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L'écologie en question : un fantasme planétaire ?

Article publié le 16 novembre 2007

Après avoir vu à la télévision une intervention argumentée d’un fervent représentant de la cause écologique, Nicolas Hulot, qui dans son discours général particulièrement hystérique prétend que si nous ne changeons rien nous courons à la catastrophe planétaire, de saines, sages, sereines réflexions ont fusé de ma cervelle impartiale. Dans mon esprit clair, critique, apte à la réflexion et pas encore contaminé par l’exaltation collective, des éclatantes évidences se sont opposées aux obscures, approximatives constructions intellectuelles de Nicolas Hulot.

Je commence à me demander si le problème de la pollution de la planète ne serait finalement pas une vaste chimère, une énorme psychose mondiale, un fantasme planétaire comme il y eut en d’autres époques des fantasmes cosmiques (par exemple avec les passages de comètes), religieux, astrologiques, magiques, ainsi que moult autres terreurs irrationnelles... Bref, une pollution universelle des esprits par des fumées médiatico-scientifico-politiques.

L’obsession écologique me semble avoir des point communs avec certains mythes obscurantistes. Hier les sorcières, aujourd’hui la pollution.

Que dit l’adepte de la verdure à tout prix ?

Que nos rivières polluées vont répandre mort, maladie, désastre, que nos pots d’échappement vont provoquer des raz-de-marées, faire fondre la banquise, empoisonner l’atmosphère, que nos activités économiques vont déclencher des cataclysmes, faire gronder le ciel, la terre et encore ébranler les océans...

Et pourquoi pas déclencher l’écroulement des montagnes, faire pâlir le soleil, éteindre -ou raviver- les volcans, provoquer la chute des étoiles ? Soyons sérieux. Cessons d’adhérer à la sottise ambiante, redevenons sensés.

Les rivières françaises sont polluées, je ne le nie pas. Et alors ? Cela fait belle lurette que nous ne mangeons plus de poissons péchés dans les rivières ! Il y a les piscicultures pour satisfaire nos exigences : des truites toujours bien dodues, saines, disponibles à profusion. Dieu merci, l’homme civilisé a su depuis longtemps imiter et même améliorer les bienfaits de la nature. Il n’a pas attendu que les rivières soient polluées pour produire des fruits de la nature encore plus savoureux que la nature jamais ne le fera elle-même... Par conséquent je ne vois pas en quoi la pollution de nos rivières est si catastrophique. Certes cela n’est guère réjouissant et même assez ennuyeux que nos rivières soient ainsi polluées. Je l’admets. Et j’aimerais mieux qu’elles ne le soient point, cela s’entend. Mais c’est ainsi, nos rivières sont polluées et ce n’est pas une raison pour ajouter à cette pollution chimique une inutile bêtise à notre réflexion.

Le problème de la pollution des rivières n’est de toute façon pas si grave qu’on le prétend puisque la blessure que nous avons infligé à la nature s’est tout naturellement accompagnée de son remède. En effet, nos usines de retraitement des eaux ne sont-elles pas nées pour contrer ces pollutions, précisément ? En ce cas où est le problème ? De quoi nous plaignons-nous ? N’avons-nous pas de l’eau pure à la sortie de ces centres de retraitements des eaux ? N’est-ce pas là un réel progrès ? Nous sommes étrangement -et de manière parfaitement stupide et irrationnelle- plus prompts à nous désoler de voir couler l’eau sale en amont de nos usines que nous réjouir à la voir jaillir, claire, en aval... Nous grossissons de façon outrancière la boue initiale tout en occultant l’onde limpide qui en naît. Et pourtant, en cela l’homme a fait bien mieux que la nature : il l’a purifiée en un temps record. Là où la nature aurait mis des années à régénérer ses eaux polluées, l’homme avec son génie a été cent fois, mille fois plus vite !

Et puis qui se baigne encore dans les rivières ? Les plages depuis presque un siècle ont remporté les suffrages des vacanciers.

Que prétend encore l’écologiste ?

Que nos émanations carboniques vont étouffer le globe terrestre à petit feu, le réchauffer, le vider en partie de ses hôtes, jusqu’à changer les contours des côtes par l’effet de la fonte des glaces aux pôles... Rien que cela. Depuis la création de la terre aucune éruption volcanique n’est jamais parvenue à engendrer de tels bouleversements, encore moins à éradiquer la vie sur la planète. Sérieusement, quel est l’impact de l’action de deux milliards de pots d’échappement durant cinquante ans sur une planète dont le poids et le volume de l’atmosphère sont infiniment plus consistants que ces rejets de fourmi ? Cela n’équivaut même pas -du moins je le suppose- au dixième d’une seule éruption volcanique de type Vésuve en 79 de notre ère en terme de masse de matières "polluantes" !

Que des espèces disparaissent, en quoi cela est-il catastrophique ? Depuis la création de la terre, des millions d’espèces sont apparues, puis ont disparu. De manière parfaitement naturelle, dans l’ordre normal des choses, à l’image de tout ce qui existe dans l’univers. Des espèces animales et végétales disparaissent de nos jours sous l’action de nos activités économiques, culturelles, gastronomiques, voire politiques. Je ne vois là que minuscules événements amplifiés par la subjectivité humaine. Des étoiles disparaissent également dans notre propre galaxie et partout ailleurs sous le simple effet du temps qui passe, sous l’action des atomes, bref sous le vent du destin... Telle est la loi des choses. Les écologistes n’échapperont pas à cette loi : eux aussi disparaîtront.

Que ce soit sous le poids de nos activités économiques ou sous les nécessités bien plus féroces encore de la nature, tout change, disparaît. Espèces, montagnes, océans, astres, systèmes galactiques, rien n’est épargné par le grand ordre naturel. Pourquoi les ours et les loups échapperaient-ils à cette loi ? Et pourquoi ne pas inclure l’action humaine dans cet ordre naturel ? L’homme avec sa réflexion, ses choix, sa volonté, son action sur la matière, les saisons, l’ordre "naturel" des choses, n’est-il pas issu de la nature lui aussi ? N’en n’est-il pas d’ailleurs le chef-d’oeuvre ? En quoi les effets de l’action humaine sur la nature seraient-ils pervers ? La disparition du loup, du choléra, de la peste ou du moustique vecteur de la malaria seraient donc des malfaisances selon la logique écologiste ? La nature ne s’occupe-t-elle pas elle-même de faire disparaître des espèces, et par milliers encore ? Certes elle le fait à l’échelle géologique. On reproche à l’homme de le faire à son échelle. Fondamentalement, je ne vois aucune différence. Ni perversion. Il est vrai que la volonté de préserver les espèces est également dans l’ordre naturel des choses humaines, fait partie de notre pensée. Je ne suis pas contre la préservation des espèces. A condition de ne pas sombrer dans la folie consistant à s’ingénier à réintroduire un corps étranger dans un système déjà bien établit. On ne met pas de loups dans une bergerie, pas plus qu’on ne lâche des ours en pleine nature ! Et pourquoi pas la réintroduction des lions à l’orée des villages africains, des tigres tueurs autour les agglomérations du Bengale ?

Entendons-nous : je ne fais nullement l’apologie de la pollution et de la destruction de la nature. Certes j’aimerais que la pollution n’existe pas sur notre planète, que les océans soient nets, les terres propres, les eaux claires. Qui ne le souhaiterait pas ? Simplement je prétends que nous avons fait de la pollution une sorte de quête du Graal moderne, un mythe idéologique et social fou, et donc par définition irrationnel, inutile, voire dangereux.

La pollution de la planète est réelle et ses pires effets se font sentir actuellement, je l’admets. Les effets de cette pollution planétaire sont catastrophiques, il est vrai. Mais dans les têtes.

Et rien que dans les têtes.


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commentaires
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par lolo (IP:xxx.xx7.21.70) le 16 novembre 2007 à 10H19

J’espère que c’est de l’humour noir ?

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par ZEN (IP:xxx.xx8.59.147) le 16 novembre 2007 à 10H38

Allez, Mr Allègre, on vous a reconnu...

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(IP:xxx.xx8.91.27) le 16 novembre 2007 à 13H11

C’est trop gros pour du Allègre. Le dernière fois que je l’ai vu à la télé, il ne contestait pas la réalité du réchauffement climatique il disait simplement :

- que l’homme n’est pas le seul responsable du réchauffement, puisqu’il y a bien eu des réchauffements/glaciations depuis des millions d’années. Aucun doute : l’homme amplifie fortement le phénomène, mais il n’est pas le seul responsable

- qu’il fallait éviter de trop se focaliser sur le seul aspect des rejets de co2 dûs à l’activité humaine, au risque d’oublier de nombreux autres problèmes environnementaux : pollution aux métaux lourds, déforestation, pollution des métaux lourds, etc... Je suis d’accord sur ce point aussi, parce que quand les politiques auront réglé le problème à coups de taxes et de subventions, ils diront qu’ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour l’environnement, et ils ne feront rien pour les autres problèmes (exemple au hasard : les rivières bretonnes qui pourrissent depuis 30 ans), sous prétexte qu’ils ont déjà fait beaucoup d’efforts pour le co2. Donc, n’oublions pas que le réchauffement planétaire n’est qu’une petite facette du problème, qui en comporte bien d’autres.

Ici, tout ce qu’on a c’est un type qui essaie de se donner bonne conscience, avec un discours très ambiguë : un coup il s’en fout que les rivières soient polluées, le coup d’après il dit qu’il aimerait quand même qu’elles soient pas polluées, et enfin comble du paradoxe, il dit qu’il aimerait bien qu’on évite la pollution, mais pas si ça doit modifier ses petites habitudes, ha ça non ! moi je veux mes fraises à noël, tant pis si elles ont fait 20000 km en avion pour arriver dans mon assiette ! pathétique...

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par lalireda (IP:xxx.xx2.53.187) le 24 octobre 2008 à 15H23

Monsieur, je ne vous comprends pas. Vos goûts seraient-ils de manger du poisson aux croquettes, de prendre des bains dans des eaux pleines de crottes, de faire du sky sur des pentes dénneigées, de respirer de l’air chargé de gaz toxiques, de manger des fruits lavés 20 fois avec des pesticides et mûris dans les camions, etc... Testez les tomates de mon jardin et vous comprendrez où est la différence ! Aussi si je respecte vos goûts, respectez aussi les miens. Merci.

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par dolma (IP:xxx.xx1.0.64) le 16 novembre 2007 à 10H53

Quel sens de l’ironie ! Bravo...

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par meta-babar (IP:xxx.xx9.70.1) le 16 novembre 2007 à 11H13

Ce qui est un fantasme, ce n’est pas la pollution, mais c’est de croire que les dirigeants veulent vraiment s’en occuper. Moi je suis d’accord pour dire qu’on fait beaucoup de bruit pour rien, mais "rien" dans le sens "ne rien faire". Si vous pensez vraiment ce que vous écrivez, vous êtes vraiment à côté de la plaque.

"Qui se baigne dans les rivières aujourd’hui ?" "Qui mange du poisson de rivière aujourd’hui ?" ...

Alors là c’est le bouquet. Ce n’est pas parce que vous êtes un beauf qui se trémousse à la plage l’été, et qui mange des poissons panés avec les yeux dans les coins que vous devez accepter qu’on pollue les rivières.

Il y a un concept extrêmement important je trouve, c’est que quiconque voudrait se passer de la société, ou de certains de ses aspects devrait pouvoir le faire, or ce n’est pas possible sans une nature saine. La destruction de la nature, c’est la destruction de la liberté ultime, c’est rendre l’Homme avec un grand H dépendant d’un certain type de société. Les sociétés n’étant pas éternelles, loin s’en faut, c’est se mettre dans une faiblesse extrême, interdissant tout retour en arrière.

