Le 15 et 16 septembre 2008, l’Institut de France, Académie des Sciences, communique avec l’industrie pharmaceutique, chimique et agrogénétique, en organisant un colloque sur les OGM, avec des invités triés sur le volet et majoritairement favorables à la dissémination de ces technologies comme l’indique le titre même du colloque : "Le monde végétal
s’ouvre aux biotechnologies" (lien : http://www.academie-sciences.fr/...).
Après une première initiative suivant une campagne de promotion européenne des biotechnologies en 2001, cette dernière entreprise offre la nouveauté de donner la parole au militantisme proOGM avec un exposé du transgéniculteur
Claude Ménara. Toutefois, l’Institut n’a pas osé inviter la firme Monsanto... (lien : http://blogs.arte.tv/...)
L’Académie des sciences s’engage auprès d’intérêts mercantiles privés
Depuis la moitié des années 90, l’Académie des Sciences a laissé son
indépendance d’esprit sur le bas-côté, en créant un partenariat mécénal
avec les intérêts privés de l’industrie chimique et pharmaceutique, et
en mai 2000, la fondation Institut de France-Aventis
succédait ainsi à la fondation Rhône-Poulenc Institut de France,
initiée en 1995. L’engagement de cette institution scientifique pour la
promotion d’un certain développement industriel dénote l’aspect
dorénavant politique qu’ont pris les institutions scientifiques censées
être de référence, dans un pays démocratique comme la France. Aussi, le
rapprochement de l’Institut de France avec une multinationale comme
Aventis témoigne de la prise de position foncièrement idéologique dans
laquelle s’est engagée cette institution scientifique actuelle au
regard des biotechnologies.
La présentation du prochain colloque sur les biotechnologies végétales
ne semble pas déroger à cette évolution historique, en ne laissant
notamment pas entrevoir une réflexion basée sur des prises de position
contradictoires de scientifiques, qui existent dans le pays, mais
plutôt en s’inscrivant dans une planification d’une succession
d’exposés magistraux destinés à renforcer l’idée générale du colloque,
explicitement dévoilée dans le titre, à savoir la nécessité d’un
développement industriel des OGM disséminés, et l’accréditation de
cette idée, de cette imposition de produits manufacturés sensibles dans
l’environnement, par voie de fait.
L’Académie des Sciences s’ouvre à l’industrie et communique sur
l’ouverture du monde végétal aux biotechologies. En se positionnant
idéologiquement au service d’un certain développement économique,
l’Institut de France a montré que la rigueur scientifique et
l’indépendance d’esprit qui l’accompagne nécessairement au niveau
institutionnel ne sont plus d’actualité en France. La rupture entre les
instances dirigeantes et les citoyens semblent de plus en plus nettes,
alors qu’une majorité de citoyens dont beaucoup ont les connaissances
scientifique générales, sans avoir besoin d’être spécialistes, pour
refuser et dénoncer un modèle agricole et un système qui dessert la
terre, l’environnement, et la population, en faveur d’un système
compétitf établis par des marchés internationaux en constante
concurrence. Or ce modèle de croissance est foncièrement et
complètement différent de l’évolution biologique, de la croissance
biologique elle-même et d’une bonne gestion agronomique des sols, au
niveau de territoires artificiellement et culturellement fragmentés par
des nations cloisonnées et fermées sur elles-mêmes, avec par la même
occasion tous les conflits humains que cela implique. La
politisation de l’Académie des Sciences a ainsi clairement montré
l’échec institutionnel de la communauté scientifique dans ce pays
démocratique.
Première journée : Les plantes dévoilent leurs secrets
Le colloque déjà prédisponible
avant l’heure (sans les vidéos) sur le site gouvernemental de
communication scientifique CanalU témoigne d’une planification bien
orientée de la présentation de la problématique.
L’événement sera divisé en deux sessions d’une journée. La première, intitulée "Les plantes dévoilent leur secret", est composée de cinq séquences dont les deux premières : "Les génomes des plantes et leur évolution" et "Les plantes et la biodiversité"’ n’ont absolument aucun rapport avec le génie génétique appliqué aux plantes ni avec les techniques de transgénèse.
