Sur le papier, comme dans les faits, le défi est de taille. Quand Alain Juppé nouveau ministre en charge de l’Ecologie, du Développement durable, de l’Energie et des Transports affiche en feuille de route le mariage réussi de l’économie et de l’écologie on peut être admiratif et/ou dubitatif devant un tel chantier. Dénonçant la philosophie du retour aux lampes à huile, Alain Juppé s’est engagé à aborder avec “optimisme” la problématique de l’écologie et à inventer une nouvelle forme de croissance. Son soutien de principe au nucléaire et aux OGM, relativise toutefois sa capacité à contraindre et encadrer les intérêts financiers.
Seul ministre d’Etat de l’équipe Fillon, le maire de Bordeaux signe son retour aux manettes de l’Etat comme numéro deux du gouvernement, à la tête d’un ministère au très large périmètre. Derrière l’affichage de façade, et une communication gouvernementale soignée, c’est sur le terrain, avec l’adoption de mesures très concrètes que sera attendu le nouveau ministre. Au-delà de la très symbolique rencontre des ONG et experts environnementaux à l’Elysée en présence de Nicolas Sarkozy et, de l’annonce d’un “Grenelle de l’Environnement à l’automne, Alain Juppé a fait part de son souhait d’être opérationnel tout de suite. L’objectif avoué est “de construire un ministère, un outil à la fois politique et administratif au service de ce combat qui aujourd’hui sensibilise profondément l’opinion publique”, a-t-il déclaré.
Répudiant le catastrophisme, le Maire de Bordeaux veut inventer une nouvelle forme de croissance. La marge de manoeuvre est étroite. Comment sensibiliser sans grossir un peu le trait ? Quid surtout des éventuelles mesures coercitives à l’égard de l’industrie et des milieux financiers ? Etonnant également l’absence de coordination internationale, voir seulement européenne comme si, la france pouvait agir seule en matière d’environnment.
La vigilance est de mise. Du côté de l’ancien ministère de l’Écologie, on ne cache pas une certaine inquiétude, celle de se voir diluer dans le nouveau portefeuille, un peu fourre-tout. La révolution écologique promise passera préalablement par une révolution culturelle des administrations concernées. Une fois l’outil ministèriel opérationnel, il restera ensuite au gouvernement Fillon de prouver sa capacité à s’affranchir de ses amitiés et des lobbys de l’’industrie.
j’espère que le droit dans ses bottes fera avec sa rigidtité légendaire appliquer le programme de Sarko , à savoir l’isolation des logements anciens ; il faut contraindres les propriétaires qui louent des ruines à tarif prohibitifs de mettre ces logements aux normes , mais sans le répercuter sur les locataires qui ont prit de plein fouet les augmentations spéculatives de ses dernières années .
J’ai deux critiques majeures à faire à l’auteur : d’abord il affirme que soutenir le nucléaire et les OGM, c’est refuser de "contraindre et encadrer les intérêts financiers". Cette affirmation est, à mon avis, dénuée de tout fondement : on peut être favorable au nucléaire pour des raisons de fond (absence de rejets de CO2, indépendance énergétique, recherches sur les réacteurs de 4ème génération qui ne rejettent que des déchets à période courte, etc.).On peut favoriser les OGM, tout en suivant attentivement leurs effets pour réduire l’usage des pesticides, très nocifs pour l’environnement, créer de nouveaux médicaments, etc. Rien de tout cela n’a à voir avec les "puissances de l’argent".
Ensuite, l’auteur parle de "Ministère un peu fourre tout". Or c’est précisément le but : mettre l’écologie au centre de certaines préoccupations. Qui peut nier que les transports ont un lien direct avec les émissions de CO2 ? L’enjeu est précisémment de faire travailler ensemble des fonctionnaires qui, jusqu’ici, n’avait comme seule préoccupation de savoir si l’"administré" était bien en conformité avec l’article 34 de la loi du 22 Juillet 1936 revu par celle du 14 Aout 1999 en son alinéa 2bis.
Certes Jupé a du pain sur la planche pour faire changer le type de comportement ci-dessus, plus fréquent qu’on ne le croit. Mais j’attends de voir le tri qu’il fera entre les attardés mentaux de certaines associations et les scientiques sérieux pour juger.
soutenir le nucléaire quel qu’il soit et les OGM en plein champs n’est absolument pas écologique.
Les réacteurs de "4e" génération sont aussi polluants que ceux de 3e et ne verront pas le jour avant longtemps. Ce qui doit être géré est l’actuel parc nucléaire. Vous seriez bien le seul à tout ignorer de l’énorme gateau financier que représente les OGM enrichissant une petite poignée de transnationales de l’agro-alimentaire les semenciers notamment, itou pour quelques gros laboratoires. :-))