En ce sens, la pollution est un intrument de pouvoir, et c’est pourquoi ne dirigeants ne feront pas grand chose à part des annonces marketing. Ainsi le concept le plus dangereux actuellement, c’est la certitude inconsciente des gens que l’on est à la "fin de l’histoire", et qu’après tout, on peut bien se passer de la nature aujourd’hui, dans notre société de marché éternelle ! Vous êtes en plein dans ce fantasme, et je vous retourne votre titre, c’est vous qui êtes en plein fantasme planétaire !

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par ZEN (IP:xxx.xx8.59.147) le 16 novembre 2007 à 11H22

Je conseille à l’auteur d’aller faire un tour par là :

http://www.manicore.com/

Allez à "ajouts récents" > cinquième rubrique : une critique des positions de C.Allègre

On peut aussi consulter aussi les sites consacrée au GIEC...

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par ZEN (IP:xxx.xx8.59.147) le 16 novembre 2007 à 11H24

Ici, par exemple, pour juger du sérieux des études du GIEC :

http://www.manicore.com/documentati...

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par zygomar (IP:xxx.xx9.40.183) le 20 novembre 2007 à 18H49

On peut également aller voir celui-là !!!!!

http://www.zetetique.org/rechauffem...

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par floyd (IP:xxx.xx7.119.42) le 16 novembre 2007 à 11H34

J’aimerais savoir si les choses vont de pire en pire, comme beaucoup d’écologistes veulent nous faire croire, pourquoi l’espérance de vie ne fait qu’augmenter ?

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(IP:xxx.xx8.91.27) le 16 novembre 2007 à 12H12

J’ai une bonne nouvelle aussi : en France, en 20 ans, le risque d’avoir un cancer a augmenté de 35% !

1 français sur 3 et 1 française sur 4 meurent du cancer

Mais ça doit aussi être un fantasme, au moyen âge c’était surement 2 personnes sur 3 !

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(IP:xxx.xx8.91.27) le 16 novembre 2007 à 12H49

allez, une petite histoire pour la route :

une civilisation détruit son environnement et disparaît

Je sais, c’est sur le site de tf1, mais bon, une info reste une info !

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par zygomar (IP:xxx.xx9.40.183) le 20 novembre 2007 à 18H50

"le risque d’avoir un cancer a augmenté de 35% !"

Vous avez tiré çà de votre chapeau ou bien vous avez une référence à l’appui ??

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(IP:xxx.xx8.91.27) le 16 novembre 2007 à 12H08

C’est vrai ça, plus personne ne se baigne dans les rivières, plutôt que de retraiter nos déchêts, on n’a qu’à les jeter dans les rivières !

Et pendant qu’on y est, on n’a plus besoin de l’ombre des arbres, puisqu’on a inventé le parasol, alors ratiboisons toutes ces satanées forêts, à la place on mettra des centrales électriques, et l’électricité produite servira à faire l’electrolyse de l’eau pour produire l’oxygène qu’on respire (on pourra enfin le commercialiser, super !)

Et puis les prairies ne servent plus à rien non plus, les vaches vivent dans des hangars où elles sont nourries des cendres de leurs ancêtres. En plus l’herbe c’est chiant, quand il pleut ça fait de la boue, et quand il pleut encore plus ça fait des innondations dans nos magnifiques cités ! Et le pollen des fleurs nous provoque des allergies ! Alors, on devrait bétonner chaque cm carré d’herbe restant sur terre, ça nous fera des parkings !

Et les animaux sauvages ne servent plus à rien non plus, puisqu’on mange de la m**** industrielle, elles bouffent notre espace vital et notre oxygène, hop je propose des grandes battues pour exterminer toute vie non humaine sur terre. Dépêchons nous, c’est la nature contre l’homme, ce sera elle ou nous, car elle a décidé de nous exterminer !

Sans déconner, y’en a "ils sont graves" :-((

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par Adiemus (IP:xxx.xx2.86.1) le 16 novembre 2007 à 12H27

Il y a des gens comme ça (on peut citer Claude Allègre, l’écrivain Michael Crichton) qui entretiennent une sorte de négationnisme de la crise environnementale. C’est dommage car ça fait perdre beaucoup de temps et ça peut ralentir certaines décisions chez des gens au pouvoir qui doutent encore. Le GIEC est un groupe de scientifiques du monde entier qui a publié ses résultats. Ils sont tous arrivés à la même conclusion. Comment quelques individus isolés peuvent remettre tout leur travail en cause ??? C’est un article triste à lire, qui fout le moral à zéro (super pour le w-e qui arrive...). Heureusement que la prise de conscience est là et que la machine commence enfin à ralentir.

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par zygomar (IP:xxx.xx9.40.183) le 20 novembre 2007 à 18H52

"Le GIEC est un groupe de scientifiques du monde entier qui a publié ses résultats. Ils sont tous arrivés à la même conclusion"

sauf qu’il y a environ une centaine de scientifiques qui ont démissionné ces dernières années pour cause de désaccord sur précisément ces conclusions du GIEC suite à des manipulations de résultats. Balladez voussur internet et vous y trouverez des sites qui donnent les noms et les raisons.

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 20 novembre 2007 à 19H46

Les deux époux s’échangent des banalités autour d’une soupe bien chaude. Une buée dense sort de leur bouche, trahissant la température glaciale de la demeure. Assis sur d’énormes sacs de bon bois de chauffage définitivement clos, ils devisent dans la maisonnée gelée, satisfaits de n’avoir pas succombé à la tentation du feu. Trop heureux de préserver leur immense stock de bois, ils mangent leur soupe, seule source de chaleur dans leur igloo. Un quart d’heure par jour, ils peuvent se réchauffer les doigts autour de leur bol vespéral, l’unique plaisir coûteux, le seul réconfort d’avares qu’ils se sont accordé. Le matin et le midi, c’est repas froids.

A force d’avoir économisé sur le feu des années durant en passant leurs hivers à tousser et à frissonner dans leur grotte de radins, ils ont accumulé une imposante réserve de bois. Que jamais ils ne se décident à entamer. D’hiver en hiver, ils repoussent l’échéance. Chaque année dès les premières gelées, c’est la grande question qui revient sous le toit pris par les glaces : "Va-t-on chauffer ou non ?"

Et chaque année, pris d’angoisse à l’idée de brûler leur bois, il se rendent à l’évidence : invariablement ils se disent que jusque là ils n’en sont pas morts, d’avoir passé l’hiver sans "gaspiller" leur précieux bois... Ils ajoutent que ce n’est pas parce que le bois de chauffage est gratuit (ils le ramassent en quantités quasi illimitée dans la forêt qui les entoure) qu’il faut le brûler pour un oui, pou un non... Avec eux tous les prétextes sont bons pour ne pas mettre des bûches dans la cuisinière. Et ça fait 34 ans que ça dure ! 34 hivers sans se chauffer.

En faisant durer au maximum la chaleur de la soupe autour de leurs mains, ils dissertent à l’infini sur l’opportunité de conserver leur bois. Il se disent que se serait tellement dommage, après 34 ans d’efforts, de rompre un cercle aussi vertueux... La seule idée de mourir sur un trésor de bois sec les rend chaque année un peu plus résolus.

A chaque fois plus intransigeants que l’année précédente, ils préfèrent se serrer la ceinture, grelotter trois mois durant plutôt que commettre le sacrilège de brûler ne serait-qu’une bûche !

Pour leur soupe, du méchant, menu bois leur suffit. Et encore, ils trouvent que c’est trop.

Courage ! se disent-ils, dans une vingtaine d’années on aura accumulé 50 ans de bois d’hiver.

Rien que l’idée d’économiser un demi siècle de bois de chauffage les galvanise. "C’est beau", se répètent-ils sans cesse pour unique justificatif à leur obsession d’économie.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 20 novembre 2007 à 19H49

Je contemplais depuis des heures le ciel étoilé de septembre, étendu dans un près en quelque lieu reculé de la campagne sarthoise. La nuit était sereine, la brise douce.

Je m’endormis sous le firmament.

Je fis un rêve dans ce champ d’herbe. Un rêve mystérieux et pénétrant, puissant et profond. Un songe à la fois étrange et réel, un mirage comme une vision. Une sorte de fantasmagorie faisant naître en moi des sensations étrangères et familières où je vis ce qui se trame dans les profondeurs des galaxies, ce qui s’y passe à l’échelle humaine... Comme si le temps d’un somme j’avais eu dans la tête les pensées du dieu Jupiter ou que des flammes divines avaient éclairé subitement le ciel devant moi. Bref, ma conscience s’ouvrit sur le cosmos, sonda les espaces infinis pour aller observer jusqu’au moindre insecte, jusqu’au plus petit grain de sable, jusqu’à la plus quelconque peuplade d’hommes vivant là-bas sur des planètes aux confins de l’espace... Par quel prodige eus-je accès au grand théâtre sidéral ? Peu importe. Toujours est-il que là, endormi par une nuit de septembre en pleine campagne, je vis couler au-dessus de moi l’incommensurable fleuve cosmique. Composé d’une infinité d’étoiles, ce flot que l’on nomme Univers charriant la vie à gros bouillons, sans fin, sous des millions de formes, je l’ai rêvé.

Et ce songe était palpable.

Voilà ce que je vis :

Des humanités par milliards peuplant l’Univers, des mondes minuscules ou gigantesques, certains aussi isolés dans l’espace qu’une coquille de noix en pleine mer, d’autres rassemblés en bouquets formés de millions d’étoiles. Partout, des peuples, des civilisations, des océans humains. Des races d’hommes variées, étonnantes, magnifiques, laides, effilées, trapues... De la vie même là où c’est inimaginable, des espèces animales par milliards répandues à travers autant de mondes. Ces mondes multipliés eux-mêmes par cent milliards : autant qu’il y a de galaxies, abritant chacune cent milliards d’autres formes de créatures ! Des contrées grandes comme des planètes et des planètes aussi vastes que des petits soleils. Il n’est pas rare qu’en ces lieux mille Chine puissent ne former qu’une province d’une partie plus étendue encore. Deux-cent milliards d’individus s’agitent sur certains globes. Dix milliards de sosies parfaits vivront et mourront simultanément sans jamais soupçonner que leurs doubles pussent exister à dix milliards d’exemplaires, dispersés à travers l’océan sidéral.... Moi, je les ai vus.

J’ai vu bien des choses encore : des empires paisibles de plus de 100 000 ans, des bâtiments étranges, des grandes villes silencieuses et mystérieuses, habitées par quelques personnes seulement. Et sur cet autre monde, qu’étaient ces déserts semés de cubes de verre oranges hauts comme des maisons ? Des cités endormies ou des champs de batteries solaires ? Ailleurs, par millions des habitants primitifs sortaient de leurs forêts et s’alignaient pour former des signes magiques. Il y avait des processions de toutes sortes, sur beaucoup de mondes très différents les uns des autres. On brandissait des espèces de noix géantes en pleurant dans les rues tortueuses d’une cité sombre sur tel monde. Sur un autre des voix à l’unisson scandaient des mots aigus le long d’une route étroite (cette route était creuse et faite d’un assemblage de plusieurs bandes de couleurs différentes) tout en faisant jaillir des fumées bicolores dans lesquelles se formaient des images de paysages (des genres d’hologrammes ?) à partir de cônes géants translucides posés sur leur tête... Qu’était-ce donc ? Une manifestation de revendications sociales, des opposants politiques, des réjouissances profanes, des ingénieurs établissant des mesures lors de travaux publics ? Il m’a été permis de voir, non de comprendre.

Ailleurs il y a avait un homme qui marchait dans une prairie vêtu d’une multitude de cercles -d’un rouge vif- très minces superposés, comme suspendus en l’air par je ne sais quel effet magnétique tout en épousant sa silhouette et ses membres (un peu comme le bonhomme Michelin). Ces cercles tournaient sur eux-mêmes lentement tout en flottant autour du corps de l’homme qui marchait. Je me dis : voilà une espèce de farfelu qui, comme chez nous, entreprend quelque exploit courageux et inutile. A l’image de nos "traverseurs" d’océans à la rame, de ces sauteurs de tours en parachute, de ces excentriques allant se perdre volontairement dans le désert munis de casques à pointe ou de ces funambules habillés en clown qui font du vélo en équilibre sur une corde suspendue au-dessus de quelconques chutes d’eau... A moins qu’il ne s’agît d’un citoyen banal d’une république utopiste ou d’un royaume complexe en train de vaquer à des occupations fort ordinaires échappant à mon regard profane... Comment aurais-je pu interpréter avec justesse ce que je voyais ? Des gouffres psychologiques, des abîmes philosophiques me séparaient de ces mondes. Je me contentais d’observer, émerveillé, étonné, amusé.