Les séquences suivantes concernant ensuite la "Domestication et l’amélioration des plantes", puis "La production végétale" ne concernent pas exclusivement les OGM, et la dernière séquence, en fin de journée, traite du principe de précaution de manière générale, et n’est animée que par une seule conférence, de Luc Ferry -dont on connaît les positions politiques grossièrement anti-écologistes-,
contre trois à cinq conférences pour les quatre premières séquences,
témoignant manifestement d’un manque d’intérêt affiché pour cette
problématique et de l’absence de débat contradictoire ou tout au moins
de pluralité de points de vue.
Aussi, malgré le titre directeur du colloque axé sur la biotechnologie
végétale, une seule conférence prend ouvertement et directement pour
objet les O.G.M cette première journée : "Propriété industrielle et OGM" de Nicole Bustin du Comité de la Protection des Obtentions Végétales, dépendant juridiquement du CPVO et de l’Union internationale pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV),
dont la France est un pays membre, et dont le secrétaire général est
également Président de l’Organisation Mondiale de la Propriété
Intellectuelle (OMPI).
L’on voit bien lors de cette première journée que le but est de planter
le décor pour préparer plus avant l’idée de l’acceptation de la
dissémination des OGM.
Seconde journée : Les OGM
En effet, la deuxième session le 16 septembre, intitulée sobrement "les
OGM" apparaît comme la justification logique du terrain préparé la
veille, à savoir l’imposition de l’idée que les OGM disséminés sont nécessaires et utiles, comme l’indique encore une fois le titre explicite du colloque.
Outre les habitués de ce genre de communication, comme Marc Fellous, interviewé dans l’investigation journalistique "OGM : l’enquête qui accuse", on peut signaler la prise de parole la veille, de Jean-Pierre Décor de la multinationale pharmaceutique Aventis pour parler des pesticides. Le colloque offre la parole également à un intervenant de la multinationale agrochimique DuPont, Anthony Killey, et à un membre du département d’état d’agriculture américain (USDA)
dont on connaît la position impérialiste et proOGM dans le monde, et la
manière dont il a permis la prise de décision concernant les
réglementations favorables aux OGM disséminés aux Etats-Unis, en 1992,
depuis le travail d’enquête de Marie-Monique Robin. D’après les archives du New-York Times, Dennis Gonzalves a travaillé dans le développement des plantes transgéniques par le passé pour l’Upjohn Company, entreprise pharmaceutique américaine du Michigan aujourd’hui détenue par la multinationale Pfizer. L’effort
de propagande des compagnies pharmaceutiques mondiales en faveur des
OGM disséminés s’explique en effet par les intérêts industriels
potentiels en jeu, notamment la culture irresponsable de molécules médicamenteuses en plein champ, de manière non confinée, appelée la moléculture ou biopharming.
La séquence numéro 2 de cette journée de propagande proOGM culmine
enfin avec la conférence d’un transgéniculteur militant, Claude Ménara,
déjà habitué des plateaux de télévisions comme dans le cadre de l’émission "C à dire" sur France 5, et qui y affirmait notamment, concernant un autre sujet environnemental grave et d’intérêt public, que "les abeilles ne meurent pas", ne semblant pas être au courant du syndrôme plus que préoccupant dans le monde d’effondrement des colonies d’abeilles ou Collapse Colony Disorder.
Ce colloque annoncé depuis plusieurs semaines
par les hautes instances scientifiques du pays, apparaît finalement
comme une propagande générale pro-OGM qui ne laisse pas l’Académie des
Sciences grandie, en montrant une nouvelle fois que les intérêts
industriels et les idéologies associées dirigent les présentations des
problématiques scientifiques concernant la société toute entière, par
une institution censée représenter et incarner une indépendance
d’esprit irréprochable, ainsi qu’une rigueur scientifique, tout en
alimentant un débat citoyen, à l’image de nombreux chercheurs lanceurs d’alertes
dans le monde, refusant d’être affiliés aux intérêts privés
d’entreprises, au sein d’un système de compétition économique et
d’intérêts nationaux dont les excès ont déjà montré leur caractère
dévastateur pour l’environnement et la santé publique par le passé.
