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La bombe démographique, ... et nous !

Article publié le 3 septembre 2007

« Trois bombes menacent le monde : La bombe atomique, qui vient d’exploser, La bombe de l’information, qui explosera vers la fin du siècle, La bombe démographique, qui explosera au siècle prochain, et qui sera la plus terrible. » Albert EINSTEIN *

L’Asie est l’une des zones les plus dynamiques du monde. Ceci est en grande partie dû à sa forte démographie. C’est notamment parce que l’Inde et la Chine représentent à eux deux 1/3 de la population mondiale qu’on les voit comme les futurs leaders économiques de la planète (premiers ex aequo vers 2050). D’où la remise à la mode d’une l’expression qui n’est pas nouvelle, celle de « bombe démographique ». L’idée sous-jacente étant qu’à « maturité » la très forte démographie de ces deux pays allait les projeter aux premières places des puissances mondiales, et rejeter loin derrière eux leurs « concurrents ».Mais cette bombe (pour filer la métaphore) peut exploser d’une autre manière. Sans être des spécialistes du domaine, nous vous proposons de partager quelques questions : Quels sont les problèmes actuels engendrés par cette forte démographie ? Quelles peuvent être les conséquences à moyen et à long terme ? Quels types de solutions envisager ? Quel rôle les acteurs de la société civile peuvent jouer ?

Quels sont les problèmes actuels engendrés par cette forte démographie ?

Les difficultés sont déjà bien réelles. Car cette démographie galopante amplifie chaque problème rencontré par ces deux Etats. Et il parait évident que la puissance résulte plus d’un équilibre et d’un contrôle homogène sur la totalité (ou la majorité) des compartiments sensibles que d’une surpuissance disproportionnée dans des domaines épars.Un des problèmes les plus souvent cités est celui de l’urbanisation. L’exode rural entraîne une surpopulation des cités qui ne peuvent accueillir décemment la masse des déracinés.
- La filière agroalimentaire est soumise à une tout aussi forte pression pour subvenir à la demande intérieure. L’usage des engrais et des pesticides, s’il n’est pas maîtrisé ne peut que conduire à des situations écologiques intenables à moyen, voire à court terme.
- Les catastrophes climatiques ont un effet d’autant plus dévastateur qu’elles surviennent dans des zones surpeuplées, où les systèmes de protection, de transport et de soin sont largement insuffisants. Le récent bilan des inondations du mois d’août 2007 en Asie est effrayant, hors de toute mesure : des dizaines de millions de sinistrés et de déplacés (près de 30 millions, c’est-à-dire la moitié de la population française).

Quelles peuvent être les conséquences à moyen et à long terme ?

Les questions sont multiples, à commencer par l’extension géographique du phénomène : Ses principaux dégâts se situeront-ils à l’intérieur ou à l’extérieur des pays concernés, la Chine et l’Inde ?On ne peut pas ici ne pas songer au livre de Jared Diamond « Effondrements »** qui analyse les causes et les conditions de l’effondrement d’un certain nombre de sociétés, et aussi d’ailleurs comment quelques autres ont évité cette catastrophe. On ne saurait trop recommander cet ouvrage, riche de presque 600 pages d’une réflexion rigoureuse, alimenté par la synthèse de recherches archéologiques, et complété par de nombreuses cartes et références. Impossible de le résumer, mais voici quelques aperçus utiles à la présente réflexion. Parmi les sociétés effondrées (et donc disparues) l’auteur étudie notamment les Mayas, les Pascuans (les anciens habitants de l’île de Pâques), les Anasasis (une ancienne tribu d’indiens d’Amérique du Nord, essentiellement située sur l’état actuel du Nouveau-Mexique et disparue vers les années 1200), les colonies Viking du Groenland, etc. ; et parmi celles qui ont su réagir à temps, il y a notamment l’exemple des Japonais de l’ère des shoguns. Il extrait cinq facteurs possibles d’effondrement, dont un seul peut parfois suffire, mais qui agissent plus souvent de façon concomitante.

Le premier d’entre eux est la dégradation des conditions environnementales, et cette dégradation est souvent (mais pas toujours) une conséquence d’un phénomène de surpopulation. Il décrit le mécanisme de l’effondrement proprement dit, assez variable d’une société à l’autre, mais où l’on retrouve fréquemment :
- Une déforestation, qui induit elle-même
- Une diminution de la fertilité des sols (lavage de la couche arable, salinisation des terres par excès d’irrigation).
- Des luttes au sein de la société en danger pour le partage des ressources alimentaires de moins en moins abondantes.
- Des voisins hostiles qui viennent obligeamment achever le travail...

Il analyse également des sociétés actuelles fragilisées, et en danger d’effondrement d’après son analyse. Dans cette catégorie on trouve notamment le Rwanda, Haïti, l’Australie et... la Chine. Il ne cite pas l’Inde, mais certaines des considérations qu’il développe pour la Chine s’appliqueraient tout aussi bien à ce second pays. En Chine, donc, à la suite d’un certain nombre de facteurs :
- Surpopulation
- A-coups politiques
- Augmentation des échanges avec l’étranger (et donc espèces animales et végétales importées, nuisibles et invasives)
- Projets pharaoniques

L’environnement connaît une dégradation accélérée. En particulier, la diminution du pourcentage de territoires affecté aux forêts et la baisse de fertilité des sols sont déjà gravement avancés ; s’y ajoutent des dangers plus modernes sous forme de pollutions diverses. Enfin, si l’on sort de la Chine, il estime que le monde actuel (précisons : la planète dans son ensemble !) rassemble les cinq facteurs de risque d’effondrement qu’il a identifiés et se trouve donc en situation extrêmement fragile. Il conclut d’ailleurs en proposant quelques pistes pour sortir de cette situation dangereuse. D’après l’auteur, la taille de la Chine fait que son implosion, si elle se produisait, aurait des conséquences gravissimes sur le monde. On comprend que l’effondrement de la Chine pourrait bien provoquer celui du reste du monde...Cette considération rendrait sans objet, si elle était juste, la question posée plus haut.

