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Albert Jacquard franchit la ligne rouge

Article publié le 14 septembre 2007

Albert Jacquard franchit la ligne rouge

Dans une interview donnée au Temps de ce jour, le célèbre généticien français aborde la question générale de ce qui est permis en biologie cellulaire en rapport avec le matériel humain et les croisements entre matériel vivant humain et matériel vivant animal, et la réponse donnée à ces questions par la Grande-Bretagne qui vient d’autoriser les “croisements” aux fins d’expérimentation et de production de cellules-souche.

A la question “pour autant que le but soit noble, tout est donc permis ?” il répond ce qui suit : Tout est permis quand on fait de la recherche pour améliorer les connaissances et que l’objectif est bon, oui. Reste à déterminer qui est apte à décider que le but visé est bon ou mauvais. C’est pourquoi nous avons besoin des comités d’éthique. Il en faudrait même un au niveau planétaire. Au final, tout se ramène à la phrase d’Einstein, prononcée à l’époque de la création de la bombe atomique à partir de sa formule E = mc2 : « Il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas faire. » Autrement dit, être clairvoyant dans ce cas, c’est dire : certains pouvoirs nous ont été donnés mais, parce que nous sommes intelligents, nous y renonçons”.

Albert Jacquard paraît ici avoir définitivement franchi la ligne rouge, ce qui franchement déçoit. On sait ce qui se passe quand on laisse les scientifiques jouer tout seuls dans leur préau. Les mélanges de matériel vivant humain et animal auxquels on modifie les propriétés génétiques en extrayant les noyaux cellulaires pour les remplacer par d’autres est hors du champ de limite de l’acceptable éthiquement, même si les buts recherchés sont soi disant bons. Ils ne peuvent être bons en de telles circonstances, car ils détruisent ou modifient la part sacrée de l’être humain . A ceci il convient d’ajouter le profit et sa recherche qui passent au même plan que la recherche fondamentale elle-même. Il faut être naïf ou un peu usé par les années pour rester idéaliste en ce domaine.

Quant aux fameux comités d’éthique, oui ils sont nécessaires et ne doivent impérativement pas comporter que des scientifiques, même reconnus, car à l’image de certains illuminés, ils vivent dans un monde à part déconnecté de la morale. Il faut donc leur adjoindre autant un conducteur de tram qu’un fromager ou un éleveur de chèvres. Et pourquoi pas même un homme politique qui n’aurait pas encore muté.

Thèmes

Philosophie

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commentaires
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par jcm (IP:xxx.xx3.18.186) le 14 septembre 2007 à 13H35

L’essentiel de votre argumentation repose sur ce concept : "la part sacrée de l’être humain", auquel je ne trouve aucune définition.

Merci de bien vouloir nous la fournir, sinon rien de votre article ne tient...

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx6.243.33) le 14 septembre 2007 à 14H00

Dans son interview Jacquard dit aussi ceci : " Pour moi, l’essentiel n’est pas là. Les bases biologiques de l’être humain, on les connaît bien. Ce sont les ovules et les spermatozoïdes. Mais il en va de même dans n’importe quelle espèce. Par ailleurs, supposez par exemple que l’on trouve un moyen de fabriquer de la peau humaine, pour les grands brûlés, à partir de peau de cochon... Dans les deux cas, le matériel biologique se résume à des objets. Et ceux-ci ne sont pas sacrés simplement parce qu’ils sont humains. Pour moi, la vraie frontière n’est pas là".

Pour lui donc, le matériel biologique se résume à des objets, y compris le matériel humain. Cette vue est totalement scientiste et nie notamment la finalité, la raison pour laquelle nous sommes ici. La part sacrée de l’être humain est notamment "tout ce qui dans son patrimoine génétique fait de lui un animal hors du commun, capable en particulier de réfléchir sur sa propre destinée et de l’infléchir". Définition insuffisante certes, mais qui montre que toute tentative d’atteinte au patrimoine génétique de l’être humain est assimilable à une destruction volontaire d’une partie d’un être que pour l’instant la nature a fabriqué comme unique et inaltérable.

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 septembre 2007 à 14H26

je crois qu’il faut considerer qu’il y a une difference, a discuter entre "materiel humain" et "etre humain". dans un cas, il s’agit de genes humains que l’on peut utliser pour produire du "materiel humain", dans l’autre d’etres humains que l’on sacrifiereait, comme dans un film recent (que je n’ai pas vu).

Par exemple, je crois qu’on a mis dans le genome de plants de mais des genes pour produire de l’insuline humaine. Il s’agit ici bien de "materiel humain" insere dans un autre organisme (ici, une plante). On peut aussi envisager de faire produire d’autres elements.

Je crois que le blocage sur la genomnique, au dela d’un controle par la societe, avec par exemple des comites d’ethique, a une base religieuse. On a appris depuis la Renaissance a utiliser la Physique pour agir sur le monde materiel, mais on a garde une attitude "dualiste" erigeant une barriere entre l’inanime et le vivant. Or la Science contemporaine elucide -et donc, necessairement transforme- le vivant : en effet, quand on veut comprendre quelque chose, il faut aussi le transformer.