J’ai pu voir mille autres choses que je suis incapable de nommer, des merveilles impossible à relater, des phénomènes que je percevais comme extraordinaires et qui semblaient naturels à des milliards d’individus...

Lorsque je me réveillai l’herbe était humide, les constellations avaient changé de place. La vision avait duré deux heures... Je sais intimement que ce songe n’était point un mirage mais un voyage fulgurant vers des mondes disséminés à travers le cosmos, un voyage qu’il m’a été permis d’effectuer comme une grâce, emporté par les ailes de Séléné.

+++++++

PRECISION DE L’AUTEUR

A ceux qui à travers ce texte me reprocheront de m’égarer sur les sentiers d’une imagination à leurs yeux peu réaliste :

Ne serait-ce pas plutôt le manque d’imagination qui paralyse les petits esprits et les empêche de projeter leurs pensées plus haut que leur friteuse électrique, plus loin que leur programme télévisé du samedi soir ? La réalité dépasse de toute façon tout ce que l’on peut imaginer et ce dans tous les domaines, la preuve à chaque instant sous nos yeux que ce soit à travers le mystère mille milliards de fois reproduits du brin d’herbe, du moucheron, à travers l’incroyable complexité du cerveau humain ou bien tout humblement à travers les atomes de l’air qui nous entourent... Tout procède d’une imagination infiniment plus fertile, plus folle que la simple imagination humaine qui elle ne prend qu’une infime mesure de la réalité des choses.

Qu’aurait donc pensé un laboureur du Moyen-Âge s’il lui avait été donné de voir son descendant taper sur un ordinateur dans son exploitation agricole ? Il aurait dit :

- J’ai vu un paysan s’entretenir avec un carré plein de lumière et le carré lui répondait avec des signes magiques qui apparaissaient, disparaissaient. Puis naissaient des images fulgurantes qui s’agrandissaient, rétrécissaient... Et même des bruits étranges sortaient du carré lumineux. Ensuite le paysan est sorti de sa maison et un énorme animal de fer l’a avalé. Et je vis l’homme dans la tête du monstre qui rugissait, il se maintenait accroché à une roue derrière les yeux du dragon, il était vivant mais ne bougeait pas, tournant juste la roue devant lui, et la créature avançait pour emporter sa proie jusque dans un immense champ de blé dans un grondement de tonnerre.... Un oeil orange clignait au-dessus du démon d’acier et cet oeil éclairait le champ de blé comme une torche qui s’allumait et s’éteignait cent fois par minute !

Le paysan du Moyen-Âge viendrait juste de décrire avec ses yeux médiévaux un paysan contemporain faire ses comptes sur son ordinateur avant de monter sur sa moissonneuse-batteuse surmontée d’un gyrophare. Un fait qui nous semble à nous parfaitement banal peut être observé avec effarement, incrédulité par un témoin d’une autre époque ou d’une différente mentalité.

Je ne fais rien d’autre à travers mon "rapport de voyage" à travers les étoiles : je raconte avec mes mots de terrien du XXIème siècle ce que j’y ai vu. Je n’ai pas affirmé que je comprenais ce que je voyais, je n’ai fait que raconter ce que j’ai perçu du haut de mon esprit non initié, de la même manière qu’un citoyen de la Rome antique raconterait à ses contemporains le métropolitain de TOKYO du XXIème siècle ou notre aviation de transport de masse...

Soyez persuadés que des habitants d’autres planètes observant certains de nos comportements seraient aussi incrédules que vous face à ce que je rapporte de mon voyage onirique. Marco Polo racontant certaines scènes orientales n’avait pas été cru de ses contemporains qui l’accusaient d’affabulation (même si certains historiens prétendent qu’il ne fit jamais son voyage en Chine).

On pourrait ainsi multiplier les exemples.

Ce n’est pas parce que je raconte des faits avec mes mots que ces faits n’existent pas. Qu’on me laisse au moins la liberté de proposer à mes lecteurs l’évocation de ces autres mondes. Libre à eux de ne pas y porter crédit, de restreindre leur vue à leurs clochers, leur LOTO, leurs vacances en Normandie et leurs croquettes pour chiens.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par bahr (IP:xxx.xx1.9.20) le 16 novembre 2007 à 12H46

Bon article. Vous mettez le doigt sur quelque chose d’important. La pensée logique se meurt, l’hystérie devient loi. Le mensonge et la manipulation de l’émotionnel sont clairement planifiés (ingénierie sociale). Les masses ne doivent plus avoir accès qu’à une propagande subtile et meurtrière. Cependant il existe encore des gens comme vous pour passer entre les mailles du filet. Bonne nouvelle donc :)

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par jcm (IP:xxx.xx0.97.166) le 16 novembre 2007 à 13H20

Oui, on espère qu’il s’agit d’humour noir, on en doute cependant...

En tous cas ne buvons pas l’eau de n’importe quelle rivière : Des chiens meurent après avoir bu l’eau du Tarn ! !

Quand à s’y baigner...

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par floyd (IP:xxx.xx7.119.42) le 16 novembre 2007 à 13H39

"Mais ça doit aussi être un fantasme, au moyen âge c’était surement 2 personnes sur 3 !"

Au moyen âge les gens ne devenaient pas assez vieux pour avoir un cancer ! Ils mourraient bien avant dans la guerre, à cause de la famine, ou de la peste. C’était quoi l’espèrance de vie au moyen-âge 30 ans ? 40 ans ? Pas plus en tout cas.

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(IP:xxx.xx8.39.208) le 16 novembre 2007 à 13H57

Au moyen âge, la moitié des enfants mourrait avant de savoir marcher, et le quart seulement passaient leur puberté. Mais une fois leur puberté passée, on avait bon espoir de vivre jusqu’à 70 ans. Cela fait bien une moyenne d’une trentaine d’années, mais c’est typiquement une moyenne qui n’exprime rien. Jusqu’aux années 50, les principales causes de hausse de l’espérance de vie en France sont l’invention de l’hygiène et l’intérêt porté à l’enfant. Autrement dit, la technologie n’y est quasiment pour rien.

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par Philippe VIGNEAU (IP:xxx.xx3.82.128) le 16 novembre 2007 à 14H08

et puis il y a le fait qu’il n’y a plus de guerres dans nos pays... ca aussi c’est un sacre boost pour l’esperance de vie...

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par floyd (IP:xxx.xx7.119.42) le 16 novembre 2007 à 14H09

En fait, j’étais plutôt optimiste, il semblerait que l’espérance de vie était de 14 ans !

A cette époque, une épidémie/famine peut emporter 2/3 ou 3/4 des enfants de moins d’un an.

http://hypo.ge.ch/www/cliotexte//si...

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(IP:xxx.xx8.39.208) le 16 novembre 2007 à 13H48

Je suis tout à fait d’accord avec l’auteur.

Qu’y a-t-il de si grave à altérer notre environnement ? Il y a des milliards d’année que le climat terrestre change, que des espèces apparaissent et disparaissent au gré des changements et des catastrophes. Et soudain, aujourd’hui, quelques doux rêveurs souhaiteraient que plus rien ne bouge ? Quelle drôle d’idée !

Ce que nous perdrons d’une part, nous le gagnerons ailleurs. Les pingouins pourront bien disparaître, quelque espèce équatoriale prospèrera et se diversifiera. C’est dans l’ordre des choses. Le génie humain a toujours su trouver réponse face aux pires difficultés, pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement à l’avenir ?

Et quand bien même l’humanité disparaitrait en tout ou partie, est-ce si grave ? Qu’est-ce que cela changerait ? La vie continuera son cours avec ou sans l’homme, promettant pour l’avenir des inventions biologiques inimaginables aujourd’hui.

Même si ce que racontent ces écologistes était vrai qu’y pourrions-nous ? Notre société a muté de manière irrémédiable au cours des 50 dernières années. Cela signifie que seules les innovations technologiques pourrons nous assurer un avenir décent, nous éviter de vivre comme des arriérés.

Cessons donc de nous alarmer inutilement, nous n’avons qu’une vie, et tant de plaisirs à expérimenter !

Ce commentaire est bien entendu à prendre au second degré. Comme l’article, j’espère... :-))

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par Philippe VIGNEAU (IP:xxx.xx3.82.128) le 16 novembre 2007 à 14H07

wouah... je crois qu’on en tiens un vrai la !... je penserais que c’est un sacre coup d’humour si ce genre de personnage produit par notre societe de consommation telepahge n’existait pas...

allez un petit tour sur le site du CITES, devrait vite vous persuader qu’au moins du cote de la biodiversite, ca detruit a vitesse grand v...

allez un petit conseil, gardez bien cet article quelque part, un jour en le montrant a vos petits enfants, il devrait y avoir de sacres moment de fous-rires !

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par floyd (IP:xxx.xx7.119.42) le 16 novembre 2007 à 14H25

Puisque vous mentionnez les sorcières dans votre article, voici comment au moyen-âge on ’réglait’ les problèmes climatiques :

"Ainsi, le 26 février 1780, les paroissiens de Besançon demandent à leur curé d’écrire à l’évêque pour qu’il excommunie les chenilles processionnaires qui ont fait des ravages dans les arbres fruitiers des environs. Trois jours plus tard, une sorcière accusée d’être la cause de cette invasion, était brûlée sur un bûcher. En Europe centrale, de 1570 à 1630, on estime qu’entre 3 000 et 4 000 de ces femmes ont été brûlées. Christophe Pfister, le grand historien suisse du climat, en est arrivé à considérer les bûchers comme des indicateurs de désordres climatiques..."

http://www.lefigaro.fr/sciences/200...

A quand un automobiliste sur le bûcher ? :-)

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 16 novembre 2007 à 14H33

Voici une lettre envoyée à une journaliste qui avait écrit un article sur les sauvages d’Amazonie.

Madame,

Vous êtes l’auteur d’un article qui m’a réellement fâché. Il s’agit du reportage sur les Papous, filmés par l’équipe de Nicolas Hulot. Le sujet est trop passionnant pour que je ne réagisse pas. Dans votre article (« France-Soir » du mercredi 27 décembre 2000, page 28) ce sujet est traité de manière outrageusement convenue, et c’est une réelle et inadmissible offense à la Civilisation que de faire implicitement l’éloge d’une véritable forme de sauvagerie encore « en vigueur » de nos jours… Etes-vous une authentique journaliste digne de ce nom ou bien un instrument d’abrutissement du public, enjolivant l’infâme réalité pour mieux plaire à votre lectorat, complice dans la bêtise ?

En effet, vous écrivez en conclusion de votre article :

« Ce qui peut nous amener à penser que le sauvage n’est pas forcément celui que l’on croit… »

Dernièrement j’ai vu dans une émission télévisée un reportage sur les indigènes d’Amazonie. Le sujet du reportage traitait du recul de la forêt amazonienne face à l’avancée inexorable de la civilisation, et de fait, du déclin d’une poignée de quelconques indigènes (je ne me souviens pas du nom de cette primitive peuplade). Le reportage, comme on pouvait s’y attendre, était loin d’être impartial, le commentateur prenant résolument le parti des indigènes menacés par la civilisation.

