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Croissance et écologie

Article publié le 12 juillet 2007

Alors que le pacte écologique s’est imposé pendant quelques temps dans le paysage médiatique lors du débat des élections présidentielles, on ne peut que regretter avec un peu de recul qu’il n’ait été qu’un feu de paille. La question écologique n’a finalement jamais occupé la place qu’elle mérite, ni lors de l’élection présidentielle, ni lors des élections législatives et encore moins dans le débat politique et citoyen de tous les jours.

Croissance et écologie

Malgré tout, les médias évoquent souvent la notion de développement durable. Les politiciens et les entreprises se sont engouffrés dans ce nouveau discours vert, formidable source potentielle de business aux dires de certains. Mais avant de mettre le développement durable à toute les sauces, a-t-on seulement pris le temps de définir cette notion ? S’est-on demandé si un développement à durée indéterminée pouvait être durable ? Avons-nous étudié quels types de développement étaient durables et dans quelles limites ils l’étaient ?

En théorie, le développement durable est censé permettre une croissance économique non liée à une croissance des émissions de gaz à effet de serre. Mais l’amélioration des rendements et de la productivité a dans notre société presque toujours été compensée par une croissance de l’usage et de la production aboutissant finalement à une augmentation de l’empreinte écologique. Dans un monde fini, la notion de développement durable est un oxymore. Il faut donc aller au-delà de cette notion de développement durable, la croissance économique propre - sans croissance de l’empreinte écologique - reste encore à inventer !

Le pacte écologique et cette notion de développement durable sont bien commodes pour se donner bonne conscience à peu de frais. On est prêt à signifier son engagement en faveur de l’environnement du moment qu’il n’est pas nécessaire de changer quoi que ce soit à son mode de vie. En clair, on veut bien changer la société du moment qu’on ne change rien à son quotidien. Si chacun pense ainsi, il sera difficile de faire changer tout le monde.

Depuis les débuts de l’ère industrielle, on constate une forte corrélation entre la croissance économique (la croissance du PIB) et la croissance des émissions de gaz à effet de serre (en quelque sorte la croissance de la pollution). En France, pays où 1 emploi sur 10 est directement ou indirectement lié à l’industrie automobile, comment concilier des objectifs de plein emploi qui constituent l’essentiel des programmes des grands partis politiques et les objectifs du protocole de Kyoto dont le principal chapitre consiste en la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans quelle mesure la croissance économique est-elle compatible avec la préservation de notre environnement ?

La majorité des politiciens n’aborde pas la question écologique dans sa globalité, ni sa capacité à s’intégrer à notre monde actuel : économique, industriel, financiarisé, globalisé. Il est effarant de constater à quel point nombre de nos politiciens sont schizophrènes :

  • défendre la grande cause nationale écologique tout en promouvant la création d’un parking en centre ville
  • faire l’éloge d’Airbus tout en se disant très concerné par les objectifs de Kyoto
  • promettre l’augmentation du pouvoir d’achat tout en affirmant que le développement durable est une urgence et une nécessité

Cette liste d’auto-contradictions dans les discours des politiciens pourrait probablement être complétée à volonté tant elle semble être infinie. D’une manière générale, les programmes des grands partis politiques ne présentent pas de réelle cohérence. Ils ressemblent plutôt à une liste de faveurs savamment accordées à quelques groupes d’intérêt sans véritable projet global ou vision pour notre avenir local, national, européen et mondial.

Or les politiciens sont à l’image de leurs électeurs : ils ne sont généralement ni plus informés, ni plus préoccupés qu’eux, c’est à dire nous. En outre, dans le but d’être élus, ils cherchent à répondre aux aspirations de leurs électeurs, les meilleures comme les pires aspirations. Nous ne pouvons donc exiger de nos politiciens ce que nous n’exigeons pas de nous-même.

Si la question écologique est aussi l’affaire des politiciens et des entreprises, elle est avant tout l’affaire de chaque citoyen. Chacun d’entre nous doit se poser la question de ce qu’il est prêt à changer dans son quotidien, de ce qu’il est prêt à réduire et de ce qu’il est prêt à arrêter !

Alors que plus de 70% des Français souhaitent habiter en maison individuelle et que l’objectif de beaucoup d’entre eux est de changer de voiture pour en acheter une plus grande et plus puissante, la tendance de la société française n’est pas à la diminution de son empreinte écologique. Le chemin est long vers un changement de mentalité. La défense du pouvoir d’achat (encore un élément essentiel des programmes des grands partis politiques) doit s’effacer au profit de la recherche d’un certain niveau de vie, voir mieux : de la qualité de vie.

