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Borloo et Sarko : “n'ayez pas peur” vous dit Hulot !

Article publié le 3 octobre 2007

Hulot SarkoNicolas Hulot fait son retour aujourd’hui sur la scène médiatique pour peser dans les débats et les résultats des négociations du Grenelle. Lui qui s’est effacé cet été, après les présidentielles et après un petit clash semblait-il cet été avec le reste des écologistes présents aux réunions… Là, il revient et il a raison. Il a du poids et sait se faire entendre auprès du grand public, et il faut espérer qu’il saura mobiliser encore en cas de blocages alors que les négociations risquent, de toute manière, d’être assez rugueuses…

Dans le Monde d’aujourd’hui, il pose un ensemble de questions1 et explique que “le Grenelle de l’environnement est un rendez-vous critique de notre société. Ce moment crucial de vérité doit être celui de la maturité démocratique. Il sera ou ne sera pas un indice supplémentaire de civilisation (…) les mesures pour trouver une issue à la crise sont désormais sur la table (…) elles ne suffiront évidemment pas à épuiser la question mais elles sont significatives. Elles indiquent une autre direction que celle qui nous envoie tous au mur”.

Des propos qu’il a repris ce matin sur France Inter en expliquant qu’”une idée n’est jamais aussi forte que quand son temps est venu”. Il estime qu’”une énergie s’est libérée et qu’il ne faut pas la gâcher : chacun doit contribuer à l’effort, le temps de l’audace et de la convergence est venu !”

La France a surtout l’opportunité de jouer un rôle crucial : alors qu’elle va bientôt présider l’Union Européenne, elle peut faire la différence et montrer l’exemple. Après avoir été une lanterne rouge, elle doit maintenant être un phare (vert :-) éclairant le chemin et la voie. Citant Lamartine (”la France est révolutionnaire ou elle n’est rien”) il pose la question de savoir si la France veut vraiment “rimer à rien” en la matière ? Certes, le Grenelle ne sera pas “une révolution”, mais il peut permettre d’enclencher un changement de cap : nous ne pouvons pas décevoir et la France a tout à gagner à être audacieuse !

Mais pourquoi a-t-elle tout à gagner ? Parce que les économies les plus prospères sont celles qui s’adaptent, et autant s’y préparer ! Le problème est profond, et il est difficile car il se situer au confluent de tous les intérêts particuliers : “là, il faut revenir vers le bien public, la main (politique et industriel) ne doit pas trembler, cela va etre plus dur pour certains secteurs que d’autres”, alerte-t-il.

Avec le Grenelle, nous allons avoir des mesurettes, ainsi que cette proposition selon laquelle les voitures devront diminuer leur vitesse de 10km/h… Mais il ne faut pas les négliger même si l’idéal serait naturellement que la France, à la présidence de l’Union Européenne, ait le courage de demander aux constructeurs automobiles de brider les moteurs ! L’Union Européenne, si elle veut trouver un avantage a être ce qu’elle est, doit justement s’installer dans le créneau environnemental !

A la question de savoir si notre cher président Sarkozy n’est pas un peu contradictoire dans ses discours, entre promotion d’un Grenelle et vente mondiale de nucléaire, Hulot ne se prononce pas… Il rappelle que son article du Monde “n’est pas cynique, mais formulé pour encourager la cohérence”.

En réalité, selon lui, concernant le nucléaire, dans une démocratie digne de ce nom, alors que nous ne sommes pas à un an près, il faut organiser un grand débat public, “une consultation nationale”, avec les députés et les sénateurs. “Le nucléaire ne peut se faire une virginité environnementale sur le dos des effets de serre“ !!! La question du nucléaire, comme celle des OGM d’ailleurs, ne doivent pas, pour le coup, polluer et monopoliser les débats du Grenelle.

A propos du rôle des décideurs, il rappelle que “les politiques doivent être à la hauteur et la réceptivité doit être grande” : l’urgence environnementale n’est pas encore diffusée dans tous les esprits et certains députés, qui ont aussi un rôle clef, commencent à peine à comprendre !

