Article publié le 14 avril 2008
La situation n’est finalement pas nouvelle, pourtant elle a pris ces dernières semaines des proportions toutes particulières, semblant atteindre presque uniformément les sociétés humaines du monde. Alors que les prix des denrées alimentaires de base flambent (+45% en moyenne) un peu partout, l’on voit se multiplier les manifestations, qui au delà de "simples" revendications d’ordre économique, s’acheminent avec violences vers de véritables émeutes de la faim.
Premiers touchés, les pays en voie de développement sont également soumis à la précarité de leurs populations qui n’ont d’autre choix que de descendre dans les rues pour crier leur désarroi et leur colère face à l’impossibilité toujours plus insoutenable qu’elles ont de se nourrir.

Le Mexique : "pays symptomatique" de la crise alimentaire mondiale
Souvenez-vous à la fin de l’année 2007, la situation mexicaine avait fait grand bruit.
En
quelques semaines, le prix de la tortilla (aliment de base des
mexicains, comparable à notre baguette française) avait cru de
plusieurs pourcent et son inflation approchait alors les 35% sur 3 ans.
Les
causes de cette hausse continue des prix de la tortilla avaient été
multiples. Deux d’entre elles avaient été pourtant reconnu comme
particulièrement actives dans la survenue de la crise.
La
première cause relevait de la monopolisation du marché de la tortilla
par quelques entreprises mexicaines qui avaient joué de leur domination
jusqu’à pousser à la spéculation.
Producteurs de maïs et
transformateurs s’étaient alors entendus dans certains cas pour pousser
le prix de la tortillas à la hausse, notamment en limitant les
approvisionnements de la céréale au sein des grandes structures
agroalimentaires.
En parallèle de ce phénomène
monopolistique, l’on avait pointé du doigt l’utilisation toujours plus
fréquente que l’on faisait aux Etats-Unis du maïs et que l’on destinait de plus en plus à rejoindre le marché des agrocarburants.
Le
Mexique, véritablement dépendant du marché américain, notamment depuis
la signature en 1994 de l’ALENA (Accord de libre échange
nord-américain) qui lui garantissait un approvisionnement subventionné
à moindre coût, a dû revoir le prix de ses importations à la hausse
tant l’augmentation de la production d’éthanol a réduit les
possibilités d’exportations du maïs "américain" à des fins alimentaires.
Aujourd’hui, on retrouve bien ces deux éléments, véritablement consubstantiels à la crise mondiale.
Une crise des crises. Des situations contrastées
On
l’a dit, les pays en voie de développement sont les plus violemment
touchés par l’escalade des prix des denrées alimentaires de base et
leurs populations -au risque de nous répéter- demeurent fragiles face à
cette hausse tout azimut de la nourriture la plus nécessaire.
Dans
bon nombre de ces pays, à l’heure actuelle, il faut savoir que ces
matières premières agricoles constituent souvent pour une large partie
de la population la base mais également la majorité de leurs dépenses
alimentaires. Des matières premières "directement consommées" qui
peuvent représenter parfois jusqu’à 80% du budget d’une famille.
La
hausse de ces prix a plusieurs causes. Parmi celles-ci on retrouve les
mauvaises conditions climatiques qui ont tiré à la baisse les
productions céréalières des pays exportateurs, la demande croissante
des pays de "grand essor économique" tels que le Brésil, la Chine ou
bien encore l’Inde ainsi que la spéculation financière qui participe,
notamment au travers de la filière agrocarburant, de cette envolée des
coûts céréaliers.
Ces causes bien qu’universelles amènent pourtant des situations de crises contrastées.

En Afrique, continent de "toutes" les famines, la crise a provoqué les plus vives violences.
Débutées
en Mauritanie en novembre dernier, les manifestations que l’on nomme
désormais "manifestations de la faim" se sont très vite répandues sur
une large partie du continent, soulevant les populations Ivoiriennes,
Sénégalaises, Egyptiennes,...
La hausse du prix du mil ( céréale
très consommée en Afrique) tend à déboucher sur une crise humanitaire à
grande échelle. Une hausse qui pousse comme nous le précise
l’hebdomadaire burkinabé, San Finna, des populations entières au régime forcé, parfois des journées entières.
En
Egypte, ou la situation a été durant cette semaine relayée de manière
importante par les médias , le pain ainsi que le lait ont subi une
hausse de près de 100% en seulement une année poussant hors de ses
murs, une population égyptienne excédée par les proportions démesurées
prises par la crise.
En Haïti, ( pays le plus pauvre du continent
américain), les violences font également rage notamment au sein de la
capitale Port-au-Prince.
Là bas, c’est le riz qui pose problème. En
quelques jours le prix du "sac de riz" a connu une hausse de plus de
90% passant de 35 dollars à quasiment 70. L’impossibilité de se nourrir
est devenue telle que de nombreux haïtiens ont dû succomber bien malgré
eux ,aux galettes d’argiles .
