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Grenelle : les associations d'éducation à l'environnement poussées vers la sortie !

Article publié le 29 mai 2008

Les associations d’éducation à l’environnement sont bien présentes aux côtés des enseignants et elles sont le moteur de nombreuses initiatives « vers » un développement durable.

Grenelle : les associations d'éducation à l'environnement poussées vers la sortie !

Le rapport du groupe de travail sur l’éducation au développement durable à l’Education nationale, suite au Grenelle de l’environnement, a été critiqué par le Collectif français pour l’éducation à l’environnement vers un développement durable (CFEEDD)*1 : pauvre en propositions et peu ambitieux au regard des enjeux du développement durable et de l’urgence que constitue le changement climatique.
Jacques Brégeon, président et rédacteur du rapport réagit dans un article d’Environnement Magazine (mai 2008). S’il reconnaît le rôle joué, jusque-là, par les associations d’Education à l’Environnement vers un Développement Durable (EEDD), il déclare que la responsabilité de l’éducation au développement durable « revient à l’Education nationale » et ajoute « (les) capacités d’actions (des associations) ne peuvent pas suivre ».
Je souhaite ici rappeler que les associations d’EEDD sont toujours bien présentes aux cotés des enseignants et qu’elles sont le moteur de nombreuses initiatives « vers » un développement durable.

Que font les associations d’Education à l’Environnement vers un Développement Durable (EEDD) ?
Ces associations, apparues il y presque 40 ans ont d’abord participé à l’initiation à la nature et à la protection de l’environnement. Elles ont depuis évolué, avec la société, vers des thématiques plus larges et plus complexes : déchets, eau, biodiversité... , vers plus de professionnalisme avec des salariés permanents et diplômés. Elles ont aussi consolidé des partenariats avec les collectivités locales pour accompagner celle-ci dans la mise en oeuvre de leur politique environnementale. Par exemple, lors de la mise en place du tri sélectif, celles-ci peuvent financer des animations « consommation-déchets » pour les scolaires du territoire.

Dans le cadre des interventions en milieu scolaire, les actions sont toujours préparées, avec les enseignants concernés, et adaptées à la classe. L’expertise environnementale et pédagogique des éducateurs de ces associations sont des compétences différentes et complémentaires de celles des enseignants, qui sont plus dans le transfert de connaissance, du « savoir » que dans la responsabilisation des élèves et le « savoir-être ».
Les éducateurs des associations d’EEDD ont trois objectifs, lors de leurs animations. Il s’agit d’abord de faire connaître et comprendre notre environnement (au sens large), de faire prendre conscience de sa complexité. Ensuite, les éducateurs cherchent à provoquer le questionnement sur les pratiques de chacun au quotidien et enfin à inciter à des comportements responsables.

Pour que le « passage à l’acte » attendu après une « sensibilisation » se concrétise, il est nécessaire d’engager les participants (le public des associations, ici les élèves) dans l’action, comme le montre les travaux de la psychosociologie*2. Les éducateurs l’ont bien compris et le prennent en compte lors de la conception de leurs interventions. Une animation sur le changement climatique se terminera par exemple en demandant à la classe de lister quelques gestes et actions pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. Ensuite, les élèves peuvent, s’ils le souhaitent, s’engager à réaliser un ou plusieurs gestes, comme « éteindre la lumière en sortant d’une pièce », « faire le trajet entre l’école et la maison à pied ou à vélo »...

Les associations d’EEDD sont aujourd’hui organisées, en réseaux locaux, régionaux (GRAINE) et nationaux (Réseau Ecole et Nature - REN, Union Nationale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement – UNCPIE, ...) pour plus d’efficacité et de cohérence dans leurs actions. Elles sont représentées avec d’autres acteurs de l’EEDD, au sein du CFEEDD.

