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Mediator : à qui profite le scandale ?

Article publié le 10 décembre 2010

Mediator : à qui profite le scandale ?

L'hystérie médiatique qui entoure actuellement l'affaire Mediator ne laisse pas d'étonner.

Certes, il faut se réjouir à chaque fois qu'un médicament toxique et d'efficacité problématique se trouve retiré du marché. Mais que représente cette histoire minuscule par rapport aux problèmes iatrogènes et économiques sans commune mesure posés par d'innombrables médicaments qui, non seulement restent sur le marché, mais sont parfois largement promus par les autorités sanitaires, l'assurance maladie - parfois même avec la participation enthousiaste de l'intouchable Revue Prescrire ?

Que représente cette affaire telle que désormais racontée dans un livre désespérant de mièvreries et de platitudes, qui décontextualise l'essentiel dans un océan d'anecdotes dépourvues du moindre intérêt (sur les goûts de l'auteur en matière de boissons, l'apparence physique de ses confrères ou ses soucis domestiques au quotidien) et d'idées reçues (sur la Revue Prescrire, comme par hasard), quand l'auteur ne franchit pas allègrement les bornes de la falsification : il en va ainsi lorsqu'elle ignore les responsabilités pourtant documentables des divers acteurs qu'elle s'honore d'avoir rencontrés, ou lorsqu'elle reprend à son compte une version strictement fantaisiste de l'affaire Isoméride qui donne aux autorités françaises le beau rôle par contraste avec les autorités américaines [1].

Or, que se passe-t-il en France pendant que, sur son petit nuage d'inconscience nombriliste, l'auteur de cet ouvrage dépourvu du moindre intérêt nous explique que Xavier Bertrand est un "homme honnête" sans se demander qui va payer les mesures de surveillance recommandées par icelui, ni faire le moindre effort de mémoire pour se rappeler quelles étaient ses fonctions entre 2004 et 2007 ?

Que se passe-t-il en France ? Juste un exemple - parmi des dizaines d'autres envisageables.

 

Une épidémie foudroyante

La sclérose en plaques (SEP) est l'une des rares pathologies pour lesquelles, en France, on dispose depuis longtemps de données épidémiologiques assez précises. Avec une prévalence naguère estimée selon les études entre 25 [2] et 40 [3] [4] pour 100 000, on peut considérer qu'au tout début de la décennie 1990, le nombre total de SEP en France ne dépassait pas 25 000. Ces données épidémiologiques se recoupent avec l'expérience de nombreux professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières) qui conviennent qu'à cette époque, ils n'avaient jamais vu de sclérosé en plaques.

Or, dix ans plus tard, les mêmes sources [5] font état d'une prévalence (« environ 100 pour 100 000 ») plus que doublée. Commandité par la DGS en 2006, le Livre Blanc de la SEP propose une fourchette entre 63 608 et 84 623. Depuis lors, toutes les sources disponibles (revues médicales, associations de patients...) font état d'estimations aux alentours de 80 000, et qui vont même parfois jusqu'à 90 000. Ces données épidémiologiques sont cohérentes avec les données affections de longue durée (ALD) de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) lesquelles se limitent au SEP « sévères » et qui montrent une nette augmentation ; elles se recoupent également avec l'expérience commune, la plupart des gens (même en dehors des professions de santé) connaissant aujourd'hui des sclérosés en plaques dans leur entourage.

Or, selon L. Abenhaim, directeur de la DGS au moment du Livre blanc, « la littérature internationale ne suggèr[e] aucune variation temporelle majeure de la fréquence de la SEP » [6]. Pour foudroyante qu'elle soit ainsi, l'augmentation observée en France est donc surprenante – et il est d'usage, en épidémiologie, de rechercher l'irruption d'un facteur exogène dans une situation aussi inopinée (surtout d'une telle gravité sanitaire).

