Dans un discours en mars 2007, l’ex-président cubain avait mis en garde les pays occidentaux des risques d’une crise alimentaire mondiale avec le développement des biocarburants. Un jugement conforté par l’actualité.
Jacques Diouf, directeur général du Programme alimentaire mondiale des Nations unies, a mis en avant les facteurs qui ont conduit à cette hausse subite des prix, à savoir une baisse de la production due au changement climatique, des niveaux de stocks extrêmement bas, une consommation plus grande dans les économies émergentes telles que la Chine et l’Inde, le coût très élevé de l’énergie et du transport et surtout la demande accrue pour la production de biocarburants.
Les Etats-Unis ont été les principaux promoteurs, avec le Brésil, de la politique des biocarburants pour faire face à la montée du prix du pétrole, négligeant les conséquences dramatiques et prévisibles d’une telle production. Ainsi, pour satisfaire ses besoins en énergie, Washington promeut une stratégie qui va conduire une grande partie de l’humanité au désastre. Il n’y a aucun doute là-dessus et les grandes institutions internationales sont unanimes à ce sujet, y compris le Fonds monétaire international (FMI).
La FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a souligné que l’augmentation mondiale de la production de biocarburants menaçait l’accès aux denrées alimentaires pour les populations pauvres du Tiers-monde. « A court terme, il est très probable que la rapide expansion des carburants verts, au niveau mondial, aura des effets importants sur l’agriculture d’Amérique latine », a affirmé la FAO.
En effet, la production de biocarburants s’effectue aux dépens des cultures vivrières en puisant dans les réserves d’eau, et en détournant les terres et les capitaux, ce qui entraîne une augmentation des denrées alimentaires et « mettra en péril l’accès aux vivres pour les éléments les plus défavorisés », conclut l’Organisation dans un rapport présenté au Brésil. Les conséquences sociales désastreuses de cette politique sont aisément prévisibles alors que l’insécurité alimentaire frappe déjà 854 millions de personnes.
Le Brésil, qui s’efforce de propager la production des biocarburants en Amérique latine et en Afrique, a nié le fait que cette politique était responsable de la hausse des denrées alimentaires à travers le monde. Le ministre des Finances Guido Mantega a fait part de son désaccord : « Cela met en péril la production alimentaire [...] aux Etats-Unis, mais pas au Brésil, pas dans les pays d’Afrique, pas dans les pays d’Amérique latine, qui ont assez de terres pour produire les deux ».
Le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva a également récusé cette thèse. « Ne me dites pas, pour l’amour de Dieu, que la nourriture est chère à cause du biodiesel. La nourriture est chère parce que le monde n’était pas préparé à voir des millions de Chinois, d’Indiens, d’Africains, de Brésiliens et de Latino-américains manger », a-t-il affirmé. Lula a plaidé en faveur des biocarburants car le Brésil en est le deuxième producteur mondial derrière les Etats-Unis.
Mais les cours des matières premières contredisent de manière cinglante les propos de Mantega et du président brésilien. La production de biocarburants se substitue aux cultures alimentaires et encourage fortement la hausse des prix. Ainsi, le prix du riz a augmenté de 75% entre février 2008 et avril 2008 alors que le prix du blé s’est envolé de 120% sur la même période9. Il en est de même pour les produits de base tels que le soja, le maïs, l’huile mais également le lait, la viande et autres.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a réclamé des mesures d’urgence pour mettre fin à la crise alimentaire. La Banque mondiale a appelé les gouvernements des pays membres à intervenir rapidement pour éviter la propagation du cataclysme alimentaire et a souligné que le doublement du prix des produits de base au cours des trois dernières années « pourrait pousser plus profondément dans la misère 100 millions d’individus vivant dans les pays pauvres ». Le prix du blé, par exemple, a augmenté de 181% en trois ans. Le FMI a mis en garde contre une hécatombe annoncée : « Les prix de l’alimentation, s’ils continuent comme ils le font maintenant, [...] les conséquences seront terribles. Comme nous l’avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre ».
Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, a qualifié la production massive de biocarburants de « crime contre l’humanité » et a averti que le monde se dirigeait « vers une très longue période d’émeutes ». Il a clairement désigné les coupables en fustigeant la politique désastreuse du FMI, le dumping agricole de l’Union européenne en Afrique, la spéculation boursière internationale sur les matières premières engendrée par les biocarburants, le gouvernement des Etats-Unis et l’Organisation mondiale du commerce.
La mise en garde de Fidel Castro
Il y a plus d’un an, le 28 mars 2007 pour être précis, l’ancien président cubain Fidel Castro avait mis en garde le monde contre le danger représenté par les biocarburants. Dans une longue réflexion intitulée « Plus de 3 milliards d’êtres humains dans le monde condamnés à une mort de faim et de soif prématurée », il avait dénoncé « l’idée sinistre de convertir les aliments en combustible » élaborée par le président Bush comme ligne économique de la politique étrangère des Etats-Unis. Le locataire de la Maison-blanche a fait part de sa volonté de produire 132 milliards de litres de biocarburant d’ici 2017.
« Aujourd’hui, nous savons précisément qu’une tonne de maïs peut produire seulement 413 litres d’éthanol en moyenne [...]. Le prix moyen du maïs dans les ports états-uniens s’élève à 167 dollars la tonne. Il faut donc 320 millions de tonnes de maïs pour produire [132 milliards de litres] d’éthanol. Selon les données de la FAO, la récolte de maïs aux Etats-Unis pour l’année 2005 s’est élevée à 280,2 millions de tonnes. Même si le Président parle de produire du combustible à partir de gazon ou de copeaux de bois, n’importe qui comprend qu’il s’agit de phrases absolument dénuées de réalisme ».
Pour Fidel Castro, si une telle recette était appliquée aux pays du Tiers-monde, le nombre de personnes qui seraient atteintes par la famine et le manque d’eau prendrait des proportions vertigineuses, sans parler des conséquences écologiques. « Il ne restera plus un seul arbre pour défendre l’humanité du changement climatique ».
L’ancien président cubain avait également fustigé l’intention de l’Europe d’utiliser non seulement le maïs mais également le blé, les graines de tournesol, de colza et d’autres aliments pour la production de biocarburants. Cela entraînerait - écrivait-il - un essor de la demande, une hausse colossale des prix de ces matières premières alimentaires et une crise humanitaire aux conséquences tragiques. Les prévisions de Fidel Castro se sont malheureusement avérées exactes.
Le leader révolutionnaire cubain a proposé une solution simple pour effectuer des économies d’énergie :
« Tous les pays du monde, riches ou pauvres, sans aucune exception, pourraient économiser des millions de dollars en investissement et en combustible en changeant simplement toutes les ampoules incandescentes par des ampoules fluorescentes, chose que Cuba a faite dans toutes les demeures du pays. Cela représenterait un répit pour résister au changement climatique sans laisser mourir de faim les masses pauvres du monde ».
Un moratoire immédiat sur les biocarburants est indispensable
Loin de tirer les leçons du drame social et humain qui traverse la planète, les Etats-Unis ont réaffirmé leur volonté de multiplier par deux les énormes surfaces qu’ils consacrent déjà aux biocarburants. L’Europe a également affiché son intention de développer ces produits de substitution. Les conséquences seront tragiques car le pire est à venir.
La souveraineté alimentaire est un droit inaliénable des peuples. Il n’en est point de plus important. La pauvreté et la famine ne sont pas des fatalités mais les conséquences directes d’un système économique inhumain et destructeur qui viole le droit à la vie des déshérités de la planète. Pour cette raison, il est impératif de lancer un moratoire immédiat sur les biocarburants sous peine de faire face un véritable génocide. Cette production est insoutenable d’un point de vue moral, politique et social. L’espèce humaine est en passe de s’autodétruire. Il est plus que jamais urgent de mettre un terme à cette course folle vers l’apocalypse.
Sources
- The Associated Press, « La communauté internationale confrontée à une sérieuse crise alimentaire », 14 avril 2008.
- Ibid.
- Reuters, « Face aux émeutes de la faim, DSK s’interroge sur les biocarburants », 18 avril 2008.
