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L'étau se resserre autour des pesticides

Article publié le 11 juin 2010

Deux études mettent en cause les pesticides dans des troubles de développement de l’enfant.

L'étau se resserre autour des pesticides

Deux études, l’une canadienne, l’autre danoise, viennent de renforcer les soupçons de dangerosité des pesticides sur les êtres humains, en particulier les enfants.

La première fait un lien entre trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA) et exposition aux pesticides des enfants. Menée par Maryse Bouchard, chercheuse au Département de Santé Environnementale et Santé du Travail de l’Université de Montréal, elle a consisté à mesurer les concentrations de pesticides dans les échantillons d’urine de 1139 enfants de 8 à 15 ans représentatifs de la population américaine. Les enfants en question avaient été médicalement diagnostiqués comme « hyperactifs ». Leurs urines présentaient des concentrations de pesticides importantes. Ses conclusions sont que l’exposition aux organosphosphorés, substances présentes dans les pesticides, induirait des effets sur le système nerveux en développement pendant l’enfance et donc sensible.
Des déficits cognitifs et de l’hyperactivité après exposition aux organophosphorés avaient déjà été démontrés chez les animaux. Maryse Bouchard précise que des prélèvements d’urine sur une durée plus longue vont être entrepris afin de mieux cerner la récurrence de l’exposition et détecter la période de développement la plus critique.

La seconde est danoise et a été menée en Équateur, par Philippe Grandjean de l’université du Sud-Danemark, dans une région où la population travaille dans les roseraies, fortement traitées aux pesticides. 84 enfants entre 6 et 8 ans ont été suivis dans une école de la ville, dont les parents travaillent en roseraies, et où les mamans avaient travaillé pendant leur grossesse. Leurs constats sont :
- un retard de développement cognitif et moteur de deux ans pour tous les enfants exposés.
- un constat d’hypertension chez ces mêmes enfants.
Les conditions d’usage des pesticides sont bien plus risquées en Équateur que dans les pays européens, parce que leur utilisation par les ouvriers se fait souvent sans protection, et que certains de ces pesticides sont plus nocifs que les autres et sont interdits chez nous.

Il n’est pas question pour moi de déduire de ces infos que les pesticides sont la cause de l’hyperactivité ou du retard de développement de tous les enfants. Beaucoup d’autres causes peuvent intervenir dans l’apparition des troubles du développement. Il n’empêche que l’exposition aux pesticides est hautement toxique et que l’on pourrait au moins s’y intéresser de plus près quand il s’agit de la santé de nos enfants. Par exemple, il serait bon que l’union européenne revienne sur la toxicité de certains d’entre eux, qui ne sont plus soumis à aucune étude parce qu’ils sont autorisés sur le sol européen. Comme si la messe était dite.

Philippe Grandjean espère que l’étude qu’il a faite en Équateur permettra à l’Europe de changer d’avis sur ce point et de relancer des études.

Agnès Lenoire

Sources :
Bulletin Électronique Canada :
http://www.bulletins-electroniques....
Bulletin Électronique Danemark :
http://www.bulletins-electroniques....


Source image : http://4.bp.blogspot.com
 

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Pesticides

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commentaires
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par a (IP:xxx.xx7.3.147) le 11 juin 2010 à 10H08

" Il n’est pas question pour moi de déduire de ces infos que les pesticides sont la cause de l’hyperactivité ou du retard de développement de tous les enfants...."

- Mais quand même le titre est allèchant....

"Deux études mettent en cause les pesticides dans des troubles de développement de l’enfant."

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par France (IP:xxx.xx3.207.86) le 11 juin 2010 à 22H28

En effet, il n’y a pas que les pesticides pour dérégler le système nerveux : le gluten est connu de puis longtemps pour causer chez certains bébés des graves troubles neurologiques pouvant laisser des séquelles et même entrainer la mort. Il est moins connu que le gluten affecte le système nerveux de quasiment tout le monde, plus ou moins selon sa sensiblité, générant agressivité, timidité, stress, insomnies, ou troubles du comportent, etc... Le sucre (pas celui naturellement contenu dans les fruits, mais celui extrait de la canne ou de la betterave), cause lui aussi des troubles similaires. J’en ai fait l’expérience en supprimant ces aliments de l’alimentation de mes enfants pendant plusieurs mois, (expérience suivie par d’importantes améliorations comportementales), puis lors de reprises occasionnelles de ces mêmes aliments, suivies systématiquement par des retours des troubles antérieurs. Il se pourrait que les pesticides incriminés dans cet article, augmentent encore la sensibilité du système nerveux au gluten et au sucre. Le mercure (vaccins et amalgames dentaires) est aussi connu pour perturber le système nerveux, et la liste des substances nocives est probablement très longue !

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(IP:xxx.xx7.61.182) le 12 juin 2010 à 10H52

"...et la liste des substances nocives est probablement très longue !"

==> Pour n’en citer que quelques unes bien connues :

+ la nicotine

+ l’alcool éthylique

+ la roténone

+ la quinine

+ la ricine

+ les pyréthrines

+ la solanine

+ la morphine

+ le cannabis (cannabinol)

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par Béret Man (IP:xxx.xx7.176.199) le 16 juin 2010 à 08H42

Le cannabis, nocif ? Stupéfiant, oui ! Mais nocif, je ne pense pas !

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par France (IP:xxx.xx5.7.176) le 13 juin 2010 à 09H53

Les produits que vous citez (nicotine, alcool éthylique, roténone, quinine, ricine, pyréthrines, solanine, morphine, cannabis - on pourrait ajouter le café-) sont effectivement très nocifs pour le système nerveux, mais heureusement la plupart des enfants n’y sont pas soumis quotidiennement, au moins en grande quantités !