Nous avons tous nos contradictions. Mais plutôt que les remiser au placard pour essayer de ne plus y penser, nous ferions mieux de les affronter et d’y réfléchir à l’aune de la question écologique. Plutôt que de trier ses déchets, ne vaut-il mieux pas essayer d’utiliser moins d’emballages ? N’est-ce pas souhaitable de tenter de ne pas polluer au lieu d’engager de larges campagnes de dépollution ? D’une manière générale, n’est-il pas préférable de réduire les nuisances à la source plutôt que d’effectuer un traitement couteux par la suite ? Le principe de précaution et la prévention sont parmi les défis de ce siècle, et ces défis nous imposent de remettre en cause notre mode de vie actuel.

Il faut bouleverser notre système de valeurs et repenser, hiérarchiser nos besoins. C’est en se recentrant sur l’essentiel que nous aboutirons à diminuer notre empreinte écologique. Ce processus de refondation de notre système de valeurs est avant tout un processus individuel même s’il doit ensuite s’inscrire dans un processus plus global de re-hiérarchisation des normes. La hiérarchie des normes est en effet la question centrale d’un projet de société.

Ce travail, cet effort individuel et collectif est nécessaire et prioritaire afin de préserver les générations futures. Les générations futures en question ne sont pas les petits enfants de nos petits enfants, ce sont les enfants d’aujourd’hui, ceux nés au 21ième siècle ! Nous avons chacun cette responsabilité envers les jeunes générations et celles à venir.

Allons-nous attendre les premières catastrophes liées au changement climatique ou les premières pénuries énergétiques ? Compte-tenu de l’inertie de l’écosystème planétaire, il serait déjà trop tard pour éviter le pire. A travers la remise en cause de notre mode de vie individuel, c’est au final à une remise en question de notre société qu’on doit aboutir.

Si chacun d’entre nous ne mène pas cette réflexion dès maintenant, la nature et la nature humaine se chargeront de transformer notre monde actuel en un monde qui relèvera plutôt de nos pires cauchemars que de nos plus beaux rêves...

Pour poursuivre cette réflexion, n’hésitez pas à lire le plein s’il vous plait !, un excellent livre de Jean-Marc Jancovici publié aux éditions du Seuil.

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commentaires
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par alberto (IP:xxx.xx0.46.239) le 12 juillet 2007 à 10H52

Ploc : bravo et merci pour votre article.

Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce que vous avez écrit, mais c’est bien de mettre et remettre ces questions écologiques liées au développement (et à la croissance ?) sur le tapis.

Votre article n’a cependant pas eu l’heur de paraître à la "une" d’AV. tel celui du bon Docteur Oury qui hier se répendait en dithyrambes sur les bienfaits des OGM !

Oui, j’ai lu le livre de J.M. Jancovici, que j’ai par ailleurs apperçu recemment à la TV présenter une maison écolo dans (l’excellente) émission d’Arthus Bertrand !

Ceci dit il apparait clairement que les problèmes écologiques deviennent incontournables et que toute inovation en quel que domaine que ce soit se devra de peser préalablement son l’impact sur l’environnement. (Ce que n’ont pas fait les industriels et distributeurs d’OGM).

Merci encore,

Bien à vous.

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 12 juillet 2007 à 11H25

J’aimerais bien connaitre nos points de désaccord, c’est là que le débat devient intéressant.

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par alberto (IP:xxx.xx0.46.239) le 12 juillet 2007 à 16H44

Non, Ploc, trop GLOBALEMENT d’accord pour être critique sur des points de détail...

Cependant le ton de l’article est un peu... disons incantatoire.

Je pense que nous en sommes arrivé à un stade où devant l’urgence, il ne faut pas hésiter à appeler au boycott des produits, des entreprises, des enseignes qui manifestement n’auraient pas pris en compte les nouvelles données qu’imposent le "développement durable".

A titre d’exemple, je me suis donné pour règle de ne plus confier mes (petites !) économies à des entreprises (banques, assurances...) qui financeraient des investissement vers des sociétés qui ignoreraient ces nouvelles contraintes.

Je me tourne donc vers des "fonds éthiques", des "banques solidaires" etc...

Ce que je veux dire, Ploc, c’est que l’heure n’est plus aux discours, mais aux propositions, à l’action, on a un pouvoir de citoyen-consommateur : servons nous en !

Bien à vous : alberto.

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par damien (IP:xxx.xx1.220.147) le 12 juillet 2007 à 12H20

Bonjour,

Il ne faut pas associé le DD seulement à la non augmentation des Gaz à effet de serre, même si c’est un des problèmes les plus important, il ne faut pas oublier l’eau, le sol, la biodiversité enfin la nature en générale.

Connaissait vous l’effet rebond ?