- Reuters, « La FAO met en garde contre les biocarburants », 15 avril 2008.
- Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2006 (Rome : FAO, 2006), p. 8.
- Reuters, « La FAO met en garde contre les biocarburants », op. cit.
- Le Monde, « Le président brésilien, Lula, plaide en faveur des biocarburants », 17 avril 2008 ; Marco Sibaja, « Brazil : Biofuels are not at the root of hunger crisis », The Associated Press, 17 avril 2008.
- Lesley Wroughton, « La crise alimentaire reconnue comme une priorité mondiale », Reuters, 14 avril 2008
- The Associated Press, « Crise alimentaire : Ban Ki-moon réclame des mesures d’urgence », 14 avril 2008.
- Veronica Smith, « Crise alimentaire : la Banque mondiale sonne l’alarme », 14 avril 2008.
- Agence France Presse, « Les biocarburants, ‘un crime contre l’humanité’ d’après le rapporteur de l’Onu », 14 avril 2008.
- Fidel Castro Ruz, « Condenados a muerte prematura por hambre y sed más de 3 mil millones de personas en el mundo », Granma, 29 mars 2007.
- Le Monde, « Les tartuffes de la faim », 17 avril 2008.
serait- il possible que la PAC ( politique agricole commune) ai joué un role determinant dans cette hausse des prix des denrées alimentaires dans les pays pauvres... ?? http://www.impots-utiles.com/effets...
c’est vrai, il l’avait prédit.
ce n’était pas le seul homme, mais c’est à ma connaissance le seul chef d’état à avoir dénoncé clairement les biocarburant.
çà ne le dédouane pas d’être un horrible dictateur qui maintient son état policier grâce à l’argent du transit de drogue vers les US, mais c’est un dictateur avisé.
Une autre rentrée d’argent est curieusement la "location de cerveaux" (ingénieur nota pétroliers, médecin, etc) au venezuela qui en manque cruellement, payés au gouvernement cubain en pétrole et pétrodollars (les expatriés cubain se font avoir jusqu’a la moelle, ils touchent quasi le même salaire qu’à cuba et leur famille n’est pas avec eux elle reste "en otage" à cuba ! comme quoi par rapport à un mobutu et autre pinochet, noriega etc il a fait en sorte que sa population soit soignée et éduquée, cela reste remarquable !
sous embargo depuis fort longtemps et devant se débrouiller seuls depuis l’effondrement de l’URSS, les cubain ont appris à être autosuffisants en nourriture ( amha, çà doit etre un régime "basse calorie", mais pas une famine au point de révolter une proportion significative de la population, sinon les US en aurait profiter.
quasi sans engrais chimiques (trop cher), quasi sans mécanisation (pétrole trop cher) , ils sont presque autosuffisants.
A défaut de leçon de démocratie, castro (et surtout les cubains !!!) peuvent nous apprendre beaucoup sur la gestion des pénuries, et comme on va vers une mondialisation des pénuries, progressive mais inéluctable, nous avons beaucoup a apprendre des cubain .
NB il est dit que cuba est un des pays présentant le plus fort ratio (indice de développement humain/ PNB)
PS, je ’est pas le temps de chercher mes sources, mais google est ton ami
Je trouve bizarre et dommage, ces publications qui transitent par un autre site, et auxquelles il est difficile de réagir directement, comme sur les autres sujets d’AV.
Ca a un faux air de publi-reportage, alors que les infos sont intéressantes : il y aurait des problèmes de forme à résoudre : merci.
Camarade Castro n’a pas été en mesure de nourrir la population de Cuba où il a été au pouvoir pendant 50 ans. Il n’est certainement pas en position de donner des leçons.
Le problème alimentaire de Cuba ne pourrait-il pas avoir un certain rapport avec le blocus de Cuba par les Etats-Unis, condamné en octobre dernier pour la 16eme année consécutive (!) par l’Assemblée générale de l’ONU comme (je cite l’AG de l’ONU) du "terrorisme d’état" ?
