Comment concilier respect de l’environnement et croissance
Article publié le 26 septembre 2007
Le Président de la République a prononcé son premier discours sur l’énergie et le climat depuis sa prise de fonction. Cela s’est passé à New-York, le lundi 24 septembre 2007, à l’occasion de la conférence sur les changements climatiques organisée par le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki Moon, en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Pour Nicolas Sarkozy, "le défi climatique sera une priorité absolue de l’action de la France". "Aucun pays ne peut raisonnablement concevoir son développement en ignorant l’enjeu énergétique et climatique." Ces deux sujets sont totalement interconnectés. Il est très important qu’il souligne qu’il ne faut pas choisir entre la sauvegarde de la planète et la croissance. "Il nous faut la croissance et la sauvegarde de la planète." Donc, il nous faut une croissance propre moins consommatrice d’énergie et de matières premières. Une nouvelle économie est à inventer.
Le président Sarkozy a rappelé que "les pays industrialisés ont une responsabilité particulière à exercer", aussi, "la France donnera l’exemple en s’imposant des règles plus dures que les règles définies dans un cadre multilatéral".
Il souligne l’importance des objectifs : l’objectif de 50% de réduction des émissions d’ici à 2050 est une absolue priorité pour éviter une catastrophe mondiale. Par ailleurs, l’Union européenne s’est fixé un objectif de moins 20 % d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Nous avons dans le même temps décidé d’améliorer notre efficacité énergétique avec un objectif de 20% pour les énergies renouvelables. Quant à la France, elle a inscrit dans la loi l’obligation de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 75% d’ici à 2050.
Il rappelle également que les Nations Unies offrent le cadre efficace et légitime pour apporter cette réponse. Il insiste également sur les questions de technologies : véhicules hybrides, véhicules électriques, captage et stockage de carbone, nouveaux carburants, renouvelables et nucléaire.
Nous ne pouvons que soutenir le Président lorsqu’il dit que "Le nucléaire n’est pas un gros mot". Il faut, en effet, passer à une nouvelle étape où l’on puisse parler normalement du nucléaire. ce n’est en effet ni le diable ni une panacée. Il précise d’ailleurs : "La France a fait le choix du nucléaire. Nous ne voulons l’imposer à personne, mais nous disons que dans un univers où dans un siècle, il n’y aura plus de gaz et dans quarante ou cinquante ans, il n’y aura plus de pétrole, on ne peut pas se contenter de dire : « Le nucléaire fait peur, on n’en parle pas. » Il faut parler, du nucléaire comme de toutes les autres énergies renouvelables. J’ajoute que la France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l’énergie nucléaire civile. Il n’y a pas une énergie de l’avenir, pour les pays occidentaux et des pays d’Orient qui ne pourraient pas y avoir accès. C’est d’ailleurs la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités, se doter de l’arme nucléaire Le nucléaire civil, la France est disposée à aider tout pays qui le souhaiterait, à l’obtenir."
Le Président n’oublie pas la dimension économique. Cela nous coûtera beaucoup plus cher de ne rien faire que de faire. Alors, la question n’est pas notre capacité à financer ces investissements, la question c’est « comment » les financer. Il met en avant le rôle du prix du carbone et de manière nouvelle promeut une approche sectorielle. Il propose également, une mise aux enchères d’une partie des crédits d’émission. Il souhaite finalement une forte extension des mécanismes de développement propre qui permettent aux entreprises « polluantes » d’investir dans le développement écologique des pays émergents et en développement, en permettant également à tous d’intégrer volontairement le marché du carbone avec des objectifs souples d’émission de carbone. L’idée étant de permettre des financements innovants et beaucoup plus abondants.
Notons que les ONG sont quant à elles prêtes à aider tout pays (et notamment la france) à se donner de formidables gisements d’économie d’énergie (civiles comme militaires d’ailleurs).
Ah, on me souffle à l’oreille que c’est de la décroissance et que sarkoplus n’en veut pas. Continuons donc à poluer gaiement !
Je me rappelle l’époque où Mitterand nous expliquait que la technologie nucléaire vendue par la France au Pakistan ne lui permettrait en aucun cas d’accéder à la bombe...
25 ans plus tard, les mêmes âneries...
On peut toujours rêver d’un jour où les politiques apprendraient des erreurs de leurs prédéceseurs...
MH
C’est exact : la bombe pakistanaise ne doit pas grand’chose a la France. Elle doit par contre beaucoup...aux Pays Bas et a l’Allemagne.
Qu’on en juge : le pere de la bombe pakistanaise (je ne me rappelle pas son nom, disons Khan) avait vole a la suite d’un stage dans la compagnie URENCO ’aux pays-bas, je crois) les plans des centrifugeuses qui permettent de separer par ultra-centrifugation le U238 et le U235. Rentre dans son pays, il a organise dans le monde la fabrication de ses machines par pieces detachees..
Le plus difficile, ce sont les paliers de roulement de ces centrifugeuses, et ce sont des entreprises allemandes qui l’ont realise, au moins en partie. Ignoraient-elles a quoi cela pouvait servir ? Peut-etre...
En tous cas, ce sont ces progres dans la mecanique qui rendent cette methode si efficace que je doute que les futurs candaidats a la bombe utilisent jamais un reacteur nucleaire pour produire le plutonium, autre moyen de faire la bombe. Cela va aussi aboutir a la disparition de la vieille usine Georges Besse a diffusion gazeuse et a son remplacement par le procede URENCO.
Pour notre ami Khan, ca a commence a beaucoup chauffer pour lui quand on s’est apercu qu’il avait fourni l’Iran, la Coree du Nord et la Lybie en centrifugeuses : la les americains n’ont plus ferme les yeux, et il est en residence surveillee. Je parle de memoire, mais l’histoire est connue, on peut en trouver unr ecir moins approximatif que ce que j’ai dit.
Dernier point : l’offensive contre ces pratiques semble plus efficace qu’on pouvait penser : la Coree du Nord semble abandonner, la Lybie, lasse d’etre mise a l’index a "confesse ses fautes", et collabore pleinement avec l’IAEA et l’Iran est soumise a de tres serieuses pressions : il semble tres couteux de transgresser les interdits pour ces pays !
Reste que je pense que les grandes puissances sont mal placees pour precher la Vertu....
Karva