Par contre, ils sont tous soumis (à quelques très rares exceptions près) à des doses importantes et pluri-quotidiennes de gluten (protéine très abondante dans les blés modernes) et de sucre, contenus dans les gâteaux, les biscuits, le pain, les pâtes, les bonbons, les barres chocolatées, les desserts lactés-sucrés, que leurs donnent leurs parents en toute bonne foi et toute ignorance !

L’éradication de la violence à l’école doit donc nécessairement passer par une rélexion sur tous les aliments nocifs et tous les polluants alimentaires ou non, qui peuvent provoquer chez certains sujets des troubles du comportement. Même si ces aliments affectent peu la majorité des enfants, c’est toujours trop, et dans une classe, il suffit d’un ou 2 élèves excités pour perturber toute la classe et induire un climat de violence. Malheureusement, cette réflexion est toujours absente des discussions qu’on peut voir dans la presse et sur le net, et des décisions gouvernementales. Il ne sert à rien de mettre plus de surveillants ou même des policiers dans les écoles si les enfants ont le système nerveux détraqué ! C’est juste comme si on mettait un pansement pour cacher une plaie qui s’infecte.

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par Equibella (IP:xxx.xx1.59.59) le 14 juin 2010 à 20H57

Merci France pour diffuser ces informations , que je confirme en me référant à notre expérience familiale(2 enfants) ; vous avez la manière de les présenter clairement, il est nécessaire que les parents soient de plus en plus au courant de cette réalité, pour apporter une bonne partie des vraies solutions à d’authentiques malaises et souffrances !

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par Béret Man (IP:xxx.xx7.176.199) le 16 juin 2010 à 08H57

Est-il nécessaire de réaliser de nouvelles études pour savoir que les pesticides nuisent à l’homme aussi ?

Il n’est que de considérer le nombre de cancers chez les agriculteurs qui s’y frottent. Il suffit de considérer le nombre de pesticides retirés du marché sous la pression et leur remplacement quasi instantané par d’autres molécules. Régent, Gaucho, Cruiser ...

Il suffit de demander la Fiche de Données de Sécurité de n’importe quel pesticide au vendeur ou au fabriquant (qui ne peuvent refuser de la fournir) pour savoir la toxicité annoncée des molécules qui composent le pesticide. En revanche, il faut soutenir REACH pour que les combinaisons de molécules toxiques soient aussi étudiées, ce qui n’est que très rarement le cas !

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(IP:xxx.xx7.61.182) le 16 juin 2010 à 17H02

"Il n’est que de considérer le nombre de cancers chez les agriculteurs qui s’y frottent."

http://www.lafranceagricole.fr/actu...

Mercredi 16 juin 2010

LaFranceAgricole.fr

Cancer

Les agriculteurs mieux protégés

Publié le mercredi 02 juin 2010 - 16h12

« Les agriculteurs ne sont pas moins exposés que le reste de la population aux risques de cancers, mais ils sont mieux protégés grâce à leurs habitudes de vie. Ils fument peu, ont une activité physique plus importante et une alimentation plus variée », observe le docteur Pierre Lebailly, enseignant-chercheur à l’université de Caen et responsable du secteur agricole au sein du Grecan (Groupe régional d’étude sur le cancer).

Cette conclusion arrive après treize années d’étude auprès de 6.250 agriculteurs, actifs ou retraités, dans le Calvados. Elle montre que le nombre de cas de cancers par rapport à la population totale du département est moins important chez les hommes (- 21 %) et quasi similaire pour les femmes (- 6 %).

Chez les hommes, Pierre Lebailly constate notamment un nombre moins important de cancers broncho-pulmonaires (- 51 %), de la vessie (- 64 %) et du colon (- 56 %). En revanche, des excès sont observés pour les cancers de la peau (+ 97 %) et de la prostate (+ 16 %).

« Les cancers de la peau sont surtout liés à l’exposition prolongée au soleil. Quant au cancer de la prostate, le lien avec l’utilisation des herbicides a été observé », ajoute Pierre Lebailly.

L’étude se poursuit au niveau du Calvados avec l’envoi d’un nouveau questionnaire aux personnes suivies. « Nous sommes à un quart de réponses alors qu’il nous faut absolument la totalité », rappelle le chercheur.

Au niveau national, l’objectif est d’affiner les résultats en fonction des tâches effectuées : cueillette, taille, récolte... Selon Pierre Lebailly, « une journée de travail au contact de cultures traitées peut présenter plus de risques d’exposition aux pesticides qu’une journée de traitement ». Agrican intègre184.000 personnes L’étude du Calvados a été étendue de 2005 à 2008 à onze autres départements dotés de registres de cancers. Baptisée Agrican (agriculture et cancer), elle intègre tous les ressortissants de la MSA, y compris les salariés agricoles, soit 184.000 personnes. Les principaux résultats seront connus de 2011 à 2014

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(IP:xxx.xx7.61.182) le 16 juin 2010 à 17H14

"En revanche, il faut soutenir REACH....."

- La Directive REACH n’a plus besoin de soutien puisqu’elle est dorénavant applicable. En outre, elle ne s’applique pas aux pesticides qui, eux, sont réglmentés par la Directive 91/414 et les très nombreuses autres qui en découlent et la complètent.

"...pour que les combinaisons de molécules toxiques soient aussi étudiées, ce qui n’est que très rarement le cas..."

- Auriez-vous des exemples particuliers de "combinaisons" de molécules qu’il conviendrait d’étudier ?