A un moment du reportage le discours était formaté selon les strictes normes occidentales en vigueur aujourd’hui : défense sotte et aveugle de la minorité. Parce que c’est la minorité. L’article dont vous êtes l’auteur est de la même veine : une bien piètre éloquence pour la défense d’une cause qui n’en vaut vraiment pas la peine…

Voilà de quoi il était notamment question dans ce reportage télévisé : le commentateur déplorait que la civilisation ait transformé ces guerriers légendaires en paisibles agriculteurs. Là, je ne comprends plus rien… N’est-ce pas justement cela le progrès ? Ferait-on aujourd’hui l’éloge de la guerre lorsque la cause est télégénique (comme dans le reportage réalisé par l’équipe de Nicolas Hulot), « écologique », bref, lorsque la cause est à la mode ? Nous fustigeons la guerre chez nous, mais chez ces sauvages elle serait jolie, pittoresque, et surtout « culturelle » à nos yeux ? On traite ces hommes comme on traiterait une espèce animale en voie de disparition dans un parc naturel : on voudrait que ces indigènes continuent à s’entretuer dans leur jungle selon leurs traditions millénaires, au nom de la préservation du patrimoine ethnique humain, au nom du respect de leurs mœurs de peuplades primitives… Comme lorsqu’on conserve des pièces rares dans un musée. Mais là ce sont des êtres humains qui remplacent les vieilleries. En fait on en fait une espèce de canards sauvages labellisée « espèce protégée ». Parce qu’aujourd’hui la mode est au naturel, aux produits « bio ».

De nos jours il faut se faire le défenseur de ces espèces de minorités en voix de déclin, au détriment de la souveraine majorité qui ne cesse d’étendre son influence sur celles-ci, et pour être bien vu, pour être à la mode, il faut même être contre la civilisation, la nôtre je veux dire ! Alors que l’on ne cesse de chanter, de glorifier, d’encenser dès l’école primaire les civilisations romaines, grecques, étrusques, etc. (qui ont tant apporté aux peuplades primitives d’Europe, dont en Gaule) il faudrait dénigrer notre propre civilisation qui est pourtant le beau fruit issu de ces vergers antiques… Et tout ça parce que nous apportons chez ces indigènes primitifs la même chose qu’ont apportée les Grecs chez les Gaulois : la Civilisation (je veux parler ici bien entendu de la civilisation digne de ce nom). Si on continue ce discours crétinisant envers ces va-nu-pieds des forêts d’Amazonie ou de Nouvelle Guinée, dans mille ans ces pauvres dégénérés en seront au même point. Ce seront des espèces de bêtes en comparaison avec les représentants du fleuron des civilisations d’alors. Nul aujourd’hui n’ose plus appeler un chat un chat, et affirmer publiquement que les sauvages sont précisément ceux qui s’ingénient à vivre dans les bois… Il est très à la mode dans notre société « télévisuelle », consensuelle et pour ainsi dire dévoyée par ce journalisme de masse crétinisant que vous représentez, de déclarer que les sauvages c’est nous, et pas eux, pas ces « coureurs des bois »… A croire que l’idéal du progrès est de se manger entre ennemis, et même parfois entre amis, comme le font ces « sauvages modèles » que vous défendez si bien, et qui auraient su préserver leur prétendue vertu originelle presque biblique…

Comment ose-t-on dire que la civilisation a apporté le déclin à ces barbares ? On voudrait, au nom du respect de leurs piètres traditions d’hommes des bois, les maintenir dans leurs obscures superstitions. Où est le progrès là-dedans ? Nous apportons la lumière du savoir, de la connaissance, de la science et de l’intelligence, des arts, nous les hommes civilisés. Et le contact avec les civilisations moins évoluées est une bénédiction pour ces dernières, et non une calamité comme on voudrait nous le faire croire. D’un seul coup nous leur faisons faire un bond en avant de plusieurs milliers d’années à ces sauvages ! Où est le mal ? C’est cela précisément le progrès. Les civilisations sont toutes destinées à progresser. Et ce n’est pas en voulant maintenir les hommes dans leur ignorance que l’on fait un acte de philanthropie… Bien au contraire. Imaginez que les peuples voisins de la gaule n’auraient jamais voulu avoir de contact avec nous, au nom de ce même respect déplacé que nos contemporains écologistes éprouvent envers ces peuplades primitives : aujourd’hui nous en serions peut-être encore en train de traîner dans les bois comme des pouilleux vêtus de peaux de lapins. Et vive l’homme qui a su, comme vous l’écrivez dans votre article, « conserver une proximité physique et spirituelle avec la nature » !

Je ne suis pas ennemi de la civilisation, vous l’aurez compris. On ne peut pas gêner l’existence de millions de gens civilisés à cause d’une poignée d’attardés emplumés. La forêt amazonienne appartient aux vainqueurs. Les terres vierges de la Nouvelle-Guinée appartiennent aux vrais dominants, et non pas aux hommes des bois, vagues créatures humaines mi-dégénérées, mi-déchues. Ces terres appartiennent aux hommes policés, instruits, édifiés selon les saines lumières de l’Intelligence, et non pas aux esprits et autres improbables divinités inventées par des idolâtres mal chaussés. Nous marchons sur la Lune pendant que ces indigènes courent après du gibier, la sarbacane aux lèvres. Pas pour le plaisir, comme nos chasseurs le font, non : pour survivre. Ils en sont encore à ce stade. Le plaisir est un signe de civilisation qui nous éloigne de l’état d’animalité. Leur esprit ainsi mobilisé par la nécessité la plus primaire n’a aucune chance d’évoluer si on ne les aide pas.

Cessons d’admirer ces piètres semblables encore à l’âge de pierre et civilisons-les une bonne fois pour toutes ! Arrêtons de faire l’éloge du « bio » à outrance. La civilisation, la culture, c’est ce qui reste à l’homme une fois qu’il s’est affranchi de la sauvagerie.

Il aurait été si intelligent, si évolué, si civilisé, si opportunément journalistique dans votre article de vous faire le défenseur de la Civilisation à travers un tel sujet, quitte à choquer votre lectorat, ces contemporains convaincus eux aussi de n’être que des sauvages sachant lire « France-Soir », tout juste bons à s’extasier devant leurs semblables de Nouvelle-Guinée. Papous pas si sauvages que ça selon les saints préjugés en vigueur dans notre société, mais cependant vêtus de plumes et allant quérir leur pitance la sarbacane à la main… Au lieu de cela vous ne faites que le procès (certaines phrases de votre article sont révélatrices) de cette civilisation qui vous a donné les moyens d’être bien chaussée, et défendez ce qui est fondamentalement indéfendable : la sauvagerie dans son expression la plus triviale.

Je vous offre l’occasion, Madame, de défendre votre point de vue qui est, il faut l’avouer, philosophiquement très choquant. A moins qu’en guise de réponse à ma lettre, vous estimant à ce point si peu digne de vertu, si dénaturée, si éloignée de cette « proximité physique et spirituelle avec la nature », si peu civilisée enfin, vous ne préfériez donner la parole à un de ces indigènes incultes, analphabètes, ignorant et superstitieux dont vous semblez faire si grand cas dans votre article…

Avec l’espoir de ne vous avoir point véritablement offensée à travers mes propos parfois un peu virulents, et de vous avoir plus salutairement instruite sur quelques évidences de ce monde si souvent et si facilement dénigrées, je vous prie de croire, Madame, à ma parfaite considération.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par meta-babar (IP:xxx.xx9.70.1) le 16 novembre 2007 à 17H56

Décidemment, vous êtes un scandale ambulant. Votre "philoophie" refuse l’existence à ceux qui ont d’autres façons de vivre que la votre. Vous pensez être le stade ultime de l’évolution. Je vous plains, vous devez vous emmerder sévèrement dans votre monde idéal ou tout le monde est comme vous, pense comme vous, et où la nature sauvage n’a plus cours. Je n’ai pas d’autre définition de l’enfer psychiatrique.

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par lolo (IP:xxx.xx7.21.70) le 19 novembre 2007 à 11H38

et il en rajoute une couche ! Je suis étonné qu’il y ait des gens "cablés" comme cela, vraiment édifiant !

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par Gérard Piquemal (IP:xxx.xx1.228.129) le 19 novembre 2007 à 20H07

Bonjour M. Zacharie de Izarra,

Avec tout le respect que je vous dois, c’est vous que je trouve ignorant, inculte et un indigène trop civilisé. Pour avoir fréquenter des peuples ancestraux, laissez moi vous dire qu’il y a plus de sagesse chez eux que vous ne semblez en démontrer.

Si le déclin d’une poignée de quelconques indigènes dont vous ne vous souvenez pas du nom vous importe peu, vous devriez être inquiét du recul de la forêt amazonienne et des autres grandes forêts qui absorbent le CO2 que les quelques 6 milliards d’humains produisent.

Vous demandez si nous ferions aujourd’hui l’éloge de la guerre. Je vous dirais que oui, notamment en Afghanistan et en Irak, par ces sauvages en quête de pétrole ou désireux de faire prospérer l’industrie de l’armement. Pour votre information, je vous conseille de lire le tableau des zones de guerres en 2007 http://www3.umoncton.ca/ShowDown.cf....

Vous prétendez que nous apportons chez ces indigènes primitifs la même chose qu’ont apportée les Grecs chez les Gaulois : la Civilisation (la civilisation digne de ce nom). Quels avantages en tirent-ils ? Les OGM, les MTS, la télévision, les taxes, la pollution… Qui a vraiment besoin de tout ça ? Vous peut-être ? Vous reprochez aux Papous d’être vêtus de plumes et de quérir leur pitance à la sarbacane. Vous préférez peut-être vous nourrir de légumes sauce pesticides, de bœuf aux antibiotiques et autre poulet aux hormones, indigne héritage de notre société dite civilisée ?

Puissiez-vous un jour connaître l’éveil, du moins en connaître le sens.

Dans l’espoir de vous avoir fait connaître uen autre perspectives…

Bonne journée à vous

Gérard Piquemal http://detoursante.over-blog.com

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par mathieu (IP:xxx.xx7.171.238) le 16 novembre 2007 à 14H45

Il est toujours étonnant dans ce genre de texte de voir leurs auteurs pratiquer exactement ce qu’ils reprochent aux autres : l’irrationalité, les obscures constructions intellectuelles, les mythes obscurantistes, sottise ambiante...

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(IP:xxx.xx2.213.101) le 16 novembre 2007 à 14H55

Artile humouristique ou écrit par un oisif aux mots oiseux atteint de mégalomanite aigüe qui n’a aucune connaissance du sujet donc aucun argument à avancer sinon des paroles de bistrots ou de salons à la mode !

A zacharie le oisif : "ces indigènes incultes, analphabètes, ignorant et superstitieux" ont certainement une plus grande sensiblité et une meilleure connaissance de la nature que vous n’en aurez jamais !

A quoi sert il d’être instruit lorsqu’on a d’autre vécu que l’oisiveté ? retournez à votre néant !

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par topa (IP:xxx.xx2.146.180) le 16 novembre 2007 à 15H49

Texte clair, sans passion, pondéré, enfin quelqu’un qui n’est pas pris par la folle idée que le réchauffement (s’il y en a un) est le fait de l’homme. Les actions de l’homme sont infimes par rapport aux actions provoquées par notre planète et par l’univers dans laquelle elle évolue. L’évolution immuable de notre planète et des êtres vivant qui l’habitent, continuera quelles que soient les gesticulations des petits terriens. Il est dramatique que beaucoup de temps et beaucoup d’argent seront dépensés (pas perdus pour tout le monde) avant de se rendre compte que les voies suivies ne menaient qu’à une impasse et à des dégats irréversibles.

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par chris (IP:xxx.xx0.245.151) le 24 novembre 2007 à 14H22

"Les actions de l’homme sont infimes par rapport..blabla"

C’est là que vous avez tout faux. Il a suffit de quelques bactéries pour que l’atmosphère soit constituée de 21% d’oxygène. Chaque espèces, chaque groupe d’entités ont un impact sur l’environnement, sur le système global. C’est le fondement de la vie, de l’évolution, des écosystèmes.

Quand vous aurez intégrer cette notion, vous aurez alors une vision un peu moins ignarde de l’impact humain sur les milieux...

