Bien peu de personnes y pensent, il nous concerne tous pourtant, c’est le chantier "éducation" du Grenelle de l’environnement. Un lieu où l’écoute devrait aller de soi...et pourtant il y est bien difficile de travailler ensemble ! mais au fait a t-on été formé à ça ?
Cela devait arriver et c’est arrivé : la secrétaire d’Etat à l’écologie l’a sorti en tribune lors de l’assemblée générale de France Nature Environnement à Strasbourg cette fin mars :
Elle a dit en gros qu’en ce qui concerne l’éducation, le Grenelle n’était pas une réussite !
Oui évidemment, quand on laisse de côté l’information, la formation et la sensibilisation et qu’on s’en tient à l’enseignement scolaire, comme ça a été le cas, ça ne peut pas être une réussite.
Les Ministères n’ont pas entendu...
Un jour ou l’autre, tous dans les ministères se rendront bien compte qu’il ne s’agit pas seulement de s’occuper des enfants et des écoles, quand c’est l’heure de donner droit de cité à une nouvelle culture dans une société. Il y a une chose à mettre sur la table de la discussion c’est « l’éducation pour tous, tout au long de la vie » et ça, les participants du Grenelle, d’abord à Paris dans les 6 groupes de l’été 2007 puis dans les régions, ils l’avaient bien dit... et les ministères n’ont pas entendu... Total : « c’est pas une réussite ». ça devait arriver parce que l’Etat est là dans un conflit de culture avec d’un côté un ministère de l’écologie-rue de Ségur- qui, comme la plupart des collectivités et des associations, parle d’EEDD (éducation à l’environnement pour (ou vers un) un développement durable) et un ministère de l’éducation à deux pas de là, toujours dans le VIIème mais rue de Grenelle, qui dit EDD (éducation au développement durable). Ils sont si proches tous les deux pourtant, et du même pays en plus. Comme disait un cadre d’entreprise dans une réunion au ministère de l’écologie « il n’y a pas un Etat ! » voulant dire par là que l’Etat pouvait d’un ministère à l’autre exprimer des positions divergentes. Clair que ça peut choquer le républicain de base, mais le cas d’espèce le montre, c’est bien la réalité ou plutôt les réalités, et là elles s’entrechoquent. Et c’est toute la société qui y perd.
... les collectivités qui jouent un rôle fondamental
Ça devait aussi arriver parce que tout le Grenelle qui est sous capitainerie Borloo est passé pour le chantier « 26 » « éducation » sous capitainerie Darcos. Et ceci nous confirme une fois de plus la petite sentence assassine qu’on ose à peine prononcer... mais c’est la réalité. En matière d’éducation à l’environnement les bonnes idées naissent dans les terreaux environnementaux (entendre : terreaux sociaux) et s’en vont mourir sur les rives des institutions éducatives, voir article précédent sur le ronron de la décennie.
Ça devait enfin arriver parce que les collectivités qui jouent un rôle fondamental dans l’EE n’ont pas été mobilisées. Total : le fameux rapport Brégeon n’est pas en phase avec la réalité des territoires.
L’écologie, l’environnement, l’état de la nature... ne laissent pas les êtres humains indifférents. Dans les associations, ils se réunissent et s’organisent pour agir... La leçon de cette aventure « Education » du Grenelle, c’est que, comme le proposait déjà Tolstoï, on a peut-être à laisser de côté le mot « éducation » pour prendre celui de « culture ».
Une
belle philosophie toute neuve
inonde le monde
et
les petits bateaux
des enfants
avancent
tranquillement
en dehors des caniveaux.
Enfin !
Ou prendre le mot « philosophie » comme on voudra. A ceux qui tiennent les pouvoirs économiques et politiques de lâcher un peu, les bateaux veulent sortir des caniveaux...
L’urgence le vaut.
