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L'art des tisanes.

Article publié le 26 mars 2013

La cérémonie du thé est un art à part, d’une autre culture. Et l’art des tisanes, cela vous dit ? Bien plus que de faire tremper un sachet dans de l’eau et pas forcément aussi compliquer que la botanique, c’est un vrai plaisir. Quelques conseils de bases bien avisés, quelques plantes du coin bien récoltées et voilà un art qui relie créativité et saveur, joie de vivre et douceur. Savez-vous combien pèse un sachet-dose du commerce ? Combien d’eau contient votre tasse habituelle ? Connaissez-vous les remarquables bienfaits d’une tisane d’ortie à la menthe par exemple ? Les plantes aromatiques sont agréables en infusion, certaines fleurs laissent une empreintes sensuelles. Des plantes simples et efficaces pour l’équilibre physiologique. Profitez d’un atelier pour vous informer et aussi pour partager vos recettes et conseils. La nature est gratuite, préservons là et profitons de ces bienfaits juste pour l’honorer.

L'art des tisanes.

L'art des tisanes ? Tiens donc ! Vous connaissez, par ouïe dire au moins, les rituels liés au service du thé dans certains pays. Quelle importance peut-on accorder au fait de faire tremper un sachet dans de l'eau ?

Je suis d'accord avec vous : aucun.
Mais pour dire cela il faut déjà comprendre l'intérêt des tisanes, leurs bienfaits, leur préparation, leurs dosages et le choix des plantes.
Une infusion se commence par le choix de l'eau : 
une onde pure et légère dépourvue de chlore et de minéraux, une eau de source.

 
Amener cette eau à ébullition. Éteindre le feu sous la casserole et plonger vos plantes dans le liquide en prenant soin de couvrir pour laisser infuser.
Combien de plantes ? Bonne question mais pas assez précise. Vos plantes sont elles fraîches ou sèches ?
Sachez qu'il vous faudra deux fois plus de plantes fraiches que de plantes sèches.


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Voici les différents dosages :
boisson aromatisée = 2% de plantes sèches donc 2gr pour 100ml (4gr si plantes fraîches).

tisane bien-être= 5% de plantes sèches donc 5gr pour 100ml (10gr si plantes fraîches).

Le mieux est de travailler en plantes fraîches, toujours. Toutefois les doses recommandées sans précisions le sont en plantes sèches, toujours.
Oui, bon ! Rien d'extraordinaire, un petit calcul facile. Et pourtant lors des ateliers "tisanes" je demande aux participants d'évaluer personnellement, dés le début, 4 tasses de 
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contenances différentes : réponses 300ml pour toutes, dans la majorité des cas.
Puis je renouvelle l'expérience avec des plantes fraîches et des plantes sèches : évaluer le poids présenter sur la table en petits tas : les poids supposées varient autour de 15 à 20 gr.

Tout est visuellement standardisé car aucune évaluation n'est correcte. Je ne vous révélerai pas les résultats (il y aura d'autres ateliers !) . Toutefois sachez que la plus petite tasse contenait 180 ml d'eau à ras bord et que les deux grammes de plantes sèches nécessaires pour une boisson aromatisée (sans effet thérapeutique) remplissaient ce contenant. Donc jamais un sachet du commerce n'a la taille de la petite tasse dans laquelle vous le plonger.


Imaginez l'expérience avec des plantes fraîches qui sont plus volumineuses !
Puis, vient le temps de l'infusion...ha,bon parce que cela compte ?
Oui ! La tasse sur le bureau avec la petite pyramide qui diffuse ses auras de couleurs sombres, attend parfois 15 à 20 mn. Et hop elle est bue rapidement laissant un petit goût d'amertume. Cette amertume c'est l'astringence qui apparaît lorsque la plante infuse trop longtemps.
En moyenne compter 10 mn montre en main (plantes sèches ou fraîches). C'est aussi utile pour boire chaud.
MAIS tout dépend de la partie de la plante qui infuse. Hé, oui il y a les fleurs, les feuilles, certes...Mais aussi les graines, les racines, les écorces, les pétioles (queues de cerises par ex) qui s'utilisent en décoction.