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par chris (IP:xxx.xx0.245.151) le 24 novembre 2007 à 14H25

Pourquoi n’y a t’il aucune étude, aucune données chiffrées dans vos interventions ? Prouvez donc nous par A + B ce que vous avancez donc... J’attend ça avec impatience. La non responsabilité de l’homme dans le RC, la non gravité de la disparition des abeilles, du saumon, du dauphin blanc, la non gravité des rejets d’azotes et de nitrate sur l’eau potable.....

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par chris (IP:xxx.xx0.245.151) le 24 novembre 2007 à 14H26

Pourquoi n’y a t’il aucune étude, aucune données chiffrées dans vos interventions ? Prouvez donc nous par A + B ce que vous avancez donc... J’attend ça avec impatience. La non responsabilité de l’homme dans le RC, la non gravité de la disparition des abeilles, du saumon, du dauphin blanc, la non gravité des rejets d’azotes et de nitrate sur l’eau potable.....

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par zen (IP:xxx.xx8.59.147) le 16 novembre 2007 à 16H24

Arrétons les commentaires. On ne discute qu’avec les gens sérieux, or Raphaël Zacharie de Machin Chouette s’amuse beaucoup en se moquant de nous..Il suffit de lire entièrement la présentation qu’il fait de lui-même...("Je suis un oisif, une espèce d’aristocrate désoeuvré ..."etc...)

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 24 novembre 2007 à 23H02

Mon texte de présentation est très sérieux, authentique. Tout comme mon nom en quatre parties, d’aillleurs.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par judel.66 (IP:xxx.xx7.151.123) le 16 novembre 2007 à 16H59

est ce que cet article merite tant de commentaires ? ? ? ?

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 16 novembre 2007 à 18H18

D’abord, est-ce qu’il mérite d’être publié ici ?

Am.

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 16 novembre 2007 à 21H01

bof, même la rédac de naturavox trolle fréquemment, je me fais même plus d’illusion sur le tri des articles.

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par donki (IP:xxx.xx8.185.209) le 16 novembre 2007 à 22H21

Un bémol,effectivement,question pollution nous ne craignions ,personne il y a malgrés tout comme dans tout chose, du bon et du mauvais le rédacteur de ce theme a tord et raison en meme temps ,peut etre a t’il mal déroulé son theme donc je vais essayer a ma facon de recentrer son tir, pour ce que je crois avoir saisi,. Ce qui est inquietant est double , la polution de notre planete et la manipulation des cerveaux qui elle aussi en est une a mon avis, plus insidieuse donc bien plus dangeureuse dangereuse car elle engendrera des dégats qui eux seront irréversibles.Posons nous la question de qui a été durant dernieres années le porte parole le plus virulant de ce combat contre la polution de la planete, Mister Algore(scusez l’horto) un monsieur qui vient de recevoir le prix nobel,surprenant non,ce revirement d’un personnage qui a failli etre élu a la présidence des étas unis ! cel ne vous chagrine pas ?pensez vous que si il avait été élu son programme aurait été le meme ? Permetez-moi d’en douter ,je pense que ce monsieur a été mis en place a ce niveau pour accomplir un autre travail a savoir ammener la population mondial en premier lieu a subir un choc émotionnel pour par la suite l’écarter le plus rapidement de son milieu naturel afin de le concentrer dans les mégapoles pour mieux le controler, il y a derriere une prise de conscience nécessaire quelque chose de cacheé,allez sur le site "contact" afin de mieux vous éclairer,c’est stupéfiant la concordance des évenements que nous vivons et les prévisions de ce site"contact.A nous de faire la part des choses et évitons de nous laisser diriger par ces gens la ,qui a mon avis sont des agents double au service d’un pouvoir qui ne la jamais été au notre amicalement.

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(IP:xxx.xx2.193.201) le 17 novembre 2007 à 01H59

@ Atlantis :"bof, même la rédac de naturavox trolle fréquemment, je me fais même plus d’illusion sur le tri des articles."

.Un peu comme sur les sites d’informatiques , il y a le sujet Troll du Vendredi (pour atteindre le quota de visite ) ,et les admins qui sous différents pseudo relancent quand la discussion s’éteint ;-)

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 18 novembre 2007 à 01H50

ouais sauf que c’est jour de poisson en permanence :-/ .

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par koreteekiwi (IP:xxx.xx8.84.214) le 16 novembre 2007 à 21H05

il ne faut lui en vouloir pour ca.Il reprend juste les memes arguments que les scientifiques payés par les multinationales afin de pouvoir continuer leur carnage.Il faut savoir que sans la nature on mange quoi ? parce que quand il n’y aura plus de pollinisateur , comment est-ce qu’on fera ,ah c’est vrai ,il y aura toujours de la main d’oeuvre bon marché. Et puis à ton avis ,l’eau des piscicultures vient de où. Le pisciculteur la remplit avec de l’eau minerale,non c’est l’eau de riviere donc si elle est polluée .dans la pisciculture elle y sera aussi ,moins du au filtre mais toujours .Les poissons n’aiment pas le chlore,(il y a pas qu’eux).Ensuite pour lui l’eau pure c’est exempt de vie.L’eau est l’ecosysteme le plus fragile.c’est pour cela que au lieu de la polluer et de la nettoyer bien apres il faudrait eviter de la polluer comme ca on aurait pas a la nettoyer . imagine les economies.Enfin au lieu d’ecouter les medias qui traitent de sujet qu’ils ne maitrisent pas . Maintenant le mieux serait qu’il sorte de chez lui et qu’il aille sur le terrain et qu’il ouvre de "vrais" livres qui traitent du sujet parce que l’écologie n’est pas une chose de néophytes.Il y a tellement de parametres a tenir en compte qu’on ne peut le prendre a la legere parce que nous sommes pas les seuls dans l’histoire, il y a aussi les animaux et les plantes. Bon avant de partir. Je lui conseille d’aller visiter le site de la fondation Nicolas Hulot qui est super. Cela pourra le faire evoluer parce que c’est pas le tout de se dire qu’on est plus evolués il faut le montrer.

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par Olivier (IP:xxx.xx9.22.219) le 17 novembre 2007 à 03H43

Raphaël a écrit : "Cela n’équivaut même pas -du moins je le suppose- au dixième d’une seule éruption volcanique de type Vésuve en 79 de notre ère en terme de masse de matières "polluantes" !"

Réponse :

> Les émissions humaines de CO2 ont été de 24 milliards de tonnes en 2002.

> Société française de chimie : " Un volcan en activité émet, en moyenne, 1,3 million de tonnes de CO2 par an, soit au total sur terre, de 130 à 175 millions de tonnes par an. Les émissions de l’Etna, en Sicile, sont particulièrement importantes : 25 millions de tonnes par an. http://www.sfc.fr/donnees/mine/co2/... "

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par Olivier (IP:xxx.xx9.22.219) le 17 novembre 2007 à 03H55

Sur la voie rapide du réchauffement

(Agence Science-Presse) - Si vous n’aviez pas encore assez de données décourageantes sur le réchauffement, voici un chiffre de plus : les gaz à effet de serre seraient actuellement émis 30 fois plus vite que lors de la dernière période de réchauffement extrême qu’a connu la Terre.

Il s’agit d’un réchauffement survenu il y a 55 millions d’années, au cours duquel des gaz à effet de serre se seraient échappé du sous-sol terrestre à un rythme ultra-rapide : 10 000 ans (eh oui, à l’échelle géologique, c’est ultra-rapide).

Cet épisode est marqué par une hausse de 5 degrés Celsius : les géologues l’appellent le Maximum thermique du paléocène-éocène. On peut se rendre compte que des gaz à effet de serre ont été soudain plus abondants en analysant la composition chimique des sédiments du sous-sol océanique.

Et selon l’équipe qui a mené cette analyse, dirigée par le géologue James Zachos, de l’Université de Californie à Santa Cruz, ce sont 4500 milliards de tonnes de dioxyde de carbone qui sont "entrés" dans l’atmosphère pendant une période d’environ 10 000 ans. Or, si la tendance se maintient, la même quantité, émise par nos carburants fossiles, aura été expédiée dans notre atmosphère en... 300 ans !

Ces savants calculs ont été présentés lors du dernier congrès de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), qui prenait fin le 20 février à Saint-Louis, Missouri http://www.sciencepresse.qc.ca/arch...

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par floyd (IP:xxx.xx7.184.36) le 17 novembre 2007 à 10H11

On a pas besoin du GIEC, Matthieu avait déjà tout prévu ! :-)

"Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées."

Mathieu 24:29-30

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 17 novembre 2007 à 16H48

Le combat de José Bové est horizontal : il défend des valeurs palpables. Tout en étant opposé comme lui à l’invasion de la culture Mac-Donald en France mais loin d’être un fanatique de la guerre aux humburgers, je vais quérir ma pitance de temps à autre chez les cuisiniers yankees. Après tout, quelle importance ? Nous ne sommes sur Terre que pour quelques décennies.

La Terre qui n’est pas éternelle... Si la plupart des fumeurs acceptent de prendre le risque de détruire leur corps, de contracter un cancer des poumons pour le plaisir de fumer, pourquoi n’accepterions-nous pas de prendre le risque d’abîmer la planète pour gagner un peu plus de confort, de sécurité, de bien-être ? Qu’y a-t-il d’illégitime à cela ? Rien n’est impérissable en ce monde. La planète se détruira sans nous un jour. Le soleil lui-même mourra car à l’échelle cosmique il n’est pas perpétuel lui non plus.

Etre contre la mondialisation, n’est-ce pas aussi irresponsable qu’être contre la révolution industrielle qui a certes profondément endommagé la planète depuis un siècle mais, quoi qu’on dise, nous a indéniablement fait progresser ?

Les économies d’énergie ? Pure aberration : les réserves de pétrole seront brûlées de toute façon. Que ce soit à petit feu ou à vive flamme, le pétrole brûlera au service de l’activité humaine. Quoi qu’il arrive l’Homme brûlera le pétrole et fatalement il y aura des rejets nocifs dans l’air, économie d’énergie ou pas.

Bien sûr, sur le plan psychologique ces rejets étalés plus longuement dans le temps PARAITRONT moins nocifs pour l’environnement car moins perceptibles à l’échelle humaine. Mais à l’échelle géologique, quelle différence ?

La mode de l’écologie est surtout une manne commerciale pour les industriels : sous prétexte de préservation de l’environnement ils vendent au peuple, et au prix fort, des gadgets à haute valeur morale (voitures "moins polluantes"), mais dont se contrefout la planète Terre.

Bové passera. La Terre passera. Les étoiles passeront. L’esprit demeurera.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par Govinda (IP:xxx.xx5.140.251) le 17 novembre 2007 à 18H49

Merci de nous éclairer sur la voie, Oh Raphaël ! Tout n’était que brouillard à mes yeux, et par ton raisonnement la lumière a envahi mon esprit ! Maintenant, je peux partir en paix ! Prooooooooouuuuuuuttttt !  :-)

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par So-Ann (IP:xxx.xx3.178.23) le 17 novembre 2007 à 22H48

Des études sérieuses et fondées montrent que face à un danger, certaines personnes sont dans le déni total. C’est plus simple de s’arranger ainsi ! De se donner bonne conscience, de prendre les autres pour des idiots farfelus qui en font trop tout en essayant de se rendre intéressant ! Cet "oiseau mélancolique et oisif et unique" que vous êtes devrait peut être disparaître avec d’autres espèces tient ! :-)

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par bruno (IP:xxx.xx6.139.181) le 18 novembre 2007 à 09H16

Mais où avez vous vu que l’homme est le chef d’oeuvre de la nature ? encore cette vieille scie créationniste qui revient tel un bommerang alors qu’on la croyait morte... Méditez plutôt sur cette réflexion indienne : "quand l’homme aura pollué la dernière rivière, mangé le dernier poisson, coupé le dernier arbre, alors il comprendra que l’argent n’est pas comestible..."

