Comment répondre au déficit d’enneigement dans les stations de sports d’hiver ? Une étude de cas pour école de management :
Cet hiver, avec trois ou quatre petites chutes de neige qui se sont produites au bon moment - avant les vacances scolaires de Noël et de février - les grandes stations de sports d’hiver ont pu sauver leur saison. En dessous de 1.800 mètres les situations sont plus contrastées suivant les massifs, mais dans l’ensemble cette saison 2006-2007 est à oublier, en croisant les doigts pour que ça ne se reproduise pas trop vite ! Ce ne sont pas les investissements en enneigement artificiel qui répondront au manque de neige, car il risque de ne plus faire assez froid pour en produire d’une part, et d’autre part les surfaces enneigées artificiellement restent modestes par rapport à celles des pistes.
Depuis 1985, la baisse de l’enneigement est constante, et on ne sait si la tendance va se poursuivre, ou enfin s’infléchir vers le haut pour retrouver des températures et des chutes de neige qui permettent la pratique des sports d’hiver ; jusqu’à ce jour, la fréquentation des stations s’est maintenue, mais on n’est pas à l’abri d’un effondrement si le déficit d’enneigement continue de croître, d’autant que l’offre d’hiver pour les « destinations soleil » est de plus en plus attractive, notamment en terme de prix. Un séjour de ski est une lourde dépense pour une famille (voyage, hébergement, location de skis, forfaits de remontées mécaniques) et seul le « plaisir neige » (cette drogue douce et saine) peut le justifier. Les Français, qui aiment la « pierre » et la pratique des sports de neige, ont investi pendant près de quarante ans en montagne pour créer ces stations internationales, mais il y a un risque de désinvestissement si la neige devient trop rare, notamment dans les stations de moyenne altitude. Ces deux facteurs - baisse de la fréquentation et désinvestissement immobilier - préoccupent les opérateurs touristiques, car c’est toute l’économie des sports d’hiver qui en serait bouleversée. Et certains ont déjà orienté leur stratégie de développement vers des activités autres pour se mettre à l’abri de ce risque de mauvais enneigement.
Ainsi, la Cie des Alpes (CDA) a été créée en 90 par la Caisse des Dépôts (CDC) pour gérer les remontées mécaniques des grandes Stations de sports d’hiver françaises - Tignes, Les Ménuires, La Plagne, Les Arcs, Chamonix - à travers des contrats de concession de service public signés avec les communes de montagne, pour industrialiser cette activité et gérer au mieux les stations face à la concurrence internationale. La Caisse des Dépôts leur garantissait la pérennité de son engagement, en détenant 100% de CDA.
Or la Cie des Alpes s’est, dès le début des années 2000, après une introduction en Bourse et l’ouverture de son capital à d’autres investisseurs, développée sur un autre métier, la gestion des Parcs de loisirs (Astérix, Musée Grévin, Walibi etc.), avec la volonté d’y devenir un leader mondial. La Cie des alpes a donc orienté sa croissance externe vers des activités qui sont à l’abri de ce péril climatique - ou qui pourraient en bénéficier. Le titre Cie des Alpes a superformé l’indice de la Bourse - ce qui laissera sans doute insensibles les autres agents économiques des Stations !
Aux communes de montagne, ses partenaires à travers les contrats de concession - qui avaient misé en 1990 sur la garantie qu’elle leur apportait -, de trouver elles-mêmes d’autres réponses pour faire vivre les Stations !
Une étude de cas sur la fragilité des engagements publics ? Sur les stratégies des grands groupes face aux risques climatiques ? Ou tout simplement sur un modèle de management qui fait litière des engagements passés, pour rechercher le meilleur retour sur investissement en limitant la prise de risques ?
Moi je n’ai qu’un souhait c’est que les stations de ski disparaissent. Economie et écologie sont strictement incompatibles et préserver l’avenir nous oblige à choisir l’écologie.
Voir ici comment La station de Flaines détruit le plus grand et le plus beau Lappiaz d’Europe qui a mis quelques centaines de millions d’années à se former
ou dans ce document comment pour relier 2 stations on s’apprête à détruire un vallon sauvage classé en Znieff et où pousse une fleur unique en Europe.
entierement de l’avis d’Emmanuel, les stations de ski ont des comportement honteux et j’espere bien que le rechauffement climatique leur apportera des faillites bien meritees. :->
troll,
ce sont des sociétes privées qui auront besoin de l’argent du public pour survivre.