Question économie, lui qui a rencontré il y a peu Joseph Stiglitz et Nicholas Stern, il insiste sur la rénovation de la fiscalité environnementale, alors que la France, avec le Portugal, sont, au sein de l’Europe, très en retard ! Prenant l’exemple des suèdois dans les années 1990, quand ils étaient touchés par les pluies acides, il insiste sur ce genre de “mesure structurante” : “on peut se masquer et se voiler la face, mais le principe de réalité se rappellera à nous rapidement, et ce sont les moins aisés qui seront touchés en premier“ ! La fiscalité est un levier incontournable : à terme, en soulageant les prélèvements sur le travail, et en les deplaçant sur l’environnement, “on peut doper l’emploi, libèrer les flux et enclencher le changement de cap”. Plaidons donc pour une “croissance sélective et une décroissance du jetable, de l’éphémère”, pour ce “saut qualitatif” !

Au final, les acteurs économiques ont besoin de règles claires afin de décider de leurs investissement et décider du redéploiement de leurs énergies. Certes, certains choix dans le Grenelle seront très politiques, mais il faut surtout “avoir le courage de trancher dans les intérêts particuliers, il faut rebattre les cartes”. Si on laisse le temps nous dicter le changement, alors les contraintes seront beaucoup plus brutales. Et on n’aura pas le temps longtemps maintenant…

“L’histoire attend d’être écrite et la France peut jouer un rôle prépondérant”. Certes, après la prise de conscience environnementale et les aspects plutôt “sympas” que représentent les petits gestes (ce que j’appelle la bonne conscience écolo…), Nicolas Hulot rappelle que nous sommes maintenant dans la contrainte : le mot est lâché et il ne le mâche pas. Il se fait plus incisif qu’auparavant… :-) “Oui, cela est caché derrière la prise de conscience, ce n’est pas ’sensuel, mais si nous ne faisons rien, ce ne sera pas dur : ce sera tragique”… Il faut comprendre que les idées et les solutions à la crise environnementale permettent aussi de recréer des relations humaines, alors que si l’on attend, cela peut être catastrophique : “le temps de l’abondance est révolu, il faut édicter des règles de modération car nous ne pouvons pas fuir la réalité éternellement“.

Enfin, à la question d’un auditeur breton mettant en avant le coût de démantèlement des centrales nucléaires et du mensonge ou du manque d’information au grand public, Nicolas Hulot répond que “la puissance de feu des lobbies va très prochainement se déployer dans toute sa splendeur“… Tout est complexe : il croit au bouquet énergétique et à une politique cohérente de l’énergie où, à terme, la part du nucléaire sera en baisse ! EDF a d’ailleurs commencé à s’investir un peu plus dans l’hydrolien et ce genre de pistes doit être encouragé ! Enfin, pour avoir plus de perspectives sur les propositions concrètes qu’il propose, je vous conseille d’aller lire son article.

Une chose m’a marqué dans ses propos de ce matin, quand Nicolas Demorand lui a demandé “s’il y croyait”… Nicolas Hulot lui a répondu qu’il avait cessé de se poser la question… “garder espoir est parfois un acte de bravoure“. Je garde aussi en tête cette manière de voir les choses à laquelle je crois beaucoup… “il faut faire jaillir la créativité“. Alors soyons braves et créatifs les Amis ! Vigilants, solidaires et combatifs aussi ! :-)

1 - “Allons-nous fuir, une fois encore, la réalité telle qu’elle est et laisser le temps décider à notre place ? Allons-nous céder face aux intérêts particuliers et contradictoires des uns et des autres, plier aux impératifs de l’immédiat contre les exigences de l’anticipation ? Au prétexte que la France est un petit pays et qu’elle ne peut seule supporter l’effort écologique, allons-nous perdurer dans le symbolique, le marketing et les mesurettes ? Bref, allons-nous une fois encore ériger le fatalisme ou l’atermoiement en stratégie ?”