Il faut aujourd’hui tirer la consequence des avancees dont les gens de Lumieres (en particulier Diderot) et du XIX eme siecle (Marx et Darwin) ont ete les precurseurs : le vivant est une forme de la matiere, et on ne peut l’envisager que de maniere evolutive et progressiste.

Donc je ne pense pas que Jacquard merite d’etre autant maltraite, et je garde mon estime pour l’homme de la cite qu’il est.

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par marvel (IP:xxx.xx1.116.95) le 14 septembre 2007 à 19H09

La part sacré de l’être humain, c’est sans doute ce qui fait qu’une vie humaine a autrement de valeur qu’une vie animale. C’est ce qui fait qu’il n’est pas acceptable de mettre en camp de concentration des milliers d’humain quand on peut tolérer les abatoires à cochons. Celui qui estime qu’il n’y a pas de différence entre l’homme et l’animal n’est pas bien loin d’être un nazi. C’est une explication par le contraire, mais elle nous fait gagner du temps. Car quand on voit les commentaires qui rejettent l’ensemble de l’article parcequ’il y a le mot sacré , on voit qu’on aura du mal à définir le mot éthique (qui n’est que le pendant grec de la si politiquement incorrecte "morale").

Marvel

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par jcm (IP:xxx.xx3.18.186) le 14 septembre 2007 à 21H07

"...un être que pour l’instant la nature a fabriqué comme unique et inaltérable" : c’est le cas de TOUTES les espèces pour l’unicité, quand à "l’inaltérabilité" ...

Inoxydable, peut-être ?

"Cette vue est totalement scientiste et nie notamment la finalité, la raison pour laquelle nous sommes ici. " : merci de nous éclairer sur cette finalité !!!

Dans quelle étagère et pourquoi ?

Le patrimoine génétique du colibri en fait un être hors du commun (essayez donc de dresser une vache, un lamantin ou même un humain à faire la même chose...) !!!

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par Aurélie (IP:xxx.xx6.100.253) le 14 septembre 2007 à 22H43

Je crois que nous nous leurrons depuis trop longtemps sur la sacralité humaine ! Nous ne sommes pas des êtres supérieurs, des dieux qui ont tous les droits à commencer par détruire notre environnement. Nous ne sommes plus sacrés qu’une fourmi. Notre vie est éphémère, insignifiante à l’échelle des temps ! Nous faisons partie d’un tout et tributaire de ce tout fragile ! Par conséquent la prudence s’impose pour ne pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis histoire de savoir de quel bois elle est composée !

Nous devons progresser dans tous les domaines scientifiques. Notre seule planche de salue est notre cerveau !

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(IP:xxx.xx4.33.162) le 15 septembre 2007 à 02H20

En réponse à ce commentaire :

"La part sacré de l’être humain, c’est sans doute ce qui fait qu’une vie humaine a autrement de valeur qu’une vie animale. C’est ce qui fait qu’il n’est pas acceptable de mettre en camp de concentration des milliers d’humain quand on peut tolérer les abatoires à cochons. Celui qui estime qu’il n’y a pas de différence entre l’homme et l’animal n’est pas bien loin d’être un nazi. C’est une explication par le contraire, mais elle nous fait gagner du temps. Car quand on voit les commentaires qui rejettent l’ensemble de l’article parcequ’il y a le mot sacré , on voit qu’on aura du mal à définir le mot éthique (qui n’est que le pendant grec de la si politiquement incorrecte "morale")."

Que d’amalgames selon mes convictions !

1) bien que le terme sacré me déplait, la vie animal peut être condidérée tout aussi sacrée que la vie humaine => je rappelle que nous vivons dans un écosystème et que le nombre d’espèce en voie d’extinction grandit chaque année.

2) ne pas confondre les camps de concentration issus d’une folie humaine et les abattoirs issus du besoin légitime de se nourrir.

3) je considère qu’il n’y a pas de différence essentielle entre l’homme et l’animal et je ne suis pas un nazi => les différences génétiques entre certains singes et l’homme sont inférieures à 1%, les animaux développent une culture sociale et un langage comme l’homme et même le rire ou la conscience de soi ne sont plus le propre de l’homme (prouvé avec singe et autres animaux). Les courants philosophiques se renouvellent actuellement dans ce sens. Bref il ne reste plus que l’idée de l’âme, donc de Dieu. On en revient donc au sacré. Donc grosso modo, en allant dans le sens de tes raccourcis, tous ceux qui ne croient pas en Dieu, c’est-à-dire pensant que l’homme est un animal, sont des nazis ... joli syllogisme.

Je ne sais pas ce que tu entends par "explication par le contraire", je ne sais pas si tu penses ce que tu écris ou si tu écris ce que tu ne penses pas, mais pitié, cessons de mélanger religion, science et éthique (et même morale !) sans savoir ... et sans mesurer la portée de ses mots.

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par Alexis (IP:xxx.xx1.203.53) le 16 septembre 2007 à 09H15

Oui, l’article part d’un "axiome" (présupposé) : le sacré de l’humain. Jacquard ne franchit aucune ligne rouge, il dit que la ligne rouge sera franchit,e t qu’il faut s’y préparer. Car il est impérieux d’ouvrir les yeux : périr par la connaissance absolue pourrait bien faire partir du fondement de l’être.