Il s’agit de l’augmentation de consommation lié à une innovation (en efficacité énergétique par exemple) si on fabrique des voitures moins gourmande en essence, le nombre de km parcouru par personne risque d’augmenter car cela reviendra a moins chere qu’avant pour parcourir le meme nombre de Km.

regardez le tableau de comparaison de la decroissance et du DD

http://www.eco-bio.info/main8.html

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 12 juillet 2007 à 16H03

Si j’ai utilisé les émissions de CO2, c’est que ces émissions sont un bon indicateur de l’activité économique et de la pollution de notre planète. Il est bien évident qu’il y a des nombreux autres paramètres à prendre en compte pour avoir une bonne évaluation de la pollution. Mais il est également important d’avoir un indicateur significatif, et les émissions de CO2 sont dans notre société intimement liées aux autres formes de pollution.

Par ailleurs, je connais l’effet rebond, j’en parle au 3ième paragraphe quand je dis que l’augmentation de l’usage compense les économies d’énergie. Et quand je dis qu’il faut aller plus loin que le développement durable, où faut-il donc aller à votre avis ? ;-)

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par romu (IP:xxx.xx0.70.108) le 12 juillet 2007 à 12H42

Très intéressant votre article, mais il s’arrête juste au moment où ça allait devenir vraiment passionnant.

Je suis complètement de votre avis, mais poussons maintenant la réflexion un peu plus loin, supprimons par exemple :
- les prospectus de pub qui envahissent nos boîtes aux lettres, ça n’apporte rien à la société en général, nous sommes d’accord là dessus,
- limitons puissances des voitures, des camions,
- supprimons les emballages inutiles,
- consignons de nouveau les bouteilles de verre,
- ...tout autre idée dans le genre...

Vous voyez où j’en arrive ??

Tout ce que nous venons de supprimer, ce sont aussi des emplois. Bien sur, on arriverait à recaser une partie de cette masse dans des nouvelles activité (production d’isolants naturels locaux, agriculture bio...), mais pas la totalité.

Donc oui, il faut repenser notre mode de vie mais dans des proportions qui dépassent tout. On rejoint là le très bon bouquin de Rifkin "La fin du travail", écrit en 1994 (quel visionnaire !).

Tant qu’on abordera par cet aspect fondamental des choses, on avancera pas...malheureusement.

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par romu (IP:xxx.xx0.70.108) le 12 juillet 2007 à 12H49

Je complète juste mon message par un sujet un peu différent.

Nous pouvons faire tout ce qui est possible en France, tant que l’Inde et la Chine ne sont pas associées à ces efforts, il s resteront vains.

Mais qui pour leur dire : "nous (occidentaux) avson fait une erreur dans notre développement, vous ne pouvez pas atteindre notre mode de vie sans mettre en péril la planète." -> personne il me semble.

Il conviendrait aussi de se pencher sérieusement sur la question de la démographie mondiale. Lourd chantier.

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 12 juillet 2007 à 16H30

Mon article s’arrête juste au moment où ça devient intéressant, en effet. Au moment où doit commencer la réflexion personnelle de chacun.

Mais pour en arriver là, pour en arriver à remettre en cause la notion de développement durable, il faut déjà avoir remis en cause et rejeté l’idéologie de la croissance. Le chemin est long, mais la voie est libre ! (dixit Framasoft)

Je ne cherche pas à proposer des solutions techniques. Je souhaite montrer aux citoyens qu’on va droit dans le mur, que notre mode de vie est tout sauf durable et qu’il est urgent d’engager le débat d’un nouveau projet de société, et effectivement, dans des proportions dont n’ont généralement pas conscience nos concitoyens.

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.221.38) le 12 juillet 2007 à 14H08

@ Romu : ce bon vieux problème démographique et son terrible avatar,la surpopulation,source majeure de tous nos maux qu’on évite soigneusement d’aborder car il est important de maintenir le stock d’esclaves potentiels du système productiviste à un haut niveau. Cette surpopulation affecte tant l’europe( sa densité démographique moyenne est hallucinante)que le reste du monde (inde,chine,usa,indonésie,vietnam,mexique,nigeria,etc...) et est terriblement destructeur pour notre biosphère. Sur ce sujet,jamais un politicien ne s’avisera de recommander l’indispensable décroissance démographique.

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 12 juillet 2007 à 16H11

Le malthusianisme est très mal considéré dans notre société, il est donc très difficile de mener un débat raisonné sur la question démographique sans soulever les grands mots et les vieux démons.

Mais il faut bien avouer qu’une grande partie du débat se trouve du côté de la démographie.

