculture raisonnée plus rationnelle,moins d’engrais, moins de rendement ,assollements luzerne ,soja ,et pesticides controlés....
va t’on en parler au grenelle ???et va t’ réussir a éliminer et neutraliser les baudruches utopistes, farfelues , nulles , arrivistes ,qui voudront absolument y prendre la parole pour ""travestir la vérité pour exiter des sots ""va t’on inviter C Allègre ??et un IG-GREF de l’INRA ??? et un ig d’AREVA qui dira , si on veut bien l’ecouter , pourquoi ""dans l’immédiat""nous n’avons que la ressource du nucléaire ,le plus sur du monde et le plus propre ,quoi qu’on dise .. !!! !
"culture bio ..... .beaucoup de vent par des farfelus utopistes ,,il y a du vrai et du positif, bien sur ,..,mais essayez donc de cultiver des choux bio"
je ne suis pas agriculteur mais je mange du chou bio. L’agriculture bio ce n’est pas forcément faire dutraditionnel sans rien mettre, c’est aussi savoir alterner les cultures, savoir adapter les culture au sol (et non l’inverse), savoir mélanger les cultures. Je ne suis pas un sépacialiste mais comment faisaient nos ancêtre il y a 100 ans pour manger du chou ? Quand aux farfelus utopistes, c’est votre jugement. Je pourrais parler des dangereux agro-entrepreneur de l’intensif...
"votre exemple n’est pas tout a fait vrai" si vous le dites... Vous connaissez la situation à cet endroit là ? De plus broyé ou non (non dans ce cas, j’ai vu la tracteur aller vers les champs) le pb est le même, 20% de la récolte est jeté
"le problème essentiel est de déterminer si l’on veut que l’agriculteur utilise de + en + de pesticides ou si l’on accepte de passer aux OGM" On veut du bio
"l’avenir vera une agriculture raisonnée" agriculture raisonnée = mettre la dose inscrite sur l’emballage du pesticide...
"va t’ réussir a éliminer et neutraliser les baudruches utopistes, farfelues , nulles , arrivistes" Vos arguments sont plutôt médiocres... et n’engagent que vous !
""dans l’immédiat""nous n’avons que la ressource du nucléaire ,le plus sur du monde et le plus propre ,quoi qu’on dise .. !!! !" On saute du coq à l’âne mais la sureté et la propreté du nucléaire j’ai du mal à voir de quoi il s’agit...
@judel.66
votre article est un tissu d’aneries !
c.Allègre est un geophysicien qui change d’avis à chaque livre qu’il publie(voir l’enfouissement des dechets).
lisez plutôt les rapports de Ch.Vélot maitre de recherche en microbiologie à Orsay qui tordent le cou à l’inocuité des OGM !
le "grenelle" de l’ecologie est une fumisterie le collectif"sortir du nucléaire" qui represente plus de 800 assocs n’est même pas contacté.
le collectif sortir du nucléaire n’ont p)as leur place dans une réunion de responsables .
nos centrales ont un socle anti sismique et nos enceintes de confinement ont déja résisté a un tir de missile anti char capable selon certains militaires de tout percer ..on n’en a pas parlé en son temps pour des raisons que j’ignore , toujours est il que ce missile a fait un entonnoir de 10 cm de profondeur et de 10cm de rayon dans un mur de beton armé et vibré de 60 cm d’épaisseur qui n’a meme pas été ebranlé ..c’était du grand secret il y a encore quelque temps ... a three miles island ,centrale privée, on avait sacrifié la sécurité a la rentabilité..... a tchenobylil n"y a ni socle anti sismique ni enceite de cofinement..










