Le CAS a rendu son rapport sur les perspectives énergétiques françaises aux horizons 2020/2050. C’est bien entendu une ode à l’énergie nucléaire. Concernant le développement de l’énergie solaire, sur la base de références qui contredisent de nombreux travaux intertionaux, le CAS en conclu que développer le photovoltaïque en France, c’est augmenter l’effet de serre et jeter l’argent des contribuables et des consommateurs d’électricité par la fenêtre.
C’est bien entendu une ode à l’énergie nucléaire, mais c’est dans l’ordre des choses, quand tous nos présidents successifs sont des vrp d’AREVA et du CEA. Et avec notre omniprésident, pas de rupture en la matière, plutôt une escalade au profit de Bouygues, mais nous dérivons ;-) ...
Là, dans ce rapport, écrit par une escouade d’énarques, de hauts fonctionnaires et d’experts, on dézingue en bonne compagnie et à mots à peine couverts, l’électricité solaire. Pas tant dans le corps du rapport et son ppt de présentation - très bien fait sur la problématique énergétique et climatique actuelle et future - que dans l’annexe.
C’est bien connu, le diable est dans le « détail » ;-) Là, il est dans l’annexe du rapport du CAS. Soit je ne comprends plus le français, soit ce que j’ai lu est un tissu de mensonges qui vise clairement à discréditer le développement de l’électricité solaire en France, pour les 40 prochaines années. Ainsi, au détour de la page 22/97 de l’annexe, on apprend que les émissions de CO2 indirectes du photovoltaïque (0,1 t de CO2/MWh) seraient supérieures aux émissions de CO2 du mix électrique français (0,07 tCO2/MWh). Ainsi, l’atomcratie française se cacherait derrière l’Université de Louvain pour attaquer fallacieusement le solaire. Car sur cette base, l’escouade du CAS en déduit page 25/97 que « dans les hypothèses de substitution des équipements solaires photovoltaïques à l’électricité produite en base ou par le « mix » énergétique, la valeur négative des ratios signifie que les émissions indirectes de CO2 engendrées par la fabrication des panneaux photovoltaïques ne sont jamais annulées par les émissions de CO2 évitées lors du fonctionnement des installations sur toute leur durée de vie.
On pourra regretter dans les tableaux page 25 et suivantes de l’annexe, qu’il n’y ait pas de tableau détaillé ou de note de calcul, sur le CO2 évité par le photovoltaïque lors de son exploitation. De toute façon, pour le CAS, l’équation est négative. Développer le photovoltaïque en France, c’est augmenter l’effet de serre et jeter l’argent des contribuables et des consommateurs d’électricité (CSPE) par la fenêtre.
Heureusement que le ridicule ne tue pas, car, là, on frôlerait l’hécatombe franchouillarde. Car il y a une faille énorme dans cette argumentation à charge contre le solaire, qu’ouvrent et remplissent les nombreux travaux scientifiques internationaux. Tous sont unanimes pour l’analyse du cycle de vie (ACV) du photovoltaïque : le temps de retour énergétique (quantité d’énergie => CO2 nécessaire à la fabrication / quantité d’énergie sans CO2 produite pendant les 25 ou 30 ans de durée de vie des modules solaires) est de 2 à 6 ans. Selon les travaux de l’école des mines de Paris (étude Armines 2003), un système photovoltaïque produit entre 4 et 7 fois plus d’énergie primaire que la quantité consommée sur le cycle de vie. Donc, il devrait économiser 4 à 7 fois plus de CO2 que sa fabrication a nécessité. Ces travaux sont corroborés par un autre rapport de l’Agence Internationale de l’Energie, groupe de travail PV-PS : « Compared assessment of selected environmental indicators of photovoltaic electricity in OECD cities » (2006) qui indique pour la France un temps de retour énergétique entre moins de 2 ans (modules en toiture à Nice) et un peu plus de 4 ans (modules en façade à Paris).
Si Fillon suit les conseils du CAS pour empêcher le développement de l’électricité en France, il va passer pour un rigolo au niveau européen, voir mondial... Fraudait peut être dire à l’omniprésident, que le CAS raconte n’importe quoi sur le solaire, et que 85 % des français sont pour son développement. Car les préconisations du CAS sont claires (rapport, partie 6, page 130/161 Conditions de mise en œuvre d’une politique énergétique), il préconise d’arrêter de soutenir le photovoltaïque en France. « Réévaluer les politiques en cours : à partir de quel coût de la tonne de carbone évitée peut-on financer une politique de soutien ? Faut-il maintenir des obligations d’achat révélant des prix de cette tonne sans aucun rapport avec les prix évoqués généralement par les experts ?(..). Quand faut-il arrêter une politique de soutien ? ... »
Je
propose une porte de sortie honorable à l’omniprésident, qui fera
plaisir aux français et remettra le CAS de Fillon à sa place. Comme
l’électricité française est la moins carbonée d’Europe, autant en
profiter pour développer massivement l’industrie solaire en France.
Elle aura la meilleure note d’ACV au monde, nous serons les champions
pour les panneaux solaires à la plus faible charge de carbone (moins de
CO2 pour la fabrication, cqfd ;-) De là être les champion des bâtiments
à énergie positive, il y a un bout de chemin, que l’on ne fera pas en
tuant dans l’œuf l’industrie solaire en France !
A quand la fin des lobbys et de l’industrie du nucléaire en France et des politiciens aux pratiques d’un autre âge...
Je propose que chaque entreprise française et chaque foyer français souscrivent un abonnement de fourniture d’électricité d’origine 100% renouvable.
Les producteurs possédant du nucléaires dans leur mix de production seraient bien embêtés...
"Je propose que chaque entreprise française et chaque foyer français souscrivent un abonnement de fourniture d’électricité d’origine 100% renouvable.
Les producteurs possédant du nucléaires dans leur mix de production seraient bien embêtés..." Oui oui oui... et avec quoi vous vivrez les jours de pluies ??? de la belle idéologie écologiste qui se discrédite d’elle même ! Bravo.