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.221.38) le 12 juillet 2007 à 16H26

Le malthusianisme est pourtant la voie obligée pour la survie de l’humanité. La mise en adéquation du chiffre de population humaine avec les capacités(nutritives , énergétiques ,contraintes géologiques,d’espace vital) du territoire qu"elle occupe me semble tellement évidente que je ne comprends pas le silence radio de nos remarquables politiciens ou l’hystérie nataliste des autres. La véritable écologie passe obligatoirement par le contrôle démographique,qu’on le veuille ou non.

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par colombo_35 (IP:xxx.xx3.231.254) le 12 juillet 2007 à 16H34

Bonjour,

Un article fort intéressant sur un sujet passionnant.

Nous sommes encore en phase de prise de conscience et de constats alors que nous devrions être en phase d’ActionS (pas d’actionettes).

@l’auteur : en vous documentant sur le sujet, avez vous trouvé la trace d’un "think tank" d’envergure mondiale qui réfléchit à des modèles de sociétés possibles et à la manière de passer de nos modèles vers ces nouveaux modèles.

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 12 juillet 2007 à 17H44

Un think-tank d’envergure mondiale ? ;-)

Non, désolé, je n’en ai pas eu connaissance. Mon principal inspirateur est cité en fin d’article.

Sinon, AgoraVox/NaturaVox, c’est un peu un think-tank d’envergure francophone, non ?

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par Formule4 (IP:xxx.xx4.136.121) le 12 juillet 2007 à 20H06

Le début de cet article est une analyse intéressante sur les pseudo-politiques écologiques qui ne sont que des saupoudrages électoraux sans vision globale (bon admettons que ce soit hors de portée) ni même de vision d’envergure.

Je trouve que, malheureusement, le reste de l’article n’est qu ’une suite de lieux communs avec les bons citoyens écolos, qui font bien attention à éteindre la lumière et pensent généreusement aux générations futures. Une petite couche de réchauffement climatique par la dessus, avec son avatar le CO2 gaz à effet de serre, et nos enfants peuvent dormir tranquille. Les écolos fleur à la bouche veillent sur notre avenir.

Pour ma part je pense que l’écologie est une science sérieuse et je crains beaucoup plus les Folamours en espadrilles que les gaz des tuyaux d’échapements

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 13 juillet 2007 à 11H29

En effet, une petite visite sur le site internet que vous mettez en signature montre que non seulement vous ne craignez pas du tout les gaz des tuyaux d’échappement mais qu’en plus vous semblez même les apprécier au plus haut point !

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par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 12 juillet 2007 à 22H53

pas decroissance demographique, decroissance tout court !!!

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par fafou (IP:xxx.xx1.90.28) le 13 juillet 2007 à 08H21

J’ai eu l’occasion de regarder un documentaire récent et intéressant à l’initiative d’un groupe d’hommes, femmes et enfants qui ont tenté l’expérience de s’installer dans la nature, construisant des cahutes en bois avec pour tous instruments les outils de l’âge de pierre qu’ils avaient fabriqué eux-même...Ce groupe a vite déchanté car des enfants malades ont dû quitté ce camp pour être soignés, certains n’étaient pas d’accord avec le "chef proclamé", d’autres en avaient assez du froid, de la pluie, bref de tout, et cette opération s’est soldée par un échec : tous sont repartis habiter chez eux dont Paris !!! C’était une bonne idée... pour autant, je pense que l’Homme n’est pas assez prêt actuellement pour la décroissance et qu’il faudra bien des décennies pour faire changer les mentalités et comme certains le souhaitent détruire l’idéologie de la croissance, action qui ressemblerait fort à une sorte de dictature "verte" avec des lobbies "verts"...qui auraient, eux, les richesses tandis que le peuple serait "brimé" !!! Le vrai problème, et je rejoins ceux qui ont écrits les derniers posts, est la démographie exponentielle avec un rapport de : 2, 4, 8, 16...etc alors que les richesses de la terre s’établissent en rapport de : 1, 2, 3, 4...etc..entraînant malgré tout la pollution. Je rajoute dans mon commentaire un rapport de l’Organisation mondiale pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) : "L’élevage est un des premiers responsables des problèmes d’environnement mondiaux aujourd’hui et il faudrait y remédier rapidement". "La digestion du bétail laisse en effet s’échapper un important gaz à effet de serre (GES), le méthane. Or ce gaz, beaucoup plus toxique que le CO2, figure au troisième rang des principaux responsables des changements climatiques." Voilà un sujet que les politiques et autres Al Gore ou Nicolas Hulot pourraient aborder sereinement pour que la population en preine conscience car ils ne sont pas sans le savoir et pendant ce temps eux s’enrichissent donc polluent. Ainsi la population mangerait moins de viande et de produits laitiers mais il faudrait alors former les éleveurs de bétail dans des métiers moins polluants et nocifs pour l’environnement.