Ne faite pas comme le fou qui regard le bout du doigt quand on lui montre quelquechose.

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par Marvel (IP:xxx.xx5.116.145) le 17 septembre 2007 à 12H58

"je considère qu’il n’y a pas de différence essentielle entre l’homme et l’animal et je ne suis pas un nazi". S’il n’y a pas de différence fondamentale, cela veut dire que tu accepterais de sacrifier la vie un enfant pour sauver plusieurs animaux.

Je suis certain que ce n’est pas le cas, donc il y a bien une différence essentielle entre la dignité humaine et la dignité animale. Le vie d’un homme ne vaut pas la vie d’un animal.

Seuls l’équivalent d’un nazi peut accepter de tuer un enfant pour le bien d’animaux. C’est court, mais c’est symptomatique.

Marvel

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par Jean-Marc (IP:xxx.xx8.246.97) le 17 octobre 2007 à 05H23

Je voudrais reprendre le point de vue de Marvel :

"Seul l’équivalent d’un nazi peut accepter de tuer un enfant pour le bien d’animaux. C’est court, mais c’est symptomatique."

Vu comme cela oui, mais il est intéressant de réfléchir au point de vue de l’antispécisme qui considère non fondamentale la différence entre l’homme et l’animal, non pour abaisser l’homme mais pour élever le degré de considération que l’on accorde à l’animal. Ceci dit, toujours du point de vue de cette citation, que dire de la manière dont la société considère le foetus humain ?

Ainsi on peut citer cet extrait ( http://www.genethique.org/ ) :

"Le statut de l’animal à naître supérieur à celui du foetus

"Dans la rubrique "Débats et Opinions" du Figaro, Ivan Rioufol revient sur le dossier de l’interruption involontaire de grossesse. Il reprend sur ce sujet les propos de Jerry Sainte Rose, avocat général à la Cour de cassation suite à la décision de la cour d’appel de Metz (cf revue de presse du 18/02/05).

"Jerry Sainte-Rose dénonce : "le droit est saisi par l’idéologie. Depuis 2000, le droit refuse d’appliquer l’incrimination d’homicide à l’enfant à naître, même s’il meurt dans des circonstances qui ne sont pas assimilables à une IVG et quel que soit son degré de développement". Il précise qu’il ne veut pas remettre en cause la loi de 1975 sur l’IVG mais il rappelle que jusqu’en 2000, la loi Veil n’a pas empêché des tribunaux de reconnaître la faute pénale pour la mort accidentelle du foetus.

"C’est pourquoi explique-t-il, on est aujourd’hui en pleine contradiction : blesser un foetus dans le sein maternel est considéré comme un délit s’il naît vivant ou s’il meurt après être né mais le tuer juste avant sa naissance n’est pas punissable.

"Pour conclure, il rappelle que "l’animal à naître est pénalement protégé. Si en vous promenant vous détruisez involontairement le "projet parental" d’un crapaud vert, d’une pie grièche, d’une couleuvre vipérine ou d’un papillon vitrail vous encourrez six mois d’emprisonnement (art. L. 415-3 du Code de l’environnement). Une inégalité de traitement entre l’homme et l’animal manifeste que, sur ce point, les plus hautes autorités déraisonnent" ajoute-t-il.

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(IP:xxx.xx4.8.201) le 14 septembre 2007 à 13H50

Bonjour j’ai lu l’article en entier et s’est sur en ne parlant que d’une partie il fait paraitre sortir de la ligne rouge. Mais dans l’article entier pas du tout, il exiplique pas mal je trouve ce qui est fesable, pensable et certaines idées préconcues.

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par Baloo76 (IP:xxx.xx3.252.123) le 14 septembre 2007 à 13H52

Personnellement je ne suis pas choqué par cette affirmation de Jacquard et de toutes façon jusqu’à preuve du contraire, les comités d’experts quel qu’en soit les domaines de compétences ne sont squattés que par des éminences grises du cru qui font leurs salades entre eux avec plus ou moins d’inspiration. Je vous rejoints donc sur la finalité de votre intervention, il conviendrait d’apporter un peu de "diversité" au sein de ses instances. On se plait à rêver de cette diversité au sein du sérail politique, nous aurions de quoi raconter je pense !

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par Kou l'ahuri (IP:xxx.xx5.137.7) le 14 septembre 2007 à 13H57

Je ne vois pas ce qu’il y a de reprochable à Albert Jacquard. Cet article présente une conception du sacré et de la morale qui ne sont que votre vérité, et qui donc, comme l’a dit un commentaire précédent, ne sont en rien une référence permettant de juger, vous n’êtes pas à vous seul un comité d’éthique.

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par aurelien (IP:xxx.xx0.198.12) le 14 septembre 2007 à 14H10

Bien vu Kalvin

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par Christophe (IP:xxx.xx0.252.125) le 14 septembre 2007 à 14H53

Juste quelques petites questions !

Que pensez-vous des greffes d’organes humains (matériel humain), du rôle de la chirurgie (manipulant et soignant du matériel humain), ... ?

Devons-nous cessez tout progrès scientifique au nom de la sacralité humaine, héritage de la religion qui a fait montre de son humanisme dans toute notre histoire ?

Qu’est-ce que l’homme, animal social, a de plus que les autres animaux sur le plan de la matière ?

