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Contrôler la publicité pour sauver l'homme et la planète ?

Article publié le 23 avril 2007

Dans cette tribune, Thomas GUÉRET et Claude GOT défendent l’idée d’un encadrement réglementaire de la publicité pour protéger l’environnement et la santé publique. Bizarrement, elle a été refusée par Le Monde, journal "indépendant", notamment des intérêts publicitaires comme chacun sait...

Contrôler la publicité pour sauver l'homme et la planète ?

Notre société est confrontée à des difficultés majeures, changement climatique, crises sanitaires, aggravation des inégalités, désengagement civique et menaces sur les libertés, qui nécessitent à l’évidence des changements profonds. Ces difficultés sont fortement liées entre elles, la dégradation de l’environnement allant avec la généralisation de modes de production et de consommation toxiques pour l’homme (pesticides, alcool, obésité), pour la société (dérive sécuritaire, pouvoir des multinationales) comme pour la nature (produits jetables, épuisement des ressources, tout camion, etc.).

Le rôle que joue la publicité dans ces domaines, en tant que fabrique d’imaginaire et de valeurs et dans la diffusion de modes de vie, fait l’objet de critiques d’un nombre croissant de citoyens et d’organisations. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à se rappeler quelques éléments de l’actualité dont le rapprochement est parlant.

Citons d’abord un sondage (nov. 2006, Ipsos / agence Australie) selon lequel 77% des Français trouveraient la publicité envahissante, 54% la trouveraient agressive et 50% dangereuse. Comment s’en étonner face à la présence dans notre environnement et dans les médias de milliers de messages publicitaires banalisant la destruction de l’environnement (publicité pour les 4x4), la violence et les comportements dangereux (culte de la vitesse, alcool), et le gaspillage (promotion de l’eau en bouteille) ? Et les supports eux-mêmes sont autant de nuisances sociales et environnementales : 30% de panneaux publicitaire illégaux, gaspillage des prospectus, occupation croissante de l’espace public et intrusions dans la vie privée.

En témoigne également la lutte des d’associations de consommateurs contre la publicité comme facteur d’obésité, phénomène manifestement lié à la promotion à grande échelle de produits alimentaires déséquilibrés et de modes de vie associés (grignotage). Le législateur actuel, pourtant peu enclin à multiplier les obligations légales, a d’ailleurs introduit récemment, pour répondre à cette préoccupation, des mentions légales obligatoires sur les publicités concernées. Dans un autre domaine, il a aussi imposé une mention légale aux publicités des fournisseurs d’énergie pour contrer leur impact négatif sur les économies d’énergie.

Le système des mentions légales a des défauts, mais il a tout de même le mérite d’exister et d’être une première intervention régulatrice dans un domaine où les demandes de la société civile et des experts en santé publique ont toujours été contrées par les groupes de pression des industriels concernés et par le fameux « Bureau de vérification de la publicité » (BVP), en fait une association de professionnels de la publicité.

Pour finir, mentionnons justement le travail de fond entrepris depuis un an par l’Alliance pour la planète (www.lalliance.fr) sur la question de la publicité et de l’environnement. Trente cinq associations, réunies autour de Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P.), du WWF, d’Action consommation, du Réseau action climat (R.A.C.) et d’Écologie sans frontières ont développé une critique documentée et des propositions de réforme rendues publiques en décembre dernier. Il s’agit d’encadrer la publicité sur trois principaux points : ses impacts directs sur l’environnement, bien-sûr, mais aussi et surtout la nature des messages (apologie du gaspillage, modes de vie non durables) et la publicité pour les produits polluants ou dangereux. Les professionnels continuent à faire la sourde oreille, et ce sont donc des propositions détaillées ainsi que les soutiens de candidats à la présidentielle que l’Alliance a rendus publics le 5 avril dernier. La mesure phare : le remplacement du système de contrôle des publicités, aujourd’hui mal assuré par le BVP, qui manque de moyens, de compétences et n’a aucun intérêt à sanctionner ses membres, par la mise en place d’une Autorité administrative indépendante dotée des moyens de contrôle et de sanction nécessaire des contrevenants.