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 13 juillet 2007 à 11H54

L’exemple que vous donnez est intéressant d’un point de vue de l’expérimentation mais qui a parlé ici de revenir à l’age de pierre ? C’est une vision un peu manichéenne des choses. L’objectif est de revenir a une empreinte écologique par personne compatible avec la capacité de la planète Terre.

Quand on parle de décroissance, il vaudrait mieux parler de convergence : convergence de tous les peuples vers un niveau de vie acceptable par la planète. Cela signifie décroissance uniquement pour les pays qui consomment trop (et pas jusqu’à un niveau 0, mais vers un niveau acceptable) !

Pour rebondir sur votre propos de la dictature verte en lien avec des lobbies verts, je vous conseille la lecture de la bande dessinée Ecoloville qui est une bd d’anticipation qui porte très exactement sur ce sujet.

Vous pensez aussi que "l’Homme n’est pas assez prêt actuellement pour la décroissance". L’homme n’aura cependant peut-être pas le choix, la raréfaction des matières premières (dont le pétrole) et le renchérissement de leur coût d’exploitation aura peut-être raison de notre économie avant que nous ne soyions "prêt".

Dans les prochaines décennies, nous devrons décroitre, que ce soit de manière souhaitée ou contrainte. La seule question est de savoir quand ! Alors décroissance souhaitée ou contrainte, que préférez-vous ?

Mais il est légitime pour être humain de se cacher les yeux avant un accident lorsqu’il estime ne pas pouvoir l’éviter. Il reste donc à le convaincre qu’il peut l’éviter... à condition de ne pas se cacher les yeux !

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par fafou (IP:xxx.xx1.99.169) le 13 juillet 2007 à 15H46

Pour ma part, je suis tout à fait prête à supporter une certaine décroissance sachant que nous n’aurons pas le choix faute de matières premières et mes enfants n’arrivent pas même à m’offrir un appareil électrique pour cuisiner ! De plus, je suis une enfant d’après guerre à une époque où nous n’avions pas grand chose et nous étions heureux... Je pense plus aux jeunes et moins jeunes de maintenant qui sont les enfants de la modernité et me demande s’ils seraient prêts à vivre comme nous l’avons fait après avoir tout eu pour certains (?). Quant à la "dictature verte en lien avec les lobbies verts", je pense essentiellement à des gens comme Al gore ou Nicolas Hulot, hommes richissimes dépensant plus que de raison sachant notamment que Al gore est un des plus gros consomateurs USA en kwatt dans sa propre maison ! Des gens aussi populaires feraient mieux de donner l’exemple...

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par alex75 (IP:xxx.xx7.108.64) le 13 juillet 2007 à 19H29

Je suis opposé au vocable "décroissance" qui reste prisonnier d’une logique binaire et arithmétique. D’où les malentendus que l’on peur relever dans le débat. Il ne s’agit pas de Faire MOINS mais de faire AUTREMENT avec le même confort et une qualité de vie très supérieure à ce que nous connaissons actuellement. Exemple : si l’on arrête d’entasser 20% de la population française en région parisienne on obtient : moins de déplacements, embouteillage, pollution, stress, maladies, consommation de médicaments, frais médicaux, maladies dues à l’abus de médicaments (!) etc

C’est donc opter pour une nouvelle façon de voir les choses et ça n’a rien à voir avec la "fausse écologie" consistant à interdire, punir, se priver, souffrir etc. Personnellement, je souhaiterais que l’on trouve un autre mot que "décroissance" comme : altercroissance, éco-croissance, re-croissance ou autres. Je trouve que l’article montre bien qu’il faut entrer dans un véritable changement de vision.

Paul Watzlawick dit : ce qu’il faut faire ce n’est pas plus de la même chose, mais autre chose". En terme d’écologie, on pourrait modifier ainsi la phrase, sans trahir l’auteur ; …ce n’est pas moins de la même chose, mais autre chose

http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_W...

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par Ploc (IP:xxx.xx5.61.113) le 13 juillet 2007 à 21H29

J’avais proposé "convergence" (l’idée n’est pas de moi) mais ça me semble assez adapté à l’idée : on ne souhaite pas revenir à l’age de pierre mais converger à un niveau supportable pour notre planète.