Ce n’est pas parce que nous avons créé des Dieux à notre image que nous nous hissons au statut de divinité !

Mais je reste d’accord avec celui que vous tentez de clouer au pilori, il existe des limites éthiques aux actions que nous pouvons mener ; ce serait une preuve d’intelligence.

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx6.243.33) le 14 septembre 2007 à 14H57

Je désapprouve les greffes d’organes. Pour ce qui est de la chirurgie, je constate qu’il ne s’agit que de soigner, pas de modifier génétiquement le matériel

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 septembre 2007 à 16H16

je suis tout a fait d’accord avec vous : les greffes d’organes, les simples transfusions suscitent l’ire des sectaires religieux. Nous pouvons avancer dans la maitrise de la nature, dont nous faisons partie, avec un necesaire debat et une reflexion ethique, pourvu que ce ne soit pas avec des ideologues moyen-ageux et antiscientifiques.

Mais je suis partisan de faire une difference entre l’humain et les animaux, et je ne comprends pas la levee de bouclier contre toute experimentation animale. Si le sadisme avec les animaux doit etre desapprouve, je pense qu’on ne peut transposer notre comportement vis-a -vis de nos semblables aux animaux.

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par Christophe (IP:xxx.xx3.110.135) le 14 septembre 2007 à 17H10

@Karva,

Ne vous méprenez pas, mon propos repose uniquement sur la différenciation phisiologique au niveau matériel. La différence se fait, à mon sens, à un autre niveau ! ;-)

@L’auteur,

Vous interdiriez donc toute adjonction au corps humain : piles cardiaques, vis de renfort, ... Même si je respecte votre point de vue, permettez-moi de ne pas le soutenir, de le combattre même.

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx6.243.33) le 14 septembre 2007 à 17H17

Une adjonction au corps humain comme un Pacemaker ou une vis de renfort ne touche en rien le patrimoine génétique. Je suis tout à fait d’accord avec ce type de pratiques médicales.

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 14 septembre 2007 à 18H40

Honnetement, je n’ai pas bien compris. Moi je pensais au debat des lumieres sur l’homme "animal-machine". Je defendrais des positions semblables a Diderot face a la Metrie...L’homme a un fonctionnement social qu’on ne peut appliquer au monde animal.

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par Gnetum (IP:xxx.xx7.151.2) le 15 septembre 2007 à 09H39

ce n’est pas parceque quelqu’un va recevoir une greffe de foie de porc que son patrimoine génétique va être altéré de quelque façon que soit. :-|

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par Le furtif (IP:xxx.xx7.167.225) le 14 septembre 2007 à 15H32

Encore un sectataire de Léon XIII ( 1823-29)Dans une bulle

  • "Quiconque procède à une vaccination cesse d’être un fils de Dieu...La variole est un châtiment de Dieu...La vaccination est un défi à l’adresse du ciel"

Vous pourrez grimer tant vous pourrez votre avatar, toute cette peinture ne masquera pas votre vieille grimace

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par Le furtif (IP:xxx.xx7.167.225) le 14 septembre 2007 à 15H34

Je vois qu’Agora Vox ne suffit plus aux tenants des vieilles lunes , il viennent ici répandre leurs néfastes préceptes.

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx6.243.33) le 14 septembre 2007 à 15H39

Vous vous trompez de cible, je ne suis pas croyant.

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par Philippe Renève (IP:xxx.xx5.64.123) le 14 septembre 2007 à 15H50

L’auteur, dans une envolée aveuglante d’obscurantisme, écrit : « Les mélanges de matériel vivant humain et animal auxquels on modifie les propriétés génétiques (…) est (sic) hors du champ de limite de l’acceptable éthiquement, même si les buts recherchés sont soi disant (sic) bons. Ils ne peuvent être bons en de telles circonstances, car ils détruisent ou modifient la part sacrée de l’être humain . »

Qu’il se soigne donc par le sacré et qu’il laisse les autres se soigner par la science.

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx6.243.33) le 14 septembre 2007 à 16H11

"L’obscurantisme aveuglant" doit être bien noir ....et ne doit donc pas faire très mal aux yeux. Quant au sacré, on n’a jamais prétendu qu’il soignait quoi que ce soit. Ce n’est pas non plus le sujet principal de la prise de position de Jacquard.

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par jcm (IP:xxx.xx3.18.186) le 14 septembre 2007 à 21H13

"Vous vous trompez de cible, je ne suis pas croyant." : OUF !!!

On aurait pu croire à quelque vatic-ânerie !!!

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(IP:xxx.xx7.7.211) le 14 septembre 2007 à 15H39

incroyable de bétise. il n’y a pas de rédac chef sur Natura Vox ?

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par chiktaba (IP:xxx.xx2.44.84) le 14 septembre 2007 à 17H26

"Pour lui donc, le matériel biologique se résume à des objets, y compris le matériel humain. Cette vue est totalement scientiste et nie notamment la finalité, la raison pour laquelle nous sommes ici. "

C est pourquoi il propose que des comites ethiques soit cres. Je rejoins les autres disant que de part votre article vous vous posez en seul censeur. Alors que cela doit etre accompagne d une profonde reflexion sur chaque manipulation. Pour moi, d un seul coup balayer tout cela sans se plonger dans la reflexion au cas par cas. Et oui le sujet est tellement complexe qu il faut pratiquement reflechir au cas par cas sur ce qui est faisable et ce qui apporte reellement un plus. De plus quand j entends votre discours sur les greffes, j ose espere que vous ne serez jamais atteind d une degenerescence quelconque d un organe.

