L’Homme est un animal grégaire dont le développement social - prodigieux lorsqu’on considère la relative jeunesse de l’espèce - ne résulte que du seul déterminisme économique. Non seulement il doit à ce dernier sa condition actuelle, mais il risque bien de lui devoir prochainement, sinon de disparaître, au moins la décimation de l’espèce et une récession aussi vertigineuse qu’inévitable. Est-il encore permis de douter que la physique et la chimie terrestres procèderont à cette correction cybernétique… disproportionnée à l’échelle humaine, mais pas à celle des cycles planétaires concernés ? Le temps de réponse de tout système de régulation est, en effet, fonction de l’ampleur et de la durée de la perturbation à corriger, tandis que le niveau de ladite réponse est proportionnel à cette ampleur et à cette durée. Or, la perturbation possiblement causée par nos errements à des processus naturels, sommairement régulés et inertes en apparence, n’a pas encore été en mesure d’occasionner de leur part une réaction forte et indiscutable. Aux échelles géologique et climatique, elle est récente et d’intensité encore modeste, mais les corrections que sa dérive accélérée menace de provoquer - déjà programmées par certains dans notre futur - pourraient n’en être pas moins brutales et peu nuancées.
Quoi qu’il en soit, l’Histoire nous enseigne que le déterminisme économique est régulièrement occulté, parasité, voire neutralisé par toutes les formes du népotisme et de l’impérialisme, par l’idéologie et le fait religieux, parfois des siècles durant. Constamment confrontée à l’acharnement dogmatique, cette propriété intrinsèque de la société humaine n’a cependant jamais été en situation d’apparaître comme la perversion d’on ne sait quelle morale existentielle. Au contraire, la conclusion implacable du procès qui lui est régulièrement intenté renforce l’idée qu’elle conditionne tout simplement la pérennité du genre humain.
Elle résulte du besoin organique consistant à permettre au plus grand nombre d’acquérir, au prix le plus bas possible, les richesses les plus nombreuses possibles et de la meilleure qualité possible. N’en déplaise aux vénérateurs d’une nature sacralisée, tendre vers l’employabilité de tous et, par conséquent, vers une capacité de subsistance généralisée ne peut résulter d’un autre principe.
Les innombrables procureurs du déterminisme économique n’ont jamais manqué de fils spirituels. Aujourd’hui, la période est si faste à leur prolifération qu’on les voit accourir de tous horizons, investis des qualités et des capacités les plus diverses. Peu ou prou contaminés par la peste verdâtre, ces modernes prophètes prétendent rien moins qu’inféoder notre mode de développement économique à un phalanstère de la citoyenneté universelle, volontariste et responsabilisante, se targuant, avant même d’exister, de maîtriser les instincts individuels et collectifs les plus élémentaires de la nature humaine. On se sent intimidé et pantois d’admiration devant une profession de foi aussi grandiose ! Les multitudes affamées d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique latine doivent se pincer pour se persuader qu’elles ne rêvent pas…
Ainsi, le pouvoir politique, lui-même, s’apprête-t-il à célébrer dans la pompe l’aube de cette ère nouvelle qui verra - personne n’en doute plus - la mise sous tutelle de l’économie mondiale dans l’intérêt bien compris des populations… éligibles au nouvel ordre planétaire. La devise intangible de ce grand soir sociétal tiendra en peu de mots : auto-modération collective et « librement imposée » de tous les appétits matériels ; maîtrise de la suractivité marchande.
Une fois encore, l’idéologie à la mode est en passe de convaincre le bon peuple que, si l’Humanité veut durer ici-bas, elle a l’obligation de résoudre, non pas un vaste et multiformes problème de rendement, d’efficacité et d’innovation relevant du seul génie scientifique, mais, avant tout, un problème de gouvernance globale. Une gouvernance désormais sommée de faire prévaloir les options démocratiques sur toute autre considération. Peu importe que presque 7 milliards d’être humains soient déjà là à revendiquer la satisfaction on ne peut plus légitime de besoins et aspirations existentiels incompressibles : l’heure n’est désormais qu’à la promotion d’un bonheur puisé aux sources de la sobriété - pour ne pas dire de l’austérité - et dans les retrouvailles des « fondamentaux naturels » du bien être.
Je ne suis probablement pas le seul à m’insurger contre cette approche sociétale d’inspiration « Amish », méconnaissant le caractère scientifique de notre civilisation et, surtout, niant qu’un certain gaspillage y est consubstantiel de la prospérité économique voulue la plus large possible. Qu’on le veuille ou non, notre mode de développement actuel ne saurait être repeint aux frustes couleurs ressources naturelles que le présent. Qu’on le veuille ou non, les clés de notre survie sont désormais entre les mains exclusives de chercheurs scientifiques à qui le genre humain doit et a toujours dû de triompher des périls naturels. Que le prix à payer en ait été l’appauvrissement de la faune et de la flore terrestres soulève une question métaphysique méritant un autre débat. Au demeurant, peut-être devrions-nous nous résoudre à réhabiliter l’hécatombe, y compris celle des embryons, pour nous faire pardonner d’exister, de proliférer et d’être ce que nous sommes… Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que les dispositions anti-économiques de la doctrine trotsko-verte - avec lesquelles les émules de Cohn-Bendit polluent les politiques européennes sous la confortable égide d’une subvention nourrie de la taxe - ne nous sauveront pas du cataclysme qu’ils prétendent en gestation dans nos industries et être les seuls capables de nous épargner.
Les thaumaturges poussent l’arrogance jusqu’à insinuer qu’entre l’hypothétique fin du Monde de l’an 2100 et la calamité économique immédiate, nos contemporains choisissent d’exposer délibérément leurs proches, concitoyens et semblables aux ravages de la pauvreté pour prix de la sauvegarde d’une descendance virtuelle promise au nouveau Déluge.