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par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 13 juillet 2007 à 20H55

que ça s’appelle nouvelle croissance,recroissance,ecocroissance ,la realité proche nous mettra le nez dedans et il faudra s’adapter ou disparaitre-d’aucun diront "on s’en fout c’est nos enfants ou petits enfants"- je pense que c’est beaucoup plus proche que l’on veut bien nous le dire ! notre civilisation est basée essentiellement sur le petrole et ses derivés, des experts britanniques en recherche petrolifère ont diagnostiqué un pic de production dans les 4 ans qui viennent et ensuite les difficultés d’extraction et le prix de revient feront qu’une chute soudaine et brutale provoqueront des tensions internationales(the independant-juin 2007).on se tapera dessus pour un baril !!

quant aux vaches,à l’heure actuelle,quantité d’eleveurs les delaissent pour faire du soja ou du tournesol-le bio carburant est plus rentable-des societés comme danone se plaignent deja d’une penurie de lait donc le methane ne sera bientôt plus qu’un souvenir !!

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par alex75 (IP:xxx.xx7.108.64) le 13 juillet 2007 à 23H15

Oui, je suis tout à fait d’accord, ça va venir beaucoup + tôt qu’on veut bien le dire, c’est la thèse très convaincante d’ Yves Cochet dans "Apocalypse Pétrole" ->voir la fiche et les commentaires des lecteurs

http://www.amazon.fr/P%C3%A9trole-a...

En plus, ça ne sera pas progressif, mais il y aura un effet de seuil,de cliquet, avec probablement effondrement des Bourses, crise économique etc. C’est tout l’intérêt de penser autrement, une autre façon de vivre et produire et pas en terme de perte et de restrictions (voir de rationnement). Par exemple : une maison en autarcie du point de vue de l’eau. Je viens de trouver ce site génial et très complet (pour les ruraux ou rurbains) et comme vous êtes tellement sympas, je me dis que que je dois vous le faire découvrir

 :http://www.eautarcie.com/Eautarcie/...

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par Baptiste (IP:xxx.xx3.147.13) le 14 juillet 2007 à 01H28

Bonjour à tous,

J’ai lu avec beaucoup d’attention cette article et l’ensemble des commentaires. De mon point de vue, sans retourner à l’âge de pierre, le monde occidental va devoir décroître un minimum car même en utlilisant les technologies les plus sophistiquées, notre empreinte écologique restera trop importante.

Je milite aussi bien dans ma vie privée qu’au travail mais ces derniers mois je tends à me décourager tant je constate quotidiennement que la plupart des habitants de ma ville se fiche totalement des problématiques environnementales.

Pourtant, je peux vous affirmer que question communication, ça cartonne (J’habite LYON), donc on peut considérer qu’une part importante de la population est informée.

Ce qui est décourageant également, c’est la façon dont les lobbies industriels parviennent à faire vendre aux consommateurs des catastrophes écologiques comme les climatiseurs individuels par exemple. Il faudrait légiférer pour interdire ce genre de produits. Auparavant, je me disais : "L’homme est bon et sensé donc il va modifier ses habitudes de consommation. Il va acheter et consommer mieux. Il va faire évoluer l’offre grâce à la demande collective." Mais il n’en est rien, l’industrie du luxe et les ventes de 4x4 ne se sont jamais aussi bien portées qu’en 2006. Ces exemples ne sont que la face émergée de l’iceberg (qui fond).

Bref, a 27 ans, je suis très pessimiste. Je pense que nous allons droit dans le mur et que la démographie va s’autoréguler à grands coups de sécheresses, d’ouragans , de typhons, d’épidémies véhiculées par les eaux...etc. Le plus triste, c’est que les solutions existent... (exemple, le livre de J.M. Pelt "C’est vert et ça marche")

De mon côté, je m’instruis sur ces solutions , sur les modes de vie qui me paraissent intéressants. Je m’intéresse de plus en plus aux écovillages et je pense que je m’y installerai dans un avenir proche.

Pour terminer cette note, je vous rappelle que le fait d’avoir lu cet article est un acte polluant, car les serveurs qui hébergent nos sites web favoris consomment pas mal d’énergie électrique.

Je vous souhaite bon vent et continuez à écrire ici car je me sens moins seul grâce à vous.

 :-)

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par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 14 juillet 2007 à 10H33

pour tous ! et pour vous Baptiste qui êtes de Lyon :

la DECROISSANCE,le journal des casseurs de pub

11,place Croix-Paquet 69001-Lyon

http://www.casseursdepub.org

http://www.ladecroissance.net

et un autre:revue SILENCE

9,rue Dumenge

69317-Lyon cedex 04

amicalement !!

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.206.55) le 14 juillet 2007 à 12H14

@ TSS : Il n’y a pas incompatibilité entre décroissance démographique et "décroissance" économique. Une application simultanée de ces 2 décroissances est hautement souhaitable.