RG
Thèmes
Les enjeux de carrières des responsables politiques dépassent l’intérêt général. Borloo, Darcos, Brégeon, Ricard ..... Il y a des niches écologiques qu’il ne faut pas bousculer. La notion de territoire est fondamentale dans les cabinets ministériels. Cependant ; n’y a t-il pas une idée à partager entre vous... une petite idée, une simple idée, non pas lumineuse mais possible à mettre en oeuvre tout de suite pour que les acteurs de l’EEDD continuent à croire que leur modeste action sur leur petit territoire, participe un peu à transformer ce monde. Tiens par exemple, pourquoi ne pas impulser une politique volontariste pour relancer les classes environnement, pour que les enfants sortent de leur niche (la classe) pour explorer des horizons variés (la nature) ? Excusez moi, je m’emporte ! j’ai parfois des spasmes de délire !!!! Viens vite Edgar et pardonne leur car il ne savent pas ce qu’ils font !
Vous devriez consulter le site du ministère et faire une recherche pour les établissements scolaires engagés dans la semaine du développement durable ... ou dans un Agenda 21 ...
Il est vrai que l’action nommée "Grenelle de l’environnement à l’école" est un bide ... parce que comme le MEN en a trop souvent pris l’habitude, il s’agit d’une action "parachutée" d’en haut et donc sans aucun intérêt, sans concertation, sans démocratie participative, très peu adaptée aux réalités du "terrain", très éloigné de l’esprit initial du Grenelle de l’environnement (collaboration avec tous les partenaires), sans formation proposée, sans moyens mis à disposition ...
Un bide aussi, parce que, comme tout professionnel, nous devrions avoir droit à une rémunération pour tout le travail que nous fournissons dans ce domaine, avec et au près des élèves, dans de multiples réunions de concertation, de rencontres avec nos partenaires, indispensables pour mener à bien de telles actions ... Mais c’est évidement loin d’être le cas ! Nous travaillons pourtant là à une véritable mission de service public, mettant à contribution nos compétences, nos fonctions au près des jeunes, nos connaissances, nos réseaux ... !
On a beau être motivés, engagés et volontaires, quand le nombre d’heures supplémentaires s’accumule, il vient un moment ou la question de la "reconnaissance" de notre employeur, pour tout ce travail, se pose ...
Tant que le ministère ne règleras pas cette question, peu d’espoir de voir l’EDD ou l’EEDD (qui n’ont pas du tout la même signification, contrairement à ce que vous sous entendez) se généraliser dans nos écoles.
. Il est bien sûr indispensable d’éduquer les jeunes générations aux enjeux écologiques.
Mais il tout aussi essentiel d’éduquer dès aujourd’hui, les vieilles générations qui sont aux manettes. Au train où elles détruisent notre planète, lorsque les jeunes générations actuelles prendront la suite dans trente ans, il n’y aura plus grand chose à faire.
Ecoutez les sottises pro-OGM des Debré, Accoyer, Bizet au Sénat et à l’Assemblée et vous comprendrez l’imensité de la tâche !
MH
"éducation au développement durable"
aie aie aie aie aie ! le développement durable est une notion vague qui n’est même pas définie... et qu’on pourrait enseigner ! si la définition du DD c’est "se développer sans sacrifier les générations futures " On est donc pas dans le domaine de l’éducation mais dans le domaine politique : comment oganiser la société pour que ses activités ne nuisent pas aux générations futures ? Et dans la mesure où il est aujourd’hui évident que ce n’est pas le cas et qu’on dilapident allègremment et rapidemment la planète ..Quel culot de vouloir enseigner quoique ce soit ! C’est sarkosy sur son yacht qui va nous apprendre l’écologie ?!
L’écologie est une science qui mesure l’impact que nous imprimons sur la planète , c’est un outil politique permettant de prendre les bonnes orientations ; ce n’est pas apprendre à trier les déchets ou éteindre les lumières . Nous ne sommes pas des élèves mais des citoyens.L’écologie demande des expertises et des débats citoyens pour choisir ensemble une société durable. Pas des experts et des professionels de la politique qui doivent nous sensibiliser.
@Di Girolamo (IP:xxx.x93.193.177) le 6 avril 2008 � 20H46
Bien écrit ce que je pense. ALORS, MERCI. Combien de proposition on entend dans le DD alors que les spécialistes dans les Centres Conservatoires demandent le contraire ? Leurs travaux scientifiques ne concluent pas toujours ce que les cerveaux pensent.