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par Marceau (IP:xxx.xx3.141.92) le 14 septembre 2007 à 18H03

Quel scandale, un scientifique honnête ose se poser des questions et inviter les gens à réfléchir, alors que vous avez des réponses toutes prêtes à lui opposer ;

"la part sacré de l’humain",

"la nature qui l’a fabriqué unique et inaltérable",

voila qui certainement justifie votre diagnostic :

il a franchi la ligne rouge que vous avez tracé !

Ah, quel comité d’éthique vous feriez à vous tout seul !

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx6.243.33) le 14 septembre 2007 à 18H12

Unique et inaltérable... allez-vous nier que le code génétique est propre à chaque individu ? c’est pourtant une découverte récente et que personne ne remet en cause.

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par Marceau (IP:xxx.xx3.141.92) le 14 septembre 2007 à 19H52

Je vous cite :"La part sacrée de l’être humain est notamment "tout ce qui dans son patrimoine génétique fait de lui un animal hors du commun, capable en particulier de réfléchir sur sa propre destinée et de l’infléchir".

C’est donc bien que vous considérez le genre humain comme unique par rapport au reste du vivant, et ça n’est pas de l’unicité du code ADN de chacun qu’il s’agit.

Quand à l’inaltérable, il me semble que ce code ADN est bien fragile, et que, même sans intervention artificielle, il n’arrête pas de faire des erreurs dans sa duplication, sinon l’humanité ne serait jamais advenue.

Ceci dit, dénoncer l’acquisition de connaissances comme néfaste est déjà dans la Bible.

Pour moi, il vaut mieux dénoncer l’usage mercantile ou en vue de domination qui peut en être fait.

Par contre, je ne repousserai pas la possibilité de soigner les victimes de maladies génétiques.

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par mjmb (IP:xxx.xx1.165.42) le 14 septembre 2007 à 21H49

"allez-vous nier que le code génétique est propre à chaque individu ? c’est pourtant une découverte récente et que personne ne remet en cause."

C’est faux, puisque tous les homozygotes ont le même...

La superstition n’a absolument pas besoin de la béquille d’une religion pour s’incruster dans l’âme humaine. L’habitude suffit.

Cordialement.

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par xapon (IP:xxx.xx9.157.177) le 14 septembre 2007 à 19H26

De toute façon, il ne faut pas se leurrer. Si la manipulation est possible, elle sera faite un jour ou l’autre. Et pourquoi ne pas prendre en main notre avenir génétique ? Personnellement je commencerai par augmenter notre capacité à dégrader (tenir) l’alcool et puis diminuer l’agressivité naturelle du mâle humain. C’est une vrai teigne cette bête là ! Slts, Xapon

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par Aurélie (IP:xxx.xx6.100.253) le 14 septembre 2007 à 22H37

Le bipède humain se croit un extra-terrestre extra-ordinaire ! Il n’est qu’un nombriliste narcissique insupportable, imbu et cupide la plupart temps ! La nature nous a fait naître ainsi il lui a fallu des millions d’années, d’aléas climatiques, de hasard en hazard... elle aussi tente des expériences. Lorsqu’un organisme vivant est peu adapté ou ne s’adapte pas un environnement changeant, il disparaît. Qu’au fil de l’évolution notre cerveau puisse manipuler nos mains pour construire des outils si perfectionnés que nous sommes capables de décoder l’adn... sauver des vies, donner du confort, une qualité de vie : tant mieux ! En se servant des outils ’naturels’ (cellule) nous sommes capables de modifier des gènes... où est le pb !? J’attends avec impatience l’externalisation de la fabrication humaine... 9 mois de portage dans le bide, un accouchement qui vous arrache les chairs : quel calvaire surtout pour mettre un monde un avorton ou un malformé pour cause d’ignorance ! L’énergie nucléaire ce n’est pas qu’Hiroshima !

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par Cites (IP:xxx.xx6.112.144) le 14 septembre 2007 à 22H45

Bonjour, Je pense A. Jacquard faisait référence aux "chimères". Une chimère consiste à introduire du matériel génétique humain dans un ovocyte animal (lapin, souris, cochon etc...). Avant de crier "horreur !!!", il faut comprendre qu’une grosse partie de la recherche sur les cellules souches dépend de la possibilité de pouvoir travailler sur ces chimères.

En effet, pour travailler sur les cellules souches embryonnaires, il faut pouvoir disposer d’ovocyte humain et le problème c’est qu’il y a une grosse pénurie. Déjà que le don d’organe n’est pas facile à mettre en oeuvre, pour le don d’ovocyte c’est carrément l’enfer.

L’idée consiste donc à récupérer des ovocytes d’animaux (donc très facile à obtenir) et y introduire le matériel génétique d’une cellule humaine (lui aussi facile à obtenir).

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx0.166.251) le 14 septembre 2007 à 23H25

C’est bien là qu’est une partie du problème, la chimère telle que vous la définissez et qui a une existence propre.