T’inquiètes pas pour elles, leurs patrons s’en tireront toujours...
en dehors des grandes stations, de type industriel (la plagne, val thorens, les ménuires...)les stations de moyenne montagne font vivre des miliers de personnes : hoteliers, restaurateurs, guides de moyenne montagne, petits commerces, agriculteurs qui arrondissent leurs revenus annuels et peuvent vivre décemment grâce à l’apport du tourisme. elles sont une réponse apportée à la désertification industrielles des vallées que ce soit dans les alpes, les pyrénnées, le jura, le massif central ou les vosges
à contrario des poids lourds que représentent ces grandes stations, les petites privilégient l’approche de la montagne : ski de fond, raquettes, randonnées en traineau et leurs pistes sont intégrées au paysage, puisqu’en été, elles servent de paturage au bétail.
alors, au lieu de jeter le bébé avac l’eau du bain, ayez un peu la curiosité de vous renseigner sur l’impact que de telles faillites pourraient avoir sur l’existence de milliers de personnes.
tiens allez prennons la derniere ou je suis alle : Combloux (desole je vis en 74 alors les stations de ski je connais pas mal...)...
le projet pour l’annee prochaine : une nouvelle telecabine qui n’apporte aucune descente en plus (elle servira juste a eviter de prendre un tire fesse et une telecabine)... bilan une trouee en plsu dans les sapins pour que dalle... alors excuses mais c’est bien gentil de vouloir defendre les petits contre les grands mais il faudrait voir un peu la realite en face...
apres si tu veux on peut parler des autres, de la clusaz et de son enneigement a l’helicoptere ou autre...
peut etre que les stations font vivre du monde, mais cela ne doit pas etre au detriment de notre environnement... total aussi fait vivre beaucoup de monde...
:->
claud3,
il vaut mieux jeter le bébé avec l’eau du bain pendant qu’on a encore de l’eau, bientôt prendre un bain deviendra hors de prix, alors baigner bébé...
viendez voir par chez nous, dans les vallées vosgiennes, jurassiennes, cévennoles...où on peut skier pour 15 euros/jour sans hyperstructures, faire des randonnées gratuites à ski de fond, nordique ou raquettes hors pistes damées ...où le tissu économique a été revitalisé grâce au tourisme vert : des dizaines d’emplois ont été créés dans l’hôtellerie, la restauration, la découverte nature... cela a sauvé beaucoup de fermes d’altitude et permit aux gens de rester dans leur commune...
le ski alpin est una abération environnementale, petite ou grosse station... dans les Pyrénées les stations ont vidé les barrages dès Noël pour faire fonctionner les canons à neige, sans parler de la montagne complètement défigurée par les pistes, télésièges, urbanisation, routes... quant aux balais de bagnolles pour accéder là-haut... Que l’on ne s’étonne pas du réchauffement climatique avec de telles pratiques au nom des loisirs, de l’économie et des emplois...
Bref on marche sur la tête mais pas mal de stations vivent certianement leurs dernières années de fonctionnement (celles sous 1500m)
C’est ça, détruisons tous ces sites touristiques qui dénaturent notre beau pays. Et si on commençait par les grandes villes cotières, surtout du sud, Monaco, Nice, Cannes etc. qui ont massacré (et continuent) au fil des années le paysage cotier. Et si on détruisait d’abord votre maison, qui a sûrement été construite sur le lieu où se développait une mousse rare...
Vous voyez, quand on pousse le résonnement imbécile de certains jusqu’à l’extrême, on retomberait rapidement à l’âge des cavernes.
Le problème aussi est que les gens se sont habitués à avoir de la neige pendant les vacances (noel et février) ces dernières années. Il y a 10 ou 15 ans, il n’était pas rare de ne pas avoir de neige pendant les vacances de noel. Aujourd’hui, si il n’y a pas de neige, c’est un scandale donc on fait tourner les canons à neige plus que de raison.
Cette année, tout le monde s’est plein du manque de neige mais finalement elle vient de tomber et on est revenu à des normales saisonnières. Les stations vont pouvoir sauver leur saison grace aux vacances de Paques. Il faut attendre l’année prochaine pour savoir si le manque de neige cette année est vraiment problématique. L’année dernière il y a eu beaucoup de neige mais ça, tout le monde semble l’avoir oublié.
Autre que le débat ecologique, personnellement je trouve que les medias en font beaucoup trop sur le déficit d’enneigement. A ecouter tf1 et france2, la haute savoie allait s’enfoncer dans la crise. Sans rire, à voir le nombre de porsche cayenne dans les laçets des montagnes j’ai du mal a y croire. De plus, exeptés les gens qui ont les moyens de se payer une semaine de vacance à la montagne ca interesse qui ? je crois pas que le deficit d’enneigement méritait une couverture aussi importante, et que ce sujet passe avant les évenements du darfour ca me fous la gerbe.
Je me souviens qu’il y a plus de 30 ans (années 60-70 quand j’étais gosse), j’entendais plein de gens dire "y a plus de saison, les hivers ne sont plus comme jadis, il n’y a plus de neige", pourtant sans aller à la montagne, je me souviens avoir vu tomber de la neige...sur la Croisette à Cannes à l’époque, et je me souviens de janvier 87, Paris et la région parisienne sous une épaisse couche de neige, -10°(le jour) pendant tout le mois.