En ce qui me concerne, ils n’imaginent pas à quel point ils se mettent le doigt dans l’œil. Je considère en effet que, quels qu’en soient les motifs, altérer les mécanismes naturels de l’économie de marché en faussant l’intensité de l’offre et/ou celle de la demande au moyen de la propagande, de l’intimidation, du règlement ou de l’impôt c’est jouer à l’apprenti sorcier. C’est prendre le risque immense de provoquer une catastrophe sociétale bien plus dévastatrice et, surtout, bien plus immédiate que celle que l’on croit conjurer. Quand bien même cette dernière serait la fin de l’histoire, les seules stimulations recevables de la gestion des richesses ne sauraient jamais concerner autre chose que la nature de l’offre et l’information loyale de la demande. Tout le reste n’est que foutaise.
Ainsi, miner fiscalement des secteurs industriels aussi essentiels à la prospérité du Monde que ceux du transport, de l’énergie ou de l’agro-alimentaire, comme se dispose à le faire l’Union Européenne, dessine-t-il le spectre d’un suicide collectif. On dissimule à dessein que la saine concurrence, intégrant la pénurie, la pollution environnementale et le danger climatique, est d’ores et déjà viable dans ces secteurs dont la bonne santé conditionne sans conteste celle de notre civilisation tout entière.
Il est vrai que reconnaître l’existence de produits alternatifs, issus de la nouvelle compétitivité, peut de moins en moins décemment exclure de leur champ le recours massif à l’électricité partout où il est possible - et il est déjà possible dans les transports comme dans l’économie urbaine - aux OGM et au dessalement de l’eau de mer. Mais, les idéologues très influents de Bruxelles n’ignorent pas que l’exigence de rationalité économique pesant sur ces axes de développement incontournables désigne, chaque jour un peu plus, l’énergie nucléaire comme l’énergie primaire alternative de l’avenir. Soyons persuadés que la mouvance écolo-politique ne se résignera jamais à cet avenir et mettra tout en œuvre pour le compromettre.
Quel que soit le taux de CO2 dans l’atmosphère, il faudra donc bien autre chose que ce catéchisme naturaliste à la mode pour m’inciter à bouleverser mon comportement de consommateur. Si, pour des raisons d’hygiène, de confort ou de commodité, je parais observer certains de ses préceptes, c’est tout simplement qu’ils s’inscrivent dans les règles les plus élémentaires du marché des biens et des services. Ainsi en va-t-il, par exemple, de l’usage du vélo ou du tramway ou de mon adhésion à l’essor industriel de l’assainissement et du traitement des déchets. Mais, je conserverai le rapport que j’avais, il y a 40 ans, avec ma bagnole aussi longtemps que la qualité et le coût du service offert par les transports collectifs ne m’en détourneront pas. Outre que, dans tous les cas, il me sera difficile de me séparer de cet extraordinaire instrument de liberté, le choisir sur des critères largement irrationnels et superfétatoires me procure des satisfactions immuables qu’aucun scrupule ou culpabilisation n’est encore venu assombrir.
J’ose même avouer que, poussé par la fantaisie, le caprice ou la convoitise, je cède régulièrement à un tel comportement irresponsable dans ma vie quotidienne de consommateur. Se payer, en effet, le petit luxe d’innombrables déchets potentiels témoigne d’un optimisme rassurant à la seule pensée que des gens vivent de leur fabrication et d’autres de leur commercialisation. J’ai toujours conscience de leur inutilité et du fait qu’ils ne sont pas indispensables à mon mode de vie. Mais, Dieu merci, ce dernier n’a pas que des exigences matérielles et cérébrales…
Ainsi va notre civilisation. Chaque individu ne saurait s’y sentir comptable de l’impact de ce formidable objet social sur l’Univers qui l’héberge. Pas plus, d’ailleurs, qu’on ne saurait lui reconnaître systématiquement la compétence à désigner ses semblables les plus aptes à en régler la marche. Les deux habilitations échoient sans partage à un capital d’intelligences formé, payé et, plus encore, élu pour exercer ces responsabilités suprêmes. C’est à lui et à lui seul qu’incombe d’apprécier si les dommages causés par le fonctionnement de la « ruche » à son environnement sont rédhibitoires, à quelle échéance, et d’en tirer les conséquences avérées, quelles qu’elles soient.
Bien entendu, on veut croire que la situation n’appelle et n’appellera jamais qu’une énergique stimulation de la recherche scientifique et la promotion des secteurs industriels qu’elle « booste » ou qui doivent en émerger. Mais, l’élite sociale et professionnelle en charge d’une mission de cette importance n’a nul besoin de la confondre avec le jeu démocratique pour la remplir efficacement… encore moins de l’exercer sous la forme d’une vaste kermesse.
C’est pourtant bien cela que l’on nous prépare à un « Grenelle de l’Environnement » où, paraît-il, la démocratie participative devrait « avantageusement » remplacer la démocratie représentative. Dans ce cénacle pléthorique, sorte de consultation électorale permanente destinée au repêchage des thèses retoquées, chacun devrait avoir droit au chapitre, quel que soit le thème abordé ; le crédit des compétences lui étant accordé sur parole, sur la foi de sa réputation ou sur son potentiel de représentation. Dans une mise en scène historique sans précédent, la démocratie se propose d’y affronter la vérité scientifique.
Oui mais voilà, personne n’est aujourd’hui en mesure de démontrer que les carottes ne sont pas cuites dans tous les cas, que, quelle que soit l’hypothèse envisagée, le pire n’est déjà pas qu’une question de temps. Personne ne se risque à l’affirmer et surtout pas la mouvance prétendument écologiste, dont les revendications prennent tout à coup l’allure d’un catalogue de précautions discriminatoires. Aux termes mêmes de ces revendications, les seuls nantis ne cherchent-ils pas à repousser la terrible échéance en anticipant l’agonie des plus vulnérables ?
Vous avez dit sauvegarde des générations futures ? Permettez-moi déjà de m’efforcer de rendre la vie moins difficile à celles que j’ai sous les yeux, ce qui, chacun en conviendra, tend à constituer un véritable challenge.
J’appartiens sans doute à l’insignifiante minorité de nos semblables admettant dans la sérénité que l’aventure humaine puisse vivre son dernier siècle, que ce terme, même plus lointain, soit dans l’ordre des choses terrestres. C’est pourquoi je ne soumets pas ma conscience de Citoyen du Monde à un examen dont les épreuves sont du niveau céleste. J’ai l’ambition et la détermination de travailler à rendre ce monde meilleur : pas la prétention de me substituer à la Providence…
Au moment de fermer les yeux, lire l’optimisme, la confiance ou la sérénité dans les yeux de mes enfants, de mes petits-enfants et, peut-être, de leurs enfants suffira à apaiser mes angoisses pour l’éternité. Ce qui doit advenir ensuite de leur descendance rejoint, dans l’éther virtuel, ce qui est advenu de tous ces parents anonymes qui ont fait l’Histoire et qui nous sont aussi étrangers que nos contemporains des antipodes.