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par franc3704 (IP:xxx.xx1.235.165) le 17 juillet 2007 à 22H15

je ne répéterai pas ce que j’ai déjà développé, que le pacte écologique était là pour faciliter l’élection de sarko porte-drapeau du programme des présidentielles le plus mal côté par le collectif d’associations qui, plus sérieusement que hulot, en a fait une analyse critique.

si nous voulons, effectivement, obliger les politiques à prendre en compte l’avenir de la planète et oeuvrer pour la mise en place d’une réelle politique de développement durable il faut s’engager politiquement ; et qu’on le veuille ou non, cela passe par un parti "les verts" fort ! les partis pluralistes, ump et socialistes, ne traiteront ce sujet essentiel qu’à la marge parce que, les présidentielles l’ont prouvé, ce n’est pas encore un thème décisif en matière électorale.

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par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 17 juillet 2007 à 23H58

Bonjour, je ne comprends pas bien où vous voulez en venir. Vous juxtaposez des notions et des idées, mais dans un discours convenu qui semble dire : "les gentils citoyens doivent arrêter de polluer, ça suffit comme ça".

Par ailleurs, vous écrivez : ""La hiérarchie des normes est en effet la question centrale d’un projet de société"". Voulez-vous une société ’normalisée’ ? Sachez que les normes, c’est l’ordre, et que ordre et justice ne font pas bon ménage.

A moins que, tout simplement, vous confondiez normes et valeurs ?

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 18 juillet 2007 à 10H49

Si vous ne comprenez pas très bien où je veux en venir, c’est probablement que vous y êtes déjà. Mon message s’adresse à d’autres, ceux qui consomment sans se poser de question. Ce sont ceux-là qu’il faut réveiller et à qui il faut montrer qu’ils devront - de manière volontaire ou contrainte - changer de mode de vie. Je ne souhaite pas leur dire ce qu’ils doivent ou ne doivent pas faire, je souhaite les inciter à réfléchir.

Au sujet de la hiérarchie des normes, c’est une notion en effet trop restrictive mais toutefois nécessaire. Le "vivre ensemble" est basé sur des valeurs communes et partagées, et ces valeurs doivent se traduire juridiquement par une hiérarchie des normes :

- Les règles de l’OMC doivent-elles être plus importantes que les droits de l’homme ?
- Quelle doit être la valeur juridique des décisions de la CNIL ?
- Comment articuler le respect de la vie privée et la sécurité nationale ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hi%C3%...

Enfin, votre induction normes->ordre->(in)justice mériterait un article dédié car votre démonstration est ici un peu sommaire.

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par Eugène (IP:xxx.xx6.242.253) le 26 juillet 2007 à 15H38

@ JL

Comment çà, "ordre et justice ne font pas bon ménage" ? Je suis d’un naturel un peu bouché. J’en étais resté à l’ordre des riches et des puissants qui détestent que la populace mette la pagaille ds leurs petites affaires, donc avec un appareil judiciaire aux ordres, à la botte, voire ’à la bonne’ !

Ne confondriez-vous pas "justice" avec "équité", auquel cas celà justifierait votre point de vue ? Bref, cette foutue réalité qui avance cahin-caha, cet ordre des choses bien sûr contestable, en face d’un idéal de pureté idéaliste et tellement impossible à atteindre puisque simultanément dépendant des critères de chacun (dont religieux) si ce n’est de ses opinions (dont politiques).  :-))

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par Jean-Michel (IP:xxx.xx2.91.133) le 18 juillet 2007 à 17H53

Bonjour,

tout à fait en phase avec ce concept "d’auto-examen" et de hiérarchisation des besoins. En fait c’est un très bon article.

Certains commentaires sont encourageants aussi.

Les politiques ? Il est tout à fait correct de dire que :

"Or les politiciens sont à l’image de leurs électeurs : ils ne sont généralement ni plus informés, ni plus préoccupés qu’eux, c’est à dire nous. En outre, dans le but d’être élus, ils cherchent à répondre aux aspirations de leurs électeurs, les meilleures comme les pires aspirations. Nous ne pouvons donc exiger de nos politiciens ce que nous n’exigeons pas de nous-même."

J’essaye de travailler avec eux. Il faut peut-être les éclairer, car il n’est pas facile pour eux de prendre du recul. Ils gèrent "l’urgence sociale", l’ immédiat, c’est à dire les logements, les emplois, les écoles etc... Certes, prendre en compte la réalité environnementale et énergétique n’est pas contradictoire, mais cela nécessiterait une autre "projection" dans le futur. Le problème est d’ailleurs le même pour les investisseurs. Il faudrait accorder la société sur une vision commune, un peu imaginaire ou virtuelle. Cette vision, c’est à chacun de se la faire, plus ou moins aidé.