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par aurelien (IP:xxx.xx0.198.12) le 14 septembre 2007 à 23H54

"Tout est permis quand on fait de la recherche pour améliorer les connaissances et que l’objectif est bon, oui"A ?J

Il faut être un drôle de scientifique pour dire qu’un objectif de recherche est "bon" ou "mauvais".

Il semble qu’Albert Jacquard se perde dans une forme d’obscurantisme caractéristique de notre époque au niveau scientifique, qui introduit des valeurs morales au sein même des directions de la recherche.

Ce n’est pas la morale, mais l’éthique qu’il convient de discuter en sciences du vivant et dans les techniques résultantes, dont la validation doit cependant se faire sur des présupposés scientifiques. La modification intracellulaire au niveau génétique (organismes de transgénèse, hors substances inertes ou médicamenteuses) ne comporte pas de fondements scientifiques suffisament solides.

Des résultats récents publiés par le National Human Genome Institute(1) dans le cadre du projet ENCODE indiquent qu’au niveau du génome, c’est un fonctionnement génétique en réseau complexe d’interactions qui s’impose, invalidant les présupposés de la transgénèse dans le cadre d’obtention de nouveaux organismes à part entière.

(1)Identification and analysis of functional elements in 1% of the human genome by the ENCODE pilot projet. Nature june 13, 2007.

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx0.166.251) le 15 septembre 2007 à 09H06

On en infère donc que, hors le problème éthique, il y a une controverse scientifique sur les présupposés de base et en particulier sur la prétendue "neutralité" de la trangénèse posée comme principe de base par Jaquard.

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par Aurélie (IP:xxx.xx6.100.253) le 15 septembre 2007 à 07H35

Ce n’est qu’une vue de l’esprit ! La nature se charge aussi de détruire par milliers des vies (cataclysmes). Sur cette planète, nous sommes tous logés à la même enseigne : tributaire des écosystèmes ! La sacralité de l’espèce humaine n’existe pas à l’échelon des univers ! Nous sommes d’insignifiants bipèdes savants égotiques et rien d’autres ! Nous préférons inventer des dieux pour apporter des réponses simplistes à des questions complexes !

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par -noID- (IP:xxx.xx2.202.96) le 15 septembre 2007 à 11H25

Bonjour Mr K. Whiteoak

Deux ou trois questions, en vrac, au sujet de l’éthique :

- est il éthique de faire travailler des enfants ?
- est il éthique de soutenir des dictateurs ?
- est il éthique d’encourager la multiplication de travailleurs pauvres ?
- est il éthique de ne produire des médicaments que pour les individus ayant les moyens de les payer ?
- est il éthique de financer massivement la recherche fondamentale que lorsque celle ci peut avoir des retombees militaires ?
- Etc,etc,etc...

Vous voyez Mr Whiteoak, les dynamiques profondéments "Realpolitik" de notre monde, celles sur lesquelles nous pouvons avoir de l’influence, sont d’une telle barbarie...Que vos interrogations (légitimes par ailleurs), à côté, passent pour de l’encullage de mouches.

Malheureusement nous savons tous que le seul arbitre de ce débat sera le Dieu-Pognon, pour les questions éthiques vous repasserez...

C’est la triste conclusion du débat que j’ai eu avec ma cousine (DEA Bio) à ce sujet, nous vivons une époque étrange, je trouve...

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx0.166.251) le 15 septembre 2007 à 20H01

Non, non, non, non. ceci dit tout ce que vous dites n’a rien à voir avec le sujet. Demandez à votre cousine DEA Bio (label dans doute) ce que veux dire le vocable transgenèse. Vous serez surpris.

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par trajectoire (IP:xxx.xx5.94.63) le 15 septembre 2007 à 21H43

Il me semble que votre discours repose sur une sacralisation de l’ humain... Sommes nous revenus au temps de l’inquisition ? Non bien sûr tout le monde sait que la terre est plate et qu’elle ne tourne pas autour du soleil puisque les humains en occupent le centre... Il faut arrêter de faire une confusion entre la science et l’utilisation qui en est faite. Un couteau pour être utilisé à la fois pour tuer ou pour éplucher des légumes. Faut-il supprimer tous les couteaux ? et qu’est ce que l’Ethique ce mot tarte à la crème cache derrière lui... Il faudrait bien le definir avant de l’employer mais pas dans l’absolu svp...

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx0.166.251) le 16 septembre 2007 à 00H02

Comme vous ne semblez pas maîtriser le concept d’éthique, un petit rappel (définition Wikipedia ) : L’éthique (du grec ηθική [επιστήμη], « la science morale », de ήθος, « lieu de vie ; habitude, mœurs ; caractère ») est une discipline pratique et normative qui se donne pour but de dire comment les êtres doivent se comporter.

source : ici

Le sacré n’a rien à voir avec la religion, il a justement à voir avec l’éthique.

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par Marie-Odile BRUS (IP:xxx.xx3.70.102) le 16 septembre 2007 à 22H48

Une fois de plus je m’interroge.... la question est, me semble-t-il : que cherche-t-on à obtenir par ces recherches (le but) ?