André PELLEN
Thèmes
Dans cet "article", on trouve un des plus incroyables concentrés de bêtise, de cynisme et d’aveuglement.
M. Pellen s’est lui-même soumi aux puissances "divines" que sont pour lui la Science (qui serait capable de rattraper toutes les horreurs commises par les humains !) et l’Ultralibéralisme (qui aurait déjà établi la prospérité généralisée si d’horribles acquis sociaux n’étaient venus lui barrer la route).
M. Pellen est certainement déjà victime des pollutions et contaminations... dont il s’ingénie à minimiser ou nier l’existence. Allez, vous reprendrez bien un peu de plutonium ?
Mr André PELLEN est ingénieur de formation. Et retraité. Il a vécu par et pour la technologie dont il met en avant c’est logique, les bienfaits matériels observables dans le monde occidental. Mais de sa bulle de prospérité, avec son électricité gratuite, il jette un regard hostile à tous ceux qui n’ont pas la même foi que lui dans le Progrès. Il semble oublier que ce progrès et sa grosse consommation d’énergie a aussi ses effets pervers, tel l’effet de serre anthropique potentiellement ravageur. Assimilant l’économie de marché à un fonctionnement naturel et incontournable de la société humaine, il évacue la responsabilité humaine dans l’accroissement des inégalités, facteurs de tensions de toutes sortes, et par là même la possibilité d’une action politique de régulation dudit marché.
Pour Mr Pellen, il y a ceux qui savent, et les autres. C’est aux premiers de diriger le monde et aux second de leur faire confiance. Les meilleurs aux manettes, et en avant, silence dans les rangs... "On avance, on avance, on avance, c’est une évidence, on a pas assez d’essence pour faire la route dans l’aut’ sens, faut qu’on avance..." (A. Souchon).
Cela me parait tout autant idéologique que ceux qui vomissent sans arrêt ni connaissances précises sur le nucléaire...
Si nous cessions d’hurler avec les loups techno-libéraux par ici, khmers verts par là ? Se serait déjà un progrès çà, non ?
La technologie, c’est vrai, nous a apporté beaucoup. Mais à elle seule, elle ne résoudra pas tout. Un changement dans nos modes de vies peu se faire sans nécessairement tomber dans la tyrannie verte car basé sur l’incitation et la volonté civique. Ce changement devrait avoir pour but de réduire nos consommations de toutes sortes, notamment d’énergie, afin de préserver l’essentiel. C’est possible et ce peut être ceci : plus de liberté contre moins de matériel. Et aussi moins de dettes, moins de dépendance par rapport aux leaders économiques qui "mettent la pression" sur tous, mais plus sur les retraités qui eux peuvent aisément traiter leurs concitoyens de paresseux utopistes ayant l’audace de remettre en cause un système qui a fait leur prospérité (et leur retraite)...
La question est de savoir si ce système basé sur la croissance (qui se dérobe aux pays à protection sociale) pourra donner "satisfaction" dans l’avenir, tel qu’il se présente... Là on peut vraiment douter. Sans être écolo militant ou antinucléaire, mais simplement observateur, du double krach qui se profile : climat dérèglé et finances publiques "à la rue", soit deux processus déjà bien entamés...
La chimère consumériste nous empêche de nous consacrer à l’essentiel : vivre, aimer, partager ; et pas uniquement travailler dans le stress, pour des satisfactions éphémères. Comme disait François Villon (avec un V) : "il n’est de trésor que de vivre à sa guise" (sans trop de contraintes). Mais qu’il est difficile de nager à contre courant : l’inertie ou plutot l’énergie cinétique de la société de consommation est grande. Elle nous entraîne, parfois malgré nous mais vers quoi ? Posons-nous la question, c’est déjà un progrès.
Enfin n’en déplaise aux inconditionnels de la technologie je voudrais déplorer ceci : alors que tant d’actions publiques utiles sont ajournées ou embryonnaires fautes de moyens, on dépense sans sourciller, en France chaque année, plus de 40 mds€ pour la "défense", plus 40 mds€ d’intérêts de la Dette ; l’ UE et la France vont consacrer à ITER, (Réacteur Expérimental Thermonucléaire International) 10 à 15 mds€ sur 10 ans avec des chances de succès minces et lointaines (50 ans) pour tenter d’apprivoiser la fusion nucléaire, on va construire un 2ème EPR dans la Manche (encore 3,5 mds€) alors que le 1er, déja presque fini en Finlande, ferait déjà une bonne vitrine , on a "envoyé" 2 mds€ dans la Station Spatiale Internationale, combien dans le LHC en Suisse, dans le projet Galiléo, etc... Tout ces milliards d’euros d’argent public ! Pourquoi ? Pour qui ? Les retombées seront minces pour ledit public. Mais profits et belles carrières en perspective pour l’élite de l’humanité, nos sauveurs... Au niveau mondial c’est encore pire : les USA dépensent 500 mds€ pour la "défense" avec quels résultats... Le commerce mondial des armes représente plus de 1000 milliards € par an ! Affligeant, non ? Mais qui s’en soucie ? Personne.
Mais bon... nous avons et auront les dirigeants (élus) que nous méritons... Les meilleurs, parait-il. Qu’est-ce que se serait sinon !http://agoravox.fr/smileys/mort_de_... http://agoravox.fr/smileys/mort_de_...