 

Une épidémie inexpliquée

Restées d'abord silencieuses sur cette augmentation, les autorités sanitaires françaises ont usé de deux arguments à partir de février 2002 :

  • l'augmentation des chiffres de la CNAM viendrait de la mise à disposition de médicaments chers comme l'interféron, qui aurait contraint les patients à solliciter plus souvent leur prise en charge en ALD ;
  • l'augmentation globale serait un artefact de détection dû à l'amélioration des moyens diagnostics.

Ces tentatives d'explication ne résistent pas à l'examen.

Les données de la CNAM

  • Les données annuelles de la CNAM permettent de dater le décrochage des prises en charge ALD à partir de 1994 (concernant forcément des SEP déclenchées avant) alors que les interférons ne seront pas disponibles avant la fin 1996.
  • Il est facile de reconstituer que, comme attendu, les SEP étaient quasi systématiquement prises en charge au titre de l'ALD jusqu'au début des années 1990 ; or, dans une étude datée de 2003 , la CNAM estime à environ un tiers des patients atteints de SEP ceux qui ne bénéficient pas d'une prise en charge ALD [7]. Par conséquent et toutes choses égales par ailleurs, la proportion des patients pris en charge pour une SEP sévère au titre de l'ALD a diminué et non pas augmenté depuis la mise sur le marché des interférons : si la prévalence de base était restée inchangée, on aurait donc dû observer une réduction des prises en charge ALD, et pas une augmentation.

L'amélioration du diagnostic

  • On ne sache pas que, depuis le début des années 1990, les moyens de diagnostic se soient significativement améliorés pour la SEP : de notoriété publique, l'IRM est devenue l'examen de référence pour les neurologues [8]. Or, dans la mesure où cet examen n'est jamais prescrit en dépistage de masse, mais simplement sur un tableau clinique déjà suspect (qu'il peut confirmer ou infirmer), il va de soi que toutes choses égales par ailleurs, là encore, la généralisation de cet examen (ou de tout autre examen comme les potentiels évoqués) aurait dû se solder par une diminution du nombre de diagnostics portés, et non par une augmentation. C'est d'ailleurs ce que l'on observe à l'examen des dossiers cliniques : les neurologues sont bien plus réticents, aujourd'hui, à poser un diagnostic de SEP que lors des années 1980.
  • Dès lors qu'on s'abstient de les interroger sur l'épineuse question de l'étiologie, les spécialistes de la maladie ne contestent pas la réalité d'une augmentation de fréquence : « la sclérose en plaques est en augmentation, surtout chez les femmes et on ne sait pas pourquoi », confiait récemment à Ouest-France (25/05/10) Th. Moreau, professeur de neurologie au CHU de Dijon et vice-président de l'Association de recherches contre la sclérose en plaques.

 

Deux poids, deux mesures

Il est donc extrêmement difficile de comprendre la disproportion entre l'énergie déployée par les médias, les autorités ou les politiques relativement au petit millier de victimes hypothétiquement attribuées à Mediator et leur placidité devant ces quelque 60 000 sclérosés en plaques supplémentaires, brutalement apparus dans le paysage français [9] alors que :

  • oubliée sa frénésie à entreprendre des "études" pour lesquelles elle n'a ni la compétence, ni les moyens, la CNAM s'applique cette fois à contester la signification de ses propres statistiques sous les vaseux prétextes dont la fausseté vient d'être démontrée ;
  • les autorités sanitaires ne craignent pas de recourir à la tromperie pour renforcer l'exposition des gens aux agents médicamenteux les plus clairement suspects dans cette épidémie de SEP (jusqu'à preuve du contraire...) ;
  • même dûment alertés, certains depuis fort longtemps, les politiques se gardent bien d'intervenir et d'"exiger" des autorités sanitaires la transmission de quelque document que ce soit.