Les bombes démographiques provoqueraient beaucoup de dégâts, gravissimes, et ceux-ci se situeraient autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ces pays. Heureusement qu’il ne s’agit que de spéculations, que le pire n’est pas toujours sûr, et que les choses se passent rarement comme elles ont été imaginées. Poser le débat est de toute façon la première étape pour améliorer une situation.

Quels types de solutions globales envisager ?

Ces perspectives font peur. Le sujet est difficile tant il touche à la vie même. On peut imaginer, de manière simpliste, trois types de solutions :

- Soit baisser la natalité. L’Inde tente de le faire depuis longtemps, la Chine également depuis moins longtemps et avec davantage de succès. En tous cas, l’expérience prouve que cela n’est pas aussi facile, et a des effets collatéraux. La sélection des garçons au détriment des filles, pour ne citer que cet exemple, (en plus d’être immoral) va avoir un coût humain énorme.
- Soit aligner la puissance économique sur la démographie. Ce qui permettrait de mieux nourrir la population, la répartir géographiquement, la protéger, la soigner, ... Mais sur le plan intérieur, réussir à le faire dans un respect du développement durable relèverait du miracle. Et au niveau mondial, nous savons maintenant tous que la terre a des limites, et qu’il faudrait au moins deux terres pour donner au monde ne serait-ce que les normes de vie européennes, sans parler des normes U.S.
- Soit enfin migrer une partie de la population vers des zones plus tempérées. C’est des trois sans doute la plus improbable. Néanmoins, permettons-nous une petite digression historique. Le cap occidental du continent euro-asiatique, est composé des pays que nos connaissons bien : Espagne, France, Italie, ... On y trouve un des climats les plus tempérés (dans le sens propre : équilibré) du monde. Ce n’est pas pour rien si de nombreux peuples ont eu pour objectif de s’y installer. A commencer par ceux qui vivaient dans les arides steppes d’Asie Centrale. La grande migration du IVème siècle après JC (ce n’est pas si vieux) a vu l’arrivée d’envahisseurs (donc forcément des barbares) dont nous sommes les heureux descendants. Les noms des pays et des régions où nous vivons en est un rappel constant : les Francs fondent la France, les Burgondes la Bourgogne, les Vandales la Vandalousie (pardon l’Andalousie ... le V est tombé avec le temps). Pour les Lombards, Alamans et autres Angles et Saxons, vous devinez les correspondances. Certains se sont battus contre des autochtones qui ... ne l’étaient pas vraiment. Les Gaulois avaient pris une route similaire quelques temps auparavant et d’ailleurs l’autre région où ils se sont installés s’appelle la Galatie, qui se situe dans un pays à qui on refuse l’entrée dans l’Union Européenne (la Turquie). Bref, ces envahisseurs qui viennent de loin pour vivre « ici », c’est « nous ». Pourrait-on refuser l’accueil à nos lointains cousins (restés au pays) si une grande migration prenait la route de celle que nous avons pris il y a 15 siècles ? Si oui comment ? Si non comment ? Mais bon, refermons cette digression.
Des trois scénarios, c’est certainement le moins probable.

Cet article n’a pas pour but de rajouter une préoccupation anxiogène à toutes les autres, mais bien d’être un moteur de l’action, de rechercher comment à notre échelle nous pouvons contribuer à éviter un danger ou à améliorer un avenir collectif. Or à moins d’être une personne d’influence, nous n’avons pas de prise déterminante sur les solutions évoquées. Que faire ?

Quel rôle, nous, simples acteurs de la société civile, pouvons-nous jouer ?

Là encore, nous ne pouvons prétendre apporter des réponses ni sûres ni exhaustives. Néanmoins, si on ne peut pas peser sur la démographie de nos voisins asiatiques, nous pouvons en revanche montrer un modèle de développement. L’environnement est justement un domaine où chacun a un rôle direct à jouer quelque soit son niveau. Préconiser le respect de la nature, le tri de ses déchets, la limitation de l’utilisation des ressources en général et des énergies polluantes en particulier peut paraître idiot alors que nous venons de parler de deux pays à l’autre bout du globe. Mais si l’on sort des actions individuelles et si nous regardons un résultat collectif, cela change la donne.Il faut faire de chaque citoyen un protecteur de son environnement, pour que la France, tout en gardant (ou peut-être en améliorant, qui sait ?) ses performances économiques, deviennent un modèle en la matière. Il faut que l’Europe devienne à son tour un modèle. Il est de notre capacité de prouver que c’est possible. Bien des indices nous laissent penser que c’est très rapidement bénéfique, que le retour sur investissement est bien plus rapide qu’on le croit parfois. En d’autres termes, il faut que nous donnions envie aux autres de le faire et de nous suivre. Plus grave, et cela a été remarqué par de nombreux commentateurs : si nous ne modifions pas nos comportements, nous offrons un prétexte en or à ces deux pays et à de nombreux autres pour ne pas modifier le leur.

Il y a là un modèle à découvrir (où auquel il est urgent de contribuer, les scandinaves, pour ne citer que cet exemple, ont déjà commencé). La France qui est toujours à la recherche d’une grandeur perdue a là un terrain où s’exprimer. Et quel challenge ! Il y a une révolution « tranquille », une « révolution verte » à mener. Et en matière de Révolution, ... nous n’en serions pas à un coup d’essai. Il ne tient qu’à nous de faire mentir Albert Einstein quand il disait que la bombe démographique « sera la plus terrible. » Et il est fort à parier qu’il serait ravi si nous parvenons à la désamorcer !