"et avec quoi vous vivrez les jours de pluies ? ? ?"
De l’hydroelectrique ?
Pour info, l’hydroelectricite c’est entre 15 a 20% de la production d’elect Francaise.
Je viens enfin de comprendre pourquoi est sorti du virtuel ce site clone d’Agoravox. Des gens bien gentils reveurs se gargarisent en tournant autour d’une planete verte virtuelle et pensent transformer le monde en une demi seconde. Bravo, continuez... Un tel article s’il passait sur AV il se serait fait demonter en deux temps trois mouvements. Mais probablement que c’est inutile de perdre son temps a essayer de ramener sur terre des ideologues vert de rester virtuel... Restez sur NaturaVox, en plus je n’y reviendrai plus.
La production d’électricité par des énergies renouvelables est possible. La démonstration en est faite en Allemagne, dans le Harz.
Réseau d’électricité 100% renouvelable en Allemagne
Cela est possible en combinant plusieurs sources d’énergies renouvelables qui se complètent mutuellement : éolien, photovoltaïque, biogaz, hydraulique. Le pompage-turbinage (STEP) est utilisé pour lissé un partie de la production en relation avec la consommation, de même que le biogaz est utilisé aux moments de plus forte demande.
L’idéal pour le climat serait de produire en France du silicium avec notre électricité peu carbonée, pour le vendre chez nos voisins à électricité carbonée (sauf la Suisse).
Les calculs du CAS sont parfaitement exacts, ET le photovoltaïque est intéressant en Allemagne, Espagne etc... "Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà", il faut tenir compte de l’existant de chaque pays avant de porter des jugements à l’emporte-pièce. En substitution à l’électronucléaire, il ne rapporte presque rien en émissions de CO2 évitées, en substitution au thermique à flamme, il est payant. C’est comme ça, même si ça ne colle pas avec votre idéologie.
Face au déréglement climatique, péril pesant des dizaines de milliers de Tchernobyl, il faut investir dans ce qui rapporte le plus en émissions de GES évitées ; en France (souligné 4 fois), c’est l’isolation des bâtiments anciens qui serait la plus payante (20 fois plus que l’éolien industriel, p. ex.) - en passant, ça ferait aussi baisser la consommation d’électricité, ce qui sera bien utile quand la climatisation et les recharges à domicile de véhicules électriques ou hybrides commenceront à peser.
Enfin, là n’est pas l’essentiel dans le rapport du CAS.
Il démontre surtout que l’objectif "facteur 4" pour la France seule n’est pas réaliste, et qu’il faut obtenir que cet objectif soit adopté pour la Communauté européenne, globalement et sous la forme d’un taux commun d’émission de GES par habitant, afin d’éviter d’énormes distorsions de compétitivité entre pays membres (et les délocalisations qui vont avec).
Cher Cassandre,
Je voudrais que vous m’expliquiez la robustesse des calculs du CAS. Si je conviens avec vous que le photovoltaïque économise moins d’émissions de GES pour un mix électronucléaire français, que pour les mix allemands ou espagnols. Je m’interroge sur la validité de l’hypothèse de calculs du CAS pour le photovoltaïque.
Ce dernier considère des émissions de CO2 indirectes du photovoltaïque (0,1 t de CO2/MWh) sont supérieures aux émissions de CO2 du mix électrique français (0,07 tCO2/MWh). C’est à mon avis là que se situe la principale erreur dans la feuille de calculs du CAS.
Hors, les travaux internationaux sur l’analyse du cycle de vie (ACV) du photovoltaïque nous disent que le temps de retour énergétique (quantité d’énergie => CO2 nécessaire à la fabrication / quantité d’énergie sans CO2 produite pendant les 25 ou 30 ans de durée de vie des modules solaires) est de 2 à 6 ans.
Donc, l’affirmation du CAS comme quoi "les émissions indirectes de CO2 engendrées par la fabrication des panneaux photovoltaïques ne sont jamais annulées par les émissions de CO2 évitées lors du fonctionnement des installations sur toute leur durée de vie", est fausse. Car le photovoltaïque va rembourser sa charge de carbonne, et évite des émissions sur sa durée de vie.
Je ne porte pas de jugements à l’emporte-pièce, cher Cassandre. Je suis parfaitement conscient, qu’à l’aune du critère CO2 dans le contexte électronucléaire français, le photovoltaïque n’impacte pas de façon importante les émissions de CO2 évitées. Mais de là à écrire comme le fait le CAS, que le photovoltaïque ajouterait des émissions de GES s’il se développait en France, il y a un pas que les tenants de l’idéologie atomique franchissent allègrement...
Pour conclure, je suis bien entendu très favorable à un programme d’isolation des bâtiments existants. Mais cela ne m’empèche pas de vouloir amener un peu de vérité, dans le mauvais procès que fait l’atomcratie française, au développement de l’électricité solaire.
L’objectif de l’industrie solaire française est de couvrir 1% de la concommation électrique française à l’horizon 2020, pas de remplacer l’EPR. Les idéologues ne sont pas toujours dans le camp des énergies renouvelables, cher Cassandre.
Salutations, HS
Pour savoir en combien de temps une installation photovoltaïque va récupérer son CO2 de cycle de vie, il faut savoir où et commment il a été produit, et à quelle autre source d’électricité, avec quelles émissions, il va se substituer : pas simple ! Impossible, en fait, de faire un calcul incontestable.
Cependant, la CAS indique ses sources (université de Louvain pour les émissions indirectes de 0,1 t CO2/MWh, soit 100 g/kWh). La note de cadrage ADEME-EDF sur les émissions liées à l’électricité en France métropolitaine indique bien un chiffre < 100 g/kWh pour tous les usages sauf le chauffage. Tout ça se tient, ou est en tout cas assez vraisemblable pour aller vérifier dans le détail avant de pousser les hauts cris.
Attention aussi de ne pas confondre l’amortissement énergétique et l’amortissement des rejets de CO2 : le premier peut être rapide sans que le second le soit.
