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Al gore et le syndrome Hulot

Al Gore dit ne pas vouloir être le "M. Climat" d’Obama

Article publié le 8 décembre 2008

Al gore et le syndrome Hulot

Al Gore a déclaré ne pas vouloir intégrer l’administration Obama pour s’occuper des questions d’énergie et de climat. Il dit même ne pas être intéressé par la fonction. À ce jour, nous ne connaissons pas les raisons de ce refus.

Al gore peut considérer que les engagements de Barak Obama en la matière ne sont pas sérieux, il peut aussi penser qu’ils sont irréalistes compte tenu des pressions, des lobbys que subira le secrétaire en charge de ces questions. Il peut aussi avancer l’idée que son rôle sera plus concluant en dehors du système politique, préservant ainsi sa liberté de parole (syndrome Nicolas Hulot). Le cheval se serait-il cabré devant l’obstacle ?

Dans tous les cas, son ombre flottera au-dessus du futur secrétaire à l’énergie, administrateur de l’EPA (protection de l’environnement) et coordinateur du dossier climatique. La question demeurera : pourquoi Al Gore n’a-t-il pas profité de l’occasion pour faire avancer concrètement et politiquement sa cause. La question sur les capacités et la crédibilité du futur secrétaire d’état est d’ores et déjà posée.

La déception est grande, car après avoir affirmé que sa non-élection fut une catastrophe pour l’environnement, il avait enfin la chance de rattraper ces occasions perdues. Al Gore est avant tout un homme politique (à la différence de Nicolas Hulot), si lui ne prend pas en charge les questions environnementales dans l’administration Obama, qui le fera et avec quel poids ?

Sans remettre en cause la sincérité d’Al Gore, cette dérobade jette le doute sur la volonté politique de changements. Son rôle sera peut être plus prégnant hors du système, la déception n’en demeure pas moins grande.

Alexis du Fontenioux

Valinkeo

Thèmes

Développement durable Environnement Politique

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commentaires
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par Eco Intelligence (IP:xxx.xx3.79.144) le 8 décembre 2008 à 16H57

Le monde n’est pas les USA. Al Gore a toujours déclaré être plus utile pour faire avancer le sujet du réchauffement climatique en intervenant mondialement plutôt que localement.

Il ne faisait qu’état de sa désespérance sur l’implication toute relative des USA sur ces sujets.

Je pense par ailleurs qu’il sait aussi quels sont les lobbies actuellement à l’œuvre afin de limiter leur propre "casse" (automobile, pétrole - avec la baisse des cours ils ne vont tarder à demander de l’aide... -).

Il est souvent plus simple d’être prophète dans un autre pays que le sien. On devrait s’échanger les Al Gore avec les Hulot... Cela nous remettrait à l’anglais ?

Eco Intelligence

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par zygomar (IP:xxx.xx0.37.79) le 8 décembre 2008 à 17H22

"Il dit même ne pas être intéressé par la fonction. À ce jour, nous ne connaissons pas les raisons de ce refus"

>> C’est pourtant clair !! En acceptant un poste politique au sein du gouvernement, il se prive des innombrables manifestations internationales auxquelles il "prête" (désolé mais c’est le terme consacré...) son concours et qui sont énormément lucratives..... Faut pas chercher plus loin. L’environnement selon gore, c’est big business, rien d’autre.

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par zygomar (IP:xxx.xx0.37.79) le 8 décembre 2008 à 18H11

Ce que valent les gesticulations de monsieur gore :

http://cei.org/pdf/5820.pdf

Al Gore’s Science Fiction A Skeptic’s Guide to An Inconvenient Truth By Mario Lewis, Jr.

CEI Congressional Briefing Paper : Al Gore’s Science Fiction

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(IP:xxx.xx3.70.22) le 8 décembre 2008 à 20H19

et si quelque part il appliquait tout simplement l’adage ? : "La façon la plus efficace de combattre un système qui ne nous convient plus n’est pas de lutter contre lui mais de s’en désintéresser et de ne plus l’alimenter..."

il est clair que Gore est parti en guerre (même s’il y met les formes) contre les pratiques/habitudes de son propre pays. Il y a que nos hommes politiques pour nous faire avaler des couleuvres genre "l’ouverture, le changement de l’intérieur etc". Et Obama n’est qu’un sarko bis : rien à en attendre.

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par floyd (IP:xxx.xx7.119.42) le 9 décembre 2008 à 14H28

Pourquoi il irait au gouvernement ? Il gagne des fortunes en faisant des conférences et en racontant des fadaises, sans avoir à assumer des responsabilités. Le rôle de guru et de prophète de malheur est bien plus profitable que celui de politicien, ou on doit rendre des comptes régulièrement.

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(IP:xxx.xx3.70.22) le 9 décembre 2008 à 22H23

t’as déjà vu un politicien rendre des comptes toi ?

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par floyd (IP:xxx.xx6.50.139) le 10 décembre 2008 à 07H38

"t’as déjà vu un politicien rendre des comptes toi ?"

Cela s’appelle les élections ! :-)

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par ch. le bec-troadec, réflexologue (Paris) (IP:xxx.xx7.54.44) le 10 décembre 2008 à 10H00

Al Gore ne veut pas se confronter à la réalité de l’action, car il sait pertinemment qu’il n’appliquerait pas lui-même ce qu’il défend !

Les blocages de nos sociétés, l’interaction de économies nationales, les intérêts éconmiques des grands sociétés US, tout cela rend impossible les belles et généreuses idées d’Al Gore... Et il le sait !

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par Jeff (IP:xxx.xx4.202.44) le 10 décembre 2008 à 16H02

Prix Nobel de la Paix, Al Gore, ancien vice-Président gagne plus par ses conférences à travers le monde sur le changement climatique (150.000$ + les frais), qu’en rentrant dans un cabinet. Les honneurs, il a déjà donné. Il a aussi largement critiqué Obama durant la pré-campagne (il fait partie des proche de Clinton) et durant la campagne... Cela explique pourquoi il ne souhaite pas intégrer l’équipe de la Maison Blanche. On est loin du syndrome "Hulot" qui lui vit ou tente de vivre plus en accord avec les idées qu’il défend en pensant être plus utile à l’extérieur qu’à l’intérieur du système. Pour Al Gore, il profite pleinement du système, pour y avoir été. PS - Je n’avais pas disparu comme "rédacteur" mais mes occupations prof m’ont tenu éloignées de la France... et permis de rencontrer de nombreux décideurs américains durant cette campagne... dont Al gore, Clinton et Obama...

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par lio (IP:xxx.xx6.218.6) le 10 décembre 2008 à 18H24

je ne suis pas sur qu’hulot soit vraiment en dehors du systéme,ses sponsors mais aussi ses choix politiques (sarkosy)montrent le contraire.

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par Jopechacabri (IP:xxx.xx5.228.84) le 12 décembre 2008 à 11H08

Plus simplement, Al Gore s’apperçoit-il que ses fadaises sont effectivement une ’arnaque’ (great global warming swindle) de plus en plus flagrante... ?

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par zygomar (IP:xxx.xx9.106.242) le 22 décembre 2008 à 10H01

"Hulot" qui lui vit ou tente de vivre plus en accord avec les idées qu’il défend en pensant être plus utile à l’extérieur qu’à l’intérieur du système"

>> Feriez bien de vous renseigner sur la manière de vivre d’hulot.... Vous auriez des surprises...

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