à Thierry Leitz, qui a écrit : « Mr André PELLEN […] de sa bulle de prospérité, avec son électricité gratuite, il jette un regard hostile à tous ceux qui n’ont pas la même foi que lui dans le Progrès. Il semble oublier que ce progrès et sa grosse consommation d’énergie a aussi ses effets pervers, tel l’effet de serre anthropique potentiellement ravageur. »
1. sa « bulle de prospérité » est la même que la vôtre : dans nos pays industrialisés, nous bénéficions tous des progrès technologiques et autres ;
2. son électricité que vous dites gratuite est un avantage de même nature que ceux dont bénéficient tous les gens qui ont travaillé dans certaines industries (chemins de fer, transport aérien, etc.), ne le jalousez pas, trouvez-vous plutôt une niche si ce genre de chose vous intéresse ;
3. le premier effet de la grosse consommation d’énergie nécessaire au progrès, que vous pouvez considérer comme pervers – et qui l’est peut-être à certains égards – a été de faire passer l’espérance de vie à la naissance de 40 ans à plus de 80 ans, en l’espace d’un siècle et demi ;
4. l’effet suivant de la grosse consommation d’énergie nécessaire au progrès, est de nous faire arriver en bonne condition physique à des âges de plus en plus avancés ;
5. nous avons maintenant à nous préoccuper des conséquences prévisibles de l’accumulation de CO2 et d’autres gaz à effet de serre (il y a un effet de mode qui fait qu’on parle peu, voire pas du tout, des autres nuisances) et, sans les lobbies anti-progrès – qui affectent parfois des comportements terroristes –, nous serions bien engagés sur la voie qui permet d’y parvenir ;
6. dans tout ce qui précède je ne vois rien qui puisse nous faire regretter le niveau de progrès et de bien-être auquel nous sommes parvenus, ni, surtout, qui puisse nous inciter à nous en priver ;
7. André Pellen ne manifeste aucune hostilité, il essaye seulement de nous montrer les dangers d’idéologies dont les partisans, organisés en lobbies puissants, en sont à nier les réalités scientifiques pour asseoir leur emprise et leur pouvoir.
regardez ça, ça fait 3 ans que cela dure http://nativelle.over-blog.com/ aujourd’hui c’est du fioul et de l’huile de vidange qui flotte dans les cours d’eau.
ERRATUM : La deuxième phrase du cinquième paragraphe a été altérée pour une raison que j’ignore. Son véritable contenu est le suivant : " QU’ON LE VEUILLE OU NON, NOTRE MODE DE DEVELOPPEMENT ACTUEL NE SAURAIT ETRE REPEINT AUX FRUSTES COULEURS PASTORALES D’UN PASSE REVOLU, PAS MOINS RESPECTUEUX DES ECOSYSTEMES ET DES RESSOURCES NATURELLES QUE LE PRESENT." L’auteur de l’article André PELLEN
Excellent pensum qui mériterait d’être affiché dans les associations citoyennes anti-truc.
L’histoire nous apprendra que tout le monde peut être anti machin par la grâce d’internet et des "initiatives citoyennes", peu accèderont au savoir et à la technique qui permettront de faire évoluer le monde ainsi qu’il en a toujours été.
Un exemple de cette incroyable prétention de ces ignorants auto proclamés de l’anti machin :
Un auteur, ici, même dans un article intitulé “Des fissures dans l’unanimisme nucléaire” écrit (à propos du démantèlement nucléaire) :
"La divulgation de ces rapports rappelle en outre que le secteur n’a jamais été un modèle de transparence. Quoi que s’en prévalent les autorités responsables de la gestion des déchets et du démantèlement futur, il est anormal que des informations essentielles pour éclairer les choix futurs restent secrètes."
Voici l’illustration de l’insondable bêtise et prétention « citoyenne » : où doit on diffuser les méthodes de gestion du démantèlement, sur Paris Match ? En quoi la diffusion de telles informations dans le public et auprès des associations auto proclamées anti machin, pourra t elle recueillir des avis constructifs ? Sont ils plus compétents ces militants citoyens que les milliers de personnes, ingénieurs, physiciens qui travaillent sur ces sujets ?
Il y a, quand même, une satisfaction dans cette histoire, la mise à bas des talibans verts représentés par Miss Voynet, sa compétence a été jugée indispensable par 1.57% des concitoyens en age de voter.
Ouh la la, c’est ça le genre d’article qu’on publie sur naturavox ?!! C’est "Antinaturavox" ou "Tuenaturavox"... Et dire qu’une ligne éditoriale est supposée être définie, c’est dingue !...
Enfin, c’est tout de même un témoignage de ce qu’il y a dans la tête d’un nucléophile acharné... Et dire que nos politiciens sont phagocytés par de tels énergumènes... qui n’ont pas grand chose à craindre, ils seront en assez forte concentration dans le "Grenelle de l’environnement"...
Am.
Sans nucléophobes acharnés, il n’y aurait pas besoin de nucléophiles tout aussi acharnés.
Les uns comme les autres, dans leurs excès, desservent la "cause" qu’ils croient servir, en sacrifiant les faits et le bon sens à des idéologies.
Cher M. Pellen,
J’attire votre attention sur LE disfonctionnement majeur de notre système économique : au niveau des Etats, la comptabilité est celle d’une entreprise qui ne tiendrait pas de bilan, seulement un compte de résultats, sans même amortissements ni provisions.
En effet, le coût de la baisse des stocks de consommables naturels non renouvelables ne figure pas dans les PIB’s. Le capital naturel y vaut zéro.
Combien de temps tiendrait une entreprise tenant ses comptes ainsi ?
Alors, d’accord pour le primat de l’économie pour tous ceux dont les besoins élémentaires ne sont pas satisfaits, mais sur la base de comptes corrects ! Ce qui changerait beaucoup de choses ...
à Cassandre qui a écrit : "le coût de la baisse des stocks de consommables naturels non renouvelables ne figure pas dans les PIB’s. "
Quels sont ces "consommables naturel" ?
Merci,
Jean-Claude Oiseau
Je ne saurais trop conseiller au lecteur de prendre connaissance de toutes les réactions suscitées par mon article. Plus encore que d’illustrer son propos, une majorité d’entre elles enrichit constamment le registre de ses justifications. Leurs auteurs me font penser à ces marmots intenables qui mènent la vie dure à leurs parents pour prendre le volant de la voiture familiale. Lorsque ceux-ci le leur donne, ils ne voient pas la route et n’arrivent pas aux pédales. Le comble de l’imprudence n’est-il pas alors de ne pas le leur retirer aussitôt ?... Voyez les dégâts, que l’on n’a pas fini de payer, causés en quelques instants à notre mécanique économique et industrielle par les caprices de Voynet et de Cochet ! L’auteur de l’article, André PELLEN
Oui, on a compris, toute votre priorité va à votre formidable "mécanique économique et industrielle" et pas du tout à la nature. La priorité est inverse pour nombre de lecteurs de ce site qui ont la faiblesse de croire que "natura vox" signifie "la voix de la nature".