Crédit image : Documentaire "La fin des chimères ?", Les Films du Réveil.
il manque à l’évidence l’introduction de l’article...
Le 15 et 16 septembre 2008, l’Institut de France, Académie des Sciences, communique avec l’industrie pharmaceutique, chimique et agrogénétique, en organisant un colloque sur les OGM, avec des invités triés sur le volet et majoritairement (...)
Bonjour,
L’article placé aujourd’hui sur Agora,Natura Vox a été amputé de son introduction.
Serait-il possible de corriger cela, et aussi de nous faire parvenir les identifiants Natura Vox jamais reçus ?
Le 15 et 16 septembre 2008, l’Institut de France, Académie des Sciences, communique avec l’industrie pharmaceutique, chimique et agrogénétique, en organisant un colloque sur les OGM, avec des invités triés sur le volet et majoritairement favorables à la dissémination de ces technologies comme l’indique le titre même du colloque : "Le monde végétal s’ouvre aux biotechnologies" (lien : http://www.academie-sciences.fr/con... colloque_15_09_08_programme.pdf). Après une première initiative suivant une campagne de promotion européenne des biotechnologies en 2001, cette dernière entreprise offre la nouveauté de donner la parole au militantisme proOGM avec un exposé du transgéniculteur Claude Ménara. Toutefois, l’Institut n’a pas osé inviter la firme Monsanto...(lien :http://blogs.arte.tv/LemondeselonMo...)
Aurélien
Je prends acte de la non réponse de Natura Vox et d’Agora Vox.
Merci pour le correctif
Petite question : comment peut ton se prétendre "indépendant" alors qu’on est de toute évidence totalement partial ?
Non pas que je sois fondamentalement en désaccord avec vous sur le fond, néanmoins je constate que votre hystérie et vos méthodes ne fond que renforcer Monsanto.
Est-ce être partial être contre la dissémination de produits potentiellement dangereux à long terme pour la santé et l’environnement, et catastrophique pour la petite paysannerie mondiale ? Monsieur, nous vivons dans un monde lui-même complètement hystérique et absurde, dominé par des intérêts économiques, politiques et idéologiques qui ne se résolvent apparemment que dans la guerre pour les politiciens élitistes, qui nous gouvernent, complètement déconnectés de la population, qui affirme en l’occurence être majoritairement contre ces produits dans l’alimentation et l’environnement, aujourd’hui et dans le monde entier.
Et évidemment, si quelqu’un ose contester le positionnement de l’Académie des sciences et ses connivences, c’est forcément un obscurantiste anti-sciences et contre le progrès... :-(
Il y a des scientifiques idéologues et bornés, et des ouvriers très intelligents. Ce ne sont ni les diplômes, ni la position sociale qui font l’intelligence, voyez-vous monsieur. Malheureusement, la société nous conditionne à croire cela, avec tous ces diplômes et le non-sens de toutes les spécialisations à outrance et fermées sur elles-mêmes.
Incessamment, l’humain est lui-même génétiquement modifié.
En effet, "même sans Marx, la lutte des classes est une évidence. Ceux qui disent qu’elle est dépassée, c’est qu’ils veulent persuader l’autochtone que les vainqueurs, c’est déjà eux.
L’avidité et le manque de pitié des classes dominantes n’a pas de fond – rien ne les arrête. Leurs moyens sont l’idéologie, la religion, la propagande, la menace et les coups – demain les phéromones et la manipulation génétique.
La lutte des classes existe parce que la ruche n’est pas encore « parfaite »."