Bien sûr, la publicité n’est pas la seule en cause. La production de masse met les biens et services à la disposition des populations favorisées du globe, à tout moment, en tout endroit et pour un coût faible. Cette grande disponibilité crée des avantages mais elle peut aussi amplifier les nuisances. C’est ainsi que les ravages de l’alcoolisme se développent quand le vin et la bière deviennent aisément transportables et d’un prix abordable... et qu’on en fait une promotion irraisonnée ! Il en est de même pour les consommations d’énergie qui s’emballent, loin de la nécessaire sobriété énergétique que devraient nous dicter la finitude des ressources fossiles, le changement climatique et la nécessité morale de garantir les services énergétiques de base aux défavorisés. C’est en poussant ceux qui ont déjà trop à consommer encore plus que la publicité contribue à creuser les inégalités et à aggraver les problèmes écologiques liés à la surconsommation.

La publicité nuit aussi à la visibilité des solutions et à la capacité de la société à sortir du carcan productiviste et commercial qui l’étouffe. S’il va de soi que la technologie doit jouer un rôle, par l’amélioration de l’efficacité énergétique par exemple, il est largement reconnu qu’elle sera incapable de régler seule la totalité des problèmes. De même, sans rejeter le commerce en bloc, il faut certainement sortir de l’idéologie de la croissance pour la croissance, quel qu’en soit le contenu. Pour rendre possible un projet de société équilibré et compatible avec les enjeux de long terme, il faut réhabiliter les citoyens et le politique en leur donner les moyens de résister aux pressions dont la publicité n’est pas la moindre.

Thomas GUÉRET
Copilote de l’atelier « Publicité et environnement » de l’Alliance pour la planète et p
résident de Résistance à l’agression publicitaire. Voir www.lalliance.fr et www.antipub.net.

Claude GOT
Professeur honoraire de médecine et spécialiste de la santé publique.
Voir www.securite-sanitaire.org et www.securite-routiere.org.

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106 votes

commentaires
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par surterre (IP:xxx.xx6.224.184) le 23 avril 2007 à 13H12

bravo à l’alliance pour la planète pour son travail intéressant. La façon dont certaines publicités ont été décryptées a le mérite d’éveiller un certain esprit critique par rapport à cela. Même s’il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre...

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par Emmanuel (IP:xxx.xx5.87.194) le 23 avril 2007 à 13H19

On peut rajouter que :

- La publicité est le 1er budget mondial devant l’armée (1200 milliards d’euros contre 1 100 milliards en 2004). En même temps qu’on nous explique que l’éducation, la culture, la santé et le lien social coûtent trop cher, des millions de personnes consacrent donc leur énergie, leur temps et leur intelligence avec des budgets colossaux pour asservir leurs semblables.

- La publicité est financée exclusivement par le consommateur. Son coût est de 1200€ par foyer et par an ce qui reviens à dire que ce qu’on croit être gratuit grâce à la publicité ne l’est pas et que les producteurs de publicité facturent aux consommateurs leur propre asservissement.

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(IP:xxx.xx2.18.96) le 23 avril 2007 à 14H27

"Si l’on réintègre les transports et le chauffage qui leur sont propres, l’industrie et les services (qui produisent les produits que nous achetons et les services que nous consommons) sont, en France, à l’origine de 50% des émissions de gaz à effet de serre.

Moins on consomme de produits manufacturés ou de voyages et plus on est vertueux sur le plan des émissions de gaz à effet de serre. Moins consommer est probablement plus facile si on ne regarde pas la publicité (c’est particulièrement vrai pour les enfants et les adolescents)."

Source : http://www.manicore.com/documentati...

Je propose qu’on ajoute aux savoirs fondamentaux, à acquérir dès l’école primaire, la résistance à la publicité et autres techniques de manipulation et de bourrage de crâne, dût le taux de croissance du PIB en souffrir.

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par Rayves (IP:xxx.xx5.5.25) le 23 avril 2007 à 17H08

Ajoutons à tout cela :

- le saccage systématique de la langue (franglais ...) ;

- l’acculturation (au sens privatif !).

Le bilan culturel de la publicité est au moins aussi désastreux que les bilans économiques et environnementaux.

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par bubulle (IP:xxx.xx7.105.24) le 23 avril 2007 à 18H05

Et encore ! Vous n’avez pas vu la publicité dans d’autres pays, comme au Canada où j’habite. Vous savez, le Québec, les grands espaces verts, les 4x4 à gogo... et puis 15 à 20 minutes de pubs PAR HEURE ! (en gros, 5 minutes toutes les 10 minutes...). Ce qui m’agace le plus ? Les publicités sur un support papier de trop grande qualité (et pas sur du papier recyclé évidemment ! Il faut impressionner le lecteur...). Franchement...vivement que ça change ! :-((

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par Dominique Dutilloy (IP:xxx.xx9.54.195) le 23 avril 2007 à 20H09

La publicité est, FUT-IL PAYANT, un moyen d’informatons...