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 19 novembre 2007 à 14H11

Vers l’âge de huit ans une réalité insoupçonnée s’est révélée à moi. Mon quotidien s’est déchiré, laissant apparaître une lumière à laquelle peu d’êtres ont accès. Rares sont ceux qui dans leur vie ont ainsi été initiés à la subtilité des choses que je vais relater.

Je baguenaudais seul dans la rue, puéril et insouciant, cherchant la distraction comme il est de coutume chez les gens de mon âge... Chemin faisant, je m’arrêtai devant une maison en briques. Je connaissais depuis toujours cette demeure habitée par de vieilles gens aux us désuets. Elle faisait partie de mon décor. C’était une fort belle maison, cossue, bourgeoise, quoique austère.

Je n’avais jamais prêté attention à ces murs, sauf peut-être pour m’affliger de leur tristesse, de la gravité de ses occupants. Une grande verrière coiffait le toit. Surannée, imposante, ouvragée avec d’inutiles raffinements, cette verrière garnie de vitraux teintés m’avait toujours semblé cacher quelque salon solennel, sombre et poussiéreux. Je songeais à un presbytère sinistre, à un cloître plein de vieux livres de latin, à un refuge de vieilles dames ennuyeuses...

Mais là, un sentiment inconnu m’envahit. Je vis autre chose que cette sévère, cérémonielle verrière qui m’avait toujours inspiré morosité, pesanteur, archaïsme. Pour la première fois je lui trouvai des attraits étranges, troublants. Derrière l’apparence, je voyais l’invisible. C’était nouveau pour moi.

Une porte s’était ouverte.

Je découvrais avec étonnement que les choses -décors, maisons, objets, insignifiances, détails- bornant le quotidien dans sa réalité la plus banale, la plus terne, cachaient en fait des horizons sans fin. La verrière devenait pour moi un pont entre le visible et le dissimulé. Je ne croyais plus en la simplicité du roc, en la brutalité de la matière, en la grossièreté des apparences. Le monde portait un masque. A travers le sombre vitrage je venais de capter un rai de lumière issu de la face cachée des choses.

Les épais, denses, lourds vitraux composant la verrière me disaient la finesse de leurs effets, la délicatesse de leurs pensées, la légèreté de leur spectre, la profondeur de leurs réflexions, la hauteur de leur esprit...

Ainsi la pierre était vive... Dans la verrière, un souffle, un sortilège, une âme !

Par ses reflets de vérités immatérielles, la verrière me racontait qui j’étais en réalité dans ce monde de mirages palpables. Elle me révélait que celui que j’étais était bien mieux qu’une simple part de matière... J’avais huit ans et je sus désormais que toute chose avait sa face cachée, éthérée, infinie. Jamais je ne me suis remis de l’enchantement. Le Mystère, la Beauté, la Vie sont entrés humblement en moi à travers la verrière.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par lerma (IP:xxx.xx1.158.232) le 18 novembre 2007 à 19H17

L’écologie est devenu un bizness pour tous les démagos en mal d’idéologie et je souscris entièrement à vos écrits

Bravo

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par Pierre Payen (IP:xxx.xx2.225.58) le 18 novembre 2007 à 20H54

Cher Monsieur,

Je vous remercie sincèrement ! Grâce à vous, à vos amis, au capitalisme, la complexification du Monde, c. à d. son évolution, devrait commencer avant la fin du siècle ! Les homo sapiens n’ont-ils pas fait leur temps ? Ne sont-ils pas « toujours moins » adaptés à l’environnement. Pourriez-vous prouver le contraire ? !

Une régulation dite naturelle passant par un élagage très important (par ex. 90 % de la population) pourrait permettre l’éclosion d’une nouvelle ère. (Cela n’a pas de rapport direct avec le propos mais, par ex., l’épidémie de la myxomatose chez les lapins et lièvres a laissé 10 % de survivants. Le solde pourrait être nettement inférieur à 10 % !)

Ce qui me semble certain, c’est qu’on ne peut plus arrêter le Titanic 2 : pourquoi les pays émergents seraient-ils plus sages ou moins « adulescents » (des adultes demeurés des adolescents aussi optimistes, prétentieux, présomptueux, qu’irresponsables ; des répliques des scientistes ou rationalistes du 19ième siècle, voire des cartésiens !).

Le seul problème sérieux : la date du crash mondial ! Il ne doit se déclencher ni trop tôt, ni trop tard ! L. Nottale, J. Chaline, P. Grou, des scientifiques, le prévoient avant 2080 (V. « Les arbres de l’évolution » Hachette Sciences- Littératures 2000) Mais peu importe !

Vive l’ère nouvelle ! (Peut-elle être plus « moche » que la nôtre si on n’est pas un bobo ou apparenté, si on n’est pas aveugle et sourd ? !)

NB. Désolé, je ne suis pas mal baisé ou je ne sais !

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par Eric (IP:xxx.xx5.16.242) le 19 novembre 2007 à 21H07

"Les effets de cette pollution planétaire sont catastrophiques, il est vrai. Mais dans les têtes. Et rien que dans les têtes."

Le niveau de gravité ne m’inquiète pas : ce qui m’inquiète, c’est notre comportement face à cette pollution.

Ce n’est pas parce que ce n’est pas catastrophique q’il ne faut rien faire.

Il faut faire quelque chose si cela a un sens pour nous. (au fait, pourquoi vivez-vous ?)

moi, j’aime la nature et les etres vivants.

bonne continuation !

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 19 novembre 2007 à 21H19

Gérard,

Je refuse de m’assimiler, moi citoyen français civilisé héritier des beaux esprits grecs, à un coureur des bois, à un primitif "emplumé" ignorant l’écriture et les arts académiques. Ce qui ne signifie nullement que je défends les bassesses et aberrations de la civilisation pour autant. Bien au contraire. Simplement, nul ne me fera adhérer implicitement à des valeurs régressives... Un porteur de semelles ne peut être assimilé à un sauvage d’Amazonie, et le terme de "sauvage" ne me dérange pas du tout. Ce n’est nullement nier ou amoindrir la valeur humaine de mon semblable des bois que de le qualifier de sauvage. C’est juste faire le constat que la civilisation ainsi définie sous nos latitudes n’est pas une mauvaise chose lorsqu’elle est exempte d’erreurs, c’est encore prétendre que courir dans les bois à la recherche de gibier n’est pas digne d’un IZARRA épris d’esprit. Le raffinement est l’apanage des gens éduqués, instruits, sensibles. L’on me reproche mon esprit critique et mon goût pour la chaussure fine. Cela ne fait pas de moi un criminel. La cause amazonienne est une mode vulgaire et même assez commerciale lancée par des gourous de la cause écologique et reprise par des industriels à destination des esprits crédules et malléables qui s’en nourrissent avec sotte délectation...

Je ne crois pas que la planète soit en danger à cause de nos gesticulations et productions de fourmis. Le globe terrestre est une colossale structure astronomique, ses capacités d’absorption des déchets et d’auto-régulation sont proportionnelles à ses dimensions (vastes), et à sa masse (énorme).

Le reste n’est que fadaises et frayeurs irrationnelles d’écologistes écervelés et superstitieux.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 19 novembre 2007 à 21H35

L’agitation ridicule autour de l’ourse Cannelle tuée récemment est significative de l’état d’esprit de notre société prompte à s’émouvoir pour des phénomènes spécifiques qui collent à l’air du temps, aussi minuscules soient-ils. A l’échelle locale et planétaire les conséquences de la disparition de l’ours des Pyrénées sont insignifiantes. Les seuls dommages sont d’ordre symbolique, politique, psychologique, culturel, mais certainement pas écologique. En somme, une "catastrophe" très artificielle, grossie au point que des millions de citoyens en France dans le monde se sentent concernés par la mort de Cannelle... Quand la multitude d’âmes sensibles (se délectant par ailleurs de viandes bouchères issues des ignobles abattoirs) se désole de la disparition du plantigrade, je me chagrine de constater avec quelle facilité on peut contaminer les esprits sur des sujets aussi dérisoires que la disparition du dernier représentant d’une espèce animale en voie d’extinction.

Le règne animal comme tout ce qui existe en ce monde n’est pas figé, il est en constante évolution. Le changement est dans l’ordre normal des choses. Toute espèce est vouée à disparaître un jour. Lentement ou sous l’effet de forces majeures. Les forces majeures (poussée de la civilisation, accidents, pollutions) sont aussi une forme de sélection naturelle, que ces forces dominantes soient générées par l’Homme ou par les volcans. Non seulement l’Homme fait partie du monde, mais il est également à son sommet. Il n’y a pas que les cailloux et les quadrupèdes qui font la loi sur Terre, n’en déplaise aux écologistes qui ont tendance à négliger la légitimité de l’espèce humaine dans les changements du milieu naturel. Qui oserait prétendre que les rats, les moustiques, les blattes ont un droit de nuisance sur l’Homme sous prétexte qu’ils sont la Nature ?

Nature et urbanisation sont des réalités faisant partie de ce monde. En quoi l’urbanisation, la civilisation devraient être sacrifiées à la cause de l’état sauvage ? Au contraire, la ville est vertueuse, l’ours nuisible. La preuve dans les faits et l’actualité : l’Homme avance, l’ours recule.

En dépit des efforts de l’Homme, créature intelligente aux idées baroques, l’ours des Pyrénées ne s’enracine décidément pas dans ce qui fut jadis son milieu (et peu importent les causes de cet échec : accidentelles ou naturelles, elles sont significatives)... Preuve qu’il n’a plus sa place dans les Pyrénées.

On peut certes le déplorer, mais c’est ainsi.

Réintroduire l’ours dans les Pyrénées, dans quel but ? Même la gratuité du geste ne paie pas dans ce monde réglé sur des lois souveraines. Les bonnes âmes en ont d’ailleurs eu pour leurs frais... Douce folie que de s’acharner à replanter une racine brisée ! De même, ne serait-il pas ridicule de regretter la disparition des dinosaures ? Quel sens y aurait-il à réintroduire en 2004 les meutes de loups dans les forêts autour de Paris ? Fondamentalement la disparition de Cannelle a peu d’importance. Le règne du vivant est influencé par les forces dominantes : les astres font les marées, l’Homme fait les courants. Le phénomène de la sélection naturelle dans lequel l’Homme est intimement inclus opère et jouit aujourd’hui de tous ses droits en venant d’éliminer l’ourse Cannelle, avatar monstrueux de notre vision du monde "plantigradiste", "lycanthropiste", "dodoïste".

Raphaël Zacharie de Izarra

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 20 novembre 2007 à 09H20

LES ECONOMES

Les deux époux s’échangent des banalités autour d’une soupe bien chaude. Une buée dense sort de leur bouche, trahissant la température glaciale de la demeure. Assis sur d’énormes sacs de bon bois de chauffage définitivement clos, ils devisent dans la maisonnée gelée, satisfaits de n’avoir pas succombé à la tentation du feu. Trop heureux de préserver leur immense stock de bois, ils mangent leur soupe, seule source de chaleur dans leur igloo. Un quart d’heure par jour, ils peuvent se réchauffer les doigts autour de leur bol vespéral, l’unique plaisir coûteux, le seul réconfort d’avares qu’ils se sont accordé. Le matin et le midi, c’est repas froids.

A force d’avoir économisé sur le feu des années durant en passant leurs hivers à tousser et à frissonner dans leur grotte de radins, ils ont accumulé une imposante réserve de bois. Que jamais ils ne se décident à entamer. D’hiver en hiver, ils repoussent l’échéance. Chaque année dès les premières gelées, c’est la grande question qui revient sous le toit pris par les glaces : "Va-t-on chauffer ou non ?"

Et chaque année, pris d’angoisse à l’idée de brûler leur bois, il se rendent à l’évidence : invariablement ils se disent que jusque là ils n’en sont pas morts, d’avoir passé l’hiver sans "gaspiller" leur précieux bois... Ils ajoutent que ce n’est pas parce que le bois de chauffage est gratuit (ils le ramassent en quantités quasi illimitée dans la forêt qui les entoure) qu’il faut le brûler pour un oui, pou un non... Avec eux tous les prétextes sont bons pour ne pas mettre des bûches dans la cuisinière. Et ça fait 34 ans que ça dure ! 34 hivers sans se chauffer.

