Suite au Grenelle de l’environnement, c’est une question que nous pouvons légitimement nous poser car ce sont bien les ONG et syndicats qui ont été les interlocuteurs du gouvernement et non les mouvements politiques tenants de l’écologie politique.
D’ailleurs, dans son édito du 26 octobre, le journal Le Monde écrivait « Cette montée en puissance des ONG est, en soi, un changement considérable dont on n’a pas fini de mesurer les effets. »
Cette remarque me semble très juste et amène la question suivante : si l’on souhaite faire avancer l’écologie comme citoyen,
où s’engager ?
Autant je pense que l’approche politique est structurante pour notre
société, autant il apparait que les mouvements purement écologistes
n’ont pas de prises réelles sur les décisions et qu’il vaut mieux, en
tant que citoyens, soutenir et s’investir dans des associations et
éventuellement adhérer à des mouvements politiques, mais ceux ci
devraient alors avoir une autre forme ou un autre positionnement.
En effet, il m’apparait
évident que les défenseurs de l’écologie politique ne peuvent plus se
maintenir en l’état, à savoir jouer la carte de l’indépendance. Cette
carte n’apporte rien et ne fait pas progresser les idées écologistes
dans notre société (cf le Grenelle). L’idéal aurait été que ces
mouvements se regroupent ou tout du moins, cherchent à avancer ensemble
sur des dossiers essentiels. On aurait pu y croire l’an dernier, lors
de l’université d’été des Verts avec une Green Team (Hulot, Lepage et
Voynet réunis) mais rien n’est ressorti de ces échanges. Il aurait
fallu créer un mouvement central, vraiment écologiste et capable de
travailler aussi bien avec la droite qu’avec la gauche. L’occasion est
passée, elle ne repassera pas de sitôt donc, tournons la page et
cherchons d’autres chemins pour faire avancer nos idées sur un plan
politique.
Ainsi, il m’apparaît maintenant incontournable pour les mouvements
écologistes (les Verts, Cap 21 ou encore Génération Ecologie) de se
rapprocher des grandes formations (UMP/Modem et PS) pour les
sensibiliser aux enjeux environnementaux et gagner de l’intérieur la
bataille de l’écologie politique. Certes, ces mouvements ne sont peut
être pas enclins à entendre des idées nouvelles mais il me semble que
c’est le seul moyen pour faire avancer les dossiers.
Curieusement, alors que les enjeux environnementaux seront au coeur des
décisions du 21ème siècle, l’écologie politique ne trouve hélas pas de
forme réelle ou de prise avec les citoyens. Les questions posées sont
certainement anxiogènes mais elles doivent être traitées.....c’est
pourquoi, à titre personnel, je pense qu’il faut s’engager dans des
associations de défense de l’environnement, sur un plan local. Quant à
l’approche politique, je suis partisan d’un travail de fond et de
sensibilisation des élus et militants des « grands » mouvements. Il
faut que les écologistes soient de véritables apporteurs d’idées et de
solutions, qu’ils soient de véritables boites à idées pour les grands
partis mais au-delà, j’ai du mal à croire en leur avenir.
Mais vous, comment voyez vous votre engagement, en tant que citoyen, pour faire avancer l’écologie ? Plutôt associatif ? plutôt politique ? les deux ?
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bien sur ,, vous avez raison .il faut que les ecolos gauchos disparaissent et se fondent dans un parti politique "raisonnable""où l’on acceptera de reprendre leurs idées apres décantation réaliste mais , allez dire ça a l’arriviste voynet ou a la grande gueule mamère et puis , qui en voudra de ces irresponsables qui feront perdre du temps avec des elucubrations stériles ? ?...
j’ai déja proposé ça et j’ai soulevé un tollé général ...