Enfin, les associations d’EEDD fédèrent différents partenaires techniques et financiers (collectivités locales, ADEME, entreprises...) autour de projets. L’Éducation nationale est le grand bénéficiaire de cet énorme travail de mobilisation d’acteurs et d’argent qui permet, chaque année, l’éducation de centaines de milliers d’enfants et la concrétisation d’action en faveur d’un développement durable : Pédibus*3, Agenda 21 scolaire* 4, création et suivi d’une mare dans la cour de l’école...

Le soupçon de l’incompétence et la question de la légitimité.

Parmi les trois propositions du rapport BREGEON retenues par le Ministère de l’Education nationale, se trouve la création d’un Label, pour identifier les partenaires de l’école compétents en matière de développement durable. Les membres du groupe de travail avait pourtant rappelé que l’Education nationale dispose déjà d’un agrément, qu’elle accorde aux associations qui souhaitent travailler auprès des scolaires. Au niveau Académique, le même dispositif existe et permet de garantir aux enseignants la qualité du travail réalisé ainsi que la compatibilité des valeurs portées par les associations agrées avec celle de l’école (laïcité...).

Mais ce premier rempart contre « l’invasion des associations » n’est manifestement pas suffisant pour garantir la qualité pédagogique des intervenants en matière d’EEDD. A moins que ce ne soit, au contraire, une façon de permettre aux prestataires privés d’entrer dans l’école, puisque l’agrément Education nationale n’est attribué qu’à des associations, ce qui ne sera pas le cas de ce fameux Label...

Jacques Brégeon entretient le soupçon sur la légitimité et la compétence associative, dans l’article d’Environnement magazine, en précisant que seules « les associations, légitimes sur l’environnement » travailleront avec les enseignants.

Il faut alors rappeler que les associations d’EEDD pérennes sont celles qui ont des conventions de partenariat avec les collectivités locales qui les financent. Peut-on imaginer qu’elles soient soutenues par de l’argent public, pour une mission d’intérêt général d’éducation, sans un travail et des résultats connus et reconnus, sans des personnels compétents et qualifiés ?
Un exemple, un des réseaux d’éducateurs à l’environnement emploie plus de 900 permanents dont plus de 60 % ont un niveau d’étude égal ou supérieur à bac +2 ! *5

Et pendant ce temps, à l’Education nationale

En 2004 et 2007 des circulaires annonçait la généralisation de l’éducation au développement durable. Si les textes sont intéressants, les obligations sont nulles et les moyens aussi : pas de créneau horaire dédié, pas d’argent pour les projets et de timides incitations aux partenariats. Pour beaucoup d’enseignants, il s’agit d’un « machin » de plus.

En septembre 2007, le Grenelle de l’environnement n’a pas traité de façon spécifique les questions d’éducation à l’environnement, estimant qu’elles étaient transversales aux groupes thématiques. Résultat : aucune cohérence entre les différentes propositions. Ensuite, s’est formé le groupe de travail présidé par Jacques Brégeon en décembre 2007, uniquement dédié à l’enseignement scolaire au sein de l’Education nationale. Le rapport BREGEON était déjà pauvre au regard des propositions du groupe. L’Éducation nationale a décidé de ne mettre en œuvre que 3 mesures issues du rapport : la mise en place d’un Label (déjà exposé plus haut), la rédaction d’une charte de partenariat et la création d’une fondation d’entreprise pour financer les actions. Nous attendons toujours le démarrage de ces travaux.

Enfin, en avril 2008, le projet de loi Grenelle Environnement *6, ne mentionne l’éducation qu’au dernier article (45) « L’éducation au développement durable, intégrée dans les cursus d’enseignement des élèves, est portée par toutes les disciplines, dans la globalité du fonctionnement quotidien des structures scolaires. De plus, elle contribue, à travers ses dimensions éthiques et sociales, à la formation citoyenne. ». Rien de neuf, et là encore, nous verrons quels moyens seront donnés à cette ambition.

Le grand regret des associations et des syndicats membres du CFEEDD, c’est que l’idée de consacrer un créneau horaire, même modeste, à l’EEDD n’ait pas été retenu. Un ou plusieurs journée(s) banalisé(s) ou des séances pluri-disciplinaires, comme cela se pratique dans l’enseignement agricole, ou encore des décharges horaires pour les enseignants qui montent des projets, auraient permis de mettre en œuvre des actions d’EEDD et de former ainsi les citoyens de demain.

