En se promenant dans les rayonnages d’une librairie, alors que nous cherchions des livres pour notre petit lutin, nous sommes tombés sur un petit bouquin qui nous a beaucoup choqué.
Son titre, parce qu’il n’y a pas de raison de ne pas le citer, c’est “Jeux d’images” aux éditions “Circonflexe”.
Le livre est divisé en quatre parties verticales et le but est d’associer les formes entre elles. Rien que de très classique pour un livre pour enfant.
Mais là où c’est plus inquiétant, c’est que l’une des quatres colonnes ne contient rien de moins que les logos les plus courants de la grande consommation (Shell, Bic, Lacoste, Peugeot…). Ainsi, l’air de rien, on fait associer aux enfants un dessin de lion, une photo et le logo avec le lion de Peugeot… On ne pensait même qu’on avait le droit de faire des trucs pareil. De quoi faire de nos bambins de bons petits consommateurs dès le plus jeune âge…
Pervertir l’esprit de nos enfants, naturellement, ce n’est pas ce que dit le résumé du livre, qu’on vous donne histoire de vous faire rire un peu :
Jeux d’images invite le jeune lecteur à entrer dans la ronde des images et des signes. À lui de retrouver et d’associer les quatre représentations d’un même thème : le dessin, le logo, l’illustration et la photo.
Cet album a pour objet d’introduire les tout-petits, avant même qu’ils n’accèdent à la lecture, dans l’univers de la communication.
Introduire les tout-petits dans l’univers de la communication… Qui sait, ce genre de méthode fera peut-être bientôt partie des programmes de l’éducation nationale, afin de former de bons citoyens qui participeront activement à la croissance…
J’en reste sans voix... Moi non plus je ne pensais pas que c’était permis, c’est proprement hallucinant ! :-O
Effectivement c’est assez surprenant et je trouve ça limite sur le principe.
Mais de là à imaginer que ça pourrait être quelque chose d’interdit... Après tout personne n’oblige qui que ce soit à acheter le livre, s’il tombe entre les mains d’un enfant c’est qu’un adulte conscient et consentant l’y a mis.
Il suffit donc que personne n’achète ce genre de livres pour qu’ils finissent par disparaître.