L’académie des Sciences fait une étude du problème de la dangerosité des OGM. Elle est une institution fondée pour estimer les problèmes scientifiques, en dehors des débats politiques de la société. Elle est l’émanation du monde scientifique qui a mis laborieusement au point une méthode d’évaluation par les pairs de la recherche scietifique.
Cette évaluation n’est pas parfaite, il y a de nombreux exemples de tricheries et de théories fumeuses qui ont traversé ce filtre. En général, le système aboutit à les trouver assez vite. Ce système a été mis en place pour séparer le monde des croyances plus ou moins fantaisistes (religieuses, idées reçues, mais aussi toute une série de croyances non vérifiées-et/ou non vérifiables ; intérêts de tel ou tel lobby..) du monde de la connaissance scientifique.
Donc on espère bien que ça ne sera pas tel ou tel courant d’opinion qui va décider de ce qui est fondé scientifiquement ou non.
Ce qui fait problème, c’est que les découvertes scientifiques ont en général des applications économiques, et que,comme on est en système capitaliste, ce sont des entreprises capitalistes qui les exploitent. Or il est difficile de faire de la recherche si on n’entrevoit pas plus ou moins moins des applications : aucune société n’y consacrerait de telles sommes si elle ne pensait à ça (elle ne pense pas nécessairement qu’à ça !).
Le problème me semble que beaucoup sont prêts a jeter le bébé avec l’eau du bain, cad ici les techniques du génie génétique et certaines pratiques de Monsanto. Or il s’agit d’un problème plus complexe : on ne rejette pas les médicaments en même temps qu’on critique les société pharmaceutiques (encore que j’aie rencontré une folle qui refusait les vaccinations avec des arguments écolos, ou des cathos qui critiquaient les sociétés pharmaceutiques qui faisaient du fric avec la pilule !)
Je me demande si vous avez lu Marx, dont vous parlez. Je pense qu’il estimait que le capitalisme, avec le développement de la grande industrie, amenait un progrès dont les sociétés utlérieures saurainent retirer profit. Je vous rappelle la première phrase du Capital (que vous devriez lire !) : la société moderne se présente comme une immense accumulation de marchandises. Il considère ensuite que c’est le travail social qui crée la marchandise. Donc la transformation des bien naturels dans la grande industrie.
Il ne refuse pas du tout la grande industrie ! Dans votre cas, je suggère que vous remplaciez l’injective par un peu de lecture et de réflexion...
Karva
Comme expliqué sur le site Anti-OGM.info, ce n’est pas une initiative politique mais citoyenne, indépendante. Et il s’agit d’une remise en cause des OGM non confinés par de la recherche médicale, confinée depuis des dizaines d’année en laboratoire.
La dissémination des OGM est une aberration et doit être bannie, parce qu’un OGM en soit n’est pas un produit, c’est un outil de recherche, un outil également pour la synthèse de molécules, de manière confinée, mais en faire un produit à part entière, une plante OGM à part entière, relève de la pensée scientiste et doit être absolument banni.
Ces plantes OGM ne sont d’ailleurs pas viables, biologiquement ce sont des chimères, des aberrations nées de la technique humaine, des artefacts. Elles résultent d’un design industriel et d’une idéologie irrationnelle et scientiste (les deux vont de pair dans ce développement). Irrationnel car elle entend faire passer pour naturel et équivalent des plantes manipulées et des plantes non manipulées (équivalence en substance), ce qui est totalement erroné. Scientiste, car ces industriels prétendent tout contrôler alors qu’en réalité ils ne contrôlent rien, comme en témoigne la dissémination induite des transgènes dans l’environnement, une fois des OGM cultivés de manière non confinée.
"Et il s’agit d’une remise en cause des OGM non confinés, pas de la recherche médicale, confinée depuis des dizaines d’année en laboratoire"
Si je comprends bien, vous reprochez a l’académie de ne pas avoir invité nos histrions "militants sociétaux" à un débat scientifique. Cela me rappelle tout à fait la pire époque soviétique où l’on remplaçait l’argumentation scientifique par l’argumenation politique. Alors, la génétique avait été quasi interdite car déplaisante politiquement (Lyssenko).
