Alors que la lutte contre le changement climatique est souvent
présentée comme chère, néfaste à l’emploi, bref comme un désastre pour
l’économie et l’industrie française ou européenne, les études sont
aujourd’hui nombreuses pour démontrer que c’est tout le contraire.
Ce n’est pas la lutte contre le changement climatique qui coûtera cher,
mais l’inaction, que l’on estime quant à elle pouvoir peser de 1 à 20 %
du PIB. De nombreux emplois vont être créés en Europe. Une politique
visant à atteindre les objectifs ambitieux que vient de se fixer
l’Europe (20 % de gaz à effet de serre en moins d’ici à 2020) créerait
plus de 2,5 millions d’emplois sur le continent (source : résultats des
travaux menés par la Confédération européenne des syndicats avec
l’Ademe). La balance est au global très fortement positive avec dix
fois plus d’emplois créés que d’emplois menacés.
La France sera parmi les pays où seront créés le plus d’emplois. Par
exemple, dans le secteur du bâtiment, on peut compter, d’après les
estimations de l’Ademe, sur 100 000 emplois nouveaux en France si est
lancé un grand plan de rénovation des bâtiments existants et sur plus
de 50 000 autres dans la construction neuve à très haute performance
énergétique. Les énergies renouvelables, filières intensives en emploi,
pourraient également amener 75 000 emplois en plus dès 2012. Soit au
total plus de 200 000 emplois, ce qui représente 10 % du chômage
national actuel. Pour réussir, tout n’a pas été tenté : des mesures
innovantes peuvent encore être imaginées par l’Etat français.
Télécharger l’étude (PDF) Changement
climatique et emploi - Impact sur l’emploi du changement climatique et
des mesures de réduction des émissions de CO2 dans l’Union européenne à
25 à l’horizon 2030
Thèmes
Changement climatique Travail Economie Haute Qualité Environnementale Responsabilité Sociétale d’Entreprise