C’est bien pour ça, à mon avis, que vous ne devriez pas être rédacteur de "Naturavox". Mais il y a votre cynisme et la complicité d’une équipe qui a une très étrange et déplorable politique éditoriale...
M’enfin, l’avantage de vos interventions est de montrer clairement qu’être pro-nucléaire c’est être contre la nature...
Am.
à Am. qui a écrit :
« toute votre priorité va à votre formidable "mécanique économique et industrielle" et pas du tout à la nature »
Comme André Pellen, je suis persuadé que notre civilisation a besoin d’une bonne "mécanique économique et industrielle", et, comme lui, je sais qu’une industrialisation poussée et bien conduite est la condition qui permet de progresser dans le sens d’une vie plus agréable tout en respectant la nature au mieux.
Il y a à peine soixante ans, on m’enseignait, comme à tous les écoliers parisiens (et probablement à toute la France) les principes d’hygiène élémentaires qui permettaient d’échapper à la typhoïde, à la diphtérie, à l’étouffement dû au croup, à la tuberculose et autres maladies courantes à l’époque.
Actuellement, rares sont les médecins qui voient, en France, ces maladies arriver au terme de leur développement normal.
La médecine a fait des progrès, bien sûr, mais, surtout, l’industrialisation de plus en plus poussée a permis d’obtenir de meilleures conditions d’hygiène, de minimiser les rejets de déchets dans la nature et de recycler les eaux usées.
Tout en produisant plus, nous polluons moins que nous le faisions dans les années cinquante (oui, je sais que le lisier des élevages de porcs pose encore des problèmes et que ces problèmes sont infimes par rapport ceux engendrés par certaines industries...).
Nous, humains, nous sommes voués à polluer. Le simple fait de construire une maison détruit une partie de la nature et en pollue une autre partie. Cela dit, pouvons-nous nous passer de construire des maisons ?
C’est parce que notre technologie progresse que nous avons de plus en plus de facilité pour rejeter de moins en moins de choses qui sont de moins en moins nocives pour la nature.
Mais, nous ne savons pas encore tout faire, et il faut continuer à nous améliorer. Freiner la recherche ou l’industrialisation pour se soumettre aux diktats des tyranneaux anti-progrès, anti-autre-chose, anti-etc. correspondrait à freiner la lutte contre la pollution et la nature serait la première à en pâtir.
Quant à l’industrie nucléaire, elle est de celles qui polluent le moins, à tous points de vue, donc n’être pas anti-nucléaire, c’est, évidemment, favoriser la nature. Ce disant, j’accepte que vous tentiez de m’apporter la preuve du contraire.
Discuter, proposer chacun des arguments, c’est plus intelligent que demander l’exclusion de tous ceux qui ne pensent pas la même chose que vous.
J’espère vous lire bientôt.
Jean-Claude Oiseau
Mais euh....puisque le monsieur vous dit qu’il est "re traité"....ça ne s’invente pas ! Voila ce qui arrive quand on bosse dans le nucléaire, c’est lumin(o)eux non ?
Je suis en effet très étonné que cet article, concentré de verbiage et de bêtises (Mr. se prend pour un historien et un sociologue, ce qu’il n’est nullement, il faudrait en avoir les compétences) puisse paraître sur Naturavox. Et il n’y a pas ici de bouton "signaler un contenu incorrect" comme sur de nombreux sites. C’est dommage.
À Pierre William Johnson qui s’est contenté d’éructer :
<<< Je suis en effet très étonné que cet article, concentré de verbiage et de bêtises (Mr. se prend pour un historien et un sociologue, ce qu’il n’est nullement, il faudrait en avoir les compétences) puisse paraître sur Naturavox. Et il n’y a pas ici de bouton "signaler un contenu incorrect" comme sur de nombreux sites. C’est dommage. >>>
Croyez-vous que le fait de limiter votre intervention à des insultes, des arguments ad hominem et au dénigrement des compétences d’André Pellen (dont vous ne connaissez visiblement pas l’étendue), doive vous faire considérer comme quelqu’un de « correct » ?
Dans votre monde de militants anti-progrès, anti-bien-être, anti-liberté, anti-tout-ce-qui-n’est-pas-vous-et-vos-copains, certainement.
Pour ceux qui aiment connaître la réalité des choses, qui pensent que chacun à le droit d’exposer ses arguments, qui croient qu’une discussion courtoise conduite avec rigueur permet de s’enrichir mutuellement, votre intervention brutale et despotique vient de faire la démonstration que votre conception d’une libre discussion se limite au rabâchage des principes de votre idéologie, sans aucune possibilité de critique ni d’originalité, sous peine d’exclusion.
Je ne saurais trop vous remercier d’avoir montré à tous les abus et les dangers auxquels conduit inévitablement tout comportement sectaire.
Jean-Claude Oiseau
Cher Pierre-William,
si je comprends bien, tu regrettes que l’intervention de Pellen ne soit pas censuree, et qu’un expert aussi important que toi en sociologie ne puisse appuyer sur un bouton pour evacuer l’outrecuidant Pellen qui, me semble-t-il, exprime une opinion que tu trouves indecente.
Je trouve tout a fait remarquable ton argumentation, et je suis tres heureux que tu profites de ton intervention sur le site de Naturavox pour y exprimer evec tant de hauteur tes arguments et opinions...
Je devine cependant a ton humeur que tu as une opinion, et que celle-ci est en desaccord avec celle de Pellen. Il me semble que Naturavox a l’intelligence de considerer que les ecologistes ne sont pas necessairement anti-progres et anti-nucleaires. Il faut comprendre que, meme si l’on peut regretter tel ou tel aspect du developpement economique, l’essentiel de l’evolution de l’humanite est qu’on ne peut revenir en arriere, et que nous avons encore a inventer et a collaboorer pour resoudre les difficultes qui surgissent.