De toute façon, ne vous en faites pas : pour faire plaisir aux ONG antinucléaires et assurer le succès du "Grenelle", le gouvernement continuera à faire financer du grand éolien et du photovoltaïque par le contribuable et le consommateur d’électricité réunis, même si ça ne sert pas à grand chose pour atténuer le changement climatique.
Cher Cassandre,
Je suis d’accord avec vous, l’analyse sur le temps de retour CO2 du photovoltaïque, est complexe. Il faut savoir où et commment il a été produit, et à quelle autre source d’électricité, avec quelles émissions, il va se substituer.
J’ai bien noté la source du CAS, à savoir, l’université de Louvain. Hors, les calculs faits par d’autres experts internationaux et nationaux, indiquent 5 à 10 g de CO2/kWh, et non 100 g, concernant l’intégration des externalités du photovoltaïque. La différence est trop importante (facteur 20 à 10), et ne plaide pas en faveur d’un rapport qui se voudrait impartial et scientifique.
La note de cadrage ADEME-EDF, sur les émissions liées à l’électricité en France métropolitaine n’a rien à voir la dedans. Que le mix (mélange) énergétique français ait des émissions < à 100 g de CO2 /kWh électrique, n’est pas en rapport direct avec le contenu CO2 du photovoltaïque pour sa fabrication.
Je ne pousse pas de "hauts cris" sans vérification préalable, cher Cassandre. Entre 5 à 10 g de CO2 / kWh solaire, et les 100 g pris en référence par le CAS, il y a une différence qui mériterait une explication des experts du CAS. Car en prenant 5 ou 10 g de CO2/kWh solaire, voir 7,5 pour faire une moyenne, l’on aurait un impact du développement du photovoltaïque en France positif pour l’effet de serre, et non négagtif comme l’écris le CAS.
Je ne confonds pas l’amortissement énergétique et l’amortissement des rejets de CO2. Toutefois, si les deux avancent à des vitesses différentes, vous conviendrez qu’il est absurde que ces vitesses divergent. Peut-on considérer un amortissement énergétique largement positif d’un côté, et un amortissement CO2 négatif de l’autre ? C’est là que le CAS perd sa crédibilité, en voulant à tout prix décridibiliser la filière photovoltaïque.
De toute façon, ne vous en faites pas : pour faire plaisir aux lobbys du nucléaire, un EPR en suivra un autre, quel que soit les résultats du Grenelle. Et les contribuables financeront le risque nucléaire au nom du climat, pour le plus grand profit d’EdF et de ses actionnaires... De là à ne pas vouloir développer l’électricité renouvelable (ce que nous impose l’Europe), on développe une argumentation bien légère (si ce n’est fallacieuse) pour de si grands experts...
Cordialement,
Pour information, les directives européennes imposant un taux de renouvelables (consommé d’ailleurs, non produit : on peut acheter ailleurs ce qui manquerait) n’ont pas prévu de sanctions pour ceux qui ne les respecteraient pas...
Le reste de votre argumentaire est un tissu de sophismes que je n’ai pas envie de perdre du temps à éplucher, vu le peu de lecteurs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89...
Oui, avec la techno d’aujourd’hui produire un MWh nucléaire depuis la construction de la centrale jusqu’à son démantèlement produit moins de gaz à effet de Serre que le même MWh photovoltaïque.
On peut raisonnablement penser à des améliorations (fiabilité, durée de vie, diminution du coût énergétique de fabrication), mais à mon avis on pourrait commencer par se poser la question de l’énergie souhaitée. Puisque près de 20% de notre "facture" CO2 vient du chauffage, pourquoi ne pas chauffer au solaire, avec un rendement meilleur dès aujourd’hui, sans passer par l’inefficace passage par l’électricité ?
Reste que, de toutes les solutions du jour pour produire de l’électricité, la meilleure actuellement est l’hydraulique, largement utilisé chez nous, et l’éolien, qui se développe de manière intéressante.
Donc je confirme : le photovoltaïque EST une bien mauvaise idée, et n’est pas la seule manière de faire du solaire. Des manières plus efficaces et plus intelligentes existent.
S’il devenait démontré que le CAS émettait des avis nettement entachés d’erreurs ou d’omissions criantes ne serait-il pas possible de l’attaquer en justice sur ces motifs ?
Le CAS a-t-il étudié le cas du solaire par concentration (ObjectifTerre ) ?
Il semble que ce mode de production d’électricité devient compétitif par rapport au nucléaire et au charbon (et ce sera son meilleur atout).
Si le CAS n’a pas tenu compte de cette technique qui se développe à grande vitesse (non, pas en France, évidemment...) on devra parler d’incompétence de sa part !
lol, "justice" + "se prononcer sur fond", faut vivre sur une autre planète pour y croire
Vous m’énerver avec votre mot "mix", qui ne veut rien dire d’autre que mélange.
Ha ? Vous n’aimez pas le mix-cité ? Attention c’est une forme de racisme :-))
La vérité sur l’énergie nucléaire , c’est ce que ce n’est pas une énergie d’avenir , alors que le solaire l’est . Le choix du nucléaire comme énergie du futur posent de nombreux problèmes :
Comme les carburants fossiles , l’uranium n’est pas en quantité illimitée , et les gisements , dans les conditions actuelles devraient etre épuisés vers 2080. Si tous les pays se lancent dans le nucléaire cela épuisera d’autant plus vite les réserves . Les lobbies du nucléaire nous affirment qu’ils pourraient utiliser des milliers de fois moins de plutonium dans les futures centrales , mais toutes les centrales dans le monde ne seront pas au top de la technologie , donc tôt ou tard , les ressources seront épuisées
L’uranium , comme les carburants fossiles , se trouvent dans des régions politiquement instables , d’où cela rend la France dépendant des pays qui produisent ce minerais .
L’utilisation du nucléaire nécessite des technologies de pointe inaccessibles pour les pays en voie de développement
Que fait-on des déchets , et les risques liés à cette energie ne sont pas négligeables , sans parler de la prolifération d’armes nucléaires .