Thèmes

Politique

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commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 3 octobre 2007 à 17H42

C’est mieux. Mais il y a toujours des questions fondamentales qui ne sont pas abordées. Notamment la politique de natalité, un des piliers de nos problèmes. Pour le prochain épisode ou pour jamais ?

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 3 octobre 2007 à 18H55

Et si on a peur de Hulot ?

Am.

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par léonard (IP:xxx.xx3.121.113) le 3 octobre 2007 à 20H27

Quelle est la priorité immédiate, l’effet de serre ou le nucléaire même si sortir du nucléaire est important ? Les Allemands vont se chauffer et produire de l’electricité pour encore plus de consommation avec des paquerettes ou du lisier ? Ils n’ont pas promis d’utiliser que l’éolien ou la géothermie à ce que je sache, ni le solaire à grande échelle. Le gaz russe et les mines de charbon ont pour eux un avenir, je suppose., ni réfréner leur croissance, plein emploi oblige. Alors c’est quoi le danger immédiat ?

salut

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 3 octobre 2007 à 21H51

La priorité immédiate, c’est de ne plus raisonner à court terme, mais à long terme.

Am.

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par léonard (IP:xxx.xx3.118.246) le 4 octobre 2007 à 06H56

l’essentiel le "AM", c’est de vivre aujourd’hui et non dans 1000 ans et donc d’agir tout de suite. Au revoir léonard

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 4 octobre 2007 à 16H32

Long terme, ce n’est pas 1000 ans, mais 50 ans à 100 ans.

Voulons-nous vivre dans une société qui ne vit qu’au présent sans préparer la vie de ses petits-enfants ?

Am.

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par Eugène (IP:xxx.xx9.61.136) le 4 octobre 2007 à 12H00

Qui fout le b... sur la planète ? L’homme ! Donc sans des sciences humaines dignes de ce nom et à la vitesse où vont ses bêtises, on est forcément plantés.

Cetains s’en moquent en faisant de l’économie "as usual" voire en modifiant qqes trucs à la marge, d’autres prophétisent, d’autres mettent la tête ds le sable, etc, etc.

Qqes uns parmi vous sont économistes, je n’ai donc qu’une question : le concept de valeur qui sert de support implicite à un paquet de raisonnements se rattache-t-il en nous prioritairement à du naturel, du biologique, ou au contraire à du culturel ? (dont la valeur travail chère à NS,ou les valeurs socialistes chères à SR)

Exprimé autrement, les concepts de ’valeurs morales’, de ’valeur d’une décision’ ont-ils encore un sens, ou ne sont-ils qu’un raccourci ou un court-circuit de la pensée ?

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par l'écolo (IP:xxx.xx6.68.143) le 4 octobre 2007 à 13H23

pour A l’évidence

Nicolas Hulot fait ce que vous appelez fort justement un « retour médiatique » avec un article dans lequel il prend bien garde de ne pas prendre d’engagement ni de position trop tranchée.

Sa, peut-être, plus grande audace a été de reprendre la parole célèbre de Jean-Paul II qui sert actuellement de titre à un spectacle de Robert Hossein.

Vous dites également :

« A la question de savoir si notre cher président Sarkozy n’est pas un peu contradictoire dans ses discours, entre promotion d’un Grenelle et vente mondiale de nucléaire, Hulot ne se prononce pas… »

Mais, il faudrait expliquer en quoi vous voyez une contradiction entre « promotion d’un Grenelle » et « vente mondiale de nucléaire », étant avéré qu’il s’agit de nucléaire civil. Après le solaire thermique, l’énergie nucléaire est tout de même celle qui pollue le moins.

