Article publié le 29 octobre 2007
Impossible n’est pas Français. Dans la révolution écologique qui se fait jour, le 25 octobre 2007 revêt pour l’Histoire, des couleurs de 14 juillet. Une bastille est tombée, la prison des mauvaises habitudes et du fatalisme. La réussite du Grenelle de l’Environnement marque au delà du défi écologique une véritable volonté d’un désir d’avenir, d’oser vouloir croire que les lendemains qui se profilent ne sont pas condamnés à déchanter. A l’origine de cet essai qu’il reste à transformer deux hommes ont joué un rôle majeur qu’il convient de saluer. Le Chef de l’Etat bien sûr mais aussi celui qui a imposé l’écologie dans le débat des présidentielles, le très médiatique Nicolas Hulot.
Bien entendu, deux arbres ne sauraient cacher la forêt. La réussite du Grenelle de l’environnement est le fruit d’une multitude d’acteurs dont certains sont engagés depuis de nombreuses années dans le combat pour la planète. Pour autant, force est de reconnaître que le succès actuel de l’écologie, liè à une prise de conscience soudaine de l’opinion a été acquis par le concours décisif de trois hommes particulièrement doués dans l’utilisation des médias. Al Gore tout d’abord et son film, Une vérité qui dérange auront fait, à eux tout seul, beaucoup plus que 25 ans de conférences. Nicolas Hulot, présentateur TV qui aura su rallier autour de sa notoriété de nombreuses ONG et l’opinion publique. Nicolas Sarkozy enfin, qui par son pragmatisme et son opportunisme aura su s’approprier des enjeux qui dépassent les clivages politiques traditionnels.
Le quotidien helvétique Le Temps salue la performance française “Le président a exposé un programme ambitieux, négocié entre écologistes et milieux économiques au cours des états généraux de l’environnement. Dans certains domaines, les avancées sont spectaculaires.”
En France Fabrice Rousselot dans Libération modère l’emballement médiatique : “Avant de s’enflammer pour la ‘révolution’ proclamée par le Président, il faut rappeler que la France a un train environnemental de retard sur l’Europe et que Sarkozy lui-même est un croisé de la dernière heure. La plupart des propositions retenues à Paris sont ainsi déjà en vigueur chez plusieurs de nos voisins. Sur la taxe carbone surtout, Sarkozy a eu en réalité la main vert pâle.”
Moins sévère, La Tribune (François-Xavier Pietri) préfère relever la complexité des dispositifs retenus. “Pour autant, l’équation fiscale posée hier par le président ressemble fort à une partie de billard à plusieurs bandes. D’abord, parce que le sujet sensible de la taxe carbone, censée imposer les produits importés de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto, est renvoyé sur le terrain européen. Ensuite, parce que la fiscalité écologique dont on a compris qu’elle sera bien mise en place ne devra pas déboucher sur un accroissement des prélèvements obligatoires. Mieux, elle devra s’accompagner d’une baisse de la fiscalité sur le travail.”
Reste au-delà du fond, la question de la forme que salue Nice-Matin (Marc Chevanche) :” Mais, surtout, il y a la mise en scène. La caution d’Al Gore en appelant à un ” Grenelle mondial ” est, de ce point de vue, un coup de maître, tout comme la présence de José Manuel Barroso qui permet de renvoyer la délicate question de l’écotaxe aux responsabilités européennes. Enfin, c’est dans le jeu de l’acteur principal que la performance est la plus étonnante. On ne connaissait pas à Nicolas Sarkozy un intérêt aussi vif pour la cause verte.” Ouest France (Bernard Le Solleu) anticipe dèja sur les périodes à venir : “Il croit sûrement dans son new deal écologique, mais cherche la voie la moins dirigiste possible. Il avance sur un fil. Il chouchoute les écologistes et se garde de froisser le patronat et le monde agricole. Il serait, il est vrai, fâcheux d’ajouter, à la fracture sociale, une fracture écologique.”
Les esprits chagrins auront beau parler de “greenwashing” (verdissement), le paquebot de la révolution écologique, aussi lourd et peu manoeuvrable soit-il, est lancé. Un petit pas pour les Français, un élan salutaire pour la planète.
