Après l’interdiction des bocaux ronds pour accueillir des poissons
rouges à Rome, leurs homologues cisalpins peuvent être tranquilles : en
Suisse ils ne seront plus éliminés dans les toilettes ou dans le
congélateur mais dûment assommés avant d’être tués, aux termes d’une
législation de protection des animaux entrée en vigueur le 1er
septembre 2008.
La nouvelle "ordonnance" réglemente dans le moindre détail le
traitement à réserver aux animaux, qu’ils soient d’élevage, de
compagnie ou destinés à des expériences scientifiques, ou sauvages
lorsqu’ils vivent dans des cirques, zoos ou vivariums privés.
Les individus de certaines espèces comme les perruches et les hamsters,
ne pourront pas être seuls. De même, les lamas, alpagas et yacks
devront être en contact avec des congénères tandis que moutons et
chèvres devront avoir au moins "un contact visuel avec des congénères".
Les porcs auront une douche à leur disposition pour les rafraîchir. Les
chevaux devront "avoir des contacts visuel, auditif et olfactif" entre
eux tout en ayant la possibilité de s’éviter. Les locaux où ils sont
détenus "ne doivent pas comporter d’impasses" et l’utilisation de fil
de fer barbelé pour leurs enclos est proscrite.
Une longue annexe à la réglementation précise les surfaces minimales à
allouer aux animaux, un éléphant mâle ayant par exemple droit à un box
de 30 mètres carrés alors que les femelles devront se contenter de la
moitié.
Si cette démarche n’est pas forcément la meilleure voie pour améliorer
la condition animale et si elle peut surprendre, il n’en demeure pas
moins qu’elle dit deux choses fondamentales sur l’évolution de notre
rapport éthique à la nature.
Tout d’abord les animaux sont des personnes légales. On ne va pas
jusqu’à dire que les autres animaux ont des droits, la formulation
reste timide et attribue plutôt des devoirs aux humains qui les
retiennent. Mais on voit bien comment progressivement l’éthique, ou
plutôt ici le droit, étend sa protection aux autres espèces.
Ensuite, et c’est probablement là l’avancée la plus significative,
cette loi ne fait pas de spécisme ou d’anthropocentrisme mais prend
acte des enseignements de l’éthologie. Ainsi, ce qui est recommandé
pour assurer un minimum de qualité de vie aux espèces qui ont à faire à
nous, ne correspond pas à ce que nous projetons sur leur besoin ou ce
que nous imaginons anthropocentriquement comme bon, mais ce qui
correspond réellement aux besoins de chaque espèce.
crédit photographique : Olivier Martin Delange
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qui peut le plus peut le moins Zygomar !
Les protecteurs des animaux sont souvent aussi des altruistes sauf quand ils sonttrop dégoutés des horreurs commises par les humains, sur les humains et les autres animaux.
En fait plus que des droits des animaux, il serait plus juste de parler des droits des humains vis à vis des autres animaux. Droits que les humains s’octroient depuis la nuit des temps, tels de bons dictateurs (à comprendre au sens propre comme au sens sale) ;-/
quand il ne peut pas dauber il trouve des subterfuges zygomar,opposer la protection de l’enfance et celle des animaux et de la nature est complétement débile,car elle part souvent de la même démarche intellectuelle
"....opposer la protection de l’enfance et celle des animaux et de la nature est complétement débile,car elle part souvent de la même démarche intellectuelle "
>>Beati pauperes spiritu.....
Zoos, l’enfer du décor est un documentaire, qui explore la question de l’enfermement animal au sein des espaces zoologiques. Le film interroge la position à adopter vis-à-vis de cette forme d’exploitation animale, qui est de plus en plus contestée.
En attribuant une place de choix au dialogue, et par la présence de nombreux intervenants : historiens, philosophe, éthologue, assistant zoologique, militants, etc., le film fait naître une réflexion pertinente, et développe ainsi plusieurs problématiques directement liées à la question de l’enfermement animal.
Zoos, l’enfer du décor nous replonge à l’époque coloniale, lors de la naissance du zoo, et nous explique son évolution jusqu’à nos jours, ainsi que les remises en question qu’il a subi. Le film dévoile le quotidien des animaux en captivité, puis amène une critique des différentes justifications de cette entreprise (intérêt pédagogique du zoo, sauvegarde et réintroduction des espèces, études scientifiques, etc.), et apporte des informations méconnues du public des zoos (chiffres alarmants concernant le taux de mortalité des animaux sauvages en captivité, les comportements stéréotypés des animaux, le commerce illégal, etc.).
Enfin, le film s’oriente vers une réflexion plus éthique, concernant le sentiment de soi de l’animal, sa souffrance physique et mentale. Zoos, l’enfer du décor détaille les critères de considération morale que l’Homme devrait avoir envers l’animal, définis en fonction de la capacité de l’animal à ressentir plaisirs et souffrances. Ces critères sont négligés au sein de nos sociétés, dans lesquelles le spécisme occupe une large place.
Sortie en 2007 Durée 90 minutes Disponible en DVD sur a boutique de www.l214.com