Et malheureusement on voit bien que tout le monde scientifique "moderne" suit toujours des pistes eronnées. Je vais encore parler de l’épigénétique... la transformation du matèriel génétique, la mutation ou l’expression des gènes semble répondre (les études maintenant nombreuses le montrent) à des signaux émis non seulement par l’intèrieur du corps mais aussi -essentiellement- par l’environnement, le comportement individuel, du groupe...etc. Notre humeur et notre style de vie vont ainsi agir directement sur nos gènes et parfois de manière quasi instantanée... mais au lieu de voir comment influencer directement notre corps (et notre psychisme car les deux sont liés) de manière responsable (c’est à dire que l’on ne s’en remet pas aveuglément à la médecine comme si elle avait le "pouvoir" de guèrir, mais que nous prenons conscience de ce qui nous permet d’agir sur nous mêmes), on continue à chercher à l’extèrieur, dans les laboratoire les clefs de notre bonheur, notamment de notre santé. Nous devrions sans doute revoir encore et encore "l’apprenti sorcier". Nous cherchons dans nos laboratoire des moyens de "contrôler" la Vie... en nous débinons devant la responsabilité et le vrai pouvoir que nous avons d’agir directement dessus.

Mr Jacquart a-t-il franchi une ligne rouge, ou ne fait-il que refléter les choix "éthiques" (mais là le terme se discute !) de la majorité d’entre nous ?

Que cherchons nous avec la Science, pourquoi nous scotcher à Darwin (évolution par sélection-adaptation/domination) plutôt que de réviser Lamarck (évolution par adaptation-coopération)- ne serait-ce que pour changer un peu notre regard et ouvrir d’autres possibilités.

...Qui survit ? ceux qui écrasent ou ceux qui "font ensemble" ? A voir l’incroyable longévité des parasites, la question se pose-t-elle ? Les virus par exemple font une sorte de pacte avec les organismes d’accueil et perdent leur virulence (pour garantir leur pérennité) : dominer ne sert à rien, qui le remarque ? Regardez aussi les espèces les plus anciennes : elles n’ont pour ainsi dire pas évolué, mais vivent en symbiose avec leur milieu.

Bref, c’est plus la direction dans laquelle persiste la science qui est inquiètante. Quant au "sacré" il renvoie peut-être seulement à une perception inconsciente que nous avons (certains tout du moins :-))) du sens qui conviendrait le mieux à notre survie.

Simple hypothèse !

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx0.167.64) le 17 septembre 2007 à 00H11

Merci Marie-Odile, il va sans dire que je souscrit à votre plus qu pertinent commentaire.

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par Kalvin Whiteoak (IP:xxx.xx0.167.64) le 17 septembre 2007 à 00H20

PS : sorry, "souscris" et "plus que", c’est tard

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par ddacoudre (IP:xxx.xx1.51.50) le 17 septembre 2007 à 22H37

Bonjour marie-odile.

Objectivement, tous nos comportements vont en direction des autres, sont induits par les autres, car notre valeur n’a de valeur que si elle peut être observée, reconnue, et ainsi trouver son espace ou un espace temporaire dans une association. C’est l’existence de la communauté de ses semblables qui fait de chaque homme un Être conscient. Il n’en découle pas pour autant, comme étant une évidence, la conscience de l’espèce. Cela conforte l’idée qu’elle n’existe pas, excepté, si nous considérons qu’elle est seulement motivée par la procréation. Toutefois, dans ce but ci, nous n’avons pas besoin d’une structure cérébrale aussi élaboré, hormis, si elle doit concourir à l’élaboration d’un « Etre nouveau »…non par prédestination mais par synergie cinétique. Naturellement, se regarder sous un aspect mécaniste froisse notre ego, tant notre affect est puissant. Pourtant, si nous partons du principe que l’enveloppe de notre corps mérite les soins que nous lui apportons, sa fonction essentielle réside dans sa faculté d’associer l’ensemble des informations qu’elle reçoit : analyser et synthétiser, décoder et encoder. Et dans quel but ? Procréer certainement ! Mais aussi, repousser la mort ! Deux motivations qui en génèrent une troisième que nous nous refusons à vouloir regarder, celle de tout organisme apte à produire sa capacité régulatrice, qui n’est pas seulement la chaîne alimentaire. Différer la mort sur une planète où nous n’avons aucune chance de vieillir paisiblement, au milieu des risques représentés par les autres espèces ou d’autres organismes (viral microbien etc.). Des risques que représente aussi la vie de notre espace terrestre (glaciation, réchauffement, dérive des continents, percussion d’astéroïdes, risques météorologiques), et des risques Culturels (accident et organisation de la violence.) L’apprentissage pour chacun d’eux permet d’accéder aux choix utiles, reculer l’échéance mortelle d’un ultime but énigmatique, la mort. Un apprentissage n’ayant pas que des adeptes. En particulier les obscurantistes d’hier et de toujours s’opposant à toutes les études de la connaissance de notre création et évolution, par crainte des réponses scientifiques. Heureusement, pour des chercheurs la science n’est ni une éthique ni une religion ni une affaire d’argent, mais un questionnement. Une recherche demandant une haute conscience Humaine, nécessitant des précautions quand elle nous concerne, et nous pouvons la résumer en une question : Pourquoi ?