Il s’agit d’un faux prétexte. Cuba est boycotté par les États-Unis seulement, il a des relations commerciales normales avec tous les autres pays. Jusqu’à 1990, Cuba a été fortement subventionnées par le bloc soviétique. Aujourd’hui, il est subventionnées par Chavez & Comp. Et son économie ne fonctionne toujours pas.
Oui, seulement les Etats-Unis. Vous avez étudié une carte de la région autour de Cuba, dernièrement ?
Cela dit, de 1962 à 1975, ce sont tous les pays d’Amérique sauf le Mexique qui ont mis Cuba sous embargo, sous la pression des Etats-Unis, ainsi que la plupart des partenaires des Etats-Unis, dont l’Europe.
Les Etats-Unis ne se contentent d’ailleurs pas d’un embargo pacifique et fomentent des actes terroristes en territoire cubain, détournement d’avions, action directe contre les infrastructures économiques à Cuba, etc. Tapez simplement "cuba terrorisme" dans Google, c’est édifiant ! Ou alors ouvrez un livre de Noam Chomsky, comme "An 501, la conquête continue".
http://www.confidentiel.net/article...
A l’embargo initial de 1962 s’ajoutent la loi Torricelli de 1992, conditionnant notamment l’aide économique à des pays tiers au fait de ne pas faire de commerce avec Cuba ou qui interdit aux navires ayant mouillé dans un port cubain de mouiller dans un port étatsunien pendant 180 jours, ainsi que du Helms-Burton Act en 1996, qui permet d’attaquer toute société même non-étatsunienne en justice si elle fait du commerce avec Cuba. Si c’est ça que vous appelez un faux prétexte... Ils ont pourtant l’air motivé, les Etatsuniens !
Pour terminer, un petit schéma qui dément vos allégations. l’économie cubaine ne se porte pas si mal, en comparaison d’autres pays de la région :
Ce graphique est très instructif, en effet. Il montre, que Cuba a été le pays le plus riche dans la région avant "révolution communiste", Aujourd’hui, en dépit injection massive (Chaves couvre plus de 10% du PNB de Cuba aujourd’hui), il est au milieu de l’échelle.
par wawa (IP:xxx.x6.13.117) le 22 avril 2008 � 20H52 c’est vrai, il l’avait prédit.
ce n’était pas le seul homme, mais c’est à ma connaissance le seul chef d’état à avoir dénoncé clairement les biocarburant.
çà ne le dédouane pas d’être un horrible dictateur qui maintient son état policier grâce à l’argent du transit de drogue vers les US, mais c’est un dictateur avisé.
Une autre rentrée d’argent est curieusement la "location de cerveaux" (ingénieur nota pétroliers, médecin, etc) au venezuela qui en manque cruellement, payés au gouvernement cubain en pétrole et pétrodollars (les expatriés cubain se font avoir jusqu’a la moelle, ils touchent quasi le même salaire qu’à cuba et leur famille n’est pas avec eux elle reste "en otage" à cuba ! comme quoi par rapport à un mobutu et autre pinochet, noriega etc il a fait en sorte que sa population soit soignée et éduquée, cela reste remarquable !
sous embargo depuis fort longtemps et devant se débrouiller seuls depuis l’effondrement de l’URSS, les cubain ont appris à être autosuffisants en nourriture ( amha, çà doit etre un régime "basse calorie", mais pas une famine au point de révolter une proportion significative de la population, sinon les US en aurait profiter.
quasi sans engrais chimiques (trop cher), quasi sans mécanisation (pétrole trop cher) , ils sont presque autosuffisants.
A défaut de leçon de démocratie, castro (et surtout les cubains !!!) peuvent nous apprendre beaucoup sur la gestion des pénuries, et comme on va vers une mondialisation des pénuries, progressive mais inéluctable, nous avons beaucoup a apprendre des cubain .
NB il est dit que cuba est un des pays présentant le plus fort ratio (indice de développement humain/ PNB)
Je suis entièrement d’accord avec cette réaction.