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Une décoction c'est...une raison de s'ouvrir à l'art des tisanes, car s'en est un !
Quelles plantes choisir, quand cueillir, comment mélanger, comment répartir les prises de boisson sur la journée, que faire si cela a infusé trop longtemps (une lotion astringente !), peut on réchauffer une tisane... ?

Nous avons également autopsier un sachet de tisane : aucune partie de plantes n'était reconnaissable. Nous avons pesé plusieurs sachets : il en faut trois en moyenne pour faire deux grammes (papier et étiquette compris). Pour une boisson aromatisée il faut donc trois sachets pour 100ml (1/2 tasse de 200ml ) c'est à dire 9 pour un mug de 300ml ! Heu , il y a encore de la place pour mettre de l'eau ?
Non, ce message n'est pas une plaidoirie contre les sachets ! Ces tisanes toutes prêtes ont l'avantage de vous faire boire tiède, tout au long de la journée, en variant facilement les goûts et sans rien y connaître au ramassage des plantes. De plus ils se transportent facilement ! Et croyez moi c'est déjà beaucoup pour ceux qui oublient trop fréquemment de s'hydrater, vraiment. Pensez toutefois à lire les étiquettes. Nous le faisons, en travail de groupe. Beaucoup de ces préparations contiennent des arômes artificiels.
Il y a beaucoup de plantes simples à faire infuser que tout le monde connaît : les plantes aromatiques, les fleurs (roses, lavandes, soucis du jardin, bleuet, la mélisse...) Pas besoin d'être botaniste ; juste averti .
Et quel plaisir de préparer infusion, décoction, lotion...D'autant plus que lors du dernier atelier, une oenologue nous honorait de sa présence et de son fabuleux vocabulaire : la tisane de ginkgo biloba, rose et romarin présentait des reflets vieil or, une robe limpide et ...que de la poésie !
Merci à la participante de Rennes pour les photos, ainsi qu'au groupe formé par Sylvie pour leur dynamisme et aux fidèles participantes venues de loin !

http:insaeculacatherine.blogspot.com

 
Source image : http://www.lecarredessimples.com
 
Thèmes

Plantes Alimentation Tisanes Santé naturelle

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commentaires
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(IP:xxx.xx9.216.36) le 30 mars 2013 à 10H45

Pour un bon thé, je mets une c. à thé par 1/4 de litre d’eau. Pour le thé vert, l’eau de 65°C à 80°C et pendant 3 minutes. Pour le thé noir, entre 80°C et 90°C pendant 5 minutes.

Pour les infusions, il est souvent demandé de ne pas faire bouillir l’eau. Je l’enlève donc dès les premiers frémissements.

Merci pour votre encouragement à continuer de prendre soin de notre santé à si peu de frais. Cette année, j’ai découvert l’agrément d’une confiture aux fleurs de pissenlits grâce à une touriste Allemande. Je vais donc faire mes essais bientôt en partant de pissenlits venant d’une pâture jamais traitée....

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par insaecula (IP:xxx.xx3.239.132) le 1er avril 2013 à 10H20

Merci pour ces informations. Le thé est un art culturel à part. Un domaine tout particulier qui nécessite maitrise, précision et connaissances culturelles. A défaut de pouvoir le ramasser dans nos prairies ou sous bois, savez vous qu’il existe une plante appelée thé des montagnes ?

"Il est souvent demandé de ne pas faire bouillir l’eau" : par qui est ce demandé ? Pour ma part je suis d’accord : amenez l’eau à ébullition et arrêter le feu signifie bien que l’eau ne patience pas dans cet état d’ébullition pendant longtemps.