A cet egard, le rechauffement climatique me semble devoir etre un probleme majeur du 21 eme siecle, et Pellen exprime l’opinion que l’energie nucleaire est un important moyen de lutte. Je dirais quant a moi que c’est necessaire, mais pas suffisant : d’autres efforts sont a faire. Ici, isolation des maisons, efficacite energetique, electrification des transports (trains, trams, emtros, autos electriques) sont aussi importants. Aider aussi par exemple des pays qui ont besoin d’eau douce a avoir des techniques de dessalement ecologiques et economiquement rentables.
Si on veut resoudre les problemes, une attitude religieuse, par exemple antinucleaire, mais sans doute aussi anti-OGM, c’est ce qu’il faut eviter.
En esperant avoir un debat constructif....
Karva
En effet, il n’y a que sous les commentaires que l’on peut "signaler un abus". C’est bien dommage.
pour des raisons inconnues mon précédent message a été brouillé, je le répète donc ci-dessous en lui souhaitant un meilleur destin :
À Pierre William Johnson qui s’est contenté d’éructer :
<<< Je suis en effet très étonné que cet article, concentré de verbiage et de bêtises (Mr. se prend pour un historien et un sociologue, ce qu’il n’est nullement, il faudrait en avoir les compétences) puisse paraître sur Naturavox. Et il n’y a pas ici de bouton "signaler un contenu incorrect" comme sur de nombreux sites. C’est dommage. >>>
Croyez-vous que le fait de limiter votre intervention à des insultes, des arguments ad hominem et au dénigrement des compétences d’André Pellen (dont vous ne connaissez visiblement pas l’étendue), doive vous faire considérer comme quelqu’un de « correct » ?
Dans votre monde de militants anti-progrès, anti-bien-être, anti-liberté, certainement.
Pour ceux qui aiment connaître la réalité des choses, qui pensent que chacun à le droit d’exposer ses arguments, qui croient qu’une discussion courtoise conduite avec rigueur permet de s’enrichir mutuellement, votre intervention brutale et despotique vient de faire la démonstration que votre conception d’une libre discussion doit se limiter au rabâchage des principes de votre idéologie, sans aucune possibilité de critique ni d’originalité, sous peine d’exclusion.
Je ne saurais trop vous remercier d’avoir montré à tous les abus et les dangers auxquels conduit inévitablement tout comportement sectaire.
Jean-Claude Oiseau
Ainsi que je le prévoyais, la dénégation systématique, l’invective – voire l’insulte – et l’appel à l’excommunication éditoriale tiennent lieu d’arguments de fonds aux évangélistes de la « vertitude ». Ce faisant, ils s’invitent avec leur arrogance habituelle à une discussion à laquelle ils ne sont pas conviés. Car, mon propos ne s’adresse qu’aux gens de bonne foi, réellement soucieux de sauvegarder une symbiose authentique entre la civilisation des Hommes et leur milieu naturel. J’exhorte ceux-là à activer le lien ci-après de l’association « Sauvons Le Climat » - http://www.sauvonsleclimat.org/ - leur donnant accès à d’éminentes analyses, susceptibles d’éclairer leurs interrogations, et à des recommandations pratiques, destinées aux pouvoirs publics. Ces travaux marqués du bon sens scientifique et de la sagesse sociale leur révèleront qu’on peut aimer profondément la nature et s’ingénier à la sauvegarder sans jamais se départir d’une nécessaire lucidité sociétale. Nombre de membres de cette association, dont je fais partie, vivent isolés et en harmonie avec LA NATURE : ils la comprennent mieux que quiconque. Mais ils considèrent qu’ils sont eux-mêmes cette NATURE, de même que leurs produits les plus sophistiqués dont les matériaux et les énergies constitutives ne viennent pas de la planète Mars. Ces objets ne sont, après tout, qu’un réarrangement éphémère d’une partie de l’inventaire des éléments terrestres. L’auteur de l’article, André PELLEN
Allons donc, vous prenez maintenant un air de vierge effarouchée et vous vous proclamez même défenseur de la nature. Relisez-vous :
"quels qu’en soient les motifs, altérer les mécanismes naturels de l’économie de marché en faussant l’intensité de l’offre et/ou celle de la demande au moyen de la propagande, de l’intimidation, du règlement ou de l’impôt c’est jouer à l’apprenti sorcier."
Cela signifie que le mécanisme de l’économie de marché est la première des priorités et que le reste - la défense de la nature et de notre planète notamment - n’est que mauvais motif. C’est en cela que, d’un point de vue certes naïf, votre cynisme n’a pas sa place sur un site qui se dit "voix de la nature".
Vous polluez, c’est assez logique pour un défenseur de la pollution, mais ce n’est pas une raison pour que les pollués que nous sommes ne réagissent pas.
Am.
À l’attention de ceux qui nous lisent et de ceux qui ne nous liront jamais, il serait intéressant que vous précisiez vos métier et moyens de subsistance. D’ailleurs, qu’ils soient jeunes, vieux, habitent Aubervilliers, Alger, Islamabad ou Bombay, je conseille vivement aux seconds, innombrables, de ne surtout pas se pencher sur cette discussion byzantine dont le thème pourrait être « La Nature n’est pas une marchandise » : ça pourrait leur faire du mal et les inciter à hurler… La question vaut pour tous vos coreligionnaires. André PELLEN
Ici s’affrontent 2 conceptions de la Nature : celle que l’homme est supposé ne pas perturber, et celle qui inclut l’homme, technologies comprises, comme un facteur écologique parmi d’autres.
A mon sens, la 1ère conception est périmée depuis au moins quelques dizaines de milliers d’années : on soupçonne nos ancêtres du paléolithique d’avoir contribué à la disparition de la mégafaune quaternaire (mammouth, rhinocéros laineux etc...).
Je trouve d’ailleurs la séparation Agoravox-Naturavox absurde. Notre civilisation est un tout.
M. Pellen a bien le droit de s’exprimer, je ne pense pas que ce soit lui qui choisisse où atterrissent ses articles. Ceci ne m’empêche pas de regretter une hargne provocatrice qui déconsidère certaines de ses positions, qui mériteraient un meilleur sort.
