“Anesthésier et transporter un ours polaire est très risqué. On peut quand même le tuer. Et puis cela veut dire mobiliser un hélicoptère, un bateau, dépenser du carburant. Bref, si l’on pense à ce qui est le mieux pour l’environnement, peut-être est-il préférable d’abattre un ours polaire s’il en vient en Islande”… Voilà une déclaration de Magnus Andersen, biologiste à l’Institut polaire de Svalbard (Islande) dans un article paru dans le Monde, par Olivier Truc.

Victimes du réchauffement climatique, deux ours polaires arrivés en Islande ont été abattus… Le premier le 3 juin, le second le 16 juin. Tout simplement tués par balle alors qu’ils étaient “paumés”, devrait-on dire. Originaires du nord du Groenland, ces ours ont probablement été piégés par un mouvement des glaces. Comme l’explique justement le journaliste, “leur technique de chasse au phoque repose dessus. Moins de glace le long des côtes signifie que les ours doivent aller plus loin sur la banquise, au large, où ils risquent de se faire piéger lorsque des blocs se détachent“… Il reste actuellement entre 20 000 à 25 000 spécimens de cette espèce, autour du pôle Nord, et dont la survie dépend de la Banquise.
Accident ou pas, malchance ou non, il demeure que la loi de Reykjavik (qui protège l’ours blanc en Islande tant qu’il ne représente pas un danger pour l’homme) est, pardonnez moi, non seulement caduque, mais surtout débile - et les hommes qui l’ont suivie encore plus : ces ours cherchaient surtout à s’alimenter (a priori le second, réfugié dans une ferme, mangeait des oeufs, et pas les moutons !… et encore moins les fermiers) et je trouve ça scandaleux et honteux d’en arriver là ou alors on m’explique comment le danger se mesure (oui, je ne me suis encore retrouvée devant un ours et c’est facile de dire ça, mais, vous ne me ferez pas dire le contraire, d’avis que les mythes autour de l’ours sont toujours aussi féroces dans ces contrées ! Surtout quand on apprend à la fin de l’article qu’un rêve sert de présage pour la suite des événements… et non pas la simple et cruelle vérité du monde dans lequel nous vivons…) Le jour où les hommes migreront de la même manière d’ailleurs, les traiterons-nous aussi comme des chiens ? (et c’est déjà le cas pour certains que l’on expulse n’est-ce pas, en France…) L’homme est un loup pour l’homme, c’est ça… Et pas que, c’est surtout un pauvre c… parfois ! Trop souvent. Malheureusement.
Voilà deux vidéos sur le sujet …
La première d’une télé islandaise (sous-titrées en anglais)
La seconde de nos voisins anglais (en anglais donc)
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Nicolas Hulot disait qu’on juge une société à la façon dont elle traite ses animaux ...
Je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas simplement utilisé une seringue anesthésiante pour ensuite garder l’ours en sécurité jusqu’à ce qu’un bateau le conduise dans ses contrées polaires ? Oui, c’est plus couteux, mais tellement plus humain. L’homme est parfois pire que les animaux qu’il abat.
Oui, tout cela est bien triste.
C’est plus que triste, cela me rend furieux de me remémorer cette barbarie. Les choses de ce genre s’accumulent et commencent vraiment à me peser très lourdement.
"Le jour où les hommes migreront de la même manière d’ailleurs, les traiterons-nous aussi comme des chiens ? (et c’est déjà le cas pour certains que l’on expulse n’est-ce pas, en France…) "
Trouvez pas que vous poussez le bouchon un peu loin, non ? Dites nous où et quand en France des hommes (émigrés puisque c’est bien à eux que vous faites allusion n’est-ce pas ?) ont été abattus à coup de fusil quand ils ont mis les pieds en France.
« il demeure que la loi de Reykjavik (qui protège l’ours blanc en Islande tant qu’il ne représente pas un danger pour l’homme) est, pardonnez moi, non seulement caduque, mais surtout débile - et les hommes qui l’ont suivie encore plus : ces ours cherchaient surtout à s’alimenter (a priori le second, réfugié dans une ferme, mangeait des oeufs, et pas les moutons !… et encore moins les fermiers) et je trouve ça scandaleux et honteux d’en arriver là ou alors on m’explique comment le danger se mesure »
Si la loi islandaise a été ainsi faite c’est certainement que dans la passé il a été nécessaire de la faire ainsi pour 1. protéger l’ours blanc tant qu’il ne constitue pas une menace pour l’homme et 2. protéger l’homme lorsque l’ours devient dangereux. C’est donc que l’ours peut devenir dangereux pour l ‘ homme.
Si une loi concernant l’ours blanc a dû être faite en Islande, c’est que des ours blancs ont déjà pu venir du nord du Groenland jusqu’en Islande et que les deux en question n’étaient pas les premiers…..
Ces ours cherchaient « surtout » (c’est vous qui écrivez surtout, ce qui veut dire qu’ils ne faisaient probablement pas que çà) à s’alimenter. Un mangeait des œufs, pas les moutons, ni les fermiers. Certes mais peut être est-ce uniquement parce que ce sont les oeufs qu’il a trouvé d’abord. Rien ne dit que si le fermier ou la fermière ou les enfants s’étaient manifestés d’abord, ils n’auraient pas constitué le premier repas de l’ours. Croyez vous vraiment qu’un ours affamé (il a apparemment dérivé sur son bout de glace pendant un bon moment), qu’un ours habitué à chasser les phoques dont il se nourrit normalement, hésiterait à s’attaquer à un homme ? Le croyez-vous ? Et je pense que les islandais et plus particulièrement Magnus Andersen, biologiste à l’Institut polaire de Svalbard (Islande), en savent bien plus que vous sur les mœurs des ours blancs et que eux ne s’adonnent pas à la sensiblerie anthropocentrique.









