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Les prothèses mammaires : un autre scandale sanitaire ?

Article publié le 25 mars 2011

Les prothèses mammaires : un autre scandale sanitaire ?

Le scandale de Médiator révèle la défaillance de notre système de surveillance des médicaments et des dispositifs sanitaires. Elle provient d'une gangrène de l'organisme de contrôle de personnes ayant des conflits d'intérêts. Autrement dit, ils sont payés par les parties adverses pour être juge et parti. En 1998, cette relation scandaleuse a été à l'origine de la création de l'Afssaps et la dissolution de son ancêtre. Vu les scandales récents, l'organisme semble n'avoir changé que de nom.

Ce scandale remet en question la sécurité réelle de tous les autres médicaments et dispositifs sanitaires agréés. Pour les médecins de base, qui appuient leur pratique sur la recommandation des experts payés par l'État, c'est l'angoisse. Comment pourraient-ils vérifier eux-même toutes les données médicales après 40 heures de travail hebdomadaire en moyenne sans compter la comptabilité, la gestion du personnel, la gestion des produits utilisés, la paperasse des caisses de sécurité sociale ?

80 médecins ont été blâmés car ils prescrivent le Médiator en dehors de l'indication préconisée par des experts de l'Afssaps. Mais qu'en est il en cas de complications quand l'indication de prescription est totalement justifiée mais le produit est mal jugé par ces experts ?

Tel est le problème des fuites des prothèses mammaires. Les conséquences sont dramatiques (1). Tout d'abord, cette opération n'a pas une indication vitale mais psychologique de bien être. L'apparence a pris une place très importante dans notre société et constitue une part de bien-être psychologique. Pour cette raison, la reconstitution mammaire est totalement prise en charge par la société via la Sécurité sociale en cas de cancer ou si le chirurgien peut justifier une possible amélioration psychologique grâce à l'opération comme le cas d'une déformation mammaire importante des seins suite aux grossesses multiples avec retentissement dans la vie de couple. De ce fait, les demandeurs d'intervention mammaire sont souvent des personnes psychologiquement fragiles. Dans l'indication purement esthétique, ce sont également des personnes fragiles psychologiquement. Plusieurs études révèlent un taux de suicide bien plus élevé de deux fois en moyenne dans cette population par rapport à la population générale ((2) page 56). Par conséquent, les échecs ont un retentissement moral aussi plus grave.

En avril 2010, le scandale des prothèses mammaires défectueuses éclate. Le plus terrible est que les études effectuées sur ces prothèses ne semblent pas prouver leur innocuité sur la santé des patients comme le révèle le rapport édifiant de l'HAS (Haute autorité sanitaire) sur les études existantes sur les prothèses mammaires en Mai 2009 (2). Et malgré ce manque de preuve d'innocuité, ces prothèses ont été tout de même commercialisées et greffées sur de nombreux patients.

Cette étude recense 572 études mais seules 48 (8,4%) ont été retenues comme fiables. Il existe alors de très grand nombre de publications « bidon ». En ce qui concerne la prothèse PIP, une seule étude a été considérée comme sérieuse ! Comment les experts des autorités sanitaires ont-ils pu permettre la commercialisation d'un produit de « confort » dont une seule étude sérieuse est répertoriée ? Quant aux chirurgiens plasticiens qui se donnent toujours le rôle d'expert en esthétique, aucun n'a révélé ce fait. Tous ont longtemps utilisé ces prothèses. Cela remet en question la légitimité de leur prétention d'être le fer de lance et la garantie de la qualité en médecine esthétique.

Source image : http://photo.europe1.fr

Thèmes

Politique sanitaire

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commentaires
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(IP:xxx.xx9.128.177) le 25 mars 2011 à 11H51

"En ce qui concerne la prothèse PIP, une seule étude a été considérée comme sérieuse !"

- J’avais cru comprendre que le problème de ces prothèses PIP était dû ààà un changement non déclaré de la nature du fluide utilisé par le fabricant, fluide responsable de la mauvaise qualité générale des prothèses avec comme conséquences des très graves effets "toxiques" observés.

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(IP:xxx.xx1.179.18) le 31 mars 2011 à 10H25

Et bien, je ne comprends pas bien. Alors, il y aurait des fonctionnaires payés pour surveiller des dispositifs esthétiques , enfin esthétiques pour certains et certaines, et ....ET personne pour surveiller les médicaments de personnes malades donc dépourvues de toute défense ? Et des personnes acceptent d’être payées à cela ?

Serais-je le seul à avoir compris que jamais un médicament ne dépasse 40% d’amélioration sur un lot de malades diagnostiqués par des professeurs spécialistes de ces maladies ? Je n’en crois pas un mot puisque les résultats de l’essai en double aveugle nous l’indique bien. MAIS, que se passe -t-il ? Dois-je rappeler la sécurité imaginaire et la liste de médicaments utilisés et trop dangereux qui ne finit pas de s’allonger ? Des journalistes suffisent à reprendre les hypothétiques responsables et à nous instaurer ENFIN une liste un peu moins dangereuse...Est-ce bien leur rôle et...et surtout, ne sont-ils pas à leur tour sous la dépendance directe des laboratoires ? Le prix des médicaments nouveaux prendront alors encore un zéro de plus. ENFIN, le personnel d’entretien des journaux va -t-il devoir, à son tour, reprendre la sécurité des prothèses esthétiques ?

"""L’apparence a pris une place très importante dans notre société et constitue une part de bien-être psychologique.""" Peut être pour certains mais l’essentiel n’est pas au rendez-vous. Les malades semblent plus que délaissés.