Je ne suis pas pour que l’on produise des biocarburants à tue-tête sans avoir un contrôle sur la qualité, la provenance et leur impact socio-environnemental. Cependant je n’aime pas que l’on raconte n’importe quoi car une mauvaise interprétation des faits donne aussi de mauvaises solutions. LA crise alimentaire n’est pas due au développement des biocarburants puisqu’ils représentent à peine 4 à 5 % (2% en Europe) de la production agricole au niveau mondial. L’impact sur la production alimentaire est donc faible. En revanche, la crise alimentaire est à la fois conjoncturelle et structurelle : conjoncturelle car les récoltes céréalières en 2007 ont été très mauvaises partout dans le monde (particulièrement en Chine, Australie, Ukraine etc.) et structurelle car les 1.3 milliards de Chinois (mais pas seulement les Chinois) désirent aujourd’hui manger de la viande. Or il faut d’énormes quantités de céréales et autres produits agricoles (ainsi que des quantités d’eau phénoménales, 4000 litres dit-on pour 1 kg de viande) pour nourrir le bétail. Ce qui accroît spectaculairement les besoins en production agricole. D’autre part tout dépend de quelles plantes l’on va tirer le biocarburant. Toutes n’ont pas la même efficacité énergétique et le même impact sur l’environnement. De ce point de vue là, les produits agricoles à destination énergétique ne seront pas forcément en concurrence avec la production alimentaire d’autant que les nouvelles générations (2e et 3e génération) de biocarburants n’utilisent pas de plantes alimentaires. Enfin, pour ce qui concerne les surfaces agricoles disponibles, il est faux de dire qu’il est certain que nous n’en aurons pas suffisamment pour produire à la fois des aliments et du carburants. Le Brésil par exemple dispose de suffisamment de terres pour combiner les deux (Le Brésil produit des biocarburants depuis 30 ans) et en Europe par exemple, il existe suffisamment de jachères pour accueillir une production agricole en hausse. C’est aussi sans compter le changement climatique qui, que ça plaise ou non, transformera certain territoires en terres arables. Il est clair qu’il faut rester alerte et bien encadrer le développement des biocarburants pour éviter les abus tels que la production sauvage d’huile de palme en Indonésie mais être gratuitement alarmiste ne sert personne ni à rien.
Quand vous dîtes que le Brésil a assez de terres pour produire nourriture et biocarburants, il s’agit des terres agricoles, ou de toutes les terres, incluant les zones sensibles ? S’agit-t-il des biocarburants qui existent actuellement ou des biocarburants de 2e et 3e génération qui ne sont pas encore sortis des laboratoires ?
En discutant avec un voisin agriculteur, j’ai compris aussi que le prix des céréales est également tendu par les mauvaises recoltes en Australie et dans d’autres pays. A ajouter à la demande croissante de viandes (donc de céréales) en Asie à l’élévation du niveau de vie et changements alimentaires de ces mêmes pays. Bref si les agrocarburants sont discutables ils ne sont pas la cause principale de cette tension. Autre cause : la speculation sur les matieres premieres agricoles, nombre de speculateurs se sont tournés vers elles suite à la crises des subprimes us.
Encore un article de Lamrani à la gloire de Castro qui n’a rien d’un oracle puisque la tension sur les produits alimentaires est annoncée déjà depuis des années.
L’auteur pratique un culte de la personnalité qui doit probablement lui apporter quelques avantages...
Fidel est même tellement visionnaire qu’il a fait de son pays un paradis terrestre. D’ailleurs on voit un exode massif des américains (et des autres peuples) vers Cuba, on voit énormément de nouvelles technologies cubaines, et Cuba est devenu un modèle social pour le monde entier.
Et là l’auteur de réveille, ce n’était qu’un rêve
Heil le thurifaire de la fiente de Castro. Est-ce que ta fiente avait prévue qu’elle allait faire sous elle... Castro avec des couches... en feuile de tabac probablement...
Fidel Castro avait prédit la crise alimentaire (IP:xxx.x26.245.52) le 28 août 2008 ࠠ04H23
Heil le thurifaire de la fiente de Castro. Est-ce que ta fiente avait prévue qu’elle allait faire sous elle... Castro avec des couches... en feuile de tabac probablement...
>> Tiens !!! Un intellectuel de gauche vient de s’exprimer.....








