Article publié le 29 octobre 2007
Le plus grand bouleversement du 20ème siècle au niveau sociétal est certainement la mise en application du communisme.
Certaine résurgences de ce mode de fonctionnement persiste encore au début de ce nouveau millénaire, mais je pense que l’on peut considérer la chose comme acquise : le communisme a fait long feu.
Bref, le libéralisme a remplacé le communisme à l’échelle planétaire et est apparemment installé pour longtemps.
Etant moi-même situé au cœur du libéralisme, je ne peux m’empêcher de trouver dans ce marché planétaire beaucoup de sources d’inquiétude.
Le marché n’a pas de but propre, il ne cherche pas à améliorer la condition de l’être humain ou de la planète, le marché va là où est le profit. J’entends souvent parler du cynisme des grandes compagnies et de leur main mise sur le monde, de leur effet sur les masses populaires qu’elles poussent à consommer encore plus. Sans être économiste, je ne suis pas tout à fait d accord. Bien sûr, il y a des lobbies puissants qui influent sur les décisions des politiques mais je pense que la réalité est plus inquiétante : le marché n’a pas de fil conducteur autre que le profit et ceci est d’autant plus vrai que nous allons vers une ère de controle financièr sans précédent.
Ainsi, le marche serait comme un poids lourd sans pilote ou plutôt composé d’une multitudes de pilotes mais chacun allant dans sa direction, recherchant son propre profit, au mépris d’une quelconque sortie de route.
Ainsi les politiques auront de moins en moins leur mot a dire face a un marché se nourrissant de la mondialisation, mettant même les états en position de fournisseurs concurrents (si tu ne me garanties pas des conditions de fabrication moins chères, je vais chez ton voisin).
Un exemple : pourquoi l’accroissement démographique n’est pas contrôlé de façon plus efficace, tant de drames actuels et à venir seraient évités si les humains n’entraient pas en compétition pour des ressources qui s’amenuisent. La possibilité d’une réduction de la natalité pour les pays à forte démographie (les plus pauvres) n’est jamais évoqué (à ma connaissance) alors que les ressources ne suffissent déjà pas à assurer leur propre subsistance : la réponse est peut être malheureusement que le marché n’a aucun intérêt à se couper d’une manne potentielle de travailleurs bon marché, et plus ils seront abondants, plus les bas salaires seront assurés.
Cet état des choses est connu de tous, la vraie question que je me pose est la suivante : comment adopter une attitude développement durable dans ce contexte ?
La législation peut être un moyen efficace d’encadrer un marché mais il faut qu’elle soit mondiale. Un pays ne peut plus se permettre de se doter de législation contraignante sans prendre le risque d’une perte de compétitivité et donc d’une fuite de sa production vers d’autres pays moins regardant.
Une autre solution serait d’instaurer un système où le marché ne serait plus le pilote et ça, ça ressemble à du communisme…
Je pense que vous vous posez de bonnes questions mais il faudrait revoir certains préjugés :
rien ne prouve que le libéralisme est installé pour longtemps.
la démographie des pays pauvres est moins dommageable que celle des pays riches, et n’oubliez pas que notre niveau de vie est assuré par le "don" des pays pauvres de leur matières premières, leur force de travail, leurs forêts, etc.
Merci de votre commentaire
1- je souhaite que vous ayez raison mais le retour en arrière me parait difficile surtout qu’objectivement, il n’y a pas d’alternative au capitalisme pour le moment
2- je suis bien conscient qu un européen pollue beaucoup plus qu’un africain ou même qu’un chinois et bien sur je pense qu’avant d’agir sur la démographie, il faut surtout agir sur la consommation et le gaspillage. Mon propos était plutôt de démontrer que le marché a tout intérêt a avoir sous la main une main d’oeuvre corvéable et abondante…