La France doit-elle abondonné le nucléaire ? peut-etre pas dans un avenir proche , mais dans tous les cas , ce n’est pas un exemple à suivre pour les autres pays . De gré ou de force , nous devrons nous passer du nucléaire , comme des carburants fossiles dans l’avenir .
Le solaire fait peur aux géants de l’énergie car il permet de produire de l’énergie décentralisée , ce qui entamer sérieusement leur sphère d’influence .
Le chauffage à base d’énergie solaire est très prometteur même dans les régions peu ensoleillées , et est sans aucun doute , le chauffage de demain .
Je reponds parce qu’il y a beaucoup d’erreurs dans ce post :
"Comme les carburants fossiles , l’uranium n’est pas en quantité illimitée , et les gisements , dans les conditions actuelles devraient etre épuisés vers 2080 ..... donc tôt ou tard , les ressources seront épuisées"
Comme vous le soulignez, avec la technologie actuelle on sera vite à sec de combustible nucléaire si tout le monde s’y met. Mais ce qu’il faut voir, c’est qu’on n’utilise pour le moment que 0.7% de l’uranium extrait. On peut egalement utiliser le thorium, un autre métal ce qui fait qu’au total on n’utilise que 0.25% du combustible. C’est comme si vous mangiez la cerise sur le gateau, puis que vous laissiez le gateau sans le manger... La technologie pour utiliser ces 99.75% restants est déjà quasiment au point, il s’agit du célèbre Superphénix, dont la partie nucléaire a parfaitement fonctionné. Un nouveau Superphénix avec des circuits de caloporteurs améliorés lèvera ce problème (et on y viendra inévitablement vu qu’il n’y a pas d’alternative à l’échelle mondiale).
Par ailleurs, même sans Superphénix, il ne faut pas se tromper : il y a des réserves d’uranium jusque vers 2080 SEULEMENT au prix actuel de l’uranium. Or l’uranium ne coute rien ou presque, c’est 10% du prix du kWh. Si on accepte un doublement du prix du kWh (c’est à dire pas plus cher qu’avec le solaire à nos latitudes), les réserves sont multipliées par 300.
Et en combinant les deux (prix du kWh et surgénération), on multiplie tout de suite les réserves par environ 100000. Même si tout le monde s’y met, les risques de pénurie me semblent faibles ...
"L’uranium , comme les carburants fossiles , se trouvent dans des régions politiquement instables , d’où cela rend la France dépendant des pays qui produisent ce minerais ."
Dans ce cas, ton jardin est politiquement instable, pas de chance ... Mettons que tu as un jardin de 10m*10m et que tu le creuses sur un metre. Tu filtres ce metre de terre pour purifier l’uranium. Tu obtiens ainsi environ 300 g d’uranium (en moyenne sur la France, ça dépend des régions. C’est plus si tu es bretonne). Et comme l’uranium produit beaucoup plus d’énergie que le pétrole, c’est d’un point de vue énergétique comme si ton petit jardin contenait 600 tonnes de pétrole !
Le Canada et l’Australie (50% de la production mondiale a eux deux) seront ravis d’apprendre qu’ils sont politiquement instables.
"L’utilisation du nucléaire nécessite des technologies de pointe inaccessibles pour les pays en voie de développement"
D’ou l’interet que les pays ’riches’ utilisent les energies nucleaires et renouvelables pour laisser le pétrole, le gaz et le charbon aux pays instables...
"Le chauffage à base d’énergie solaire est très prometteur même dans les régions peu ensoleillées , et est sans aucun doute , le chauffage de demain ."
Je suis pour, c’est certainement la facon la plus intelligente d’utiliser l’énergie solaire. (parce que le photovoltaique dans le nord de la France pendant les six mois de ciel gris hivernaux, ça ne va pas beaucoup nous aider).
Je ne vois pas en quoi le fait de chercher des sources dans des pays politiquement stables change le problème de l’effet de Serre... Evitons le mélange des genres, ça fait désordre.
Bonjour,
Concernant la production de CO2, il faut bien évidemment faire le bilan complet de chaque type d’énergie (lors de la fabrication et lors de l’utilisation).
S’il est bien évident que les énergies éolienne, hydraulique, nucléaire, photovoltaîque n’émettent pas de CO2 (ni d’autres gaz à effet de serre) pendant leur fonctionnement,mais il faut voir sur tout le cycle de la réalisation jusqu’au démantèlement.
Ainsi il est admis par tous les experts, sans contestation, que le classement en terme d’émission de CO2 pour quelques productions dénergie électriques est le suivant :
hydraulique : 4 g de CO2 / KWh produit (béton ...)
nucléaire : 6 g de CO2 par KWh produit (mines, purification de l’U, fabrication du combustible, retraitement ...)
éolien : 15 g de CO2 par KWH (béton ...)
photovoltaique : 95 g de CO2 par KWh (fabrication de cristaux de silicium ultra pur dopé aux impuretés n et p etc.)
cycle gaz combiné : 427 g de CO2 par KWh
gaz naturel : 883 g de CO2 par KWh
fuel : 891 f de CO2 par Kwh
charbon : 978 g de CO2 par KWH
Donc les valeurs fournies par l’ancien Commisariat au Plan (Conseil d’Analyse prospective) sont exacts.
Dans ce domaine les valeurs sont des faits qui ne se prêtent pas à la contestation, à la croyange ou à l’imagination.
Si vous aviez des valeurs différentes de celles que j’ai citez, ce serait un scoop mais il vous faudra présenter un calcul rigoureux. A ma connaissance personne n’a réussi à ce jour. Bon courage. Les faits sont parfois regretables mais ils restent des faits. Peut être dans plusieurs décennies l’apport de recherches novatrices fera évoluer ces valeurs à la marge.
Bonne journée.
Pierre,
Je ne serai pas aussi affirmatif que vous, avec votre "il est admis par tous les experts, sans contestation, que le classement en terme d’émission de CO2 pour quelques productions dénergie électriques est le suivant", ... et de citer les différentes technologies.