Et pour répondre à cette interrogation il n’a pas qu’une voie ni qu’une voix, il y a celles dont tu parles, celle de jacquard également, celles des orientalistes etc. Ce dont nous ne tenons pas compte le plus souvent, c’est que, ce sont nos sens qui informent notre cerveau de ceux qu’ils perçoivent, si bien que celui-ci à toujours un temps de retard sur les événements qui l’ont sollicité et ne peut donc pas choisir sa destinée, puisqu’il ne répond qu’aux sollicitations. Et toutes nos réalisations nous les faisons dans leur enchaînement et n’ont pas parce que nous les choisissons. De plus nos définitions « polluent » ou castrent ou définissent imparfaitement une perception unique qui doit s’accommoder d’un sens collectif qui rendra fausse la perception que l’on donnera à l’autre parce qu’il la comparera à ce que lui en ressent, elle sera semblable dans sa globalité et différente dans l’unité. Ainsi le fait que nous soyons taillé pour survivre, qui impose que l’on tienne à notre vie, peut nous la faire déclarer sacrée quand on le veut pour tous afin de protéger la sienne, alors que l’on s’accommode de la mort d’autres espèces pour s’en protéger et se nourrir. Tandis que des groupes orientaux préservent du mieux qu’ils le peuvent toutes vie alors que nous nous en détruisons une bonne partie, cela relativise beaucoup de nos points de vue d’occidentaux occidentalisés. Cordialement.

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 11 octobre 2007 à 16H39

A Madame Brus

On considere generalement en genetique que l’environnement n’agit pas sur les genes. Ca, c’etait l’idee de Lamark, mais elle a ete abandonnee par la suite, et Darwin a utilse une autre explication, qui reste celle que les scientifiques ont retenu :

Les genes (Darwin ne savait pas a quoi ca correspondait) subissent des mutations aleatoires, dont certaines sont viables et aboutissent a une meilleure adequation a l’environnement. Dans ce cas, les populations qui ont ces genes sont favorisees et elles se developpent. Darwin a essaye d’illustrer cela avec son observation des pinsons des Galapagos.

Cela dit, beaucoup de scientifiques considerent que l’evolution est un peu bloquee dans le cas de l’espece humaine, et cela pour deux raisons :

- on ne massacre plus les avortons depuis au moins 2000 ans en Europe : les Romains eux meme se l’interdisaient, me semble-t-il.

- Pour qu’un gene s’impose dans une population, c’est d’autant plus facile que la population est reduite et isolee. Les hommes voyagent beaucoup et brassent leurs genes, donc la variete genetique de l’espece humaine reste et la "pression de selection" semble ne pas exercer ses effets...

Cela dit, certains ont peur que les diagnistics genetiques sur fetus aboutissent a de l’eugenisme vis a vis des maladies genetiques...

A discuter...

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par toto (IP:xxx.xx4.84.10) le 17 septembre 2007 à 10H27

Monsieur Whiteoak, sachez que tout le monde ne partage pas vos vues. Tentez de stigmatiser Jacquard de la sorte est à l’image de ce que beaucoup de vos confrères essaient de faire. A savoir nous imposer leurs idées.

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par analog (IP:xxx.xx6.156.252) le 24 septembre 2007 à 08H38

merci Mr Kalvin Whiteoak d’avoir eu le courage de lancer un débat sur un sujet frisant le tabou. Je ne peux juger les propos de Mr Jacquard, je conçois qu’il appuie toute "ouverture" de recherche scientifique ou toute action pouvant favoriser l’"économie" et l’industrie.

Ceci dit (et les scientifiques "casés" ne le diront pas), Il n’y a pas encore de connaissance de la "logique" génétique. Tout comme il est facile de dessiner des couleurs sans connaître les produits qui les composent, il est facile d’obtenir des résultats de manipulations de portions de gênes sans savoir qu’il y a toute une gamme de conséquences possibles cachées par notre ignorance de ces mécanismes.

Ainsi, la recherche en génétique devient comme la "recherche" moléculaire ou seuls des automates produisent et trient des nouvelles molécules, après quoi des séries de tests arbitraires sont décidés "pour voir" et choisir de nouvelles molécules peut-être actives, ce n’est pas une critique du procédé (ou d’absence de procédé) mais le constat que les recherches de fond ou fondamentales disparaissent.

La plupart des grosses sociétés occidentales (les autres je ne sais pas) consacrent la plupart de leur budget "recherche" (largement finançés par le contribuable), à la "veille technologique". Ce qui consiste simplement à observer les produits de la concurrence (achat et copie). J’ai la honte d’avoir fait de l’"espionnage industriel", c’est devenu le vecteur principal de progression de la plus grande part des grosses entreprises techniques de l’industrie.

Quand aux manipulations génétiques (végétales, animales ou humaines) que chacun fasse ce qu’il souhaite, du moment :
- qu’il sait ce qu’il fait et pourquoi il le fait,
- qu’il n’en impose les conséquences à personne.

Mais la recherche, même scientifique, dépendra toujours de l’imagination individuelle, plus qu’un artisanat c’est un art, la confier à l’industrie la condamne à passer par des outils nécessairement réducteur et systématiques pour des raisons de maitrise et d’économie des process.


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