Pour terminer ...

Et pour contredire Jacques Brégeon, une dernière fois, si, comme il le dit, « la responsabilité de cet enseignement revient à l’Education nationale », celle-ci ne semble pas en être informée, car sur les 10 priorités de la rentrée 2008 (10 !) présentées en avril 2008*7, pas une ne concerne le développement durable ou même l’environnement.

Après le gâchis du Grenelle et du rapport BREGEON, les associations d’EEDD continuent d’avancer, avec les partenaires des territoires et le CFEEDD organise les Assises Nationales de l’Education à l’environnement vers un développement durable, pour la fin de l’année 2009.*8

Références
*1 Consultable sur le site du CFEEDD, www.cfeedd.org, dans la rubrique Actualités, ainsi que la liste des structures adhérentes.

*2 Voir les travaux du Colloque écocitoyenneté : des idées aux actes favorables à l’environnement, de Marseille, les 18 et 19 novembre 2004, téléchargeable sur
http://www.ademe.fr/paca/images/pdf...
Autre référence, un peu plus ancienne... « Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. » Benjamin Franklin

*3 Les autobus pédestres - ou pédibus - sont un mode de ramassage scolaire. L’enfant attend à un arrêt qu’un groupe de marcheurs en herbe et de parents accompagnateurs volontaires viennent le chercher pour partir à l’école ... du bon pied ! http://www.tousapied.org/le-pedibus/ .
Autre appellation : Carapatte.

*4 L’Agenda 21 scolaire amène l’établissement et tous ses acteurs, en particulier les jeunes, à apporter des réponses concrètes aux enjeux locaux et planétaires du développement durable. Ces réponses seront élaborées, étapes par étapes, dans un esprit de découverte, d’apprentissage et de construction collective.
L’établissement va agir sur tous ces leviers, pour définir et mettre en œuvre un Agenda 21, en concertation et en partenariat avec tous les acteurs concernés.
Voir le site du Comité 21 sur ce thème : http://www.comite21.org/nos-actions...

*5 Sur www.cfeedd.org

*6 Le projet de loi est consultable sur http://www.legrenelle-environnement... ?rubrique195

*7 Circulaire n°2008-042 du 4 avril 2008 - BO n°15 du 10 avril 2008 , consultable sur http://eduscol.education.fr/D0236/a...

*8 Plus d’info sur www.cfeedd.org

Source Photo : http://www.pourmaplanete.com/blog/i...

Thèmes

Enfant Education

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105 votes

commentaires
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par Melanie (IP:xxx.xx9.133.93) le 29 mai 2008 à 15H40

Assez affligeant comme d’habitude avec ce gouvernement : Défaire ce qui existait et fonctionnait, transférer une directive en plus aux enseignants dont on siphonne les effectifs,grands discours généraux dépourvu de moyens financiers de faire...

Je suis au finish assez sidérée de cette politique du dire et du défaire...Grenelle annoncé en fanfare et truc d’envergure qui avait pour objectif de faire taire les 10 % d’électeurs pro-Hulot - qu’on n’entend plus, silence radio-, technique usée jusqu’à la corde de fédérer lors du début de campagne et après chaque catégorie d’électeurs ,et de faire croire à l’Europe qu’enfin, après un retard colossal pris en matière de respect de l’environnement on mettait une grosse machine en route.

Cadeau aux opérateurs privés que ce rapport en matière de sensibilisation des scolaires à l’environnement ?? Donc vocation à la rentabilité ??? Une chose est certaine , au prétexte générique de la REFORME toute, l’état français ne passe pas une minute sans commander des rapports, bilans de commissions sur tous les sujets, pour tout démanteler... Faire et défaire, c’est toujours faire... Les flics de proximité en sont la preuve. Plutôt que de commander rapports sur rapports l’état serait bien inspiré de constater ce qui fonctionne dans notre pays et de tout mettre en œuvre pour que ça perdure... Il est vrai que l’un de ses conseillers "économiques" est Nicolas Baverez, décliniste patenté et ultra libéral..Alors les associations, pour lui sont de gentils animateurs...