Pour être crédible dans mon propos, je suis allé fouiller les sources prises en compte par le CAS. L’Université de Louvain, cette source est plutôt pessimiste car elle se réfère à des données anciennes et obsolètes. Le CAS a retenu une valeur élevée des émissions de CO2 liées à la fabrication des équipements photovoltaïque, (100 g par kWh produit pdt le cycle de vie du procédé), avec pour cette étude belge de l’électricité issue d’un cycle combiné gaz à 450 g de CO2 par kWh livré à l’usine solaire. Ces 100 grammes sont proches de vos 95g).
Hors, d’après le Syndicat des Energies Renouvelables et de nombreux travaux scientifiques internationaux récents, en France aujourd’hui, le coût en équivalent CO2 de la fabrication des installations photovoltaïques est de l’ordre de 20 à 30 g/kWh, voire moins. Valeur qui devrait baisser avec le développement technologique (moins de matière utilisée notamment).
Concernant, l’électricité substituée par le photovoltaïque, le CAS a retenu 50 g de CO2. C’est faible mais réaliste, la réalité est du côté de 70 g en régime de base. Que les panneaux solaires viennent à soulager le développement de la demande d’électricité issue de la pénétration de la climatisation, en pointe d’été, et le photovoltaïque substituerait de l’électricité à 500 à 600 g.
Là où le CAS se fait manipulateur, c’est qu’en rapprochant les 2 valeurs (100 et 50), il en tirent une conclusion extrêmement originale au plan mondial (un fameux hoax ;-) : le photovoltaïque sur l’ensemble de sa durée de vie est un émetteur net de CO2 et génère de l’effet de serre. Alors que ces 100 g sont surrévalués, et que ces 50 g sont bien optimistes - ils ne tiennent pas compte ni des pointes, ni de l’augmentation marginale du parc électrique qui se réalisent à coup de TAG à 450 g CO2/kWh.
Voilà pour la réalité et les données, sur lesquelles vient buter ce rapport du CAS.
Cordialement, SH
Je doute que dans les valeurs données, soient pris en compte les construction et demantelement des centrales nucleaires car il s’agit d’un sujet tabou. On ne tient sans doute pas compte des tonnes et des tonnes de beton et d’acier necessaires a la construction.
A tire d’info :
la production d’une tonne d’acier equivaut a 1,5 tonne de cO2.
Une tonne de ciment = 190Kg de CO2 sans tenir compte de l’essence consommée pour la preparation du carburant necessaire au clinker.
On ne tient pas compte des caracteristique de l’acier qui compose la cuve et qui doit etre encore plus generateur de CO2, on ne tient pas compte des caracteristiques du beton lourd plus complexe a produire, on ne tient pas compte de la consommation d’essence des engins de chantier pour la construction et on ne tient pas compte sans doute de la deperdition dans les lignes THT qui parait il equivaut a la production d’un reacteur.
Personellement, je prefere eviter de gaspiller inutilement en chauffant des cables en plein air.
Le CO2 émis à la construction est tout à fait compris. Les quantités d’énergie produites sont tellement énormes sur les dizaines d’années de vie d’un réacteur que le résultat par kWh est minuscule. Même si on compte le double pour inclure le démantèlement, ça ne va pas changer grand chose.
Vous décidez a priori de ce qui doit être (le PV ne peut pas être inutile pour limiter nos émissions de CO2), et ensuite vous torturez les chiffres pour qu’ils collent à votre préjugé.
L’idéologie, c’est ça : la primauté des idées sur les faits.
Nous n’avons visiblement pas les mêmes sources, mais j’apprécie fortement votre contribution chiffrée et constructive au débat. Les miennes sont ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89...
Vous y verrez des chiffres plus pessimistes, mais la conclusion globale ressemble beaucoup : 1er l’hydraulique. Wikipedia met l’éolien en second.
Les éléments essentiels de réponse aux questions "facteur 4", c’est que la consommation se doit de diminuer, la production doit s’adapter (le thermique peut être fait intégralement avec des apports d’énergie électrique minimes ou nuls), et aucune filière ne doit être affublée de l’étiquette de champion toute catégorie (à moins de vouloir se faire inviter à diner mercredi soir :-) )
Maintenant, la conclusion que je tire personnellement, c’est que le photovoltaïque individuel est écologiquement parlant un leurre, un "zoli nounours", vendu par des personnes peu scrupuleuses sur des arguments fallacieux. Et que le thermique solaire (photothermique ?) m’intéresse infiniment plus. Pour finir, je fais en ce moment d’importants efforts pour isoler convenablement ma vieille maison. En essayant de le faire le plue en connaissance de cause.
Maintenant, écologie ne rime pas partout avec antinucléaire (contre-exemple : www.ecolo.org), l’énergie nucléaire n’est certes pas propre mais reste très raisonnable au regard des émissions de gaz à effet de serre. Avant de cracher sur le nucléaire, sortons nos vélos, nos chaussures et isolons nos maisons.
Et ne pronons pas les mauvaises solutions.
Même lacune que le CAS, Pierrot : et le solaire par concentration, où est-il dans la liste ?
Pourtant cela existe et produit de l’électricité très compétitive.
Pour apporter un peu de soleil suisse à vos commentaires : Article du Journal Suisse : LE TEMPS L’envol tant attendu de l’énergie solaire • Le marché du solaire décolle enfin. La Suisse possède de véritables bijoux technologiques, comme Flexcell ou Flisom. Pierre Veya Vendredi 20 juillet 2007 Rubrique : Temps fort Et si ce n’était pas qu’une pure coïncidence de l’été 2007 ? A Yverdon, Flexcell, une start-up financée (et sans doute sauvée) par le géant du solaire allemand Q-Cell, passe ces jours à la vitesse supérieure dans la production de cellules solaires souples, dont l’invention est due au génie et à la ténacité de l’Université de Neuchâtel. Cette même semaine, à Cardiff, au pays de Galles, G24 Innovations inaugure une usine de cellules solaires flexibles d’un tout nouveau type, dont la technologie a été mise au point, il y a plus de dix ans déjà, dans les labos du professeur Michael Graetzel (EPFL).