Un exemple parmi bien d'autres, disais-je plus haut. Quels autres ? Eh bien outre les médicaments d'ores et déjà retirés mais dont on attend toujours un bilan iatrogène tant soit peu précis (Isoméride, Acomplia, Avandia, etc.) - pour ne point parler d'une sanction judiciaire (hormone de croissance, où les principaux responsables du scandale - notamment les représentants de l'administration sanitaire - ont été relaxés au terme d'une instruction aussi interminable qu'indigente), il suffit de se baisser pour trouver des médicaments qui contribuent très significativement à la fortune des fabricants et à la ruine de notre assurance maladie, alors qu'ils devraient appeler pour le moins une réévaluation indépendante et rigoureuse de leurs bénéfices, de leurs risques et de leur coût (pour ne point parler d'un minimum de conscientisation chez les politiques). Citons en vrac et sans esprit d'exhaustivité :

  • les fluoroquinolones, que les dernières Recommandations de bonnes pratiques diffusées par l'AFSSAPS en 2008 ne craignent pas de recommander dans le traitement des cystites non compliquées, malgré la toxicité inhabituelle de cette classe qui a déjà vu pas moins de quatre agents retirés du marché mondial ;
  • les statines ;
  • Plavix comparé à l'aspirine à dose minime ;
  • les héparines de bas poids moléculaire ;
  • Tamiflu ;
  • les antidépresseurs inhibiteurs de la sérotonine (Prozac, Deroxat, Zoloft, etc.), dont certains bons auteurs se demandent toujours s'ils sont tellement plus efficaces qu'un placebo ;
  • la fameuse hormone franco-française qui, à en croire les experts... du fabricant (lesquels s'obstinent à dissimuler leurs liens), garantit aux femmes ménopausées qu'elles ne succomberont pas aux innombrables complications qui ont été mises en évidence aux USA, seul pays où les autorités sanitaires ont eu à coeur de mener des études sérieuses ;
  • les traitements de l'enfant dit "hyperactif" ;
  • les génériques, n'en déplaise à La Revue Prescrire et aux mutuelles ;
  • le traitement du "syndrome des jambes sans repos" qui s'est substitué aux vieux veinotoniques, mais à un coût financier et iatrogène sans commune mesure (n'en déplaise, là encore, à l'excellente Revue Prescrire et aux mutuelles qui ont applaudi comme des imbéciles au déremboursement des seconds) ;
  • les "traitements" de la maladie d'Alzheimer (défense de rire) ;
  • etc.

J'ai dû en passer, et des meilleures - et je n'ai encore rien dit sur la scandaleuse surmédicalisation des sujets âgés...

 

A qui ça profite ?

Ainsi documenté que l'affaire Mediator qui n'est qu'une goutte d'eau dans un océan de scandales, à qui profite l'exagération médiatique qui a justifié le présent article ?

  • Les autorités ont-elles décidé que, eu égard à l'âge du fondateur, "le système Servier" avait vécu et qu'il convenait de l'affaiblir suffisamment pour faciliter la transmission prochaine du numéro deux de l'industrie pharmaceutique française ?
  • S'agit-il de détourner l'attention relativement à d'autres problèmes bien plus actuels de sécurité médicamenteuse, tels que, par exemple, les risques des vaccins contre la grippe ?
  • Plus profondément, ne s'agit-il pas d'organiser le bruit de fond permettant aux députés européens de voter, dans l'indifférence générale, la nouvelle directive de pharmacovigilance - réglementation scélérate, dont pas un seul n'a mesuré la portée, et qui vise à généraliser le précédent du vaccin contre la grippe porcine en accélérant au-delà du tolérable l'autorisation des médicaments sous la fallacieuse promesse d'une pharmacovigilance dont on voit bien qu'elle est strictement inopérante (qu'il s'agisse de Mediator ou de n'importe quoi d'autre) ?