Jérôme Bondu et Alain Bondu* in une lettre à l’abbé PIERRE écrite dans les années 50.** Ouvrage édité par NRF Essais, sous-titre « Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie » © 2006 ;
Edition originale publiée aux Etats-Unis sous le titre « Collapse - How societies choose to fail or succeed » © 2005 éditions Viking.


Article posté sur nos blogs respectifs :
http://alain-bondu.over-blog.com/
http://jerome-bondu.over-blog.com/
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commentaires
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par swakk (IP:xxx.xx8.31.88) le 3 septembre 2007 à 11H21

un article tres interessant sur un sujet d’actualité , mais que l’on aurait souhaité plus long tant le sujet le mérité...

l’un des problemes qui guette l’asie et particulierement l’inde et la chine est la sélection des homme au dépend des femmes certain pays tel que la corée du sud et le vietnam au prix d’une politique volontariste contiennent ou on réussis a infléchir partiellement le probleme (corée) mais les inquiétudes sont grave quand au conséquence sociales et économiques
- prostitution, éclatement du model familliale (tres fort en asi)
- violence ( un homme sans femme semble etre plus exposé a la violence)
- économie souterraine et augementations des mafias ....

mais bon d’autres en parleront surement bien mieux que moi

un grand merci pour cet article

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par Jerome Bondu (IP:xxx.xx1.193.63) le 3 septembre 2007 à 23H47

Merci pour votre message.

Vous avez tout à fait raison. Je me souviens avoir lu il y a quelques années un article de prospective qui avançait l’idée que parmi les ressorts des futures guerres entre certains pays asiatiques à fortes démographie se trouvera la sur-représentation masculine dans la société !!

Une population pauvre, sans emploi, et amère contre une "société" qui ne peut pas leur permettre un des éléments les plus fondamentaux de la vie : le mariage et donc une descendance.

Plutôt que faire face à cette population, concluait l’article, il est à craindre que des gouvernements peu scrupuleux se servent de prétextes factices pour déclencher des guerres qui n’auront d’autres but que de "réguler" cette population !

JB

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(IP:xxx.xx1.34.18) le 5 septembre 2007 à 01H20

Bien-sûr puisque toutes les inégalités de ce monde mènent à tous les terrorismes, prostitutions, immigrations, et naissance des mafias...

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par Reuillois d’Agoravox (IP:xxx.xx9.145.89) le 3 septembre 2007 à 11H57

Globalement d’accord avec vous sauf concernant le titre.

Je ne pense pas qu’il soit légitime de parler de "bombe démographique" (ou de "bombe P" comme population).

Les problèmes que vous décrivez viennent plus de la légitime volonté de développement de ces pays très peuplés que d’une explosion de la population.

La rythme de la croissance de la population mondiale se ralentit depuis 40 ans, et les prévisions actuelles des démographes prévoient que cette population devrait atteindre un pic de 9 ou 9,5 milliards vers 2050, avant de baisser ensuite.

Mais il est vrai que la Terre ne peux pas faire vivre 9 milliards de personne au niveau de vie français...

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.215.155) le 3 septembre 2007 à 12H39

L’exemple chinois pour inévitablement brutal qu’il est, semble être le seul qui ait réussi malgré la casse sociale induite et encore à venir, mais on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs. Les dirigeants chinois(Mao,etc) ont trop longtemps laissé pourrir le problème de la croissance accélérée de leur population . Vous évoquez l’exemple de l’Inde où une quinzaine de millions de personnes,je pense, ont été stérilisées "à la hussarde" sous l’impulsion d’une des fils de Gandhi mais cet effort s’est relâché ou arrêté ? après sa mort pour des motifs éthiques ou religieuses. Il serait opportun de coupler éducation générale de tous les enfants au planning familial à une politique de stérilisation massive moyennant avantages financiers conséquents à ceux qui y souscrivent. A propos,la Thailande a lancé depuis quelques années une politique de planning familial dont il semble qu’elle recueille des résultats assez positifs.

@Reuillois:que l’on veuille se "développer à l’européenne" ou simplement survivre,on effectue un acte polluant mais en chine ou inde,cet acte est multiplié par 3 milliards,alors imaginez les dégâts occasionnés par cette masse immense. Le problème réside donc bien dans l’excessive pression exercée sur un territoire donné et limité en ressources par une masse innombrable de gens qui ne cherchent qu ’à survivre ;c’est donc bien la surdensité d’habitants par rapport aux capacités du territoire qu’ils occupent,le vrai problème. Concernant l’avis des experts,je ne m’y fie guère et d’ailleurs les statistiques peuvent être falsifiées pour des raisons politiques. De plus,la démographie n’est pas un phénomène linéaire mais plutôt aléatoire.

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par Reuillois d’Agoravox (IP:xxx.xx9.145.89) le 3 septembre 2007 à 16H16

Survivre ou se "développer à l’européenne" provoquent des problèmes de natures tout à fait différentes : pollution automobile, production industrielle et énergétique, déchets...

Quant à la démographie, elle n’est certes pas infaillible, mais les prévisions passées au niveau mondial se sont avérées relativement justes. Et les phénomènes démographiques (mortalité, fécondité) sont relativement prévisible : voire entre autre la loi de la transition démographique, transition que nombres de "pays en voie de développement" vivent actuellement à vitesse grand V.

La Bombe P a fait long feu !!! Place à la bombe D (développement...)