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par mathieu hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 30 mai 2008 à 10H14

Le problème de l’éducation à l’environnement, c’est qu’il faudrait en urgence commencer par ceux qui ont le pouvoir...

Lorsque nos gosses auront l’âge de prendre les responsabilités que restera-t-il ?

MH

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par Roland Gerard (IP:xxx.xx1.154.40) le 30 mai 2008 à 12H22

Le problème avec ces missions autant celle conduite par Michel Ricard que celle conduite par Jacques Brégeon c’est qu’elles ne sont pas suffisamment à l’écoute des besoins des acteurs de terrain. Pas assez à l’écoute de ceux qui font. D’un coté le responsable de la mission dit "les formations des enseignants c’est prioritaire" et de l’autre les profs sur le terrain vous disent "on n’a pas de formation" cela fait des années qu’il en est ainsi.

Les collectivités qui jouent un rôle de premier plan dans l’éducation à l’environnement sont bien trop peu prise en compte elles aussi.

Il y aura beaucoup de choses à débattre dans les assises nationales.

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(IP:xxx.xx0.10.13) le 2 juin 2008 à 19H37

Un enseignant vous parle ...

Pourquoi autant d’incompétences dans ce ministère ? Pourquoi autant de mépris pour ceux qui font sur le terrain ?

Oui, dans les années 80, il y a eu une vraie dynamique autour de l’EE au sein du ministère avec des gens comme André Giordan, des IEN, des conseillers pédagogiques, ... par exemple. Oui, il y avaient des écoles normales pilotes en éducation à l’environnement Oui, un bulletin de liaison était édité régulièrement pour faire ce lien avec les collègues intéressés. Vous n’allez pas me croire, on y parlait d’approche systémique .... Oui, les classes vertes était fréquentes et soutenues par les pouvoirs publics et les collectivités. Oui la formation répondait beaucoup plus aux besoins des enseignants.

Curieusement, la plupart des enseignants qui travaillaient dans ce champs de l’EE étaient aussi des militants associatifs de la protection de la nature ou d’une manière générale issus du monde éducatif.

Aujourd’hui, c’est le vide sidéral. Quelle est la réponse aux immenses besoins des enseignants ? des affiches de Yann Arthus Bertrand ... voici de quoi est capable notre ministère.

Moi même, impliqué dans des projets d’EE dans mon école (Agenda 21 inscrit au projet d’école), je ne reçoit aucun soutient, moral, technique ou financier. Tous mes courriers au correspondant IEN chargé d’EEDD pour participer au comité de suivi, restent sans réponses depuis 3 ans. Même lors de l’inauguration de la nouvelle cour de mon école, finalité du projet éco-école (avec jardin, mare, verger conservatoire etc ... ) en présence du député de la circonscription, du représentant du Conseil Général, du président de la Communauté de Communes et des maires des villages concernés, des acteurs associatifs, des parents d’élèves, et de la presse, il n’y avait aucun représentant de l’éducation nationale. Voilà une réalité, la mienne, celle du terrain. Quelle est la réalité de Mr Brégeon, de Mr Ricard et de tous nos magnifiques technocrates qui ne s’appuient pas suffisamment sur le terrain, qui méprisent la compétence, la connaissance, car il faudra bien que l’éducation nationale comprenne un jour que les éducateurs à l’environnement sont des interlocuteurs d’une grande valeur pédagogique, pas des didacticiens car moins centrés sur les seuls savoirs certes mais des éducateurs qui ont toute leur place dans un système de co-éducation.