En faisant durer au maximum la chaleur de la soupe autour de leurs mains, ils dissertent à l’infini sur l’opportunité de conserver leur bois. Il se disent que se serait tellement dommage, après 34 ans d’efforts, de rompre un cercle aussi vertueux... La seule idée de mourir sur un trésor de bois sec les rend chaque année un peu plus résolus.

A chaque fois plus intransigeants que l’année précédente, ils préfèrent se serrer la ceinture, grelotter trois mois durant plutôt que commettre le sacrilège de brûler ne serait-qu’une bûche !

Pour leur soupe, du méchant, menu bois leur suffit. Et encore, ils trouvent que c’est trop.

Courage ! se disent-ils, dans une vingtaine d’années on aura accumulé 50 ans de bois d’hiver.

Rien que l’idée d’économiser un demi siècle de bois de chauffage les galvanise. "C’est beau", se répètent-ils sans cesse pour unique justificatif à leur obsession d’économie.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 19 novembre 2007 à 21H36

Un ours de plus ou de moins dans les Pyrénées, quelle importance au regard de l’écologie planétaire ? Le problème est plus dans les têtes conditionnées par l’air du temps, réglées sur des valeurs à la mode, que sur le terrain. Pendant un siècle la Terre a fort bien tourné sans les ours dans les Pyrénées. En quoi l’absence de ce prédateur a-t-elle empêché les gens et les autres animaux de vivre ? Au contraire, combien de vies humaines ont ainsi été épargnées dans les Pyrénées depuis la disparition de l’ours ? L’avantage de sa disparition est réel, tout comme est réel l’avantage de la disparition du loup de la totalité de notre territoire.

Un siècle après la disparition de l’ours des Pyrénées l’Homme a voulu le réintroduire dans son ancien habitat. L’échec fut total. Selon certains, cet échec serait le prélude à une sorte de fin du monde, juste parce qu’une ourse n’a pas survécu à sa nouvelle condition d’animal sauvage... (Remarquons au passage que cette liberté d’artifice l’a tuée, alors que la cage l’aurait sauvée.) Bref, d’après les écologistes ce serait une catastrophe... Allez donc dire ça aux gens qui souffrent la faim dans les pays pauvres ! Soyons sérieux, et surtout faisons preuve de décence car les vraies catastrophes sont ailleurs en vérité.

Pendant un siècle il n’y a pas eu d’ours dans les Pyrénées. Où est-elle cette prétendue catastrophe longue de un siècle ? Je ne suis pas anti-écologiste, bien au contraire. Seulement je défends les vraies causes écologiques sans me ranger aux côtés de ces parisiens épris de jolis sentiments par pure sensiblerie, qui pensent avec les fibres les plus légères de leur coeur citadin, incapables qu’ils sont d’analyser les situations sur le terrain.

Certaines bonne âmes se lamentent sur le sort de l’ourse Cannelle tuée par un chasseur de manière anecdotique, et qui plus est tombée proprement, nettement sous ses balles, mais je ne les entends nullement élever la voix concernant le sort des millions d’animaux que nous torturons industriellement, que nous massacrons sans aucune pitié dans les abattoirs, véritables camps d’exterminations pour volailles, ovins, porcins, bovins, lieux absolument indignes de gens civilisés ! Et tout ça au nom de nos estomacs de nantis infoutus de s’abstenir d’ingérer de la viande. Alors que l’homme pourrait fort bien s’en passer et vivre en meilleure santé en remplaçant la viande par des protéines issues de produits non carnés (laitages, végétaux, oeufs, poissons).

Il n’y a pas de progrès véritable sans rupture avec certaines habitudes ancestrales. Le problème de l’ours des Pyrénées a surtout valeur de symbole. Dans les faits, l’ours est un problème insignifiant au regard des abattoirs qui sont des lieux d’abomination extrême. Là, à un rythme industriel on met fin à l’existence de millions d’animaux (élevés en batteries dans le pire des cas). Remarquons que la mort de l’ourse Cannelle émeut surtout les "parisiens" carnassiers au coeur de porcelaine. Ils ont certes des moeurs délicates, mais aussi des palais fins, des estomacs avides de chair animale...

Le comble en ce cas, n’est-ce pas de se désoler avec des trémolos dans la voix -et la bouche pleine- de la disparition de l’ours des Pyrénées ? Se désoler en plein dîner du sort de l’ourse tuée par un chasseur, se désoler de la sorte autour d’un gigot d’agneau ou d’un pot-au-feu, quelle ironie ! Perversité inouïe des moeurs écologiques !

Avant de vouloir faire évoluer les mentalités en visant les sommets, commencez par le bas, vous les défenseurs de belles causes. Allez d’abord répandre l’idée que les abattoirs industriels sont des abominations, au lieu d’aller stérilement voler au secours d’un individu dont l’espèce est de toute façon en voie d’extinction. Faites-vous végétariens. Allez militer pour l’abolition des abattoirs. Allez manifester contre la puissante institution bouchère. Là vous serez cohérents, là vous serez héroïques, là vous ne serez pas vain. Laissez donc de côté votre ourse Cannelle, allez plutôt brandir des pancartes dans les abattoirs, les boucheries industrielles et artisanales. Vous y délivrerez un vrai message écologique.

Et relativiserez la mort de l’ours Cannelle, soyons-en persuadés.

Je ne suis pas animé par la sensiblerie citadine mais par de vrais sentiments de justice, par une pensée lucide, pénétrante des problèmes liés à l’écologie, à nos rapport avec la gent animale. Imaginez que l’espèce en voie d’extinction réintroduite dans son ancien élément naturel ne fût pas l’ours des Pyrénées mais le mulot commun de nos plaines... Monteriez-vous ainsi au créneau pour défendre ce minuscule rongeur ? Lui n’a pas l’avantage, au contraire de l’ours, d’être gros donc visible à l’échelle humaine, et surtout il n’inspire pas le même degré de sympathie chez les humains, ce qui est un facteur parfaitement arbitraire. Donc injuste. Ce que vous feignez d’ignorer, me semble-t-il, vous les défenseurs de l’ours des Pyrénées. L’ours a pour lui d’être gros et touchant. Il a ses doubles en peluche dans notre mémoire collective. Le mulot lui n’a pas cette place de choix dans le coeur des hommes. Abolissons d’abord ces espèces de privilèges accordés aux animaux, rendons-les égaux devant la souffrance qu’on leur inflige, ensuite vous pourrez me reparler de votre ours des Pyrénées.

Raphaël Zacharie de Izarra

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par Gérard Piquemal (IP:xxx.xx1.228.129) le 21 novembre 2007 à 05H21

Ah Raphaël !

Qu’est ce qui vous fâche à ce point ? Quelle est cette chose qui vous ronge au point de nier qui n’est pas IZZARA ? Quelle autorité intellectuelle a pu polluer votre esprit au point de vous rendre aveugle ? Je sens beaucoup de souffrances en arrière de votre ironie.

Vous avez raison sur un point : un porteur de semelles ne peut être assimilé à un sauvage d’Amazonie. Tout comme je refuse d’être assimilé au même sous-groupe de porteur de semelles que vous. Vos propos sont bien écrits mais manquent de profondeur. Que ferait donc un Izarra, si demain le chaîne de la consommation facile se brisait ? N’irait il pas quérir pitance dans les bois ? Les lapins se font rares en zone urbaine, vous savez. Soyez empathique et ne reniez pas la petite besogne. C’est le plus adapté qui survit le mieux.

Qu’entendez vous exactement par valeurs régressives ? De quelle civilisation définie sous nos latitudes parlez-vous ? la Mongole, la Kazakh, la Chinoise ? Vous faites l’autruche et refusez de voir que nous foutons le bordel sur cette planète. Nous la pillons, la polluons et la surexploitons. Nous nous prétendons évolués mais agissons comme des virus, ravageant les forets, épuisant les sols, vidant les océans et raréfiant l’oxygène. Nos grandes villes sont polluées et on injecte aux nouveaux nés 22 vaccins dans leur première année de vie. Si c’est ça votre modèle idéal de civilisation alors je préfère être un coureur des bois.

Vous semblez raisonnablement instruit et maniez bien le verbe. Il est juste dommage que vous ne le fassiez pas pour une noble cause. Le danger que courent les insectes pollinisateurs avec les pesticides, par exemple ou le je m’en foutisme collectif ou encore les conditions de travail des mineurs africains à l’emploi de sociétés française. Faites avancer des principes gratifiants. Faites qu’un Izarra contribue aux grandes causes de l’humanité. Travaillez pour le plus grand bien du plus grand nombre.

Sortez donc de votre château et venez courir les forets barbares des Pyrénées. Je vous assure que vous ne connaîtrez pas l’ennui. N’aimeriez-vous pas discourir à 3000 mètres d’altitude, le soir sous les étoiles autour d’un bon feu. Je vous assure c’est beaucoup plus agréable qu’il n’y parait.

Vous vous dites le plus bel oiseau des remparts du Mans, ne soyez pas un paon ni le phoenix des ôtes de ses bois, vous y perdriez le lustre de vos ancêtres. L’argent n’achète pas tout, surtout pas le bonheur.

Bonne journée

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par Gérard Piquemal (IP:xxx.xx1.228.129) le 20 novembre 2007 à 17H11

Bonjour monsieur Zacharie de Izarra

Vous semblez être relativement instruit et intelligent. Pourtant, je vous suspecte de n’apposer votre opinion de ci, delà que dans le but de créer des polémiques qui font parler de vous. Après tout, parler de moi en bien ou en mal mais parlez de moi…

Si la mode de l’écologie est surtout une manne commerciale pour les industriels, les tribunes sur lesquelles vous vous exposez ne sont que des prétextes pour gonfler votre ego et le nombre de vos lecteurs. J’ose espérer que votre plume dépasse le cadre de votre raisonnement. Sinon, je vous offre gracieusement un cours pour vous sensibiliser aux problèmes de notre planète et aux risques que nous faisons prendre au genre humain.

Vous faites grand cas de l’activité humaine et en termes élogieux. Je suis un peu plus réservé que vous. Cette mondialisation par exemple, que vous défendez bec et ongles, condamne aux travaux forcés des enfants de moins de 10 ans pour que vous puissiez économiser quelques centimes d’Euro sur votre dernière chemise made in China. Ils sont pourtant humains eux aussi ! Pensez-vous que ces esclaves d’un nouveau genre adulent la mondialisation ? Non, bien sur ! Mais qu’importe, ce ne sont que des sauvages incapables d’apprécier les nombreux avantages de votre monde post industriel. De plus, ils ne savent même pas manger avec une fourchette. Vous devez bien trouver cela aberrant. S’il y a une mondialisation à défendre, celle du bien-être. La prendrez-vous aussi à coeur que celle du commerce ?

Si vous êtes vraiment sincère dans vos propos, je vous assure de toute ma compassion car votre modèle du monde éradique, jour après jour, quelques espèces animales de plus et bientôt même les oisifs mélancoliques, les oiseaux uniques et les anges joliment plumés ne seront plus que de lointains souvenirs. Zacharie de Izarra passera, la Terre restera, les étoiles aussi et votre âme étriquée grandira peut-être dans un niveau de conscience plus élevé.

Courage monsieur Zacharie de Izarra, votre tour viendra de voir la lumière. Après tout il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’idée.