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(IP:xxx.xx3.8.31) le 3 septembre 2007 à 22H10

..ça fait peur toutes ces bombes

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par Yves Rosenbaum (IP:xxx.xx1.220.222) le 4 septembre 2007 à 09H49

Bjr Jérôme. L’article est intéressant en ce qu’il apporte une vue globale sur le problème démographique à l’échelon mondial et ses conséquences.

Je me permettrai une petite rajoute. Pour contenir la démographie, on évoque souvent certaines mesures, comme les planning familiaux, les campagnes d’information, voire de stérilisation. Mais cet impact est très faible comparé à l’impact de l’accès pour les femmes à l’éducation ! TOUS les pays qui ont pu diminuer leur taux de natalité ces dernières décennies sont ceux dont l’alphabétisation des femmes a parallèlement augmenté. On ne fait pas d’un pays une règle générale, mais regardez par exemple le Niger qui possède le taux de fécondité le plus élevé au monde. 8 enfants/femme pour un taux d’alphabétisation des femmes de ... 10%

Une bonne lecture si vous êtes passionné du sujet dont vous avez traité : Après l’Empire : essai sur la décomposition du système américain, d’Emmanuel Todd (Gallimard, 2002)

Quant au livre de Jared Diamond, je vais de ce pas à la biblio pour me le procurer.

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par Jerome Bondu (IP:xxx.xx1.193.63) le 4 septembre 2007 à 10H27

Merci Yves !

Vous m’enlevez le "commentaire" de la bouche (si j’ose dire). J’allais justement réagir dans le même sens que vous. De toutes les méthodes, l’éducation est certainement la meilleure.

Ce qui dans un sens est porteur d’espoir, et dans un autre est inquiétant. Car l’éducation est coûteuse et difficile à mettre en place. L’éducation est connotée avec émancipation. Elle nécessite un gouvernement éclairé et enclin à favoriser la démocratie.

Cordialement, JB

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par Yves Rosenbaum (IP:xxx.xx1.220.222) le 4 septembre 2007 à 11H00

... et des moyens financiers. Sinon, tout-à-fait d’accord avec toi, le chemin à parcourir est encore long. Les pays européens devraient à mon sens davantage axer leur APD aux programmes d’accès à l’éducation. C’est déjà le cas, c’est vrai, mais insuffisamment à mon goût par rapport à la gravité du problème. Sachant qu’il y a 850 millions de mal nourris pour 6 miliards d’habitants, qu’en sera-t-il en 2050 lorsqu’on nous serons 9 milliards ... ???

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par tal (IP:xxx.xx3.89.101) le 4 septembre 2007 à 12H22

@ L’auteur

Tout d’abord merci pour cet article intéressant au plus haut point.

Cette affaire de surpopulation et ses conséquences, est un thème récurent depuis Malthus. A cette différence que de nos jours les problèmes d’environnement ont pris le pas sur les questions économiques bien que les deux soient intimement liés. Nous sommes placés devant un choix de société. Produire et produire sans cesse et toujours plus pour d’une part se nourrir,puis mettre sur le marché des biens de consommation (utiles et inutiles)pour une population mondiale dont la croissance est exponentielle. Après le cuisant fiasco de l’économie planifiée illustré par l’implosion du bloc communiste, le constat sur les effets dévastateurs grandissant de l’économie de marché(mondialisée, déregularisée et déréglementée), on est en droit d’être réservé, sur les conséquences à plus long terme de cette course effrénée au développement -tête dans le guidon-, à la quelle se livrent les nations développées entre elles, suivies par les puissances émergeantes qui toutes rêvent de leur ravir la première place.

Les ouvrages de Jared Diamond (que j’ai lus ), nous offrent des axes de réflexion, mais si je ne m’abuse dans aucun des ses ouvrages n’extrapole sur les dimensions planétaires des dégradations liées à l’industrialisation et à la globalisation de l’économie. Il s’en garde bien. En tous les cas soyons certains qu’il nous sera (l’occident) très difficile même en revenant sur ce modèle de développement que nous avons tant vanté et contribué a promouvoir "all over the world", de convaincre les autres nations qui déjà dans bien des domaines nous tiennent la dragée haute, et ce n’est pas fini !...

Les rencontres de Johannesburg, Rio, Kyoto,ont été chaque fois l’occasion pour les nations émergentes de marquer leur opposition à toutes tentatives d’entraver leur développement, par le biais de mesures normatives contraignantes. Leur position peut aisément se comprendre. Nous -monde industrialisé-, leur donnons l’impression d’utiliser l’argument de la dégradation environnementale inhérente au développement industriel dans le but de maintenir notre position dominante dans l’économie mondiale.

C’est la pierre d’achoppement. Après avoir pollué nos pays respectifs, et une bonne partie du "tiers-monde", que nous avons exploité souvent avec une totale désinvolture, nous nous préoccupons désormais de ces questions de pollution, et entendons voir les autres obtempérer à nos injonctions. Pour nous,le mot développement semble devenu un gros mot, lorsque prononcé par les nations émergentes.

Notre position louable au demeurant, n’est pas dénuée d’arrières pensées. Il ne suffit pas d’agiter sans cesse la menace d’une catastrophe planétaire entraînée par la surpopulation et l’industrialisation forcenée et incontrôlée pour que les choses rentrent dans l’ordre d’elles même. De ce point de vue, le cas de l’Afrique sub saharienne est emblématique. J’ai lors de la dernière campagne électorale,à l’occasion du grand battage fait autour du pacte écologique de Nicolas Hulot, pour interroger -par email-, ABSOLUMENT TOUS LES PARTIS POLITIQUES participant à cette grande messe, afin de connaître leur position au regard du développement de ce continent qu’il faudra bien envisager un jour...Question intéressante s’il en est, et qui selon les réponses, aurait donné la mesure d’une prise en compte -sérieuse-, de ces problèmes de dégradation de l’environnement liés au décollage économique.