Je suis curieuse de savoir la différence. En effet l’article est un résumé d’un atelier dont le chapitre de l’eau a suscité beaucoup d’interrogations : eau du robinet, de source, minérale, magnétisée... La vraie question est : quel est l’impact de l’eau sur la bio disponibilité des principes actifs et des arômes des plantes. Mais la question de l’eau représente un sujet très vaste et controversé dans son ensemble.

Merci beaucoup de relancer le sujet en espérant qu’il suscitera beaucoup d’échanges intéressants.

Quant à la confiture de pissenlit nommée aussi miel des champs, je vous souhaite beaucoup de courage. J’en fais régulièrement : beaucoup de fleurs à éplucher pour un ou deux pots. Un résultat final très joli et délicat. Il y a des recettes sur mon blog : http://insaeculacatherine.blogspot.com

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(IP:xxx.xx5.100.72) le 9 avril 2013 à 12H20

@ insaecula (IP:xxx.xx3.239.132) le 1er avril 2013 à 10H20 : Que oui il y a de nombreux échanges sur l’eau en recherches gustatives et médicales...mais, le coup de cesser dès le frémissement vient de mon arrière grand mère maternelle je crois...et je suis déjà d’un age certain ! Mais l’enseignement pharmaceutique en parlait et des analyses chimiques venaient étayer cela.

Pour le parfum, il y aura une différence importante selon la façon dont on récolte les plantes. Ceci nous entraîne dans des domaines d’exploration ’étendus’.

On en arrive à la façon dont la plante pousse et donc aux arrosages par des traitements homéopathiques...en passant par le traitement de l’herbe d’un troupeau de vaches et l’amélioration de la valeur gustative du beurre et du lait avec sa meilleure digestibilité. + J’aimerais aller à Findhorn un jour pour poser certaines questions.

Les véritables prémisses d’une nouvelle civilisation devant nous ?

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(IP:xxx.xx3.222.208) le 9 avril 2013 à 16H02

"Les véritables prémisses d’une nouvelle civilisation devant nous ?"

Oh ! Que oui !! La civilisation de la tisane !! Rien que du bonheur ! En France,nous sommes déjà un pied dedans avec les marchands d’eau tiède qui nous gouvernent....

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(IP:xxx.xx3.196.224) le 12 avril 2013 à 06H48

@insaecula ; Voici ENFIN un article scientifique sur le monde.fr qui nous révèle le plus important sur les parfums. Il vient également démontrer que notre recherche fractionnée et surtout nos traitements sur le corps humain ne peuvent qu’être partiels quant à leurs résultats.

10 avril 2013, par Pierre Barthélémy Le sang, le cœur et les poumons sentent-ils les odeurs ?

Le cérémonie du thé dépendrait donc du niveau de Conscience des individus pour le résultat du bien être recueilli. Ce fait me semble bien équitable. Les cellules du nez et de la bouche, peut être perçoivent, mais c’est le cerveau qui analyse et donc qui sent. Les molécules chimiques ne seraient donc qu’une partie du problème de la perception et de l’effet du parfum.

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(IP:xxx.xx7.200.246) le 17 avril 2013 à 10H32

"Connaissez-vous les remarquables bienfaits d’une tisane d’ortie à la menthe par exemple ?"

Cà dépend ! Il y a aussi des gens qui préfèrent les bienfaits d’une tisane de menthe à l’ortie...

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(IP:xxx.xx8.199.32) le 19 juin 2013 à 05H06

« Cette amertume c’est l’astringence qui apparaît lorsque la plante infuse trop longtemps. »

L’amertume et l’astringence sont 2 choses différentes...Une plante peut etre amer sans être astringente et vice versa. L’astringence viens principalement des tanins. L’hibiscus n’est pas amer, même si tu la laisse infuser très longtemps, par contre elle est très astringente et acidulée. L’ortie est astringent, mais pas amer. La distinction est importante a faire pour comprendre mieux les propriétés médicinales qui sont associées à ces 2 goûts.

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