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Sarko, écolo ?

Article publié le 15 juin 2009

Sarko, écolo ?

Sarko écolo, faut-il y croire ? L’un de mes correspondants exprime sa rage : « C’est Sarkozy qui fait la rupture. Sarko, le premier vendeur d’EPR devant l’éternel, a eu le front de déclarer hier au Bourget du Lac que le tout nucléaire avait été une erreur collective ». Un autre correspondant tempère : « Sarkozy est complètement protéiforme ; il vendrait sa mère pour obtenir des voix ». Pourtant LeMonde du 11 juin en est persuadé, ils sont devenus tous « verts », tous préoccupés, à droite comme à gauche, par l’écologie politique. Daniel Boy confirme, les Verts ont perdu leur monopole sur l’écologie politique.

Mais face à Sarkozy, Martine Aubry reste atone. La commission nationale environnement du Parti avait organisé une réunion bâclée mi-février. Depuis, silence radio. Le PS avait déjà loupé son Congrès de Reims, englué dans le culte des ego. La seule motion qui amorçait un tournant idéologique du Parti vers un social-écologisme n’a obtenu que 1,58 % des voix des militants. Les motions lors du Congrès n’avaient qu’un habillage écolo (pour contrer la motion B), les préoccupations des militants restent d’un autre temps. Pourtant il y a fort longtemps, Fabius voulait croire que le PS deviendrait le premier parti écologiste de France. Il a avoué depuis que ce parti restait profondément productiviste, ne croyant qu’à la posture plus-à-gauche, encore émerveillé par les mirages de la lutte de classes. Socialos non-écolo, c’est la seule vérité vraie, le mot d’ordre anti-Sarko se suffisait à lui-même aux européennes. Le Manifesto du PSE parlait bien de la perturbation climatique, les socialistes n’ont même pas su qu’ils avaient un texte élaboré au niveau européen. Alors, les électeurs !

Si Sarko fait semblant, plus préoccupé par soigner ses amis les plus friqués que par le sort du peuple, les socialistes ne font même pas semblant d’aborder le changement profond de civilisation que le pic énergétique mondial (le moment où nous serons obligés de consommer de moins en moins d’énergie) va nécessairement entraîner. Ce sera la seule rupture qui vaille, quand l’économie redécouvrira son sens premier, celui d’économiser.

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Politique

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commentaires
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par Pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 15 juin 2009 à 11H56

Si nous admettons que le risque d’évolution climatique est la principale menace et si nous admettons que ce risque est essentiellement lié aux émissions de gaz à effet de serre (H2O, CO2, N2O, SF6, CH4, CFC, HCFC, O3 ...) il est tout à fait logique de se tourner vers les énergies qui n’émettent pas ces gaz en cours de fonctionnement.

Donc en premier le nucléaire et l’hydraulique, puis l’éolien, le solaire, la géothermie, les hydroliennes ...

Or nous devons admettre que seules les 2 premières énergies sont à la fois matures, industrialisées, pérennes, écologiques et économiques.

Les autres sont des espoirs dans quelques décennies lorsqu’elles seront économiquement viables sans de lourdes subventions...

Bonne journée.

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(IP:xxx.xx8.190.157) le 15 juin 2009 à 15H55

" le pic énergétique mondial (le moment où nous serons obligés de consommer de moins en moins d’énergie) " Nous sommes contraints de consommer moins, tout le système revient à nous le faire payer plus.

Pierrot, Observez bien le contexte informatique. Son volume a diminué d’un facteur mille, et son prix d’un facteur cent. Il devrait en être de même avec le nucléaire. Iter n’est en réalité qu’une grosse cocotte seconde que trois cent emplois ouvriers construisent. L’important pour nos élites qui nous prennent pour des idiots, est de nous persuader que la facture est bien de 2O.OOO.OOO.OOO d’euros !

Ce faisan, ce pigeon devrais-je dire, nos élites cherchent à vendre des cafetières au prix du dixième du pIB des pays acheteurs tout en ponctionnant un quart des revenus des citoyens par abonnements.

Je me permets de recopier un com paru ce matin :

l’Allemagne me semble bien partie pour aborder avec confiance une nouvelle donne économique. J’en veux pour preuve, par exemple, qu’une immense majorité de toits sont couvert de capteurs solaires, que les talus bien orientés, le long de certaines autoroutes, alignent des kilomètres de ces même capteurs.

Nos élites sont vertes, mais surtout de peur !

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par idoric (IP:xxx.xx0.125.168) le 15 juin 2009 à 18H53

Le nucléaire est tout sauf pérenne, non seulement les réserves d’uranium sont franchement limitées, mais si on généralisait le nucléaire au niveau mondial (je pense aux chinois) comme moyen de lutte contre le réchauffement on réussirait surtout à se retrouver avec plein de centrales rapidement devenues inutiles faute de « carburant ». (de mémoire il avait été dit dans un Sciences & Vie de fin 208 qu’en triplant la production d’électricité d’origine nucléaire la durée de vie des réserves d’uranium tomberait à 25 ans…)

Sans compter qu’avant d’en arriver là, les prix de l’uranium exploseront, et tout cet argent dépensé ne pourra plus être consacré à l’amélioration des alternatives…

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par k. (IP:xxx.xx8.34.180) le 15 juin 2009 à 18H58

les émissions :et l’activité humaine, les sources de chaleurs, et les émanations des nos animaux .