Ils m’ont tous fait (y compris Nicolas Hulot) l’honneur de... NE PAS ME REPONDRE ! La mentalité propre à notre pays voulant qu’on ne daigne pas répondre aux inconnus, sans notoriété...Contrairement à Greenpeace, ou au W W F dont j’ai obtenu des réponses sur des questions similaires.

Jusqu’à une date récente la fameuse "bombe D", -D pour démographique-, se situait dans le continent noir. On n’a eu de cesse durant plus de 50 ans de parler de la natalité "affolante" du tiers-monde et tout particulièrement de l’Afrique noire. On a été jusqu’a voir le continent Africain atteindre et même dépasser l’Asie ! Ces prévisions catastrophiques, prenaient une résonance toute particulière concernant les populations sub sahariennes,car elles s’alimentaient en même temps et en grande partie des fantasmes incrustés dans notre imaginaire "blanc" . Chaque fois ces projections "alarmistes" -on se demande bien pourquoi-, portant sur la natalité de ces populations se trouvaient démentis par les faits et il fallait presque toujours revoir assez fortement en baisse les prévisions. Les raisons on le sait tiennent à trois causes principales qui sont

1°)- les cataclysmes naturels et autres conditions climatiques au rang desquels il faut ranger l’avancée du sahel, et les périodes de sécheresse génératrice de famine.

2°)- Les conflits régionaux.

3°)- L’état sanitaire -lié au stade de développement-, et propice au épidémies et pandémies. La plus dévastatrice étant on le sait le sida qui intervient comme un terrible régulateur de la natalité dans ce continent meurtri plus qu’aucun autre Historiquement (par les hommes), puis Naturellement et Economiquement.

Au regard de ce qui à l’évidence semble être devenu notre préoccupation majeur de nations riches et développées il semble que la situation de ce continent du point de vue des questions écologique, ne peut qu’être "rassurante " et pour nous "apaisante". Ces 750 millions d’individus -soit seulement 12 % de la population mondiale !-, ne risquent pas tant que cette situation perdurera de poser problème. C’est bien là le sens de la non réponse à mes questions, de l’ensemble du petit monde politico-économique Français.

Nous ne sommes plus -pour le moment- obsédés par la future "surpopulation Africaine", nous savons pour un bon bout de temps que la "bombe D" noire ne va pas nous péter dans la gueule,alors on revient à la bonne vieille antienne du "péril jaune".Les peuples occidentaux (blancs ) avons les plus faibles taux de natalité au monde, liés d’une part à la faible fécondité des femmes mais aussi à l’appauvrissement du spermatozoïde. L a dénatalité est en marche à peu près dans toute l’Europe et en Russie.

Seuls les USA et la France tirent leur épingle du jeu, de par la composition ethniquement très hétérogène de leurs populations respectives. Le phénomène va pour les autres en s’accentuant. Les prévisions pour l’Espagne, actuellement peuplé de 45 millions d’hab. sont à 28millions d’hab. à l’horizon 2030 .

Nous nations occidentales (blanches) avons besoin viscérale de nous sentir menacé, par les autres. Quand ce ne sont pas leurs économies,leurs religions , leurs coutumes, ou leurs faciès, ce sont leurs testicules et de leurs ovaires qui nous menacent... Ceci expliquant cela.

Il faut relativiser...relativiser...relativiser.

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par Alain Bondu (IP:xxx.xx0.135.28) le 5 septembre 2007 à 01H34

@ tal :

les effets dévastateurs de la course au développement ? bien d’accord avec votre analyse.

les arrière-pensées des pays occidentaux vis-àvis des pays en voie de développement (PVD), en utilisant l’environnement pour pérenniser leur avance ? oui, très probablement. Mais je suis convaincu que les arrière-pensées des PVD ne sonnt pas moindres : J’ai peine à imaginer que leurs dirigeants ne tiennent pas des raisonnements du genre "ce problème d’environnement est bien réel, mais nous faisons semblant de le nier car il nous offre une occasion historique d’inverser le rapport de force en obligeant leurs dirigeants à freiner avant nous ..." Ce serait l’utilisation cynique d’un danger mortel pour la planète, mais je ne suis pas sûr que nos dirigeants, à leur place, aient une démarche plus responsable ?

Je crois que c’est au congrès de Rio qu’un de leurs dirigeants se serait exclamé "maintenant, c’est à notre tour de polluer !"

Parviendrons-nous à les convaincre que nous sommes dans le même bateau ? ou ce scénario aura-t-il un début de réalisation ? si oui, seront-ils assez malins pour quand même freiner à temps ? telles sont les questions qui prolongent ce passage de votre post.

les dangers induits par "l’effrayante natalité africaine" ? merci de m’avoir rappelé cette période. Je l’avais totalement oubliée.

Il faut relativiser ... Si vous parlez du "péril jaune" sous sa forme industrielle, les dégats sociaux sous forme de chômage sont quand même sérieux.

Si vous parlez du "péril jaune" sous sa forme démographique, c’est vrai que tout ce qu’on peut écrire n’est au fond que conjectures. Mais je serais tenté de ressortir le viel argument du pari : à modérer cette civilisation folle qu’avoons-nous à perdre ? et qu’avons-nous à gagner ?

Cordialement,

Alain BONDU

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par tal (IP:xxx.xx6.244.228) le 5 septembre 2007 à 20H59

@ Yves Rosenbaum

Désolé de vous contredire, sur ce point, mais dans son principe même le concept de planning familial suppose outre des structures sanitaires adaptées (centres d’information, prise en charge des jeunes filles et femmes en age de procréer, prise en charge totale par les autorités des inévitables IVG. une totale gratuité de la pharmacopée contraceptive afin de la rendre accessible aux plus démunis.) Tout ceci suppose un système de santé ainsi que des infrastructures très ou du moins relativement élaboré. Ce qui dans tous les cas est hors de portée d’un très grand nombre de pays tant au Moyen Orient, qu’en Afrique, en Asie, ou en Amérique Latine. L’éducation des femmes, passe par TOUT CECI !