À Am., qui a écrit :
<<< "quels qu’en soient les motifs, altérer les mécanismes naturels de l’économie de marché en faussant l’intensité de l’offre et/ou celle de la demande au moyen de la propagande, de l’intimidation, du règlement ou de l’impôt c’est jouer à l’apprenti sorcier."</p>
« Cela signifie que le mécanisme de l’économie de marché est la première des priorités et que le reste - la défense de la nature et de notre planète notamment - n’est que mauvais motif. » >>>
Ce n’est pas du tout ce qu’André Pellen a dit, vous interprétez sa déclaration d’une façon fallacieuse, et, de plus, vous lui faites un procès d’intention, ce qui est loin d’être honnête.
Vous devriez pourtant savoir que l’Histoire a montré, notamment avec ce qui s’est passé en Union Soviétique et dans ses pays satellites, que la « régulation » autoritaire des marchés et des prix est une utopie (dans le meilleur des cas) dangereuse.
L’Union des Républiques Socialistes Soviétiques est également un riche exemple de ce que peut produire un gouvernement autoritaire en matière de dévastations écologiques : n’oublions pas que la catastrophe de Tchernobyl – pour ne citer que celle-là mais il en existe bien d’autres, hélas –, est un des effets du système soviétique, et non une erreur d’exploitation d’une centrale nucléaire.
Vous terminez en déclarant :
« <<<C’est en cela que, d’un point de vue certes naïf, votre cynisme n’a pas sa place sur un site qui se dit "voix de la nature". Vous polluez, c’est assez logique pour un défenseur de la pollution, mais ce n’est pas une raison pour que les pollués que nous sommes ne réagissent pas.>>>
Ce qui mérite aussi quelques commentaires :
André Pellen est cynique, c’est vrai, à la façon des anciens pour qui être cynique voulait dire parler franc, sans arrière-pensée, sans tenir compte des conventions. Ne pas supporter le cynisme d’André Pellen, c’est ne pas supporter la réalité, c’est ne pas supporter que quelqu’un puisse émettre une idée différente des vôtres, c’est ne pas supporter qu’il puisse exister une pensée en dehors de la vôtre.
Et, tout benoitement, sans la moindre vergogne, vous vous permettez de demander son exclusion.
Son exclusion !
Ne vous rendez-vous pas compte que, sans des intervenants possédant la personnalité et les connaissances d’un André Pellen, votre forum de discussion serait réduit à un groupe de radoteuses passant leur temps à tricoter sans fin le canevas de leur pensée unique ?
Et vous l’accusez de polluer. Pourquoi ?
Parce que, se démarquant des slogans et des idées reçues, il vous présente des idées et des raisonnements contre lesquels vous ne trouvez pas d’arguments !
C’est dérangeant, j’en conviens.
Mais, au fait, qui vous oblige à ressasser sans cesse les mêmes haines, à scander toujours les mêmes slogans, à n’émettre que des propos insultants ?
Essayez-vous plutôt à argumenter contre chacune de ses propositions (mais en lui conservant la valeur que lui donne le contexte), cela vous prendra du temps et vous coûtera de la peine, mais, au moins, vous aurez la satisfaction de vous être conduit en humain intelligent.
Je vous fais le crédit de vous croire de bonne volonté, alors je vous souhaite beaucoup de courage.
Mr Pellen, malgré son style littéraire (un peu lourd tout de même), est un authentique technocrate.
La technique, la compétence sont les seules sources inspiration politique valables. Mais demandons-nous :
Un bon pilote militaire fait-il un bon stratège ? Un bon pilote de centrale aura-t-il nécessairement un avis juste sur la (vaste) question du nucléaire ?
En démocratie une voix en vaut une autre, et l’intérêt du plus grand nombre, ce qui inclus les générations futures, doit primer. Et c’est encore au peuple d’accepter ou refuser certains sacrifices, qui sont souvent la contrepartie logique d’un changement profond d’organistion de la vie collective (genre de truc qu’il faudrait envisager rapidement...).
Ne pas voir que la croissance mondiale tous azimuts crée plus de malheurs (asservissement et pollutions pour un grand nombre) que de richesses (luxe pour un petit nombre), c’est mettre des lunettes roses pour admirer le spectacle de la fortune et ses dieux.
La Croissance (du PIB) devrait rester un "résultat", non un objectif et surtout pas une sorte de "dieu" capable du miracle du partage sans effort (de la part des riches) !
Mais là, nos énarques technophiles font fausse route d’un point de vue "démocratique" en omettant (volontairement) que la croissance profite surtout à ceux qui l’impulsent laissant des miettes à ceux qui la réalisent.
Mais restons cyniques : il faut un grand, très grand festin capitalistique pour qu’il y ait suffisamment de miettes pour étouffer les vélléités revendicatrices des petites mains...
à Thierry Leitz (et également à ceux qui contredisent sans prendre le soin d’argumenter) qui a écrit :
<<< Un bon pilote militaire fait-il un bon stratège ? Un bon pilote de centrale aura-t-il nécessairement un avis juste sur la (vaste) question du nucléaire ? En démocratie une voix en vaut une autre, et l’intérêt du plus grand nombre, ce qui inclus les générations futures, doit primer. Et c’est encore au peuple d’accepter ou refuser certains sacrifices, qui sont souvent la contrepartie logique d’un changement profond d’organistion de la vie collective (genre de truc qu’il faudrait envisager rapidement...). >>>
Outre le fait qu’un bon pilote militaire peut posséder aussi les qualités d’un bon stratège, les observations qu’il communique pendant sa mission et à son retour sont toujours considérées avec un grand intérêt par l’état major qui n’hésite pas, lorsque cela lui paraît nécessaire, de les porter à la connaissance des politiques. Et, puisque vous posez comme principe que « en démocratie une voix en vaut une autre », si vous étiez un tant soit peu démocrate, vous devriez admettre que la voix du « pilote militaire » et celle du "pilote de centrale nucléaire" devraient être écoutées avec au moins autant d’attention que celle de tout autre interlocuteur.
Votre propos tente de faire s’embourber cette discussion, partie de l’article technique d’André Pellen, dans des considérations vaguement idéologiques avec un appel au respect de ce que vous prétendez être la démocratie.