Les
stocks de riz, à leur plus bas niveau depuis les années 70, pousse
également leur prix à la hausse. La PAM par exemple, qui achète un riz
de qualité inférieur ( 25 pour cent brisé) a vu ses dépenses s’envoler,
le prix de la tonne passant en quelques mois de 200 dollars à un peu
moins de 800 dollars. Et pour ne rien arranger de nombreux pays
exportateurs de riz ( Egypte, Inde, Pakistan,..) ont stoppé leurs
ventes et d’autres ( Vietnam, Chine,...), les ont fortement réduites.
Ainsi,
au sein de ces pays exportateurs, la crise demeure bien présente
obligeant par exemple les populations du Pakistan ou bien encore du
Bangladesh à attendre des heures pour acheter quelques sacs de riz
subventionnés. Au Cambodge, ce sont les programmes de cantines
scolaires qui ont été purement et simplement suspendu pour le reste de
l’année. Une situation qui laisse craindre le pire pour les démocraties
d’Asie ou des élections sont prévues pour l’année prochaine.
La PAM et les Nations occidentales sur le pied de guerre
Le Monde bien nourri s’inquiète.
Aujourd’hui,
on en appel à l’aide de la communauté internationale en l’exhortant de
mettre en oeuvre de réelles mesures afin de soutenir les pays pauvres
qui pourraient finalement entraîner dans leur chute, l’équilibre de
sociétés de plus en plus bancales.
Actuellement selon la FAO ( Food
and Agriculture Organization), 37 pays à travers le monde sont
confrontés à cette crise de manière très préoccupante.
Des solutions ont d’ores et déjà été imaginée pour faire face au risque d’un "véritable tsunami économique et humanitaire"( Louis Michel, commissaire chargé du développement au sein de l’U.E.)
La
BERD ( Banque européenne pour la reconstruction et le développement)
ainsi que la FAO ont inciter les pays d’Europe de l’Est, véritables
greniers à grain, à accroître leur production céréalière.
Les "pays
de l’est" ainsi que la Russie occidentale bénéficient en effet d’un
véritable potentiel productif encore mal exploité et peu développé. Un
potentiel qui pourrait grâce à des investissements, pallier en partie à
la crise et venir se greffer aux potentialités déjà saturées des
surfaces agraires des pays développés.
Il ne faudrait pas que cette crise entrave aux progrès réalisés en terme de développement, depuis déjà plusieurs années par de nombreux pays disent certains, qui craignent d’apercevoir au travers des récentes émeutes, le spectre d’une guerre de la faim.
Jacques Diouf, directeur général de l’organisation des Nations unies pour la FAO a appelé cette semaine les dirigeants du monde à un sommet d’urgence pour le mois de juin. Un sommet qui devrait apporter des réponses que l’on espère déjà, pas trop tardives.
Thèmes
Informations utiles, mais le problèmes est structurel :
La hausse des prix agricoles est une menace pour la sécurité mondiale, selon l’ONU
"...Ces révoltes de la faim ne sont pas de même nature que celles qui embrasèrent l’Algérie, l’Indonésie, le Vénézuela au tournant des années 1980-1990. Trois éléments se mêlent pour donner à la crise actuelle une dimension originale.
D’abord un paradoxe : c’est parce que des dizaines de millions d’hommes sortent de la pauvreté que des dizaines de millions d’autres y plongent davantage. Le développement spectaculaire de la Chine, de l’Inde, du Brésil fait émerger des classes moyennes qui accèdent à la société de consommation et se nourrissent de mieux en mieux. L’accroissement de la demande est la première cause de la flambée des prix des matières premières, qu’il s’agisse du fer, du pétrole ou des produits alimentaires de base.
Ensuite, le réchauffement climatique est à l’origine d’inondations, sécheresse, tempêtes et autres désordres qui affectent la production agricole. La pénurie en est accrue, alors que les besoins augmentent à toute vitesse.
Enfin, la raréfaction des ressources en hydrocarbures fait bondir les prix de l’énergie. Cela se répercute sur le coût des engrais, donc sur les prix agricoles. À cela s’ajoute la vogue des carburants verts, qui pousse de plus en plus à mettre dans les moteurs les huiles ou céréales qui servaient à nourrir les gens. D’immenses surfaces agricoles sont ainsi détournées des besoins alimentaires.
Il aura fallu des révoltes populaires pour que le risque que fait courir au monde l’augmentation du prix des céréales soit pris au sérieux. Louis Michel, commissaire européen au développement, redoute, à juste titre, « un vrai tsunami économique et humanitaire » en Afrique.