En vidéo : Le Grenelle analysé par Christophe Barbier cliquez iciThèmes
on vera si la montagne accouche d’une souris , mais comme chaque petit geste compte ! pipole 1er devrait montrer l’exemple et limiter ses déplacements , ça ferait pas mal d’économies ....
à l’entrée de l’hiver, çà fait plaisir de lire des chroniques positives, mais il y a tant de naïvetés dans cet article, que je ne voudrais pas ternir ce doux optimisme. :-))
euh... alléluia ?
Vous le savez, un nouveau Traité européen, en réalité reprise de la Constitution Giscard comme l’a avoué son concepteur, est dans les tuyaux.
Pour lutter contre le déni de démocratie que représenterait sa ratification sans référendum, alors que le peuple a déjà dit NON massivement, nous avons lancé une opération, qui rencontre depuis quelques jours un beau et inattendu succès : la CHAINE DU REFERENDUM
Elle vise à informer et à mobiliser sur le Traité, Constitution Giscard sans le nom.
Le principe est très simple : il s’agit de transférer à un maximum de ses connaissances par Internet un diaporama qui présente rapidement, et de façon claire et convaincante, la réalité du nouveau Traité (une Constitution Giscard sans le nom) puis qui appelle à un référendum.
Chacun transfère ce fichier, qu’on trouve ici en libre téléchargement :
* Version PDF : http://test.antemia.eu/html/16/File...
*Version Powerpoint : http://test.antemia.eu/html/16/File...
Le diaporama appelle à la signature d’une pétition nationale (déjà près de 5000 signatures)
A diffuser par mél, sur vos blogs, sites, etc.
Vive la démocratie !
Sébastien Ticavet
Plus d’infos sur notre site : www.levraidebat.com
Monsieur Henry Moreigne semble avoir définitivement basculé du côté obscur.
La "réussite du Grenelle"...
Le nucléaire a été écarté des débats. Rien ne change de ce côté. Pourtant, à y voir de plus près, il y a de quoi s’inquiéter.
La pénurie d’uranium nous guette, puis le déclin de sa production dans moins de 20 ans. Ce qui entraînera la faillite du nucléaire puisqu’il n’y aura pas assez de combustible pour alimenter les réacteurs qui existent. Nous serons 15 à 20 ans avant la production éventuelle, au niveau industriel, des réacteurs de 4e génération.
Voir cette étude remarquable : Uranium resources and nuclear energy du Energy Watch Group (en anglais)
Cela explique l’envolée du prix de l’uranium, multiplié par dix en quelques années. Et cela va continuer et aura une très forte influence sur le coût de l’électricité nucléaire. Le prix de l’électricité nucléaire devrait doubler dans les prochaines années.
Avec un prix de l’uranium passé de 10 dollars la livre à 100 dollars, l’uranium ne représente plus 5% mais 34% dans le coût de production de l’électricité nucléaire. Cela entraîne une augmentation de 45% du coût du kWh nucléaire.
Cela prendra quelques années pour se constater en KWh sortis des réacteurs (cycle de fabrication du combustible, renouvellement total de celui-ci en 3 ans dans les réacteurs) mais nous ne pouvons y échapper.
Vers 2010-2012, l’uranium sera à 200 dollars ou plus.
dans mon language on appelle ca de la propagande mal faite...
J’ai l’impression que ce Grenelle de l’environnement est venu à point pour combler le principal reproche, la principale lacune qu’à eu Sarkozy lors de son élection : le peu d’intérêt qu’il a pour l’écologie.
Dans un deuxième temps il vient pour tuer dans l’oeuf les inquiétudes du plus grand nombre, la population commençant à se préoccuper de l’écologie, le gouvernement apporte une réponse toute faite et évite ainsi les "dérives" qui ammèneraient éventuellement les gens à se renseigner par eux mêmes, et adhérer à des idéologies qui ne correspondent pas forcément à celles que les politiques aimeraient que nous adoptions (pour ceux qui l’auraient oublié, il s’agit ici de consommer un maximum, et si possible de la marque). Je pense notament au mouvement de décroissance et d’alter-mondialistes.
Bref. Un tranxen moderne.