@ Alain Bondu

je tiens a préciser que mon attitude ne relève nullement de ce qu’il conviendrait de considérer comme relevant d’une posture immorale,qui consisterait a dire, que les pays émergeants tels l’Inde, la Chine, le Brésil, la RSA, le Venezuela,sans parler des fameux dragons asiatiques que sont Taiwan, Singapour, la Corée du sud et la Malaisie, ne devraient pas se préoccuper du phénomène de dégradation induit par leur développement, sous le prétexte que les nations occidentales développées ne s’en sont guère préoccupé jusqu’à un passé récent .

Face aux enjeux économiques actuels, les responsables politiques de ces pays, doivent relever un double défi. Tout en ayant permanence un oeil rivé sur les compteurs de la productivité, de la compétitivité, et l’autre sur les indices boursiers et les cash flow des agents économiques. C’est le premier impératif.

Le second étant qu’ils doivent maîtriser les courbes de la population.

Nous vieilles nations développées, sommes préoccupées du second impératif, pour des raisons inverses. Soyons sincères, nous aimerions avoir un taux de natalité supérieur à ce qu’il est à savoir : (tx de nat10p.1000) et (tx de mort.11p.1000 http://www.populationdata.net/europe.php et s’approchant de celui de L’Asie qui s’établit à : nat. 20p.1000 et mort 7p.1000

Quant à l’apparent affolement du compteur Afrique soit : nat. 38p.1000 et mortal 15 p.1000, il est comme l’on sait et pour les raisons déjà signalées, a relativiser.

Si un autre type de développement devait un jour voir le jour, je pense que ce serait beaucoup plus ce continent qui serait apte a servir de modèle expérimental, avec de forte chances de réussite car encore vierge de tout développement industriel -à l’exception de la -RSA-, sauvage, plutôt que dans les vieilles nations industrielles comme vous semblez le suggérer. Mais encore faudrait-il qu’on s’y intéresse tout comme que les chinois, desquels on ne doit rien espérer de "positif" dans ce domaine particulier...

Pour eux une natalité forte, signifie une population importante garante d’une abondante main d’oeuvre, permet comme chacun sait d’obtenir des coûts productifs bas sans pour autant disposer d’un outil de production moderne et performant à l’instar des puissances occidentales.

Et même lorsque cette modernisation intervient pour les placer au même niveau que les pays avancés, l’importance de la population, les niveaux de salaires et les charges sociales leur donnent encore l’avantage. La nécessité d’un marché intérieur pour soutenir une industrialisation à vocation exportatrice va de pair avec ce développement et milite donc -tout comme chez nous ! -, pour une politique nataliste. C’est donc dans le cas de toutes ces jeunes nations, émergentes, un serpent qui se mord la queue.Cette question de régulation démographique à l’échelle planétaire, pose le problème du choix de société. Ce choix de société se devra d’être -à mon très humble avis-, que radical.

Tant que nous serons dans le schéma classique de l’économie de marché, toutes les belles paroles des uns et des autres qu’il s’appellent Nicolas Hulot, Al Gore, Jared Diamond, etc. resteront au rang de voeux pieux, et ce sera de notre coté comme de celui des nouveaux candidats

votez :
par tal (IP:xxx.xx2.20.93) le 5 septembre 2007 à 23H02

@ tous

Une distorsion préjudiciable à la cohérence et à la clarté de mon texte s’étant produit lors de l’envoi, je "post" une nouvelle fois , en vous priant de bien vouloir m’excuser. Merci.

Tal.

********

@ Yves Rosenbaum

Désolé de vous contredire, sur ce point, mais dans son principe même le concept de planning familial suppose outre des structures sanitaires adaptées (centres d’information, prise en charge des jeunes filles et femmes en age de procréer, prise en charge totale par les autorités des inévitables IVG. une totale gratuité de la pharmacopée contraceptive afin de la rendre accessible aux plus démunis.)

Tout ceci suppose un système de santé ainsi que des infrastructures très, ou du moins relativement élaborées. Ce qui dans tous les cas est hors de portée d’un très grand nombre de pays tant au Moyen Orient, qu’en Afrique, en Asie, ou en Amérique Latine. L’éducation des femmes, passe par TOUT CECI !

@ Jérôme Bondu

je tiens a préciser que mon attitude ne relève nullement de ce qu’il conviendrait de considérer comme une posture immorale,qui consistant a dire, que les pays émergeants tels l’Inde, la Chine, le Brésil, la RSA, le Venezuela,sans parler des fameux dragons asiatiques que sont Taiwan, Singapour, la Corée du sud et la Malaisie, ne devraient pas se préoccuper du phénomène de dégradation induit par leur développement, sous le prétexte que les nations occidentales développées ne s’en sont guère préoccupé jusqu’à un passé récent .

Face aux enjeux économiques actuels, les responsables politiques de ces pays, doivent relever un double défi.Le premier impératif voulant qu’ils aient en permanence un oeil rivé sur les compteurs de la productivité, de la compétitivité, et l’autre sur les indices boursiers et les cash flow des agents économiques.

Le second étant qu’ils doivent maîtriser les courbes aux tendances ascendantes de la population.