[1] Rappelons à toutes fins utiles qu'il a fallu moins de 18 mois aux secondes pour retirer du marché des produits qui, chez nous, ont contribué à la fortune de son fabricant durant plus de 35 ans et que les premières ont encore eu besoin de 3 jours après la décision radicale des secondes pour prendre du bout des lèvres une mesure temporaire (1 an) de simple suspension... Rappelons également qu'il n'a pas fallu plus longtemps aux autorités américaines pour identifier ces atteintes valvulaires strictement ignorées chez nous jusqu'alors, et dont on ne parvient toujours pas à comprendre comment elles ne ressortent pas de l'étude que l'auteur se targue d'avoir mise en place, laquelle retombe toujours sur Mediator et jamais sur Isoméride...

[2] Gallou, M., et al., [Epidemiology of multiple sclerosis in Brittany]. Presse Med, 1983. 12(16) : p. 995-9.

[3] Berr, C., et al., Risk factors in multiple sclerosis : a population-based case-control study in Hautes-Pyrenees, France. Acta Neurol Scand, 1989. 80(1) : p. 46-50.

[4] Delasnerie-Laupretre, N. and A. Alperovitch, Epidémiologie de la sclérose en plaques. Revue du Praticien, 1991. 41 : p. 1884-1887.

[5] Confavreux, C. and L. Ginoux, Scléroses en plaques. Revue du Praticien, 2002. 52 : p. 529-37.

[6] Elaboration de la loi d'orientation de santé publique : rapport du Groupe Technique National de Définition des Objectifs. Paris, Ministère de la santé, 2003

[7] Weill A et coll. Pratiques et organisation des soins 2006 ; 37 : 173-188.

[8] « Il suffit d'un examen IRM pour poser le diagnostic de manière sûre » (C. Lubetzki, Libération.fr, 26/05/2010)

[9] Dont un bon nombre d'enfants alors que, jusqu'alors, la maladie ne se développait qu'exceptionnellement à cet âge

Thèmes

Médicaments Santé menacée Pharmacovigilance Politique sanitaire

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commentaires
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par clostra (IP:xxx.xx2.40.50) le 10 décembre 2010 à 18H41

Bravo pour votre énergie et votre protestation !

Je peux me tromper mais, ("quelque part" comme on dit)je crains que votre activité finisse par ne plus vous permettre d’en vivre...

J’ai fui - en partie pour cette raison - les hôpitaux qui infligeaient le vaccin contre l’hépatite B avec conflits d’intérêts

J’ai fui la recherche fondamentale appliquée à fabriquer très cher un substitut du bon vieil élixir parégorique

J’ai fui des politiques qui voulait confier à mon honorable bénévolat l’ouverture, la fermeture ou l’empêchement d’ouvrir d’équipements de santé

Quelque part j’ai du fuir également ces longs trajets des tuyaux de ventilo climatisation destinés à être des réservoirs des germes des maladies nosocomiales

Et j’en passe !

Tiens, vous qui être conseil et expert, je m’en vais vous dire à quel âge tout ça a commencé :

J’avais trois ans lorsque je fus expulsée de la Bourboule car je faisais une bonne varicelle de derrière les fagots, corsée tout de même. Ces médecins des villes de cure ont plein de tours dans leur valisette et ont conseillé à maman de me conduire à l’hôpital de Clermont Ferrand. Alors, ils ont décidé de me faire une broncoscopie qui a mal tourné, convulsion, comas et tout. Conclusion "Intolérance complète à la cocaïne" Sans doute voulaient-ils observer les pustules dans mes poumons ? Peut-être est-ce grâce à moi que cet examen est interdit pour les enfants...

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par clostra (IP:xxx.xx2.40.50) le 11 décembre 2010 à 11H03

Je poursuis :

à qui doivent profiter les médicaments ? aux malades actuels ou potentiels.

qui subit les effets secondaires, là, isolé dans son coin ? le malade et sa famille contre vents et marées (médecin(s), pharmacien(s), politique(s), voire même : police(s) et/ou gendarmerie - oui, il existe une médecine officielle et seule autorisée -, justice avec sa cohorte d’experts de tous poils qui, en fin de trajet - en haut de cette chaine alimentaire - ingurgite tout cru : les collusions, coercitions, corruptions des précédents)

Et tout ce petit monde vit et meurt des mêmes tourments.