Avec le rachat du fabricant d’équipements vaudois HCT par Applied Material pour 600 millions de francs, ce n’est plus une coïncidence mais bien un « boom ». Jusqu’ici, les premières centrales solaires, destinées à la production d’électricité (photovoltaïque), dépassaient rarement quelques millions d’investissement. En moins de deux étés, les commandes ont explosé et il n’est pas rare que les contrats dépassent les 100 millions de dollars.
« Nous changeons clairement d’échelle. L’industrie solaire progresse et gagne enfin de l’argent. C’est un évènement considérable », témoigne Christophe Ballif, professeur à l’Institut de microtechnique de l’Université de Neuchâtel et directeur du Laboratoire photovoltaïque et couches minces électroniques. La vague qui porte l’industrie solaire est si forte que les experts tournent plus vite les pages du calendrier : le solaire comme source d’énergie significative, annoncé aux alentours de 2050-2060, pourrait intervenir vingt ans plutôt, soit vers 2030... et même avant. Et surtout, son envol pourrait débuter en 2010 déjà, année qui marquerait la date à laquelle son coût de production serait compétitif avec les autres sources d’énergie. La banque bâloise Sarasin, connue pour sa recherche financière dans l’industrie de l’environnement, parle d’une rentabilité des cellules solaires vers 2013 dans les régions bien ensoleillées et vers 2020 dans les régions plus tempérées. Les experts de Photon Consulting vont plus loin : selon leur dernière étude, les vrais coûts des cellules solaires seraient déjà de 25 centimes d’euros (40 centimes suisses) et pourraient descendre à... 16 centimes suisses vers 2010 ! Ce alors que le prix du kWh solaire vendu actuellement se situe dans une fourchette de 50 à 60 centimes (les ménages paient leur kWh 20 centimes en moyenne).
Un miracle ? Non. Le résultat d’un coup de pouce génial : la création d’un énorme marché en Allemagne a lancé l’industrialisation des technologies solaires. La logique industrielle a fait le reste. Les entreprises sont parvenues à diminuer leurs coûts et à faire des bénéfices avec les accords de rachat négociés (ou imposés) avec les compagnies électriques. Il y a bien eu une augmentation momentanée des coûts du solaire mais elle s’explique par la pénurie temporaire de matière première (le silicium) et les délais imposés par l’industrie pour répondre à la demande. Car c’est l’autre surprise : le boom est tel que les fabricants n’arrivent plus à suivre la demande, phénomène comparable à celui qui s’est produit dans l’industrie éolienne. On peut parler d’une bulle financière, valorisant en bourse les leaders du secteur à plusieurs milliards de dollars. Reste qu’il faut garder la tête froide : « La bonne nouvelle, c’est que l’industrie a acquis sa maturité, grâce à certains pays précurseurs. Le danger, c’est que le boom repose sur la politique et un petit nombre de pays », tempère Jean-Christophe Hadorn, consultant sur les énergies renouvelables.
Non seulement le cadre économique est fragile mais le déploiement du solaire prendra du temps et ne pourra pas combler tous les besoins. Ainsi, en 2007, l’énergie produite à partir des cellules photovoltaïques demeure marginale, pour tout dire infime, moins... de 0, 1% au niveau mondial, et encore beaucoup moins en Suisse, contre 1% en Bavière ! Pour l’ensemble de la planète, cela correspond à une puissance électrique installée de 5000 MW, soit l’équivalent de une à deux centrales nucléaires à plein régime. Même si les nouvelles usines de cellules photovoltaïques visent des productions annuelles équivalentes à une demi-centrale nucléaire, la route sera longue. Selon le gouvernement allemand, avec une croissance régulière de 30 à 40% (rythme actuel) le solaire pourrait couvrir un quart des besoins en énergie de la terre d’ici 2050. Il y a peu, un tel scénario paraissait totalement fantaisiste. Or il devient réaliste dans la mesure où l’Allemagne n’est plus seule à soutenir l’industrie solaire. De grands pays comme l’Espagne, l’Italie, la Chine et l’Inde s’invitent au bal, y compris la France, pays indifférent et même franchement hostile aux énergies renouvelables, qui rachète à tour de bras les pionniers (via EDF) .
Essentiel, l’envol du solaire se vérifie aussi dans les labos. Comme le relève dans sa dernière édition la revue scientifique Physics World, la recherche de base progresse régulièrement. Et on est loin d’avoir épuisé les idées et astuces pour transformer l’énergie de notre étoile qui, en une seule heure, délivre autant d’énergie que la planète en consomme en une année. Les chercheurs repoussent toujours plus loin les limites, utilisent de nouveaux matériaux et alliages pour améliorer les rendements des modules. En dépit de budgets de la recherche publique en baisse, les chercheurs inventent des « peintures solaires », des capteurs ultra-minces, des panneaux solaires sur plastique, des techniques pour capter un plus large spectre de la lumière. Tobias Meyer, fondateur avec son frère Andreas de la société Solaronix, née il y a près de dix ans des travaux du professeur Graetzel, est un excellent observateur du marché : « Ce qui se passe actuellement est tout à fait remarquable. L’explosion à laquelle on pensait il y a dix ans déjà se produit enfin. Par exemple, les travaux de Neuchâtel ont permis à Unaxis d’apporter aux panneaux solaires le savoir-faire de l’industrie des écrans plats. De nouvelles filières technologiques s’ouvrent, de nouveaux procédés permettent d’envisager une baisse régulière des coûts. »
C’est précisément ce à quoi travaille SES, une société basée à Genève qui pose ces jours-ci les dernières pierres d’une toute nouvelle usine permettant d’abaisser les coûts de fabrication des panneaux solaires conventionnels tout en leur donnant un design qui facilite leur intégration architecturale, des panneaux solaires haut de gamme dont la fabrication sera entièrement automatisée.
L’été 2007 est définitivement radieux.
