Dans son hebdomadaire sur France Info, Michel Serres nous livrait une analyse du rôle que tiendrait la pollution dans notre mode d’occupation des territoires. La pollution humaine est aussi un acte d’appropriation de l’espace, et par là de constitution identitaire.
Extrait audio d’après Michel Serres, « Le sens de l’info » animé par Michel Polacco, France Info, 28 Octobre 2007.
Selon les analyses que nous offre l’éthologie, l’acte de pollution est un acte d’appropriation de l’espace. Aussi nous sera-t-il difficile d’arrêter de polluer sans que cela ait des répercussions sur la représentation que nous avons de la question du ‘‘propre’’, de la propriété, de l’appropriation de l’espace et de l’identité humaine. Faire en sorte que l’appropriation de l’espace identitaire ne doive rien, désormais, à l’excrétion (urine, sperme, matière fécale, sueur, etc), que cet appropriation de l’espace ne doive rien à ce qui sort du corps ‘‘propre’’ suppose comme préalable une compréhension de la naissance du psychisme humain et une psychanalyse de l’excrétion : processus jusqu’alors matriciel à l’identité, essentiel à la constitution d’un soi ‘‘propre’’.
Thèmes
De la vraie bouillie pour les chats. Pur produit de masturbation cérébrale. Pitoyable baudruche pseudo intellectuelle.
Vous avez peut-être raison, ou pas, tel n’est pas mon propos... bien qu’écarter toute piste de reflexion d’un revers de clavier me paraisse un geste assez peu "écologique". Peu importe la "biodiversité" des idées.
Il me paraît important de souligner que sans un apport "intellectuel" consistant, l’écologie ne sera qu’une révolution verte comme les autre, menée dans l’urgence. Vous pensez sans doute pouvoir faire l’économie de ce type de réflexion, je ne crois pas. Précisement parce que je ne crois pas au progrès spontané d’une génération sur l’autre, tout comme je crois pas à un sens du progès tout court. Les anciens ont fait des erreurs, mais aujourd’hui nous aurions tout compris ? Il suffirait de faire l’inverse de ces idiots ? Malheureusement très peu change, le "je sais tout" se déplace et les erreurs se répètent à vitesse accélérée quand on ne parle plus que d’urgence à la place de l’écologie, d’humanitaire à la place de développement et ainsi de suite... Le principe de précaution s’applique aussi au solutions prônées par l’écologie et ceux qui y travaille. La pensée écologique nous confirme que le monde et nos representations sont incertaines, alors faisons en sorte que cela puisse être un atout au service de la régénération de nos pensées.
Les bonnes intentions ne suffisent pas, sauf à imaginer un sauvetage sans objet. Sauver pour sauver et passer le temps. Mais de quoi parle-t-on au juste ? Quelle est votre nature ? On s’écroule à ne jamais penser contre soi-même.
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