Petit exemple : quand je me promène dans ce qu’il reste du parc en tenant compte de ce que je considère comme une vérité car je l’ai expérimenté : marcher 1/2h/jour est bon pour ma santé, il m’arrive de croiser des promeneurs de chiens. Celui-ci, fort sympathique, me fait part il y a quelques mois de ce médicament miraculeux qui lui ôte toutes ses douleurs. Un COX. Je lui rétorque, au risque de provoquer chez lui quelques crispations susceptibles de réveiller sa conscience : "Mheum !" il me rétorque assez intelligemment, je l’avoue "On doit vivre avec son temps" (sous entendu : et les risques inhérents). Il m’est sympathique et je crains de réveiller ses douleurs et finit par dire "vous avez - sans doute - raison"

Quelques jours/semaines après, le médicament est considéré comme dangereux pour le coeur et retiré du marché.

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par clostra (IP:xxx.xx2.40.50) le 11 décembre 2010 à 11H14

Parfois sur les sites VOX, on vit de grands moments de solitude...

Et j’en viens où je voulais en venir :

2 solutions à cet épineux problème :

soit nous nous orientons vers des expertises commandées par les Assurances, au risque de retomber sur des écueils inattendus. Mais, c’est une voie, il est vrai à condition de bien définir ce que sont les risques. (NB sont assurés à grand frais les protagonistes de la règle du CCC et à petits frais, les patients impatients d’être bien soignés - souvent : qu’on les laisse tranquille)

soit nous nous orienterons vers des expertises commandées par des associations d’usagers de la santé, véritables destinataires des profits pour leur santé. Soit regroupés par pathologie - les mieux à même pour rassembler des observations sur leurs traitements et ce, à moindre frais, soit des usagers actuels ou potentiels, destinés à défendre les droits de tous les usagers.

Reste l’épineux problème du financement ! Assurances mutuelles ? coopératives ?

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par Aludra (IP:xxx.xx5.218.137) le 11 décembre 2010 à 19H43

Complètement d’accord avec Clostra, et le contenu de l’article... J’ai travaillé 30 ans dans "l’industrie" pharmaceutique. Dr Knock, vous connaissez ? Nous avons inventé l’hypertension, le cholestérol (le bon et le méchant), les HBPM (héparines plus lucratives que curatives), j’ai participé au lancement (et oui, les produits se lancent comme des fusées !) du magique Plavix, fils du Ticlid dont la dangerosité dépassait l’efficacité.. Il y a toutefois quelques produits qui représentent un réel progrès (environ 300 selon l’OMS). En cas de nécessité absolue.....

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par BienEtre (IP:xxx.xx5.191.182) le 22 décembre 2010 à 10H10

"En cas de nécessité absolue..."

En effet, vous faites bien de le dire ! Le problème, c’est justement, comme vous le savez, qu’on utilise ces médicaments chimiques à outrance dans notre société ! Et c’est leur usage systématique qui est bien sur dangereux.

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(IP:xxx.xx3.222.15) le 23 décembre 2010 à 17H43

"soit nous nous orienterons vers des expertises commandées par des associations d’usagers de la santé, véritables destinataires des profits pour leur santé. Soit regroupés par pathologie - les mieux à même pour rassembler des observations sur leurs traitements et ce, à moindre frais, soit des usagers actuels ou potentiels, destinés à défendre les droits de tous les usagers.

Reste l’épineux problème du financement ! Assurances mutuelles ? coopératives ?