Gérard Piquemal

www.detoursante.over-blog.com

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par rené (IP:xxx.xx9.39.79) le 21 novembre 2007 à 16H24

bonjour a tous l’ecologie n’est pas un fantasme pour les plus pauvre l’acces al’eau potable est de plus e plus problematique des millions de gens boivent de l’eau polluée la fonte de la banquise serait elle un mythe ?? non les poissons du rhone sont impropre a la consommation les beluga de la mer du nord le sont aussi bientot il n’ya aura plus de poissons il est recommande de consommer les poisson de mer moderement a cause des metaux lourd ( mercure etc) bref pour se nourrir il faudra avoir les moyens et peut etre une particule DE avant son nom tout lodifications du climat ont entrainées de profondes modsifications de l’esdpeces humaines et ont entrainées la disparitio des dinausaures et pourquoi pas de l’espece humaine cordialement rené

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par Raphaël Zacharie de Izarra (IP:xxx.xx1.60.222) le 22 novembre 2007 à 13H31

Gérard,

Je n’ai jamais parlé d’argent, ni d’ailleurs de détruire la planète. Je prétends simplement que les supposées pollutions sont des exagérations de citoyens ignorants, manipulés par les médias, bref que ce sont de pur fantasmes contemporains qui procèdent plus de l’hystérie collective que de la réalité (comme il en a toujours existé à toutes les époques).

Certes la pollution existe. Je ne le nie pas. Mais il suffit simplement de regarder autour de soi pour constater qu’elle n’est pas aussi funeste qu’on le prétend. La preuve : la planète supporte presque 7 milliards d’êtres humains, sans compter les animaux. Détrompez-vous et ne vous fiez pas aux apparences : je suis un authentique défenseur de la nature, je respecte la vie, la terre et les hommes. Bien plus que beaucoup de prétendus écologistes qui consomment de la viande issue des abattoirs industriels sans nulle honte (j’en consomme également de temps à autre, mais je ne dis pas que cela est bien). Simplement on peut être le chantre de la nature sans pour autant être imbécile, borné, dénué de sens critique. Je reste très sceptique : je suis persuadé que la terre n’est nullement empoisonnée, du moins pas dans des proportions funestes. De toute façon il faut faire un choix : ou l’humanité se suicide par amour de la nature, pour la "protéger" et faire de la planète une immense friche laissée aux fauves et aux nuisibles de toutes sortes, ou l’homme accepte de marcher sur les fourmis et les pâquerettes pour vivre.

Un minimum de bon sens permet de se libérer des chaînes de la pensée étatique, écologique ou médiatique. Chacun devrait pouvoir se forger une opinion par lui-même, n’est-ce pas ce qui fait la dignité de l’homme ? Au lieu de cela une poignée d’irresponsables affole la terre entière pour des chimères reprises par des citoyens-moutons séduits par un discours infantile, benoît, lénifiant et stéréotypé, parfaitement dans l’air du temps ! Jusqu’à preuve du contraire la planète se porte admirablement. Certes il y a une certaine pollution.. Et alors ? Cela n’empêche pas le globe de tourner. Les paroles et les bilans alarmistes des écologistes ne la feront pas dévier d’un cil. Certes la pollution existe. Mais comment voulez-vous faire une omelette sans briser de coque ? Et puis les animaux se mangent bien entre eux, non ? L’humanité a bien le droit de vivre elle aussi. Les forêts ne sont-elles pas là pour nous aider à construire nos maisons et à les chauffer ? Les castors font bien des barrages en abattant des arbres, pourquoi l’homme n’aurait-il pas le droit d’exploiter la nature à son tour ?

Je ne vois pas en quoi il est mal de vouloir non pas "détruire" comme le prétendent les écologistes, mais exploiter les forêts à des fins économiques. Abattre des forêts entières ce n’est pas "détruire", au contraire c’est créer de la matière première au service de l’homme, c’est encore capter de l’énergie thermique renouvelable, c’est contribuer à l’économie, bref c’est initier une dynamique d’activités industrielles, agricoles, citadines, humaines... On ne "détruit" pas la nature, il serait bien idiot de croire que l’homme s’amuse à détruire la nature (les écologiste à ce propos usent de termes pernicieux, trompeurs, et par le choix de ces mots artificieux ils polluent, manipulent sournoisement l’inconscient des masses)... Au contraire, en abattant des forêts l’homme pratique l’entretien, la préservation et le renouvellement non seulement de la nature mais aussi de l’économie. La pollution date de l’époque des cavernes, dès que nos ancêtres ont allumé leur premier feu de joie. Le terme "pollution" ne signifie d’ailleurs pas grand-chose. Moi je préfère remplacer ce mot par "effet de l’activité humaine". Ce terme neutre a l’avantage de ne pas orienter les esprits et de laisser chacun se faire une opinion.

Je crois que tout se passe dans la tête des écologistes, à l’image du fameux "éther" de l’espace ou de la "génération spontanée" que les savants du XIXème siècle évoquaient avec le même aplomb que nos écologistes annonçant la fin prochaine de notre monde bientôt recouvert par nos ordures...

Raphaël Zacharie de Izarra

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par Le Klan du Loup (IP:xxx.xx3.20.69) le 25 novembre 2007 à 23H07

A quand la disparition de Raphaël Zacharie de Izarra ?

 :-((

Le Klan du Loup

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par Raphaël Zacharie de IZARRA (IP:xxx.xx1.60.222) le 20 décembre 2009 à 14H51

La pollution est une réalité plus médiatique qu’effective, à mon sens.

Je ne nie pas la pollution, je prétends seulement qu’elle est insignifiante. Je ne crois pas que l’homme puisse faire fondre les pôles. Et quand bien même il le pourrait avec ses petites fumées, quelle importance ?

Depuis que l’homme est sur terre il n’a cessé de la transformer, de canaliser ses forces, de l’embellir, de la domestiquer à sa convenance.

Bref, de donner un visage humain à la friche originelle.

Agir sur notre globe originel, c’est nécessairement le défigurer.

Creuser le sillon n’a rien de naturel, certes. Mais justement, c’est cela que l’on appelle la CIVILISATION. Fondamentalement le geste est le même entre faire naître un sillon et faire sortir de terre des usines : l ’acte reste un acte de civilisation.

La seule différence est dans la profondeur de la plaie dans le sol occasionnée par le génie humain. Mais le principe est le même.

Pour réduire, voire éliminer radicalement la pollution, il faudrait tout simplement cesser de vivre. Absurde, non ?

Ne perdons pas le nord : vivre c’est polluer. Revoyons plutôt la notion de "pollution", puisque respirer c’est fatalement "polluer". Que ce soit le poumon humain ou le poumon industriel qui rejette du "gaz nocif", fondamentalement quelle différence ? Les deux sont au service de l’homme. La pollution fait partie intégrante de la vie comme la mort, la souffrance ou les morpions.

Excréter, uriner, suer, rire, aimer le beurre, les carottes, son chien, ses enfants, sa femme, sa maîtresse, n’est-ce pas contribuer activement à la "pollution" ? L’écologiste primaire voit les problèmes sans aucun recul, essentiellement à échelle sociale, psychologique et non dans sa globalité, sa complexité, ses nuances. Encore moins sous l’aspect philosophique.

Débarrassée des fumées émotionnelles, la "pollution" ne signifie plus grand chose. A la lumière de la pensée rationnelle cette "pollution" est à reconsidérer car elle n’a plus du tout le même sens vue sous l’angle de la subtile, durable et gigantesque machinerie géologique qui se moque des spéculations humaines...

Je suis persuadé que les fumées d’usine -tout comme les vomissements volcaniques- s’incluent dans la complexe, miraculeuse alchimie des éléments. Selon moi les fumées industrielles ne s’opposent pas à l’ordre : au contraire elles entrent dans la danse géologique. La planète réagit aux agressions comme notre corps face aux virus : elle tire profit des stimulations extérieures pour recombiner ses éléments et s’enrichir, trouver des parades, se complexifier à l’infini.

Elle se réinvente en permanence, se renforce pour mieux tourner, durer, briller avec ses soeurs dans la grande symphonie galactique. A l’image du corps humain qui s’adapte à son milieu et gagne des centimètres, des anticorps, des années de vie supplémentaires avec les siècles et, parallèlement, invente l’agriculture, l’Art, le chant grégorien, les réseaux d’égout, les médicaments, les fusées interplanétaires, INTERNET, etc.

Tout dans la nature nous montre que la vie est un principe auto-régénérateur, auto-réparateur d’une insoupçonnable ingéniosité triomphant de tout, s’imposant partout, émergeant de toutes part sans explication.

N’est-ce pas miraculeux ?

Bien sûr entre l’agression (ou plutôt la stimulation extérieure) et sa mise à profit il faut un laps de temps nécessaire. Plus la machine est imposante, plus elle a besoin de temps pour s’adapter à sa nouvelle condition. Entre la plaie et sa totale guérison il y a la cicatrice. Ce que nous vivons à notre échelle, ce sont les effets immédiats de ces stimulations. Pour faire simple, les plaies, les cicatrices. Pauvres fourmis naviguant sur le vaste paquebot planétaire, nous sommes trompés par notre manque de recul... Mais nos enfants naîtront dans un monde réparé et fortifié.

Le principal défaut des images spectaculaires que l’on nous montre au sujet de la pollution, c’est qu’elles sont spectaculaires précisément.

Le prodige de l’adaptation des éléments face aux activités humaines, volcaniques, telluriques ou cosmiques est, il est vrai, moins clinquant pour l’oeil blasé, moins retentissant en termes médiatiques. Cette merveille des merveilles est plus lente à constater (plus difficile à admettre psychologiquement tant les humains, habitués à les voir, ont tendance à les nier), elle n’en est pas moins réelle.

"Pollution" est un terme dont le sens a été perverti pour servir des causes politiques : sa forte connotation négative agit puissamment sur la psychologie des foules de la même manière que les termes "chrétien", "juif", "républicain", "hérétique" furent en d’autres temps lourds de conséquences pour qui y était sensible.

L’humanité des ânes a un grand défaut : elle réagit comme une girouette au vent médiatique. Il aurait suffit que depuis une ou deux décennies les médias insistent sur les dangers d’une éventuelle collision d’un astéroïde contre la planète (au lieu de focaliser l’humanité sur la pollution) pour qu’aujourd’hui la mode soit à l’hystérie cosmique...

Il se trouve que c’est la pollution qui a "marché" médiatiquement parlant, alors le monde (des nantis) s’est mit au vert. La prise de conscience écologique est purement artificielle, fabriquée de toute pièces par les médias et non pas spontanée, intuitive. La preuve qu’elle n’a rien d’universel, c’est qu’elle est active exclusivement dans les "pays snobs". L’écologie est la morale des nantis, la religion des repus, l’idéal des âmes bernées par les apparences.

A mes yeux le vrai problème de l’écologie c’est l’eau. Le reste n’est que divagations et fumée.

Quant aux fumées d’usine, elles prouvent la bonne santé de l’humanité. Les pays pauvres envient nos émanations industrielles. Que les écologistes aillent tenir leurs discours devant les miséreux des bidonvilles qui bavent d’envie devant nos villes propres et débordantes de richesses ! Ils passeront pour des fous. Pire : des criminels.

Jusqu’à aujourd’hui je n’ai jamais été malade en mangeant des produits issus de la terre, ni été intoxiqué par l’ingestion d’eau, encore moins eu la peau brûlée par la pluie... Au contraire je trouve l’air respirable (même en ville), la nourriture excellente, la campagne enchanteresse, les étoiles magnifiques au-dessus du monde. La civilisation a du bon, tandis que la misère, la sauvagerie, l’ignorance, la régression sont de vrais calamités.

Certes il y a quelques forêts détruites par des pluies acides en Allemagne dont on a fait tout un fromage... Les forêts allemandes ne sont pas les forêts du monde entier. Ce n’est pas parce qu’on montre des images sensationnelles d’un drame local que la planète est en feu pour autant. On ne cesse de nous montrer les parties blessées de notre monde tout en omettant de nous montrer ses vastes parties saines... Quand les Verts mettent le doigt sur les infimes furoncles de la terre, moi je vois les océans végétaux de l’Amazonie encore vierges, je vois les immensités intactes et sauvages de la planète, toutes ces beautés terrestres, cette santé géologique, ces espaces sains, ces réserves naturelles, ces richesses potentielles dont on ne parle JAMAIS.

Raphaël Zacharie de IZARRA


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