Le Lyssenko moderne s’appelle José Bové, qui s’arroge le droit de décider ce qui est bon sans aucun argument scientifique. Qu’il ait pu semer dans une partie de l’opinion ses peurs démagogiques et millénaristes n’oblige pas une institution comme l’académie des Sciences à l’inviter, heureusement !
Cela me rappelle la haine de Marat pour l’académie des Sciences pendant la Révolution : Celle -ci lui avait auparavent refusé de publier des théories fantaistes. A la suite de quoi il a obtenu sa dissolution (ex "académie royale").
LA REPUBLIQUE N’AVAIT PAS BESOIN DE SAVANTS..On dirait aujourd’hui qu’il suffit de demander a l’opinion pour savoir la Vérité !
C’est connu, si le thermomètre ne donne pas la mesure qu’on veut, on casse le thermomètre. C’est ainsi que les fanatiques rétrogrades se comportent ! Vous devriez demander la dissoslution de l’Académie des Sciences !
Karva
Il n’y a aucun débat scientifique dans ce colloque : c’est de la propagande pure et simple avec l’aval de l’autorité académique, et en partenariat avec des industriels.
C’est d’une évidence à couper le souffle, quand on observe l’ensemble des invités, et la teneur des conférences, dont l’unique objectif est de faire passer la pilule de l’acceptation de la dissémination des OGM.
le seul contenu de cet article peut être résumé ainsi : 1° « on ne doit en aucun cas écouter quiconque qui pourrait faire de l’argent avec les OGM » 2° « on ne doit écouter que ceux qui sont contre les OGM ». 3° « méfiez vous des scientifiques, le bon sens de madame Michu est de loin préférable »
Édifiant.
Les scientifiques et ils sont nombreux, adhérant à cette idée d’organismes GM à part entière, en tant que produits, et devant être diffusés dans l’environnement, sont dans une croyance de groupe proche de la pensée magique et irrationnelle.
Christian Vélot comparait justement cette croyance de groupe à une sorte de secte. En effet, il s’agit d’une pensée sectaire, celle qui fait des OGM des produits à part entière, alors qu’il ne s’agit pas à la base de produits mais de techniques spécifiques. Ce renversement de valeurs de la technique vers le produit, est erroné. Tout l’ensemble du développement des OGM, en tant qu’organismes GM, comme produits, est erronée. Aussi la volonté de diffusion de ces produits, qui est une véritable imposition par des biais financiers et idéologiques, est fausse.
C’est pourquoi l’ensemble de ce colloque est une gigantesque farce. Ce n’est pas de la science. Ce colloque n’a rien à voir avec de la science. C’est de la promotion d’une croyance et d’une idéologie de groupe, qui est celle de la production biotechnologique d’organismes brevetés, disséminés dans l’environnement.
Et il s’agit clairement d’un détournement de l’esprit scientifique en faveur d’un certain développement industriel détournant lui-même la technique de transgénèse à son propre compte et dans une optique marchande.
Vous voyez bien que nous sommes bien loin d’un quelconque débat scientifique au niveau de ce colloque qui dès son titre a déjà tiré ses conclusions sur la question des OGM : leur diffusion dans l’environnement n’est même plus pour ces scientifiques à débattre ou à questionner.
Il serait peut-être bon de renommer cette Académie en Académie des sciences industrielles, comme le fait déjà la "Cité des sciences et de l’industrie". Au moins ce serait plus clair.
Mais l’esprit scientifique de recherche fondamentale et de questionnement indépendant est bien mort malheureusement comme le montre la tenue d’un tel colloque.
Aurélien : « il s’agit d’une pensée sectaire, celle qui fait des OGM des produits à part entière, alors qu’il ne s’agit pas à la base de produits mais de techniques spécifiques. Ce renversement de valeurs de la technique vers le produit, est erroné. Tout l’ensemble du développement des OGM, en tant qu’organismes GM, comme produits, est erronée »
On ne comprend rien de rien à ce charabia. Pourriez vous nous l’expliquer ?