- Quand on connaît le coût des essais cliniques nécessaires à la constitution d’un dossier de demande d’AMM et le coût des suivis de pharmacovigilance et des éventuelles études épidémiologiques en cas de suspicion d’effets secondaires sérieux, on doute fort que les mutuelles ou "coopératives" de patients soient prêts à prendre en charge leur financement.....

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(IP:xxx.xx3.65.100) le 12 décembre 2010 à 22H51

Les autorités et les laboratoires sont dans le viseur. Et les patients dans tout cela. Rien ne les force à prendre toutes ces cochonnerie. Mais c’est tellement facile. On va discuter avec son médecin référent, puis engraisser l’épicier spécialisé et à travers lui les laboratoires, sans pratiquement rien débourser. Tant qu’un de ses laboratoires ne créera pas par erreur un remède contre la bêtise, les empoisonneurs auront de beaux jours devant eux...

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par clostra (IP:xxx.xx2.56.132) le 13 décembre 2010 à 11H53

êtes-vous bien sûr que rien ne les force à prendre toutes ces "cochonneries" ? Par exemple, pour les enfants, refuser de traiter son enfant peut être considéré comme de la maltraitance. Il faut donc avoir des arguments or la plupart des malades s’en remettent corps et âme (cette dernière pouvant même avoir un pouvoir thérapeutique) à leur médecin traitant, celui-ci s’en remettant souvent aux indications des laboratoires pharmaceutiques ou aux "consensus" de l’Académie de médecine. (le "consensus" étant le plus petit dénominateur commun à tous ces académiciens). Un petit exemple, pour réfléchir car il y a au moins deux pièges à éviter : Les Témoins de Jéhovah refusent les transfusions. Or certains bébés en période néonatale nécessitent des transfusions. Sans idéologie, ni prescription religieuse, les transfusions représentent un risque - espérons-le, de mieux en mieux calculé - transmission du VIH, du cytomégalovirus, des hépatites, d’incompatibilités etc. Les médecins peuvent (pouvaient) passer outre et transfuser malgré tout ces enfants. C’est dire les rôles respectifs que doivent jouer les uns et les autres. Il est probable que les Témoins de Jéhovah ne sont pas aller pleurer sur le sort des hémophiles contaminés...

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(IP:xxx.xx1.171.160) le 16 décembre 2010 à 21H39

"""Mediator : à qui profite le scandale ?"""

= Et bien, à notre bon sens populaire, je crois.

Jamais un médicament ne semble agir avec plus de 40% d’efficacité disent les spécialistes que semblent être les pharmacologues si l’on tient compte du fameux essai en double aveugle.

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(IP:xxx.xx1.191.131) le 19 décembre 2010 à 16H35

Et bien votre article aura eu la très désagréable surprise de me faire aller sur internet dans :"’L’organisation du système de santé en France "’.

Votre demande d’expert européen me semble bien ’dépassée’ pour nous permettre de reprendre un semblant de confiance dans ce système qui laisse plus qu’à désirer.

C’est dès la conception de l’organigramme que les responsabilités prévues sont annulées par le sectionnement des rôles...du grand art !

""Mediator : à qui profite le scandale ?"" et bien, si on nous faisait participer par un référendum et reprendre en main notre administration si déficiente...Les responsables administratifs sont eux-mêmes en train de nous écrire leur incompétence les uns après les autres : ....""ils ne savaient pas !""Mais, ils ont fait disparaitre des médicaments peu couteux sous prétexte d’inefficacité ...et qu’en savaient-ils ? les nouveaux ont un zéro de plus au moins et leur efficacité ne dépasse pas 40% selon les essais en double aveugle ...mais, leur toxicité apparait tant et si bien qu’on lit des articles de responsables qui disent que 500 morts ce n’est rien !....Alors, la nouvelle administration, avec les nouveaux médicaments...que devons-nous en penser ?