Aussi, vouloir la contrôler n’est pas la bonne méthode : ce qui me gêne, c’est cette sorte de censure qu’on voudrait nous imposer au nom du développement durable...

Pour moi, la censure est une forme de lâcheté !

Vous voulez contrôler la publicité : dans ce cas-là, il faut contrôler les annonceurs pour
- savoir si les informations qu’ils nous délivrent sont exactes ;
- veiller au respect des lois relatives à l’environnement !

Donc, il faudrait, en cas de manquement grave aux lois relatives à l’environnement, dévoiler au BVP les noms de ces annonceurs récalcitrants...

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par Dominique Dutilloy (IP:xxx.xx9.54.195) le 23 avril 2007 à 20H13

Excusez la faute de frappe... J’ai voulu marquer : la publicité, FUT-ELLE PAYANTE...

Donc, j’ai rétabli les choses...

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par bubulle (IP:xxx.xx7.105.24) le 23 avril 2007 à 20H55

Sauf qu’il y a Mensonge et Incitation. Prenons les pubs de 4x4 puisque c’est à la mode. Ce n’est pas forcément un Mensonge de dire que l’on peut se ballader dans la nature sans risque de s’embourber, mais c’est une Incitation à le faire. Il y a une pub qui passe ici : pour l’achat d’un 4x4 de je-ne-sais-plus-quelle-marque, on vous offre soit des accesoires ’Nature’ (tentes, etc.) soit une remise soit...de l’essence. Et quand on dit ça au gentil client venu acheter (dans la pub) il se voit en train de faire le fou au volant de son bolide en pleine nature, sans faire gaffe à là où il met ses roues :-O C’est quoi ça ?!!

Je trouve qu’on ne peut pas dire n’importe quoi dans les pubs. Et des exemples comme celui que je viens de donner il y en a à la pelle ! Alors censurer, non évidemment, mais recadrer, oui ! :-/

Par curiosité, les lois relatives à l’environnement interdisent-elles de ’pratiquer’ du 4x4 là où on le veut ? (réelle question que je vous pose, je ne connais pas la réponse).

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(IP:xxx.xx7.219.59) le 24 avril 2007 à 00H46

Il faut aussi prendre en compte que la publicité fonctionne sciemment d’une manière similaire au spam : sur dix mille prospects, on peut espérer qu’au moins un deviendra client. Ou bien à force de voir dix mille fois la même annonce, un prospect finira bien par s’y intéresser. Comment interpréter autrement l’abondance de pancartes publicitaires illégales qui bordent nos routes ?

La publicité est un moyen de communiquer, mais il est plus que cela : ce qui n’était à l’origine qu’une "publication" a été progressivement dévoyé, et on cherche maintenant à travailler le client autant que le produit. La surabondance et l’idéalisation nuisent terriblement à l’information.

Pour l’anecdote, connaissez-vous la différence que l’on faisait autrefois entre le markéting et la mercatique ? La mercatique est (était) la discipline consistant à étudier le client pour adapter le produit à ses besoins. Alors que le markéting était la discipline consistant à savoir comment faire le plus de bénéfices possibles à partir d’un produit donné, autrement dit à convaincre le client.

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par Marie-Odile BRUS (IP:xxx.xx0.102.92) le 23 avril 2007 à 22H22

"De même, sans rejeter le commerce en bloc, il faut certainement sortir de l’idéologie de la croissance pour la croissance, quel qu’en soit le contenu."

Malheureusement le programme électoral des deux candidats qui seront en lice le 28/04 promettent unanimement une relance de la croissance et de la consommation. Comment les censurer ? :-))

Trente glorieuse : la chance de la reconsctruction après-guerre

Trente piteuses : çà ne suffit pas à ouvrir les yeux sur l’échec de cette course à "toujours plus"

Trente suivantes ? Peut-être pas car le mur se rapproche ! Aie ! Ouille !

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par BenoitM (IP:xxx.xx0.200.226) le 24 avril 2007 à 09H08

A noter : la récente pétition circulant en Belgique, visant à réguler/arrêter la publicité pour les transports polluants.

http://www.stoppubauto.be/

Utopique mais sympathique.