L’OMS nous donne cette définition :"’ "La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité." "’Alors, pourquoi faire payer par la société le bien être psychologique ? N’y a -t-il pas un détournement de fond des ustensiles et du salaire des fonctionnaires qui surveillent, acceptent, vérifient ?

L’essentiel n’est pas au rendez-vous !

"un état de complet bien-être physique, mental et social"

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(IP:xxx.xx9.132.167) le 3 avril 2011 à 12H00

"N’y a -t-il pas un détournement de fond des ustensiles et du salaire des fonctionnaires"

- Mais dans quel monde on vit ma pauvre dame si maintenant il y en a qui se mettent à détourner les ustensiles des fonctionnaires ? Mais où va-t-on, je vous le demande ?

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(IP:xxx.xx5.27.93) le 7 mai 2011 à 06H28

Oh pardon alors, en copier coller voilà la phrase.

SVP, il ne faut pas changer la place des mots sinon ça va pas bien pour comprendre ce qu’on essaie de faire partager. C’est même comme cela qu’on réussit à faire des guerres.

""Alors, pourquoi faire payer par la société le bien être psychologique ? N’y a -t-il pas un détournement de fond des ustensiles et du salaire des fonctionnaires qui surveillent, acceptent, vérifient ?""

Pour moi, une prothèse mammaire est un ustensile ou bien un ’truc’ stupide sauf malheureusement pour les conséquences de saloperie de maladie. Il vaut mieux pour ma part essayer d’améliorer sa personnalité que sa personne physique. Il est un fait curieux, c’est que lorsque quelqu’un réussit à s’améliorer, on le repère sur son aspect physique.Cette personne fait même ainsi des jaloux ! Elle rayonne et jamais l’esthétique ne permet de fournir cet avantage de véritable beauté bénéfique pour la santé..

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(IP:xxx.xx9.131.148) le 7 mai 2011 à 11H15

"Il vaut mieux pour ma part essayer d’améliorer sa personnalité que sa personne physique. Il est un fait curieux, c’est que lorsque quelqu’un réussit à s’améliorer, on le repère sur son aspect physique.Cette personne fait même ainsi des jaloux ! Elle rayonne et jamais l’esthétique ne permet de fournir cet avantage de véritable beauté bénéfique pour la santé.."

- Oh, ben ! Vous avez ben raison M’ame Michu !! C’est ben profond ce que vous disez là ! Mais que voulez-vous, au jour d’aujourd’hui, dans le monde ousque on vit, quand on voit ce qu’on voit et qu’on sait ce qu’on sait, on est bien content de penser c’qu’on pense, allez....

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(IP:xxx.xx9.131.148) le 9 mai 2011 à 10H16

"Il vaut mieux pour ma part essayer d’améliorer sa personnalité que sa personne physique"

- Pour certaines personnes, "l’amélioration de leur personnalité" passe en partie par "l’amélioration de leur personne physique"......

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par BienEtre (IP:xxx.xx8.136.254) le 10 mai 2011 à 14H28

"Pour certaines personnes, "l’amélioration de leur personnalité" passe en partie par "l’amélioration de leur personne physique"

Helàs oui ! Ce qui correspond à faire "passer la charrue avant les boeufs" dans ce domaine...alors qu’il serait tellement plus sage de faire l’inverse, c’est à dire, d’améliorer et dévelloper notre personnalité afin de faire évoluer possitivement le regard des autres sur notre propre personne, et ainsi, mieux accepter et se satisfaire du physique que l’on a dans la plupart des cas ! Cela nous conduirait, dans notre société, à utiliser la chirurgie plastique qu’en dernier recours...pour améliorer, par exemple, la vie d’un accidenté de la route, qui ce trouverait défigurer suite à son accident.

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(IP:xxx.xx9.131.148) le 11 mai 2011 à 10H05

par BienEtre

"Pour certaines personnes, "l’amélioration de leur personnalité" passe en partie par "l’amélioration de leur personne physique"

"Helàs oui !" - Pourquoi hélas ? Quel est le but recherché ? L’amélioration de la personnalité de la personne concernée et si ce but est atteint en améliorant d’abord son physique, il n’y a rien à dire !

"Ce qui correspond à faire "passer la charrue avant les boeufs" dans ce domaine..."

- Il n’y a pas d’ordre pré-établi (par qui ? et sur quels critères ?). Si le but recherché est atteint à la satisfaction de la perconne concernée quel que soit l’ordre des facteurs mis en oeuvre , c’est l’essentiel. Tout dépend de la personne, des troubles dont elle se plaint, des circonstances qui ont présidé à leur apparition et à leur évolution.

- alors qu’il serait tellement plus sage de faire l’inverse"

- Pour quoi "plus sage". Qu’appelez vous "sage" en l’occurence ? Qui décide ce qui est "sage" et ce qui ne l’est pas ? Sur quels critères ? Ceux relatifs à la personne concernée ou ceux de la personne chargée de mettre en oeuvre les moyens de soulager ses problèmes ? La personne soffrante est en droit d’attendre de la personne dont elle attend un soulagement que celle-ci s’adapte à son cas et non pas l’inverse.

" à utiliser la chirurgie plastique qu’en dernier recours..."

- Et ceci en vertu de quels crières ?

"pour améliorer, par exemple, la vie d’un accidenté de la route, qui ce trouverait défigurer suite à son accident."

- Ne vous est-il jamais arrivé de penser que certaines personnes n’ayant pas été victime d’un accident mais qui souffrirait de certains disgrâces physiques responsables de souffrances psychologiques puissent être traitées par la chirurgie plastique ET les moyens psychologiques, elles aussi ?

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