Pour que la politique affichée de "généralisation de l’EEDD" prenne du sens, l’éducation nationale doit nouer des partenariats avec le monde associatif d’une grande diversité, d’une grande richesse. Cela permettrait de donner un peu d’oxygène à un système hiérarchique, sclérosé qui fabrique des enseignants dépités, démotivés et pour finir déprimés .

Comme dirait mon ami Coluche : Misère ! misère ! misère

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par Osiris (IP:xxx.xx1.240.32) le 23 août 2008 à 18H41

En tant que prof de SVT fortement impliqué dans l’EDD (et non EEDD terme désormais désuet au Ministère) je suis tout à fait contre l’idée d’un horaire réservé et imposé .... Par contre il serait évidemment utile que les enseignants les plus moteurs, motivés et impliqués dans ces projets en soient correctement rétribués et gratifiés et que des budgets soient réservés systématiquement dans tout établissement scolaire, pour financer les actions, voyages, etc ...

Pour ce qui concerne les associations, la solution est tout simplement d’attribuer aux enseignants volontaires et moteurs, du temps pour aller à la rencontre de tous les acteurs locaux : associations certes ... mais aussi élus, autres collègues, Inspecteurs, etc ...

Nul besoin alors de label ! Les enseignants sont assez compétents pour juger du crédit à apporter à telle ou telle association, pourvu qu’ils aient eu le temps de les rencontrer, connaitre leurs différents travaux, etc ...

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par Elodie Texier (IP:xxx.xx1.41.241) le 26 août 2008 à 21H49

Bonjour,

tout à fait d’accord avec vous sur la compétence des enseignants à juger de la qualité de leurs intervenants.

Pour ce qui est de "l’horaire réservé et imposé", je veux bien connaître vos réticences. D’autant qu’en ayant ce type de planning, vous auriez ainsi pour préparer vos cours/sorties/actions de terrain le temps auquel vous aspirez pour rencontrer les acteurs du territoire. Cela se pratique en 2nde dans les lycées agricoles, dans une option "étude du territoire" qui se déroule généralement sur une demie journée banalisée par semaine avec 5 ou 6 enseignants différents en alternance. Pour l’avoir pratiqué, c’était passionnant !

Cordialement,

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par Elodie Texier (IP:xxx.xx1.41.241) le 26 août 2008 à 21H46

Bonjour,

tout à fait d’accord avec vous sur la compétence des enseignants à juger de la qualité de leurs intervenants.

Pour ce qui est de "l’horaire réservé et imposé", je veux bien connaître vos réticences. D’autant qu’en ayant ce type de planning, vous auriez ainsi pour préparer vos cours/sorties/actions de terrain le temps auquel vous aspirez pour rencontrer les acteurs du territoire. Cela se pratique en 2nde dans les lycées agricoles, dans une option "étude du territoire" qui se déroule généralement sur une demie journée banalisée par semaine avec 5 ou 6 enseignants différents en alternance. Pour l’avoir pratiqué, c’était passionnant !

Cordialement,

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par francesco (IP:xxx.xx3.193.153) le 11 juin 2009 à 19H29

La naissance d’une "conscience écologique internationale" remonte au rapport du club de Rome intitulé " halte à la croissance ?" en 1968 !

Il y a plus de 40 ans maintenant que nous sommes dans l’éducation, la sensibilisation, l’éveil, la prise de conscience....blabla !

Ca devient ridicule ! Le discours ambiant sur les questions écologiques ressemble à une vielle pub surannée pour le chat machine...Toujours cette même niaiserie derrière les moustaches de Yann Arthus Bertrand...Cette fausse naïveté pour faire pleurer la ménagère de moins de 50 ans et tirer les larmes aux gamines sur le triste sort des dauphins

Quand viendra enfin le temps de l’action ?

Il n’y a plus d’éducation à faire, tout le monde sait tout sur les problèmes d’environnement et depuis belle lurette. Il est déjà trop tard pour bien des choses, il faut des décisions politiques et des moyens de coercition. Mais je crois que les êtres humains sont trop stupides pour anticiper les crises, on ira droit dans le mur et seulement après on changera, si toutefois nous y survivons...


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