Comment faire ? En fait, on revient aux propos de cet article :

"Si la question écologique est aussi l’affaire des politiciens et des entreprises, elle est avant tout l’affaire de chaque citoyen. Chacun d’entre nous doit se poser la question de ce qu’il est prêt à changer dans son quotidien, de ce qu’il est prêt à réduire et de ce qu’il est prêt à arrêter !"

Donc, selon-moi, la bonne direction est peut-être d’utiliser les hommes politiques afin de créer de nouvelles opportunités pour le changement, qu’on est libre alors de choisir ou pas.

En tout cas, c’est ce que j’essaye de faire.

Il ne faut pas désespérer même si objectivement on a le droit. Mais il faut aussi être lucide sur le caractère frelaté de certaines tentatives de "refondation écologique". En fait nous n’ avons plus beaucoup de temps. C’est absurde de confondre combat politicien qui se permet de négocier avec la réalité avec développement des compétences et de la vision. Ce dont nous avons besoin, c’est de la deuxième chose.

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.203.177) le 20 juillet 2007 à 15H25

@Ploc : merci pour vos réponses lucides à propos d’une nécéssaire politique malthusienne à mener dans le monde afin de résoudre les graves problèmes écologiques qui se posent ou qui vont se poser avec plus d’acuité dans un futur proche. Si l’envie vous prenait de nous concocter un article sur le terrible problème démographique,je peux vous recommander de lire le rapport(ou un extrait) écrit par un scientifique d’un organisme officiel de contrôle démographique britannique,recommandant aux gouvernements de prendre dès à présent des mesures de limitation des naissances et de faire en sorte que les populations se contentent de 1 ou 2 enfants afin de préserver durablement l’environnement ; L’organisme s’appelle "OPT(optimum population trust):il possède un pouvoir d’influence sur le gouvernement britannique:ses responsables ne semblent pas manier la langue de bois comme ailleurs en occident et ne tournent pas autour du pot. La surpopulation est bel ete bien une cause majeure de nos problèmes environnementaux et pourrait entraîner rapidement notre disparition

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par Ploc (IP:xxx.xx1.20.123) le 20 juillet 2007 à 17H29

Je vous signale également un dossier très intéressant paru dans le numéro 24 de la revue durable :

http://www.larevuedurable.com/editi...

Ce magazine est vraiment très bien fait et les dossiers sont d’une grande qualité.

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par marcel4 (IP:xxx.xx2.211.251) le 21 juillet 2007 à 12H17

Je viens de consulter ce site très interessant.Merci et Salutations

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par Eugène (IP:xxx.xx6.242.253) le 24 juillet 2007 à 11H40

Article et débat intéressant.

En fait ce qu’il manque, c’est le "logiciel" pour penser la complexité, les relations entre, nos contradictions, nos aspirations, les intérêts des uns et des autres comme la prise de distance avec ces intérêts et/ou ambitions...

@ Jean-Michel : Pourrais-tu nous expliquer un peu plus ce que tu proposes aux ’politiques’ en travaillant avec eux ? Le ton de ton message semble témoigner d’un sacré recul dans la mise en perspective des questions écologico-politiques, pourrais-tu nous éclairer un peu plus pour bénéficier de tes lumières théoriques ?

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par de la Mothe (IP:xxx.xx6.251.26) le 1er août 2007 à 21H10

Si je ne m’abuse il s’agit d’un débat qui pourrait prendre ces origines dans l’importance de l’économie et des hommes dans la société.Et puis un autre débat c’est greffé sur celui ci le choix entre développement durable et décroissance.Mais soyons réaliste, les organisations écologique peuvent pousser les pouvoirs publics à créer des réserves ,des parcs naturels ou classer un animal en animal protégé mais elles ne peuvent influer sur l’économie global.Jamais les hommes ont autant consommé malgré les travaux préoccupant de spécialistes depuis plus de 35ans.les lobbying industriel sont trop important et méme le plus optimiste des scientifiques ne pourrait cacher l’inévitable bouleversement climatique , une thèse contredite il y a encore peu de temps alors qu’elle existe depuis plus de 30ans avec des preuves confondantes.L’homme est coincé et acheter bio ou consommer écolo ne changera rien tellement l’effort est énorme. L’économie en 2007 est toujours plus importante que l’humain il suffit de regarder les jt pour le constater.Certains diront que c’est la faute au capitalisme qui n’existe pas dans le long terme mais il s’agit de la vie de L’homme celui qui ne peut éviter les guerres et les morts et qui donne sa vie pour un bout de papier

ps : regarder juste le dernier épisode de Il était une fois l’Homme (série réalisé en 1978) et vous constaterez que rien n’a changé en près de 30ans , les élites dirigeantes restant impertubablement sourdes.après moi le déluge...


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