Alors plouf a l’eau vos solutions simplement technologique ?

On va surement récuperer le méthane des boeufs avec des tubes ? Tient et si on vivait avec plein de tube comme dans matrix ...

Et si c’était en quelque sorte déjà le cas ... ou tout fonctionne en circuit fermé, en recyclage de l’eau, de l’écosysteme.

Ca serait vraiment écologique et technologique il faut être pour ... ... ...

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par Pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 15 juin 2009 à 20H00

à @ Idoric,

Je ne connais pas cet article de "Sciences et vie" qui commet souvent des erreurs.

Les réserves actuellement connues d’uranium représentent environ 120 années de production.

Mais l’uranium est un élément très fréquent dans la croute terrestre et lorsque le prix de l’uranium commencera à augmenter, les recherches minières démarreront et les potentialités de l’uranium augmenteront.

De plus il est possible d’extraire de l’uranium des mines de phosphates (Jordanie, Maroc etc.) ainsi que de l’eau de mer (voir une installation pilote au Japon.

etc... Il n’y a aucun risque de pénurie à long terme.

Bonne soirée.

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(IP:xxx.xx5.178.156) le 15 juin 2009 à 20H22

"Mais l’uranium est un élément très fréquent dans la croute terrestre et lorsque le prix de l’uranium commencera à augmenter, les recherches minières démarreront et les potentialités de l’uranium augmenteront."

Chouette, on va pouvoir continuer à graisser la patte de quelques dictateurs de pays pauvres pour leur chourrer des matières premières énergétiques.

Cela dit méfiez-vous, l’argent ne peut pas tout acheter. Quand il faut un litre de pétrole pour extraire un litre de pétrole, la fête est finie. Cela s’applique également à l’uranium.

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par Mon Oeil (IP:xxx.xx2.23.111) le 15 juin 2009 à 13H57

"les Verts ont perdu leur monopole sur l’écologie politique"

Peut-être, mais en attendant c’est le seul mouvement politique français qui progresse (largement !) lors du dernier scrutin électoral.

La conscience environnementale finirait donc par se réveiller un peu ?

Mais ne comptons pas trop sur le VRP de la haute finance, laquelle engraisse ses capitaux en détruisant la biosphère, pour engager une rupture autre que moulée dans un dicours martial et sans suite(une fois de plus)...

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx5.191.200) le 15 juin 2009 à 15H08

Je suis d’accord avec la première partie de votre commentaire "mon oeil", en revanche, si c’est Sarkosy le V.R.P. dont vous parlez, là, je ne suis plus d’accord, car on ne peut pas dire tout de même, qu’il ne laisse pas de place à l’écologie dans son programme politique.

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par walkmindz (IP:xxx.xx9.228.13) le 15 juin 2009 à 14H01

Entre le commerce de la fin du monde et une tendance à la culpabilité sélective, il y a les divertissements apolitiques. Quand on confond prises de conscience et caprices de saisons, on fait d’un film d’un soir une cause nationale, voire obligatoire. Entre les opinions biodégradables et les chèques en blanc, autant parier sur le hasard, mais pas sur l’avenir. La suite ici http://tiny.cc/itGbf

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par Gui (IP:xxx.xx5.0.142) le 15 juin 2009 à 17H22

Pierre, il faut arrêter avec le mythe du nucléaire ... on n’est déjà autosuffisant en energie ...

"L’EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3% de la consommation finale d’énergie. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d’ici 2050, c’est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que de 6% les émissions de gaz à effet de serre.

L’EPR ne répond pas à la crise économique. Il s’agit d’un projet coûteux (4 à 5 milliards d’euros) qui dépasse largement les prévisions initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie sont bien plus créatrices d’emplois et porteuses d’avenir. Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu’à investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois plus d’électricité et créerait près de 5 fois plus d’emplois stables. " sources : http://blog.greenpeace.fr/news/epr-...

Sans oublier que pour la production électrique d’une génération, c’est plusieurs milliers de générations qui supporte les déchets. Sans compter sur le cout du démentellement des réacteurs ! Déjà 58 réacteurs en service bientôt deux EPR (encore plus dangereux) ... s’il y’en a un qui pète ... c’est encore les petites gens qui vont payer ... encore !

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par k. (IP:xxx.xx8.34.180) le 15 juin 2009 à 18H53

En quoi l’écologie , en tant qu’idéologie ne pourrait être un instrument de pouvoir ?

Si c’est une idéologie ....

Et oui l’écologie, le durable, la décroissance ..

il n’est pas question de social, de sociobiologie humaine, d’éthnologie, d’économique, de critique de la société dans ses rapport :

travail / production ? production / marchandise ? Marchandise /économique ? Economie / bonheur ? Travail / bonheur ?

oh ... ah ... cela fait tilt ?

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par PensezBiBi (IP:xxx.xx5.128.251) le 16 juin 2009 à 11H39

Tout à fait d’accord. On peut même rajouter que dans ces problèmes d’Environnement complexes, rien ne soit fait à gauche pour contrer les arguments parfois stupéfiants des Borloo et Cie. BiBi avait déjà parlé du Petit Homme Vert il y a un mois...

[http://www.pensezbibi.com/little-ni...]

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