Et vous continuez :

« En réalité, selon lui, concernant le nucléaire, dans une démocratie digne de ce nom, alors que nous ne sommes pas à un an près, il faut organiser un grand débat public, “une consultation nationale”, avec les députés et les sénateurs. “Le nucléaire ne peut se faire une virginité environnementale sur le dos des effets de serre“ !!! »

1.- Dans une « démocratie digne de ce nom », est-il tout à fait normal que seules les associations opposées au nucléaire ont le droit de siéger ? (vous n’êtes certainement pas sans savoir, et M. Hulot non plus, que les associations formés de véritables scientifiques et de médecins de haut niveau (Sfen, « Sauvons Le Climat », Mnle, etc.) on été exclues du Grenelle de l’environnement.)

Il en va de même pour la question des Ogm.

2.- « nous ne sommes pas à un an près », pourtant, nous savons que nous vivons une situation d’urgence, puisque les mesures que nous prendrons ne pourront pas être immédiatement efficaces ?

Un peu plus loin, vous affirmez « Si on laisse le temps nous dicter le changement, alors les contraintes seront beaucoup plus brutales. Et on n’aura pas le temps longtemps maintenant… », alors ?

3.- Il faut vraiment que vous expliquiez pour quelle raison le nucléaire aurait besoin de « se faire une virginité », alors que le professeur Maurice Tubiana (Académie de Médecine, Académie des Sciences, président honoraire de l’Institut Gustave Roussy) a décrit le bilan suivant, dans sa préface au livre « Toxiques nucléaires » :

« Si l’on fait le bilan général de son usage, malgré Hiroshima et Tchernobyl, le nombre de vies humaines sauvées grâce à la radioactivité l’emporte de très loin sur les perdues à cause des effets nocifs des rayonnements. » Ce que personne ne s’est avisé de contester jusqu’à présent.

Je vous remercie de votre réponse.

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 4 octobre 2007 à 14H21

L’objectif est-il d’augmenter la population mondiale en pleine croissance (en "sauvant des vies") ou d’assurer aux générations futures de pouvoir vivre dans un système vivable ? après moi, le déluge ? Quant aux statistiques, ce n’est que le troisième degré dans l’art de mentir, s’appuyer sur des statistiques c’est quelque part eriger un écran de fumée. Au dessus il y a les promesses électorales certes, mais transformer des statistiques en politique est une trahison de la démocratie.

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 5 octobre 2007 à 00H40

Le nucléaire est une impasse, lisez donc l’article de la page d’à côté http://www.naturavox.fr/article.php... :

"Il n’y a pas assez d’uranium. Le physicien du CERN Michael Dittmar[3] a montré, en utilisant des chiffres officiels, qu’il y avait juste assez d’uranium pour augmenter la part de l’énergie nucléaire de seulement 0.3% par an, et pire, les inondations d’une grande mine canadienne vont provoquer une pénurie dans les années à venir. Il a également balayé toutes les évolutions nucléaires prometteuses."

Am.

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par l’écolo (IP:xxx.xx6.68.143) le 5 octobre 2007 à 15H13

à Am. qui a dit :

« Le nucléaire est une impasse, lisez donc l’article de la page d’à côté »

Merci de m’avoir indiqué cet intéressant article.

Après lecture (rapide) du document, M. Dittmar, semble se préoccuper particulièrement d’une hypothétique pénurie d’uranium, mais ne fait aucune allusion à d’autres possibilités, notamment au thorium dont les réserves sont considérables.

Il faut également savoir que, la nécessité n’existant pas encore, la prospection de nouvelles ressources d’uranium est très loin d’être aussi poussée que celle du pétrole.

D’autre part, pour M. Dittmar, les réacteurs à neutrons rapides ne peuvent pas fonctionner.

Pourtant, nous avons eu Superphénix qui a fonctionné plusieurs années. Ses interruptions les plus longues et les plus fréquentes ont été d’ordre administratif et non technique. Comme l’a officiellement déclaré M. Lionel Jospin au Sénat le 13 mai 1999, l’arrêt définitif de Superphénix est venu d’une décision arbitraire prise par le Premier ministre de l’époque, le même M. Lionel Jospin, pour réaliser une de ses promesses électorales (1).