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par Imago (IP:xxx.xx9.204.252) le 24 avril 2007 à 15H56

Face a la pub : Inventer des outils visuels de critique ?

Cet article de fond et tres clair m’amène a faire remarquer que l’éternel problème est de réconcilier l’économique, le social et l’environnemental...

Je propose le recours à une technique artistique qui permettrait une approche transversale des trois thèmes ci-dessus : la photographie, et plus généralement l’image. Attention : il ne s’agit pas de la photographie "sur papier glacé", celle des magazines de voyages, mais plutot la photographie de "la terre vue de la terre"...

Dans la mesure où cette démarche serait partagée dans un projet éducatif ouvert, démocratique, non marchand, peut-être pourrons-nous faire reculer les formes les plus imbéciles de consommation.

Ce projet est développé sur le site http://Images-4D.org, avec tous les perfectionnements à apporter, évidemment...

Peut etre qu’avec cette approche ce ne serait pas la "quadrature du cercle" si une démarche fortement imaginative

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par Aurélien (IP:xxx.xx6.68.72) le 2 mai 2007 à 14H08

Pour les p’tits Belges qui zonent par ici... une initiative excellente du magazine Imagine à découvrir ici : http://david-leloup.blogspot.com/20...

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par Luciole (IP:xxx.xx9.126.103) le 12 mai 2007 à 17H53

Non seulement la publicité fait de nous des être envieux, crétinisés et polluants, mais en plus elle ramène constamment la gente feminine au rang de valeur marchande, objet de luxe, jetable quand il commence à s’user. Pas seulement auprès des hommes ! Les femmes elles-mêmes, fascinées par les potiches en maillots de bain qui envahissent les affiches, se ruinent en fringues jetables d’une année sur l’autre et se barbouillent le visage de produits chimiques propres à ruiner leur fonctionnement hormonal ou à leur filer des cancers. La pub est une nuisance majeure dans nos sociétés surabondantes, mais c’est aussi le rouage bien huilé qui fait "marcher l’économie" en suscitant en permanence un désir d’ascension sociale comme seul salut face à la honte d’exister. Bosse jusqu’à pas d’heure et tu pourras te payer ta Laguna qui est un poil plus chic que la voiture de ton collègue. "Keep up with the Johnes" disent avec ironie les anglais qui ont compris avant nous comment la compétition sociale détermine la plupart de nos comportements. Mais comment NE PAS se laisser "prendre à l’hameçon" par la pub omniprésente ? Comment ne pas ressentir de frustration face à l’étalement de richesse et de signe extérieurs de "je suis trop trop fier, j’ai niqué les autres" ? Ne sommes-nous pas un peu trop limités mentalement, nous les humains, pour échapper à cela ?

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par yves belaubre (IP:xxx.xx9.2.145) le 17 novembre 2007 à 13H10

Revoilà nos faiseurs de lois et policiers en civil de l’écologie ! Pour sauver la planête, ce qui est une absurdité de curé sans dieu si l’on ne se demande pas quelle planête et pour qui, vous voulez imposer votre rationalité, vos quotas, vos contrôles et vos warnings. Cet article est simplement odieux dans son projet d’accroitre encore un peu plus au nom de l’écologie la mise sous tutelle des individus. L’écologie au départ est une pensée politique, je vous le rappelle et elle mettait en cause l’organisation politique et économique de la société de consommation industrielle. Vous avez évacué sa dimension politique et économique pour ne conserver que la morale, le calcul et l’hygiénisme, c’est-à-dire la pensée des auxiliaires de police. Monsieur Got fait partie de ces mandarins qui prétendent savoir ce qu’est la santé, ce qu’est la nature, ce qu’est le bonheur de l’individu. Cette médecine là qui se couvre du manteau de la planète et prétend régir les comportement des individus est simplement abjecte. Tant qu’il y aura des hommes libres capable de se servir de leur cerveaux sans succomber à la paranoïa collective qu’entretiennent les marchands de pharmacie, les politiciens sans idéals et les néo-industriels de l’écologie, l’humanité sera autre chose que le troupeau servile mais écologique que vous rêvez d’en faire. La publicité est le bras armé de la consommation à outrance. Vous effleurez sa perversion et prétendez à son contrôle alors qu’elle est par essence démesurée. La naïveté de votre raisonnement et de vos prétentions sur la publicité pourrait simplement vous ridiculiser si l’on ne préssentait que vous visez plutôt par cet appel au contrôle à entrer dans le petit nombre de ses bénéficiaires.


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