Pour eux une natalité forte, signifie une population importante garante d’une abondante main d’oeuvre, permettant comme chacun sait d’obtenir des coûts productifs bas sans pour autant disposer d’un outil de production moderne et performant à l’instar des puissances occidentales

Nous vieilles nations développées, sommes préoccupées du second impératif, pour des raisons inverses. Soyons sincères, nous aimerions avoir un taux de natalité supérieur à ce qu’il est à savoir : (tx de nat10p.1000) et (tx de mort.11p.1000 http://www.populationdata.net/europe.php et s’approchant de celui de L’Asie qui s’établit à : nat. 20p.1000 et mort 7p.1000 Quant à l’apparent affolement du compteur Afrique soit : nat. 38p.1000 et mortal 15 p.1000, il est comme l’on sait et pour les raisons déjà signalées, a relativiser.

Et même lorsque cette modernisation intervient pour les placer au même niveau que les pays avancés, l’importance de la population, les niveaux de salaires et les charges sociales leur donnent encore l’avantage ainsi qu’on peut le constater en Chine et dans tout le sud-est asiatique.

La nécessité d’un marché intérieur pour soutenir une industrialisation à vocation exportatrice va de pair avec ce développement et milite donc -tout comme chez nous ! -, pour une politique nataliste. C’est donc dans le cas de toutes ces jeunes nations, émergentes, un serpent qui se mord la queue.

Cette question de régulation démographique à l’échelle planétaire, pose le problème du choix de société. Ce choix de société se devra d’être -à mon très humble avis-, que radical.

Si un autre type de développement devait un jour voir le jour, je pense que ce serait beaucoup plus les continent Africain et à un moindre degré Sud Américain qui seraient aptes a servir de modèle expérimental, avec de forte chances de réussite car encore -relativement- vierges de tout développement industriel "sauvage",à l’exception de la RSA,et du Brésil, plutôt que dans les vieilles nations industrielles Européennes comme vous semblez le suggérer.

Mais encore faudrait-il qu’on s’y intéresse tout comme que les chinois, desquels on ne doit rien espérer de "positif" dans ce domaine particulier...

Tant que nous serons dans le schéma classique de l’économie de marché, toutes les belles paroles des uns et des autres qu’il s’appellent Nicolas Hulot, Al Gore, Jared Diamond, etc. resteront au rang de voeux pieux, et ce sera de notre coté comme de celui des nouveaux candidats une fuite en avant…

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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 4 septembre 2007 à 13H56

Je crains que vous ne sous-estimiez la pression migratoire du Sud vers le Nord que va provoquer le changement climatique : les chinois n’ont que l’Amour ou l’Oussouri à traverser pour gagner une Sibérie qui devrait faire partie des rares zones améliorées par le réchauffement global.

La destination potentielle des africains du Nord menacés par des sécheresses de plus en plus sévères est assez évidente.

Les débuts de ces migrations, comme souvent, se feront probablement par infiltration pacifique, jusqu’à ce que les occupants actuels des pays d’accueil se sentent menacés d’en perdre le contrôle. A partir de ce moment, le pire sera possible.

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par Demesure (IP:xxx.xx3.186.84) le 4 septembre 2007 à 15H12

Jérome,

Vous prenez comme référence le dernier livre de Jared Diamond. Malheureusement, je ne pense pas que cet auteur ait présenté de façon objective les faits pour défendre le thème de son livre quand on voit les nombreuses déformations et mensonges par omission dans la description du viol de Rapa Nui (cf le contre-argumentaire de Peiser à ce sujet ).

On aurait pu croire un instant que Diamond oublierait son rôle de directeur de la WWF américaine pour écrire un livre scientifique. Hélas, il n’en est rien et "Effondrement" (que personnellement je trouve verbeux voire soporifique) n’est qu’un plaidoyer politique pour un retour à un monde débarrassé de la présence néfaste de l’homme, thème favori des mouvements écologistes.

Attention, je ne nie pas le problème de la surpopulation. J’attire juste votre attention sur le fait que les dés sont pipés dès le départ.

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par Alain Bondu (IP:xxx.xx0.135.28) le 5 septembre 2007 à 01H01

J’ai été voir le lien que vous citez. J’ai parcouru le document mais comme il fait 29 pages, j’y répondrai plus complètement (si nécessaire) après l’avoir lu.

Je crois pouvoir faire quand même quelques remarques a priori :

1- Personnellement je me suis régalé à la lecture de l’ouvrage de Jared Diamonds. Il m’a paru scrupuleux, honnête et rigoureux. Je n’ai évidemment pas le moyen de vérifier la qualité de ses prémisses, études des déchets , dendrologie , etc. Mais pour le moment j’ai peine à croire qu’il se fiche du monde.

2- L’argumentaire de l’article concerne l’île de Pâques, dont l’effondrement ne serait pas auto-infligé par la folie des grandeurs (c’est la cas de le dire ! ) des habitants, mais par l’arrivée des colons, qu’ils soient marchands d’esclave, chasseurs de baleine ou colons. Passons sur le fait qu’en détruisant toute la population les marchands d’esclaves tarissaient un gisement de revenus. Ils est effectivement possible qu’ils soient assez cupides pour cela. Mais cet exemple n’est qu’une partie du livre. Que dire des Mayas, des Khmers , des Mesopotamiens ? Les effondrements de civilisation existent, et il est intéressant de tenter de les analyser et d’en dégager des lois. Celles que Diamonds propose semblent relativement générales et appuyées, à chaque fois, sur des études solides, concomitantes, et pluridisciplinaires. Même si les Khmers et les Mésopotamiens ne sont pas inclus dans son étude (pour les Khmers, au moins, on peut supposer que c’est faute de données archéologiques vu l’environnement géographique et politique). L’un des phénomènes qu’il décrit, la salinisation des terres due à un excès d’irrigation, est bien connu pour être une des causes, sinon la principale, de la transformation du croissant fertile en zone aride.