Le "6" qui agit pour avoir bonne conscience : ccs Dedietrich solaire-gaz depuis juin 2007 ( pour les puristes , je n’ai pas trouvé d’installateur pour ccs à pellettes ...) :-/
Je n’ai comparé que les énergies productices d’électricité, donc le photovoltaîque et non l’énergie solaire thermique. Le photovoltaique est pénalisée du fait que c’est une énergie intermitente et que le rendement En émis / En reçue ne dépasse pas les 20 %.
Mais c’est exact que l’énergie solaire est aussi une énergie thermique utile et quasi peu émetrice de CO2.
Mais dans ce cas il est difficile de comparer 2 énergies qui n’ont pas la même finalité. Il faudrait alors convertir les unités électriques en unités thermiques par exemple la tonne d’équivalent pétrole, mais ce serait peu judicieux.
Cher F6,
ça fait du bien de voir qu’au delà de l’hexagone où le mythe nucléaire règne sur notre élite, l’odyssée solaire a commencé.
Ici, on en est à tergiverser sur le sexe des anges, pour formuler les équations carboniques les plus défavorables à l’énergie solaire ...
Car le rapport du CAS suit un chemin tracé de longue date en France, pas besoin de développer l’énergie solaire, on a le nucléaire ! Réponse rassurante pour une élite colbertiste. En Suisse, en Allemagne, en Espagne, et même en Italie, vous aurez des industries solaires qui exportertont partout où le mythe de l’atom’cratie française n’a pas cours. Soit le reste du monde ;-)
Bonjour aux Alpes. SH
L’Espagne, et l’Italie sont justement les pays qui n’ont aucune chance de respecter le protocole de Kyoto tant leur dépassement en émission de CO2 est énorme. Même l’Allemagne et le Danemark, soi-disant chantres du renouvelable auront énormément de mal à tenir leurs engagements, en supposant qu’ils y arrivent sans tricher (comme l’Allemagne qui a décidé cette année de ne plus comptabiliser le CO2 de toute nouvelle centrale au charbon).
Consultez les stats de l’UE et voyez par vous-même la différence entre belles intentions et réalité :
Qu’un commentaire purement factuel puisse être noté "non constructif" est édifiant sur la qualité des oeillères idéologiques des nucléophobes de ce fil.
Il est regrettable que soit complètement négligé le potentiel du solaire à concentration thermodynamique (une technologie complètement différente du solaire photovoltaïque dont le bilan carbone est excellent et dont le coût du kwh est plus qu’intéressant).
Je vous invite à lire sur le sujet ce texte : http://www.naturavox.fr/article.php...
Produire du silicium de qualité photovoltaïque sans émettre un seul gramme de CO2, c’est possible :
La energía solar termoeléctrica, billete hacia la autosuficiencia de Canarias - Una empresa con sede en Santa Úrsula, en el norte de Tenerife, prevé la construcción de la primera planta de energía solar termoeléctrica de Canarias. Se trata de una tecnología de vanguardia mundial, cuya producción energética es muy superior a la energía solar fotovoltaica convencional (...) :
http://www.diariodelanzarote.com/20...
Las energías renovables, una creciente fuente de rentabilidad económica :
http://www.canarias7.es/articulo.cf...
La energía solar termoeléctrica, billete hacia la autosuficiencia de Canarias :
"3.600 grados centígrados. Afirma Daniel González que a esta temperatura se puede evaporar el silicio de forma instantánea, y producir con ello por ejemplo placas solares fotovoltaicas convencionales"
La concentration solaire avec de simples miroirs permet d’obtenir des températures très élevées, jusqu’à 5000°C. A 3600°C, la silice s’évapore instantanément.
Juste quelques remarques !
1)
Jean Bergougnoux qui à réalisé pour le CAS, la partie analyse énergétique, est l’ancien patron d’EDF !
Mais il n’est pas que cela : en tant que commissaire au plan, il à réalisé un rapport sur la libéralisation de l’énergie. Sous entendez " privatisation d’EDF".
L’histoire ne le dit pas encore, mais tout le monde pense qu’il à des intérêts dans l’éolien !
Conclusion : c’est qu’on ne peut financer sur les deniers publics, à la fois le photovoltaïque (PV) et l’éolien et que le choix à été fait sur l’éolien industriel contre le PV chez les particuliers !
http://www.ihedate.com/generated/ob...
2)
Dans le rapport du CAS, il est écrit des choses intéressantes et contradictoires !
En 2020, baisse de la consommation pour environ 20 TWh, dans le même temps, mise en service de nouvelles unités de production (EPR, charbon, hydraulique...) mais le rapport nous explique, page 90, que le nucléaire, hydraulique fil de l’eau et l’éolien sont incompatible avec un fonctionnement en modulation (cas des heures de pointes).
Le nucléaire et l’hydraulique, on comprend, mais alors, à quoi ça sert de dépenser les sous des Français dans l’éolien ????
Ne serait-il pas plus judicieux de minimiser (fortement) l’éolien au profit d’une énergie plus répartie (au niveau de l’habitat) sous forme de panneaux PV ?
Ce qui est surprenant également, c’est que nous finançons l’éolien (tous les Français) de façon massive alors qu’en 2020, nous seront excédentaire de 74 TWh !!! (Probablement plus mais il ne fallait pas que ce rapport pousse le bouchon trop loin !)
Si nous subventionnons le PV c’est parce que les français en profite
Si nous subventionnons l’éolien, qui en profite ??? Les sociétés promoteurs de l’éolien ou les pays importateurs (puisque nous sommes excédentaire) ?
Quelle est la règle puisque EDF rachète à plus de 8Cts le kWh éolien, cette même énergie est revendue à l’export 4Cts le kWh ???
Dans ce rapport on nous dit que l’éolien n’est pas fait pour moduler !!! RTE nous explique dans son rapport sur la sécurité 2005 que l’éolien n’est pas fiable et qu’en conséquence, il sera couplé en HP que 5% du parc venté !!! D’ailleurs dans le rapport du CAS, on nous explique que EDF construit 2 tranches charbon de 800MWe, ce qui confirme le rapport RTE (même si dans le dernier rapport sur la sécurité, RTE dit l’inverse. On a compris que RTE ne faisait plus des rapports techniques mais politiques).