Pour l’éviter, il ne suffira pas que l’Union européenne, comme elle l’annonce, double son aide aux pays les plus pauvres. Il faudrait déjà qu’elle remplisse ses engagements passés. Or, son aide publique a baissé l’an dernier. Et la France, qui s’apprête à prendre la présidence de l’Union, est l’une des principales fautives. Encore faut-il aussi revoir de fond en comble les politiques de développement..."(Ouest-France)
Google : emeutes de la faim
Matières premières et inflation mondiale :
"...Ce n’est pas ces évolutions ou des accidents climatiques qui expliquent le triplement (et plus) du cours du blé depuis janvier 2006 ! Allez plutôt voir du côté des grands marchés du blé, du soja, du maïs au Chicago Mercantile Exchange. Les banques d’investissement y prennent de fortes positions. En l’absence d’un marché organisé pour le riz, certains fonds d’investissement en financent le stockage (accaparement).Le même raisonnement vaut pour le pétrole (ou les métaux). La hausse verticale des graphiques de prix ne s’explique qu’en faible partie par la faiblesse des investissements au cours des dernières années. La vérité est plutôt que ces investissements paraissent absolument dérisoires au regard des positions prises à la hausse par des... banques sur le Nymex à New York ou sur l’International Petroleum Exchange à Londres. Les marchés sont déréglés parce que l’or noir et jusqu’aux denrées agricoles sont devenus des valeurs « refuges »."
Tempête sur les grain :
"...les terres consacrées aux cultures de biocarburants de synthèse ne sont plus disponibles pour les cultures vivrières, ce qui fait que les subventions aux biocarburants sont un facteur majeur dans la crise alimentaire. On pourrait décrire les choses de cette façon : les gens meurent de faim en Afrique afin que les hommes politiques américains puissent gagner des voix dans les Etats agricoles des USA....l’une des raisons pour laquelle la crise alimentaire a pris aussi rapidement des proportions si dramatiques c’est parce que les principaux acteurs du marché des céréales ont fait preuve d’un coupable laisser aller.Les gouvernements et les vendeurs de céréales du secteur privé maintenaient habituellement des stocks importants, pour le cas où une mauvaise récolte aurait provoqué une pénurie soudaine. Au fil des ans, toutefois, on a autorisé ces stocks de précaution à diminuer, principalement parce que tout le monde en était venu à imaginer que les pays souffrant de mauvaises récoltes pourraient toujours importer la nourriture dont ils avaient besoin.Cet état de fait a rendu l’équilibre des ressources alimentaires mondiales très vulnérable à une crise affectant de nombreux pays à la fois - de la même façon que la commercialisation de titres financiers complexes, censée répartir les risques, a rendu les marchés financiers mondiaux très vulnérable aux chocs systémiques..."
La crise alimentaire bouleverse la planète :
"...Certains Etats exportateurs garderaient leur marchandise pour la vendre au plus haut. Devant la panique, des pays producteurs comme le Vietnam, l’Inde ou la Thaïlande ont interdit les exportations. Des fonds spéculatifs sont aussi entrés dans la danse. "La variation des prix à court terme les a beaucoup intéressés. Et désormais, ils participent à cette volatilité du marché", analyse Andrée Defois, de la revue spécialisée Stratégie grains. En Europe, où la part du budget des ménages dans l’alimentation reste mesurée, les effets de la crise ne se font pas trop sentir. "Mais dans les mois qui viennent, le panier de la ménagère française va augmenter dans des proportions importantes, prévient Jean-Pierre Brun. Car il va bien falloir répercuter la hausse actuelle des prix.."
Désolé, les liens n’ont pas été enregistrés
La spéculation boursière sur les denrées alimentaires, je sais que je suis utopiste, mais ça devrait non seulement être interdit, mais considéré comme crime contre l’humanité.
Quels que soient les progrès dans tous les domaines de pointe (informatique, astronautique, hautes technologies), l’estomac a besoin d’être rempli, le mien, le tien, le vôtre, celui de chaque être vivant.
Et pourtant tous ces progrès sont illusoires : on peut parfaitement vivre sans Internet, sans ordinateur, sans voiture, sans téléphone… Mais on ne peut pas vivre sans manger.
Dans ce contexte de Famine Mondiale, les OGM finiront par s’imposer partiellement comme solution. Les Français au lieu d’orienter Intelligemment les Recherches sur les OGM, préfèrent s’interdire toute investigation et par la même s’exclure du débat scientifique, politique et social des OGM et de toute tentative de solution à une famine annoncée de 8 Milliards d’habitants ( déduction faite des 1 Milliards d’occidentaux Amérique du Nord + Europe élargie’). Quel égoisme des Français !
Les OGM sont en partie sinon totalement responsables de cet état de crise alimentaire, car leur développement repose sur la même logique de privatisation des semences et d’asservissement des agriculteurs aux firmes industrielles, pour leurs intrants, phytosanitaires et graines.