Ainsi le maïs OGM serait une technique (et non pas le produit d’une technique, comme toutes les autres plantes cultivées, d’ailleurs) ? Les mots ont-ils encore un sens pour vous ? Cela vous va bien de vous gausser des scientifiques ! Ce « renversement de valeurs » que vous voyez ne serait-il que le produit du renversement que vous faites du sens des mots. Enfin comment un fait ( le développement des OGM) peut-il être erroné ? (À ma connaissance, seuls les jugements peuvent être erronés). Là encore, quel nouveau sens avez vous inventé pour le mot « erroné » ?
C’est pourtant très clair, il n’y a que les personnes qui ne veulent pas comprendre qui appelle quelque chose par "charabia" ou "inompréhensible" ou "n’importe quoi". Tout cela est écrit en français correct, et n’importe quel enfant ayant appris à lire peut le comprendre.
Vous faites ssimplement semblant de ne pas comprendre, parce que vous ne voulez pas comprendre. Aussi, parce que j’ai une certaine patience (qui reste limitée), je peux encore expliciter cela, pour vous.
Non, nous ne parlons pas du maïs GM, du produit, ou d’un organisme GM. Nous parlons de la technique elle-même, de la transgénèse. Cette technique de manipulation du génome est une technique intrusive. Elle permet d’observer chez un organisme la réaction à cette intrusion d’un matériel génétique étranger. Aussi, cette technique nous informe qu’un gène peut être recombiné, artificiellement, mais cette recombinaison au sein d’un nouvel organisme, ne fait pas un nouvel organisme : c’est le même organisme, subissant une expérience d’intrusion de matériels génétiques. Cette expérience peut être effective sur plusieurs générations de plantes, mais elle n’en demeure pas moins une expérience, née d’une intention humaine, créée dans un laboratoire.
La psychose si on peut appeler cela comme cela, la déformation de la réalité de cette expérience, réside dans l’idée que cette technique est à l’origine d’un nouvel organisme, et ainsi, cet organisme devient produit, un produit de consommation, de culture etc... Il y a transformation d’un processus expérimental (qui est l’intrusion d’un transgène recombinant synthétique en un fait biologique établi (une plante GM) et placé au même niveau que les plantes dites naturelles ou traditionnelles (c’est-à-dire non GM). Un OGM est un concept culturel, et la plante GM elle-même, est déconnectée de sa naturalité biologique, car elle est le résultat d’une expérience d’intrusion génétique, dont l’impact est totalement inconnu, à la fois pour les réseaux génétiques de l’organisme, pour ceux des différentes plantes voisines, et pour l’environnement.
Le génie génétique est une aberration lorsqu’il entend crééer de "nouvelles plantes", ce ne sont pas des nouvelles plantes, ce sont des expériences de manipulation génétique sur des plantes, dont les conséquences sont indéterminées et pouvant présenter de multiples dangers.
Bien sûr cela peut être un peu difficile à saisir pour des esprits conditionnés par la propagande générale et énorme qu’il y a autour de ces produits et de ces techniques érigées au rang de nouvelle industrie. Mais le fond de la chose, à comprendre, est très simple. On a chosifier une expérience. Cette chosification, cette réification de la plante manipulée est l’OGM. C’est une fumisterie ! Il n’y a pas d’OGM, en soi, il y a des plantes manipulées par une certaine technique, et ces plantes qui sont objets de cette expérience sont transformées en produits. Aussi, l’expérience elle-même de manipulation génétique est refoulée, et on la considère comme terminée et finie. Cette terminaison et cessation du penser de l’expérience crée l’OGM en tant que produit, comme si ces OGM étaient des objets finis. NON ! Ils font partie intégrante de l’expérience de manipulations génétiques d’organismes vivants par la technique de transgénèse, qui elle-même n’est pas finie, ni close.
