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Relations énergivores

Article publié le 18 janvier 2008

On peut déployer toute l’énergie qu’on veut dans une relation pour aller vers une communication saine, il arrive qu’on soit en échec. La communication et l’entente ne sont pas toujours au rendez-vous. Dans le mot "dialogue", il y a bien cette notion d’être à deux. La relation se construit à deux. Si l’un des deux n’est pas prêt à quitter sa propre crispation, alors il est difficile de construire quelque chose. Tout se joue aussi finalement au niveau du seuil de tolérance de chacun. Là se pose la question de savoir ce qu’on est prêt à accepter de l’autre. Il est évident qu’il est important de savoir composer avec autrui, mais jusqu’à quel point. Car vouloir à tout prix préserver une relation n’est pas forcément toujours une bonne idée. Les non-dits s’installent et même une certaine hypocrisie. S’il est facile de rompre avec des personnes avec qui on est pas lié émotionnellement, c’est une autre histoire lorsque l’affectif entre en jeu. Pourtant, afin de préserver son équilibre intérieur, son estime de soi et son intégrité, il faut savoir couper les ponts. Ce n’est pas facile, mais ça peut s’avérer nécessaire. A quoi bon rester dans une relation qui étouffe ?

Souvent, je tiens ici un discours qui se veut positif, qui cherche des solutions en quête d’équilibre. Mais il ne faut pas croire qu’avoir une attitude d’ouverture revient à subir tout d’autrui. L’une des choses qui me parait être primordial est le respect de soi. Pour cela, il est important d’aller vers une profonde écoute intérieure, d’entendre nos besoins profonds. Le corps donne aussi de précieuses indications. Si la présence d’une personne nous amène à avoir une réaction corporelle de crispation, alors notre corps nous envoie un message. Mais, il faut aussi faire attention de ne pas se chercher des excuses à une volonté de fuir. Il arrive qu’au lieu de faire face à une situation, on cherche à fuir. Une fuite motivée par nos peurs, nos crispations, n’est pas à mon sens une bonne chose. Car on traine alors des schémas intérieurs non résolus qui referont surface ultérieurement. A nouveau, la pratique du discernement et une profonde écoute intérieure, peuvent permettre de faire la différence entre nos réels besoins et nos crispations intérieures. 

J’entends souvent parler d’épanouissement. S’épanouir, c’est s’étendre, s’ouvrir. Physiquement, on le ressent comme une ouverture au niveau du coeur. On respire plus facilement, on se sent exister pleinement. A contrario, lorsqu’on est en présence d’une relation énergivore, un poids au niveau du thorax se fait sentir. Plus il y a d’implications émotionnelles, plus le poids est lourd. Alors, parfois il est nécessaire de s’alléger et de se libérer d’un certain fardeau. 

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commentaires
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par obj4 (IP:xxx.xx2.81.234) le 21 janvier 2008 à 02H55

Bien ! La question des transferts énergétiques devrait être la base de la base en psycho. Cela explique tant de choses.


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