Dans de plus en plus de pays, il est interdit de commercialiser des semences anciennes reproductibles, ce qui entraîne leur disparition pure et simple au seul bénéfice des gros semenciers et de leurs semences brevetées ! Les semences reproductibles gratuitement par la nature disparaissent des champs et les paysans des pays en voie de développement deviennent les nouveaux serfs de la mondialisation, ou disparaissent pour laisser la place à d’énormes monocultures détruisant les forêts et la biodiversité, et non pas destinées à l’alimentation locale, mais à la consommation des bétails européens et américains ou des voitures à biocarburants.
Les biocarburants, "un crime contre l’humanité" d’après le rapporteur de l’Onu
AFP - Lundi 14 avril, 12h31
BERLIN (AFP) - La production massive de biocarburants est aujourd’hui "un crime contre l’humanité" du fait de son impact sur l’envolée des prix alimentaires mondiaux, a estimé Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation à la radio allemande.
"La fabrication de biocarburants est aujourd’hui un crime contre l’humanité", a-t-il lancé sur les ondes du Bayerischer Rundfunk.
M. Ziegler a appelé le Fonds monétaire international (FMI) à changer sa politique de subventions agricoles et à cesser de soutenir exclusivement des projets visant la réduction des dettes. L’agriculture, estime-t-il, doit être subventionnée dans des secteurs où elle assure la survie des populations.
Il a également critiqué l’Union européenne pour sa politique de subventions, l’accusant de dumping agricole en Afrique.
"L’UE finance l’exportation d’excédents alimentaires européens en Afrique (...) où ils sont proposés à la moitié ou un tiers du prix. Cela ruine totalement l’agriculture africaine", a-t-il déploré.
"En outre, la spéculation boursière internationale sur les matières premières alimentaires doit cesser", a-t-il dit.
Dans un entretien au journal français Libération, M. Ziegler a averti que le monde se dirigeait "vers une très longue période d’émeutes" et de conflits liés à la hausse des prix et à la pénurie des denrées alimentaires.
De son côté, le patron de l’organisme allemand de protection des consommateurs Foodwatch, Thilo Bode, s’est aussi insurgé contre la "politique commerciale meurtrière des pays industriels".
"Nous avons besoin d’une autre politique énergétique. Il n’est pas possible que nous remplissions nos réservoirs aux dépens des affamés", a-t-il dit à la télévision publique allemande ZDF.
Réagissant aux appels de mobilisation actuelle contre la faim, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück a affirmé à la radio publique allemande que "l’Allemagne ne se dérobera pas à une telle action".
L’envolée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie a provoqué la semaine dernière des émeutes en Haïti et en Egypte ainsi qu’une grève générale au Burkina Faso.
Comment peut-on encore parler des OGM pour lutter contre la faim dans le monde ?
80% des OGM servent à lutter contre la faim.... des animaux d’élevage des pays riches.
Au Etats-Unis, premier pays producteur d’OGM, selon les statistiques officelles 9,6 millions de personnes soufftrent de la faim dont 3 millions d’’enfants ! Dans la majorité des cas, on a faim parce qu’on est pauvre et qu’on ne peut pas acheter à manger.
Aucun OGM planté dans le monde n’a été conçu pour avoir des rendements accrus. On a soit des plantes insecticides, soit des plantes tolérantes aux herbicides. D’ailleurs, même le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis reconnaît que leurs rendements sont en moyenne un peu plus bas que ceux des variétés conventionnelles.
90% des OGM sont concentrés sur 5 pays : Canada, Etats-Unis, Brésil Argentine et Paraguay. Quant aux petits producteurs de coton, en Inde de nombre d’entre eux ont été poussés à la ruine et au suicide et en Afrique du Sud, nombre d’entre aux ont été ruinés et leur nombre a fortement diminué. En Indonésie la culture du coton GM a été abandonnée.
L’avènement des agrocarburants entraîne la destruction de certains écosystèmes (forêts, savannes) ainsi que la confiscation de terres réservées à une agriculture marginale. Ce sont des millions d’humains qui vont être expulsés de leurs terres. L’ONU parle de "réfugiés énergétiques" et estiment que dans les années à venir leur nombre pourrait atteindre 60 millions.
L’égoisme des Français ce n’est pas de refuser une technique (les OGM agricoles) qui sur le terrain est un échec mais ce serait plutôt de vouloir faire rouler leur voiuture avec la nourriture des autres.
Le plein d’un 4X4 représente la ration calorique annuelle d’un humain.
Assez de sottises sur les OGM. Aujourd’hui, il s’agit d’arrêter notre gaspillage et d’accepter de partager les richesses de la planète ...
MH