Aussi ce que font ces généticiens, ce n’est ni plus ni moins qu’une énorme expérience de manipulation génétique à ciel ouvert avec la nature et les organismes vivants, sans aucun garde-fou ou barrière, notamment en cas d’erreur majeure et fondamentale dans le cadre de leur activité, quand bien même celle-ci pouvant avoir des conséquences irréversibles.
Prenons le maïs : il n’y a qu’un maïs, fondamentalement. Avec diverses combinaisons génétiques liées à la reproduction et aux croisements successifs, mais il n’y a qu’un maïs, en tant que variété. On reconnaît le maïs, quelque soit la sous-variété. Aussi, il y a une continuité d’essence de la variété si l’on peut dire. De même que pour toutes variétés bien distinctes. De même pour les espèces et pour l’homme, qui n’est pas un poisson ou un lézard... etc Il y a une humanité et il y a des espèces et des variétés bien distinctes. Ces ensembles distincts forment une continuité d’essence ou de groupes. L’intrusion génétique artificielle vient briser cette continuité d’essence ou de groupes particuliers, or cette continuité d’essence d’une variété existe ! On ne peut pas la nier. Aussi si elle existe, elle a sa signification. Une signification biologique, qui est doit être claire. Cette continuité est peut-être à la source même de l’autonomie du vivant.
Considérant maintenant la transgénèse, cette technique reproduit des processus d’ordre viraux. C’est cela qui s’apparente le plus à ces intrusions au niveau naturel : des virus. Et ces modifications sont loin d’être à la base du processus d’évolution naturelle. Donc, il devient clair que ces intrusions artificielles nient la spécificité biologique des variétés et empêchent de comprendre sa signification biologique qui doit avoir un rôle évolutif spécifique et dans l’ordre des choses, et qui est nécessairement indépendant de l’homme et de ses activités.
L’un des problèmes réside dans le fait que les tenants de la biologie ont volontairement refuser de développer un corpus théorique autour de leur découvertes expérimentales. c’est le règne de l’expérimentalisme et de l’instrumentalisme marchand, des recettes, etc. Et tout cela a permis un développement idéologique des sciences du vivant au cours du XXième siècle, basé sur l’expérimentation et l’utilisation biologique particulièrement génétique, à fins idéologiques.
Sans théorisation forte au niveau fondamental et sans compréhension claire des mécanismes du vivant et de la manière dont s’est développé le réductionnisme génétique expérimentale, la biolgoie va droit dans le mur.
C’est toujours aussi confus, je renonce à l’explication de texte. D’ailleurs, derrière un charabia pseudo-scientifique, votre position est purement philosophique, voire religieuse. Je ne retiens que votre dernière phrase, emblématique :
« l’ordre des choses, et qui est nécessairement indépendant de l’homme et de ses activités »
Voilà donc votre religion : ne pas toucher à l’ordre des choses. L’homme est-il de trop, lui qui n’a cesse de modifier l’ordre des choses ? Faut-il en retourner à Lucy ?
Monsieur vous êtes complètement aveugle, et sembler être un tenant de la pensée magique.
Les végétaux sont apparus sur terre bien avant l’homme, de même que le processus de l’évolution n’a pas attendu l’autre pour s’enclencher !
Bien évidemment que tout cela est indépendant de l’homme et de ses activités, rien à voir avec le créationnisme, le dessein intelligent ou le design industriel !
Ce n’est pas une intellection ou une abstraction : ce sont des faits, c’est ainsi !
Les végétaux préhistoriques ont évolué, et tout cela s’est déroulé sans l’homme, et l’homme n’aurait très bien pu pas exister de même que sa pensée.
Le fait est que le processus de l’évolution, biologique, au niveau fondamental, est complètement différent de la pensée humaine et de ses abstractions. L’évolution est indépendante de l’homme, et ce n’est pas l’homme, avec sa pensée limitée, incomplète (toute connaissance est intrinsèquement limitée et incomplète), ce n’est pas l’homme qui la contrôle bien entendu. Il peut agir sur elle, mais pas en avoir les tenants ni les aboutissants.
