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Free sex en pleine nature !

Article publié le 26 août 2008

Beaucoup nous dirons que le sexe occupe la place que la curiosité devrait tenir dans le cerveau humain, permettons-nous d’en douter quelque peu.
Car dans le cas où cette hypothèse devait se vérifier, comment expliquer que si peu se retrouvent promeneurs de prairie, spectateur de la gigantesque partouze végétalo-animale qu’offre le moindre carré de verdure.
Il va de soi que le contenu comme les illustrations de cette note sont à déconseiller au moins de dix ans.

colonisation végétale
Camp naturiste en érection

Mais il est vrai que l’agriculture intensive a clos nombre des maisons de passe naturelles ces dernières années, comme éliminée beaucoup des butineuses. Bref, il est quand même grand temps de parler cul dans la nature pour en faire monter l’audience. Ras le bol des discours monotypiques des curées verts accusateurs, alors place à la poésie !
Qui plus est au moment même où l’humanité se trouve à nouveau confrontée à une évolution de ses pratiques sexuelles, révolution qui cherche encore bon nombre de ses pratiques. Alors promenons nous dans les bois jeter un coup d’œil curieux aux pratiques des non-humains, afin d’enrichir les notres de quelques gymnastiques nouvelles.
On notera d’ailleurs au passage l’usage croissant des techniques de rencontre arachnides chez les humains, de fil en fil, de Meetoc en toile d’Internet.

Coït
Coït en drap de soie

Commençons donc par la reproduction sexuée chez les plantes à fleur, modalité qui a ceci d’étonnant qu’elle fait non seulement se croiser deux règnes, mais qu’en plus elle utilise le leurre, comme l’illusion, d’une manière qui n’est pas tout à fait sans rappeler la notre. Plus généralement et par ailleurs, notons au passage qu’il existe également une reproduction asexuée chez les plantes, multiplication végétative qui vient s’ajouter à la modalité sexuée.

Papillon
Pomper le nectar

Assez complexe la question du sexe pour les vivants immobiles. Cependant les plantes sont globalement hermaphrodites, c’est à dire équipées des organes et fonctions rendant possible une autofécondation. Système ancestral, peut-être la trace d’une époque où les insectes n’existaient pas et/ou le vent comme l’eau étaient trop violents.

antennes
Antennes érectiles

Seulement l’autofécondation, à l’image de la consanguinité chez l’animal, n’est pas une option du vivant très satisfaisante en termes de diversité génétique. D’autant plus quand ce dernier, immobile et donc privé de toute pulsion de fuite, doit sans cesse faire face à un environnement changeant. C’est donc en partie grâce à une certaine fluidité génétique, gestion des stocks des mutations génétiques hasardeuses au sein même de la plante, que celle-ci, se complexifiant au fil de l’évolution, est en mesure de répondre à moyen et long terme aux fluctuations du dehors.
Notons que cette gestion de la diversité génétique interne est rendue possible par l’absence d’un système immunitaire tel qu’on le rencontre chez l’animal. En conséquence, le génome de la plante peut différer d’une cellule à l’autre, contrairement à l’animal chez qui une telle opération conduirait à l’élimination de la cellule mutante par le système immunitaire, voire en cas d’échec, au développement d’un cancer. Dans les stratégies évolutives des deux règnes, la force des options des uns fait souvent la faiblesse des options des autres, et inversement.

Le besoin en diversité génétique de la plante, très fourmi en cette occasion, celle-ci l’oblige donc à tenter de se reproduire avec d’autres plantes distantes. Et c’est là qu’interviennent nos amis les insectes, petits couturiers rapiéçant sans cesse les petits « trous » du tissu de l’évolution.

Fourrure
Sous le manteau de fourrure

Une fleur, sauf individu spécialisé, celle-ci contient donc généralement des organes femelles et males.
Pour ce qui est des organes femelles ceux-ci se composent d’un pistil comprenant un ovaire dans sa partie creuse et contenant lui-même les ovules. Chaque ovule contient un gamète femelle qu’on appelle l’oosphère. Contrairement aux animaux, l’ovule n’est pas directement le gamète femelle mais contient ce dernier.

Pistil
Source graphique : http://sciences.ecoles48.net/fete_science/mise_a_niveau_scientifique_bis.pdf

Pour ce qui est des organes mâles, les étamines possèdent à leur extrémité des sacs polliniques contenant des grains de pollen, chacun de ces grains renfermant un gamète mâle.