En ce qui concerne la fusion, que M. Dittmar juge absolument irréalisable, il est pour le moins étonnant que tant de pays industrialisés, possédant autant de hauts spécialistes du nucléaire ne s’en soient pas rendu compte avant.

La conférence de M. Dittmar a eu lieu les 17 et 18 septembre derniers et, en tenant compte d’un délai normal d’étude et de réactivité, si ce qu’il dit est réel, le site d’Iter devrait être fermé avant la fin de l’année.

Croyez-vous vraiment que le site d’Iter sera fermé prochainement ?

Ma conclusion, c’est que M. Dittmar c’est surtout efforcé de trouver des arguments en faveur de l’abandon de l’énergie nucléaire, auquel il semble très attaché, ce qui a pu le conduire à négliger ceux qui soutiennent sa continuation.

bien cordialement,

Jean-Claude

ooooo

(1) Journal Officiel de la République Française : 16 septembre 1999 - SÉNAT - 3057

RÉPONSES DES MINISTRES AUX QUESTIONS ÉCRITES

Abandon du surgénérateur Superphénix

16396. - 13 mai 1999. - M. Alain Peyrefitte rappelle à M. le Premier ministre les termes de sa question n° 3728 qui n’a toujours pas obtenu de réponse à ce jour.

Réponse. - L’honorable parlementaire attire l’attention du Premier ministre sur l’arrêt du surgénérateur « Superphénix ». Conformément à ses engagements politiques, et en particulier à ceux pris par le Premier ministre lors de la campagne législative, le Gouvernement a en effet décidé le 2 février 1998 l’abandon de Superphénix,

Note de J.-C. : la question 3728 avait été posée le 23 octobre 1997, M. L. Jospin a, visiblement, pris le temps de bien peser chacun des mots de sa réponse.

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par l’écolo (IP:xxx.xx6.68.143) le 5 octobre 2007 à 15H27

À Atlantis, qui a écrit :

« L’objectif est-il d’augmenter la population mondiale en pleine croissance (en "sauvant des vies") ou d’assurer aux générations futures de pouvoir vivre dans un système vivable ? »

Avant de répondre à votre question, j’ai besoin que vous répondiez à celles-ci :

1. - quelles vies doit-on commencer par négliger de sauver ? (la vôtre et celle de vos parents et amis ?),

2.- qui doit décider de qui on doit négliger de sauver la vie, vous et vos amis ?

J’espère vous lire bientôt,

Jean-Claude

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par l’écolo (IP:xxx.xx6.68.143) le 6 octobre 2007 à 10H29

À Atlantis qui m’a écrit : « Quant aux statistiques, ce n’est que le troisième degré dans l’art de mentir, s’appuyer sur des statistiques c’est quelque part eriger un écran de fumée. Au dessus il y a les promesses électorales certes, mais transformer des statistiques en politique est une trahison de la démocratie »

Je suppose que vous vous référez à la citation que j’ai faite de la déclaration du professeur Tubiana, et je dois vous faire remarquer :

1.- qu’il s’agit d’un bilan, non de statistiques, et qu’il n’est pas contesté,

2.- lorsque les statistiques sont utilisées comme instrument de mensonge, c’est qu’on a volontairement introduit un biais ou qu’on en fait une interprétation fallacieuse. Dans les deux cas, l’honnêteté est de montrer où se trouve l’erreur, dans le cas où elle existerait vraiment.

Les insultes et les injures ne peuvent salir que celui qui les profère.