Donc on peut dire sans se tromper, que l’énergie éolienne est réservée dans sa très grande majorité, uniquement à l’export.
CONCLUSION : On continue à nous prendre pour des billes…
Bonjour,
les Enarques seraient-ils de grands scientifiques pour pouvoir décider des moyens énergétiques de la France ? quand on a vu que les deux meilleurs candidats lors des dernières présidentielles ne savaient même pas retenir la part du nucléaire en France, permettez-moi d’en douter... :-/
Cordialement, François.
Une centrale solaire à concentration de 20MW va être construite en France (Hautes Alpes) ! http://objectifterre.over-blog.org/...
Oui Olivier. Il s’agit d’un proto. mais j’aimerai bien savoir comment RTE va gerer les fins de journées, l’hiver ou les variations brusques de luminosité...
Voila une info qui serait interressante à connaitre !
g.jacquin
Cette première centrale est avant tout une vitrine. L’objectif de Solar Euromed est de contruire des centrales en zone Méditerrannée (Europe du sud, Afrique du nord), c’est à dire là où le gisement solaire est vraiment important. Idem pour SunAlpes en Suisse.
La France, comme l’Allemagne aujourd’hui, pourrait devenir exportatrice de miroirs et tubes collecteurs. le marché mondial est immense.
©AFP Economie - Mercredi 17 Octobre 2007 - 19:50 - Heure Paris (197 mots) - eee-env
"Contre-vérité" sur le solaire dans le rapport Syrota, déplore le SER
PARIS, 17 oct 2007 (AFP) - Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a relevé mercredi une "contre-vérité flagrante" en matière d’énergie solaire, dans le rapport du Centre d’analyse stratégique (CAS) conduit par Jean Syrota sur les perspectives énergétiques de la France publié le 9 octobre. Concernant l’énergie solaire photovoltaïque, "le CAS affirme que le solaire photovoltaïque émet plus de CO2 qu’il n’en économise sur sa durée de vie", déplore le Syndicat des entreprises produisant des énergies renouvelables, dans un communiqué. "Or toutes les études (...) démontrent qu’une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau rembourse l’énergie nécessaire à sa fabrication et à son installation dans une période entre deux et quatre ans, pour une durée de vie comprise entre 25 et 30 ans", souligne le SER. Cette "manipulation des informations, du point de vue des émissions de CO2, a particulièrement choqué les professionnels du secteur" et "conduit à s’interroger sur la pertinence de l’ensemble (des) analyses" du rapport, conclut le SER.
are/dep/ger
TOUTE fabrication d’énergie émet du CO2, certaines dans leur fabrication, d’autres aussi pendant la production. Et nulle énergie n’est strictement nécessaire. Donc toute énergie produit un excès de production de GES, point.
Certaines produisent juste un peu moins que d’autres !
Bonjour,
Que d’excès dans un sens ou dans l’autre !!!
Le Wc se vend actuellement (pour une installation de 3KWc « clés en main ») à environ 9€TTC hors aide (crédit d’impôts et prime régionale) et à 4.5€TTC le Wc aides déduites !
Ce qui nous amène pour la région Languedoc ou on a environ 1500h d’ensoleillement (suivant RETScreen) et donc, à un temps de retour de 5 ans et quelques mois.
Encore une fois, le lobby éolien fait absolument tout pour justifier du financement de l’état pour ces « machins tournants » !
Tirer à boulets rouge sur le PV est un bon moyen auprès des élus qui prennent les décisions dans ce pays, de favoriser le vent.
La seule façon que le PV prenne toute sa place dans notre société, serait qu’il contribue financièrement, soit sous forme d’impôts (style la taxe pétrolière) ou soit que des très gros intérêts privés en profitent (style lobby éolien).
Hors la deuxième version est peu probable car on commence à voir arriver sur le marché, des panneaux de sociétés made in Chine à des tarifs qui vont en faire réfléchir plus d’uns et ces sociétés n’accepterons que très difficilement de « cracher au bassinet ».
Il reste donc que la première version pour laquelle, les français doivent rester vigilants !
G.Jacquin
dans ce rapport, écrit par une escouade d’énarques, de hauts fonctionnaires et d’experts, on dézingue en bonne compagnie et à mots à peine couverts, l’électricité solaire
Evidemment, logique, l’électricité solaire donne à chacun le pouvoir de produire de façon autonome sans le recours à l’état ni d’EDF...tous ces abonnementeurs vivent grassement surle dos des particuliers et voient d’un mauvais oeil ce système qui permettrait à chacun de ne plus dépendre de personne...Ils préfèrent nettement nous vendre leurs patates plutôt que nous apprendre à cultiver.
Les Lobbys ne sont puissants que par le nombre d’abonnés à leur moulins diaboliques. Ils ne sont pas prêt à renoncer à leur monopole indécent, et toute politique visant à autoriser, ou encourager le citoyen à produire son électricité sur son toit et rouler sans pétrole ne trouve pas, à leurs yeux, de résonnance à leurs intérêts égoïstes !
Seulement, l’avenir de la planète dépend d’une logique inverse. Il va falloir abandonner les vieux systèmes compliqués et archaïques ( pétrole, nucléaire...) ou mourir étouffés et contaminés...
Et pourquoi ne pas utiliser moins d’électricité dans un premier temps ? Le photothermique est 10 fois plus efficace que le photovoltaïque aujourd’hui... On n’a pas besoin de passer par l’électricité pour chauffer son eau, ses pièces, soit 33% de la consommation d’énergie électrique d’un ménage moyen. La techno d’aujourd’hui permet donc déjà de quasi supprimer ces 33%, ça vous dit ?
Après, pour le reste, le PV traine deux boulets : une inefficacité et un coût (énergétique) de fabrication trop important pour une production modeste. Le PT n’a pas ces défauts. Et c’est du solaire aussi !