étamines
Source graphique : http://sciences.ecoles48.net/fete_science/mise_a_niveau_scientifique_bis.pdf

lit de rose
Chambre rose

Ce qu’on appelle pollinisation n’est autre que le rapprochement de deux gamètes femelle et mâle. La plante étant immobile, et ayant donc une préférence pour le métissage, celle-ci se doit donc d’élaborer une stratégie fine afin de transporter ses grains de pollen dans des pistils distants.

image
Free sex

Une stratégie des plus simples, la plus hasardeuse également, celle-ci consiste à laisser transporter le pollen par l’eau, ou plus sûrement le vent, en mode ave maria. Dans tous les autres cas, les grains de pollen se doivent de trouver un tiers transporteur. Et pour cela, il va falloir mettre en place tout un code.

Tout d’abord un code de formes et de couleurs afin de se signaler dans le décor, une pratique simple et tout à fait courante chez les humains. Les fleurs sont ainsi le plus souvent très colorées, aussi bien dans le spectre visible que dans l’ultra violet. Mais contrairement à nos yeux portés sur les robes de ces dames, certains des pétales qui nous apparaissent de couleur uniforme possèdent en réalité de véritables bandes d’atterrissages en lumière ultra violette. Celles-ci ont pour but d’attirer comme de guider l’insecte vers les organes reproducteurs de la plante.

Dans la nature, le hasard de l’évolution microscopique semble faire nécessité et fonction au niveau macroscopique. Parmi ces nécessités, l’échange. D’où le code gastronomique matérialisé par les glandes à nectar situées à la base des pétales au fond de la fleur. Pour y parvenir, ce qui est le but de l’insecte grand sucrier, celui-ci doit au passage se frotter sur les étamines, pour y décrocher le pollen hérissé de petits crochets qui se fixe aux poils de l’insecte, comme se frotter sur le pistil gluant, pour y déposer un pollen précédemment attrapé.

Copulation en fleur
Fellation en plein air

Triolisme en fleur
A trois c’est encore mieux

***

La figue est une fleur fermée, autrement dit tout comme chez la femme les organes sexuels sont situés à l’intérieur d’une enveloppe charnelle. Ce qui au passage n’est pas le cas pour l’homme, la spermatogénèse requérant une température plus basse que celle du corps humain, d’où la nécessité d’extérioriser les organes. La figue connaît donc la même problématique que la femme, elle se doit d’être pénétrée pour être fécondée. Il existe donc une minuscule ouverture dans la fleur, seulement réservée à un petit vers bien particulier dont les mouvements feront se rencontrer gamètes males et femelles.

figuier
Femme et figue

Les orchidées ont quant à elles acquis un degré d’évolution tel qu’il leur a été possible de capturer des codes extérieurs. En l’occurence celui des formes, odeur et couleurs d’une guêpe spécifique dont le pétale inférieur imite parfaitement la femelle, jusque dans l’émission même de phéromone. Le mâle attiré par le leurre se pose sur ce qui lui semble être une occasion de coït, et c’est alors qu’un ingénieux système de balancier fait basculer les étamines de la fleur en le saupoudrant d’un pollen qu’il va transporter sur son dos vers d’autres orchidées.

Extasie
Orchidée coquine

***

Qu’un grain de pollen se trouve déposé à l’entrée d’un stigmate, voilà qui n’est pas encore suffisant au bonheur de la plante. Celle-ci est sélective, et on ne rentre pas dans le club comme ça. N’importe quel grain de pollen ne peut s’y déposer. Plantes vigiles munis d’outils de reconnaissance moléculaires, seuls les grains de pollen de la même espèce pourront former un tube pollinique pour se diriger vers l’ovaire et les ovules.

Extasie
Orgasme aérien

Orgasme aérien
69

Orgasme aérien
Affichage publique

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Suite d’organes sexuels en bouquet

fleurfleurfleurfleurfleurfleurfleurfleurmagnoliafleurfleurfleur

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partouse
Nuages éjaculatoire en graminés
fruit
Descendance possible

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54 votes

commentaires
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par judel.66 (IP:xxx.xx1.127.198) le 26 août 2008 à 16H50

magnifiques photos manque seulement la dernière d’adam et eve dans les hautes herbes !!!

votez :
(IP:xxx.xx5.145.208) le 26 août 2008 à 21H22

J’en suis encore au stade où Adam et Eve n’étaient pas encore tombés sur la tête, ça viendra, ça viendra ;)

votez :
(IP:xxx.xx9.81.61) le 18 juin 2009 à 09H15

ouais ça a l’air intéresssant si seulement la page était à un format conventionnel j’aurais le courage de continuer à lire. Passer des étendue de blanc pour lirre trois lignes de temps en temps c’est gonflant.


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