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Gore et Obama, dans un même bateau

Article publié le 4 avril 2008

Gore et Obama, dans un même bateau

L’info a déjà fait le tour des Etats Unis, et elle se propage à la vitesse de l’internet : alors que Grist.com, revue écologique à forte audience, annonçait en poisson d’avril la candidature d’Al Gore aux élections présidentielles, Barack Obama, potentiel candidat démocrate, préparait son speech mettant enfin, comme il se doit l’enjeu climatique au premier plan. Et dans le domaine, il s’appuie sur la personnalité la plus crédible en la matière, nous l’avons nommé : Al Gore, ancien candidat à la Maison Blanche en 2000, champion des voyages intercontinentaux (en avion), héros de la cause climatique, co lauréat du prix nobel de la paix, partagé avec le GIEC en 2007. L’engagement de Barack Obama n’est pas sans rappeler l’hystérie soudaine qui anima nos candidats à l’annonce du projet de Nicolas Hulot dans le cadre de la campagne pour les présidentielles françaises.

Al Gore en position d’arbitre

Il est notable en effet que la prise de position de Barack Obama, affirmée hier au cours d’un meeting, intervient quelques jours seulement après l’annonce par Al Gore du lancement d’une campagne de lobbying à destination des candidats, et des futurs élus. Financée à hauteur de 300 millions de dollars sur les fonds personnels d’Al Gore, la toute nouvelle fondation “WE” souhaite mobiliser, ni plus ni moins, le maximum d’individus, ce qui devra se compter, selon ses concepteurs, en millions d’hommes et femmes de la planète. Plus ambitieux, tu meurs, on applaudit.

Les candidats à la traine

Ne parlons par de John Mc Cain, qui en lanterne rouge du combat écologique s’est tout de même rallié tardivement à la cause, mais très maladroitement, toujours avec une longueur de retard. Quand les biocarburants étaient encensés par les écologistes il s’y opposait. Depuis quelques mois il a changé d’avis face à la pression du business, mais le contexte a changé avec la montée en puissance des besoins en carburant : les scientifiques ont mis en évidence le grave problème de la concurrence entre les terres agricoles destinées à l’alimentation et celles destinées à la production de biocarburant (Lire à ce sujet l’article de Michael Grunwald dans Time Magazine : The Clean Energy Scam).

Tout va changer dans la dernière ligne droite, souhaitons-le : le candidat démocrate Barack Obama est enthousiaste , et propose même un poste à Al Gore, ancien vice président de Bill Clinton. Lors d’une réunion en Pennsylvanie, où est prévue la prochaine primaire le 22 avril, il a affirmé qu’il ferait appel à Al Gore au moment de constituer son équipe de gouvernement. “Je m’engagerai à ce qu’Al Gore soit à la table des discussions et joue un rôle prépondérant, parmi nous, dans l’élaboration de notre stratégie pour résoudre les problèmes“, a expliqué Barack Obama. “C’est quelqu’un avec qui je discute régulièrement. Je le consulte d’ores et déjà sur ces questions. Le changement climatique est avéré. Nous devons le prendre en compte désormais“, a-t-il ajouté. “C’est quelque chose que nous devons traiter maintenant, pas dans dix ans, ni dans 20 ans“, a déclaré le sénateur de l’Illinois. De son coté, Hillary Clinton va sans aucun doute devoir se positionner.

source photo : http://timesonline.typepad.com/...

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commentaires
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par floyd (IP:xxx.xx7.119.42) le 4 avril 2008 à 13H41

Avec tous les morceaux de glace qui se détachent de la banquise, j’espère que ce bateau ne va pas nous refaire le coup du titanic ! :-)

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 4 avril 2008 à 18H14

Tout le problème de ce type d’opération de lobbying, on le voit actuellement en France avec le Grenelle au sujet duquel l’UMP et Sarkozy freinent maintenant des deux pieds, c’est que les candidats sont poussés à accepter les conditions des lobbystes environnementaux (Gore, Hulot), mais leur ralliement n’est porté par aucune conviction. C’est juste de l’opportunisme politique.

Et les fautifs dans cette histoire ne sont pas les politiques mais les écologistes qui les poussent dans cette logique forcée. Les mauvais procédés restent des mauvais procédés. Que l’on soit le plus gentil des écologistes ou que l’on soit le pire des industriels de la chimie lourde, Monsanto par exemple.

http://www.reflex-vital.com/

http://danslaremise.blogspot.com/


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