3- Parmi les phénomènes qu’il analyse et les mécanismes qu’il propose, un certain nombre de phénomènes à effet d’emballement me paraissent aveuglants. Outre la salinisation des terres déjà citée je pense notamment à la déforestation.

4- Je n’ai pas compris qu’il veuille la disparition de la race humaine. J’ai par contre bien compris qu’il suggérait une limitation de la population . C’est sûr que c’est une des pistes qui viennent à l’esprit pour sortir la planète du cercle infernal dans lequel elle est engagée, même si on ne voit pas bien comment c’est réalisable autrement que par des mesures inhumaines. Et de toutes façons il donne , avec les exemples du Japon, de l’Islande, de Tikopia, des polders hollandais, du comportement de la compagnie Chevron (une compagnie pétrolière…) des tas d’autres pistes.

En résumé, à supposer même que l’exemple de l’île de Pâques ne soit pas significatif, cela ne prouve ni la malhonnêteté intellectuelle de Diamonds (c’est bien ce que vous suggérez en parlant de mensonges par omission), ni que le reste de l’ouvrage soit sans intérêt, ni en particulier que ses considérations sur la Chine et sur le reste du monde n’aient pas valeur d’avertissement.

C’est d’ailleurs l’analyse des dirigeants chinois et indiens, car mettraient-ils en place une politique de restriction des naissances brutale, qui leur coûte du crédit auprès des populations, qui réduit la puissance démographique de leur nation s’ils ne percvaient pas cette démographie galopante comme un grave danger ?

Cordialement,

Alain BONDU

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par Alain Bondu (IP:xxx.xx0.135.28) le 5 septembre 2007 à 01H40

J’ai oublié de préciser : le post ci-dessus ( qui commence par "J’ai été voir le lien que vous citez. J’ai parcouru le document mais comme il fait 29 pages, j’y répondrai plus complètement (si nécessaire) après l’avoir lu...") répond au post de démesure.

Je suppose que c’est évident . je le confirme quand même.

Alain BONDU

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(IP:xxx.xx1.34.18) le 5 septembre 2007 à 01H17

La sélection des garçons au détriment des filles, pour ne citer que cet exemple, (en plus d’être immoral) va avoir un coût humain énorme.____

Cet argument, à lui seul, entrave l’équilibre, mais surtout la surpopulation.


Soit aligner la puissance économique sur la démographie. Ce qui permettrait de mieux nourrir la population____

Actuellement, la mode en vient à se chauffer en brulant...du blé, oui, j’ai bien dit du BLE !


Bref, ces envahisseurs qui viennent de loin pour vivre « ici », c’est « nous ». Pourrait-on refuser l’accueil à nos lointains cousins____

Sauf, si l’Europe se refroidit, en conséquence de quoi, il aurait été judicieux d’adopter une souple politique de l’immigration...car nous allons peut-être tous devoir fuir en Afrique...


nous pouvons en revanche montrer un modèle de développement.____

Nous avons privilègié un modèle de société gravement archaïque, ne serait-ce que par le tout pétrole que la Chine et l’Inde ont imité et dont la fin est programmée et non déclarée...A l’heure où enfin nous nous réveillons sur les problèmes d’environnement, la Chine et l’Inde sont gravement polluées. C’est d’ailleurs un problème pour les prochains jeux olympiques.

Alors que nous aurions pu doubler tous nos pylônes et poteaux d’un semblable éolien, une hélice en proportion, un relai au réseau, un accumulateur pour ceux qui sont situés en bord de route à lecteur de carte...ainsi, on pouvait partout et à toute heure, faire son plein le temps d’un appel, d’une ballade, pour un Euro, en une demi-heure.

En ayant en plus, plutôt que la voiture sans permis, développé la voiture électrique à chassis et arceau tubulaire, laquelle peut enfermer cinquante mètres de piles rechargeables, on aurait pu...

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(IP:xxx.xx1.38.206) le 5 septembre 2007 à 03H16

1_La sélection des garçons au détriment des filles, pour ne citer que cet exemple, (en plus d’être immoral) va avoir un coût humain énorme.____

Cet argument, à lui seul, entrave l’équilibre, mais surtout la surpopulation.

2_Soit aligner la puissance économique sur la démographie. Ce qui permettrait de mieux nourrir la population____

Actuellement, la mode en vient à se chauffer en brulant...du blé, oui, j’ai bien dit du BLE !

3_Bref, ces envahisseurs qui viennent de loin pour vivre « ici », c’est « nous ». Pourrait-on refuser l’accueil à nos lointains cousins____

Sauf, si l’Europe se refroidit, en conséquence de quoi, il aurait été judicieux d’adopter une souple politique de l’immigration...car nous allons peut-être tous devoir fuir en Afrique...

4_nous pouvons en revanche montrer un modèle de développement.____

Nous avons privilègié un modèle de société gravement archaïque, ne serait-ce que par le tout pétrole que la Chine et l’Inde ont imité et dont la fin est programmée et non déclarée...A l’heure où enfin nous nous réveillons sur les problèmes d’environnement, la Chine et l’Inde sont gravement polluées. C’est d’ailleurs un problème pour les prochains jeux olympiques.

Alors que nous aurions pu doubler tous nos pylônes et poteaux d’un semblable éolien, une hélice en proportion, un relai au réseau, un accumulateur pour ceux qui sont situés en bord de route à lecteur de carte bancaire...ainsi, on pouvait partout et à toute heure, faire son plein le temps d’un appel, d’une ballade, pour un Euro, en une demi-heure.

En ayant en plus, plutôt que la voiture sans permis, développé la voiture électrique à chassis et arceau tubulaire, laquelle peut enfermer cinquante mètres de piles rechargeables, on aurait pu...


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