En d’autres termes, et pour faire plus simple : l’homme ne contrôle pas la nature. La nature dépasse l’homme, qui en fait lui-même partie. La seule chose que l’homme peut avoir est une connaissance fragmentée et incomplète de la nature, parcellaire, systémique...etc La pensée humaine est, dans sa nature, incomplète, aussi toutes ses activités aussi sont incomplètes et limitées. Quand l’homme entend modifier génétiquement des organismes, il ne crée pas de nouveaux organismes, il expérimente des manipulations sur des organismes vivants soumis à un processus d’évolution global, et pas simplement aux conditions d’expérimentations d’un quelconque laboratoire. C’est sans commune mesure.
Vous voyez Monsieur (si vous êtes toujours là), c’est une chose extraordinaire à comprendre : le fait que toute connaissance est limitée, que toute pensée est limitée, non pas temporellement, mais intrinsèquement limitée. Temporellement on peut accumuler d’énormes quantités de savoir sur les choses, et c’est toute l’évolution des sciences par exemple, mais intrinsèquement la pensée est limitée. Elle sera toujours incomplète, car c’est dans sa nature même. Il n’existe aucun savoir absolu, total et complet. Lorsque cela est, il s’agit de dogmes, d’impositions idéologiques, de dictatures de la pensée. Toute connaissance se prétendant absolue, totale, est mensongère. Car la pensée n’a rien d’absolu, ni de total, intrinsèquement. Elle peut penser l’absolu, s’en donner une image, extrapoler, théoriser sur l’absolu, mais jamais, au grand jamais, la pensée elle-même sera cet absolu. Et c’est bien là l’énorme confusion de la civilisation moderne qui a placé dans la pensée tous ses espoirs, ainsi que dans le temps et l’accumulation des savoirs. Non pas que les savoirs soient inutiles, mais il s’agit de percevoir la limitation intrinsèque de tout savoir, de toute pensée, de tout système de pensée.
Aussi, par son réductionnisme aveugle, l’industrie génétique est mensongère. La position même de la CGB française dirigée par Marc Fellous disponible sur le lien suivant est mensongère, erronée : " l’évaluation des risques potentiels pour l’homme et pour l’environnement liés à la dissémination d’un organisme génétiquement modifié est d’autant plus facile que la modification génétique (transgène) est aussi limitée que possible et que sa nature est parfaitement connue ;"
Le terme réel aurait dû être ’parfaitement inconnu’, dans ses effets et conséquences.
ET cela même est reconnu par Marc Fellous, qui interrogé dans "OGM : l’étude qui accuse", affirmait être dans l’incertitude la plus complète quant à l’impact au long terme des OGM sur la santé ou sur l’environnement.
En gros, les industriels de la génétique nagent dans l’inconscience la plus totale des conséquences de leurs actions, et tout engageant l’ensemble de la population et de la planète dans cette expérimentation à ciel ouvert avec les organismes vivants.
Ces industriels cultivent la pensée magique autour de leurs technologies, tout en prenant soin de garder le secret autour de leur fabrication pour leurs brevets. Voilà la vérité qui est dure à voir pour certains scientifiques.
Bon, j’en ai assez dit pour aujourd’hui.
JE NE COMPRENDS PAS CES SCIENTIFIQUES QUI SAVENT TRES BIEN QUE LES OGM TUENT LA VIE. ASSEZ D’EXPERIENCES EN ONT FAIT LA PREUVE ET DEMONTRE A LA TV PAR UN FILM EVOCATEUR. MAIS QUE CHERCHE T-IL SI CE N’EST DU PROFIT AU DETRIMENT DE LA VIE, C’EST CA LA SCIENCE D’AUJOUD’HUI ?? ONT DEVIENT TRES SEPTIQUE AUX CONCLUSIONS DES SCIENTIFIQUES. ON NE CHANGE PAS LA NATURE ONT S’Y ADAPTE ET LA RESPECTE.