Les problèmes considérés par André Pellen sont ceux posés par la science et la nature.
Il se trouve que ni la science ni la nature n’ont le moindre sens démocratique.
Pour ce qui est de la nature, il suffit de l’observer avec attention pour constater que, d’où qu’ils puisent leur force, ce sont invariablement les plus forts qui l’emportent.
En ce qui concerne la science, aucune assemblée parmi les plus démocratiquement élues, même votant ce genre de lois à l’unanimité, ne peut modifier aucune des lois de la physique.
De là, il vient que vos considérations politiciennes sont à la fois aberrantes et totalement hors sujet.
Par exemple, lorsque vous déclarez « La Croissance (du PIB) devrait rester un "résultat", non un objectif », vous montrez que vous n’avez pas compris que pour obtenir des résultats, il faut commencer par se fixer des objectifs. Ou alors, dans votre système, gouverner, c’est laisser faire le hasard.
André Pellen a reçu une formation scientifique – une lecture attentive de ses articles aurait dû vous le faire comprendre – vos tentatives de dénigrement, de dérision et de détournement ne risquent absolument pas de le troubler.
Ce qui forcerait André Pellen à s’incliner, ou même à reculer, serait que vous prissiez la peine de démontrer, argument par argument (et argument contre argument), que l’article, qu’il nous a présenté n’est pas valable, ou que certaines parties en sont inexactes.
Cela demande, évidemment, bien plus d’efforts que de régurgiter les slogans des organisations nationales et multinationales anti-ceci, anti-cela ou anti-tout.
Bon courage
Jean-Claude Oiseau
Je trouve que votre intervention est fort amusante. Elle procede. cher Monsieur Leitz, de l’habituelle et stupide opposition "litteraires" contre "scientifiques". Un "Scientifique" prend un style litteraire, mais necessairemnt un peu "lourd", et c’est evident chez monsieur Pellen. Vous me faites penser a un auteur de ma jeunesse qui dans les "nouveaux aristocrates" crachait sur les jeunes qui comme moi s’engageaint dans la modernisation de notre pays apres-guerre (un vieux reac gnon-gnon : Michel de St Pierre).
Je pense personnellement que la culture scientifique fait partie de la culture, et que c’est une infirmite que tant de nos compatriotes ne fassent pas l’effort de comprendre cette composante del’Humanite, qui est la base de la transformation de l’Univers qui nous entoure...
Je ne crois pas que le fait d’avoir accumule beaucoup de connaissances (je suis chercheur scientifique) me donne le droit d’imposer a d’autres mes idees, mais je pretends avoir une expertise. Cette expertise, dois-je la garder pour moi ? Dois-je suivre un "devoir de reserve" parce que c’est mon boulot ?
Beaucoup de mes collegues ont renonce a se faire entendre hors de leur laboratoire parce que leur parole est suspecte aupres des faiseurs d’opinion, des manipulateurs des peurs millenaristes.
Je ne pense pas devoir adopter cette attitude.
Karva
Vite, l’énergie atomique inoffensive et inépuisable, page 8 du site www.savoir-ce-qu-est-l-unive...
André Pellen informe ses lecteurs de la parution, le 28 mai 2009, de son dernier ouvrage, « La solidarité n’est qu’affaire de lucidité et de discipline sociales », aux Éditions Edilivre Aparis (1).
L’idée d’une civilisation planétaire cohérente – à défaut de fraternelle – demeure plus que jamais une vue de l’esprit. Même si d’aucuns veulent encore croire que les conséquences logiques de la crise actuelle sonnent le glas de l’ère prédatrice de l’économie mondiale, le caractère intrinsèque des conflits d’intérêts qui, depuis la nuit des temps, jalonnent l’histoire des sociétés animales de disettes et d’affrontements meurtriers n’est, une fois de plus, que trop souligné. Non seulement le vivant cognitif n’échappe pas à ce tropisme, mais rien n’indique qu’il soit un jour capable de juguler son puissant instinct d’appropriation au nom d’une idée supérieure de l’Humanité. N’en déplaise aux disciples de Vernadski, l’entendement humain s’accommode parfaitement d’une mentalité primaire de l’homo sapiens, immuable depuis l’origine de sa socialisation.
Les héros de cette fresque contemporaine en tirent la conclusion que la garantie d’un niveau de vie élémentaire ne peut désormais plus reposer que sur la capacité des ressortissants nationaux à veiller eux-mêmes sur leur intérêt collectif, quitte à composer avec les préceptes politiques et les règles du jeu économique en vigueur. Ainsi, du choix sélectif des comportements grégaires à celui des biens de consommation, une intelligence sociale inédite découvre-t-elle le vrai périmètre d’un humanisme débarrassé de l’hypocrisie et de la démagogie du discours théologique. Elle révèle que la solidarité universelle est un leurre idéologique auquel la conscience ordinaire du concept caritatif reste indifférente. Elle a surtout fini par décomplexer ceux qui qualifient de funeste irresponsabilité le fait d’en appeler à la conscience de citoyen du Monde pour structurer une vie nationale.
Plus que leurs enfants, les seniors d’aujourd’hui s’identifieront à ces deux existences emportées par la tourmente sociale, dont le caractère chaotique fut assez commun au siècle dernier. Les joies, chagrins et émotions intimes structurant leurs vies affectives n’en transcendent pas moins les générations, y compris cette exaltation toute historique, tirée de leur aventure, rapidement muée en une poignante désillusion. Fidèle à la vérité établie des faits, la relation d’un des évènements ayant inspiré cette fiction ne craint pas d’y décliner l’identité réelle des protagonistes ; celle des responsables du sabordage du surgénérateur Superphénix, victime sacrificielle de la conquête du pouvoir, en 1997. Témoin de son temps, parmi les moins austères, le roman reste le plus sûr moyen de faire mieux connaître cette trahison préméditée de l’intérêt national, au plan économique comme au plan écologique.
(1) Accessible dès maintenant sur le site des Éditions Edilivre, au lien http://www.edilivre.com/doc/12002 Disponible dans 45 jours auprès des partenaires traditionnels – Amazon, Alapage… – et sur le réseau DILICOM des libraires.