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par Vinnie (IP:xxx.xx3.86.48) le 22 décembre 2010 à 13H37

Je lis toujours les notices des médicaments qu’on me donne (rarement, cela dit). Mais je suis perplexe de voir des personnes de mon entourage ingurgiter une huitaine, voire une dizaine de médicaments, sans savoir ce que c’est ni pourquoi. Bon d’accord, ce sont des personnes âgées mais quand même. Ca ne dispense pas de poser des questions et de lire les notices, non ?

Quand je prends un médicament, je sais ce que c’est et pourquoi. Ainsi, j’ai pu anticiper les effets secondaires du tétrazépam prescrit pour une névralgie, et adapter le traitement (insomnies, cauchemars, risque de dépendance, somnolences), tout en maintenant une activité professionnelle.

C’est un exemple mais je crois que ce qui profite à Big Pharma, c’est d’abord notre passivité et notre manque de curiosité face à la médecine. Mince, c’est quand même NOTRE corps dont il s’agit ! A nous de veiller à ce qu’on y met. (Ce raisonnement vaut aussi pour la nourriture...)

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(IP:xxx.xx3.222.15) le 22 décembre 2010 à 15H39

Ainsi, j’ai pu anticiper les effets secondaires du tétrazépam prescrit pour une névralgie, et adapter le traitement (insomnies, cauchemars, risque de dépendance, somnolences), tout en maintenant une activité professionnelle.

- Je ne suis pas certain que le tétrazépam seul soit une bonne indication du traitement d’une névralgie (aviez-vous un autre traitement associé ?) car c’est un myorelasant (soulagement des contractures musculaires).

Les effets secondaires que vous signalez et qui sont donnés dans la notice ne se produisent que dans très faible pourcentage de personnes. Alors il est très probable que si vous n’en avez heureusement éprouvé aucun, c’est que vous ne faisiez naturellement pas partie de ce faible pourcentage. Vous ne les avez par conséquent pas "anticipés". De quelle manière avez les avez-vous "anticipés" ?

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par BienEtre (IP:xxx.xx5.191.182) le 22 décembre 2010 à 18H55

...Mince, c’est quand même NOTRE corps dont il s’agit ! A nous de veiller à ce qu’on y met. (Ce raisonnement vaut aussi pour la nourriture...).

Là dessus, je suis bien d’accord avec vous Vinnie ! Il est grand temps de prendre en main notre santé...

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(IP:xxx.xx3.222.15) le 23 décembre 2010 à 17H38

@ Vinnie

Mince, c’est quand même NOTRE corps dont il s’agit ! A nous de veiller à ce qu’on y met

- Mais personne ne vous oblige à absorber des médicaments quels qu’ils soient. C’est votre choix personnel et votre liberté.

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx8.136.254) le 13 janvier 2011 à 16H31

"Mais personne ne vous oblige à absorber des médicaments quels qu’ils soient. C’est votre choix personnel et votre liberté."

Ouais, sauf que le système médical actuèl et les labos essayent de nous faire croire qu’il n’y a pas d’autre alternative à leur "médecine" chimique !! Et ils occupent une telle place dans notre société que le pauvre citoyen lambda fait trop souvent aveuglément confiance à ce type de médicaments allopathiques...cela dit, scandale après scandale, les choses vont peut-être enfin évoluer dans notre pays, on ne peut que le souhaiter !

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(IP:xxx.xx1.191.131) le 24 décembre 2010 à 09H57

""Mediator : à qui profite le scandale ?""

Après des commentaires sur nos vies, le fric :

Rappel : Le tremblement de nos "finances" a eu lieu environ en 1974 avec ’le premier choc pétrolier’ .

Copier-coller du journal Le Monde :

""Mis en circulation en août 1976, ce médicament pourrait donc, sur toute sa durée de vie, avoir coûté à la collectivité plus d’un milliard d’euros, estime Le Parisien.""

=Plusieurs mois de salaires de beaucoup trop nombreux fonctionnaires dont on aurait tant de mal à payer celui de Novembre du reste !

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