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par l’écolo (IP:xxx.xx6.68.143) le 6 octobre 2007 à 10H35

À Atlantis qui m’a écrit : « Quant aux statistiques, ce n’est que le troisième degré dans l’art de mentir, s’appuyer sur des statistiques c’est quelque part eriger un écran de fumée. Au dessus il y a les promesses électorales certes, mais transformer des statistiques en politique est une trahison de la démocratie »

Je suppose que vous vous référez à la citation que j’ai faite de la déclaration du professeur Tubiana, et je dois vous faire remarquer :

1.- qu’il s’agit d’un bilan, non de statistiques, et qu’il n’est pas contesté,

2.- lorsque les statistiques sont utilisées comme instrument de mensonge, c’est qu’on a volontairement introduit un biais ou qu’on en fait une interprétation fallacieuse.

Dans un cas comme dans l’autre, la bonne démarche est de montrer où se trouve l’anomalie, dans le cas où elle existerait vraiment.

Les insultes et les injures ne peuvent salir que celui qui les profère.

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 6 octobre 2007 à 10H53

Jean-Claude n’a peur de rien. Il a la prétention de se surnommer "L’écolo", rien que ça, et il déclare effrontément que : "Ma conclusion, c’est que M. Dittmar c’est surtout efforcé de trouver des arguments en faveur de l’abandon de l’énergie nucléaire, auquel il semble très attaché, ce qui a pu le conduire à négliger ceux qui soutiennent sa continuation."

Je peux en faire autant : "Ma conclusion, c’est que M. Jean-Claude anti-écolo c’est surtout efforcé de trouver des arguments contre l’abandon de l’énergie nucléaire, ce qui a pu le conduire à négliger ceux qui soutiennent cet abandon."

Au passage, la "fusion nucléaire", ça fait 30 ans que certains scientifiques la présentent comme la solution idéale. Ca n’a pratiquement pas avancé. On attend toujours aussi la découverte de gisements formidables d’uranium et le traitement des déchets. Seul point vraiment concret nouveau dans cet argumentaire rassi, c’est le thorium dont les réserves sont 3 fois plus importantes que l’uranium (ce n’est donc pas "considérable", même s’il a un pouvoir multiplicateur plus fort), mais dont l’utilisation nécessite des réacteurs surgénérateurs, qui se sont révélés coûteux, risqués et non aboutis.

Am.

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(IP:xxx.xx4.3.71) le 5 octobre 2007 à 01H20

Personne, surtout pas ce brave NH, ne songe à critiquer la gabegie militaire, soit l’inopportunité avérée des 1000 mds de $ par an au niveau mondial ? Dont environ 50 pour la France ?

Mais oui, à la télé y zont dit que la menace terroriste....

Avant c’était les Russes les méchants qui voulait envahir notre beau pays à tout moment...

On va nous préparer à d’autre ennemis : les islamistes en furie, les millions de pauvres du sud, les milliards de chinois, les refugiés climatiques, Qu’importe l’ennemi, pourvu qu’il fasse peur et justifie les dépenses d’armement...

Et pensez à mettre en relations les sommes engagées avec les emplois réels et le "bien public" réellement créé, c’est édifiant.

Le pays le plus militarisé du monde, notamment en ADM nucléaires, est rempli de paranoïaques. Une bien mauvaise "assurance-vie" que ces armes. La paix se construirait bien mieux sans elles !

Et pour les français, une marge de manoeuvre de bien 10 mds€ par an pour accélérer une pléïade de bons projets - sans même licencier un seul soldat !

Mais quoi de plus borné qu’une doctrine militaire ?

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 5 octobre 2007 à 10H44

Tout à fait d’accord. Il y a une omerta complète sur ce sujet et cela seul suffit à qualifier de mascarade ce Grenelle de l’environnement.

Que certains malgré cela y participent, pourquoi pas, il y a toujours à grapiller un peu de positif. Mais ça n’excuse pas leur silence.

C’est à un point tel que l’on ne semble même pas disposer de chiffres... Je serais curieux de connaître la dépense énergétique annuelle de l’armée française et de la comparer aux dépenses en carburant des particuliers que l’on culpabilise si fort. Ce n’est pas "deux poids deux mesures", c’est "deux poids un seul connu, l’autre ignoré".

Am.


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