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Défendre les génériques ou préparer la commercialisation de sous-médicaments ?

Article publié le 1er mars 2013

Défendre les génériques ou préparer la commercialisation de sous-médicaments ?

Motivée par un sondage faisant état des réticences croissantes des Français à l'encontre des génériques [1] (AFP, 10/12/12), un bref débat organisé dans le cadre de l'émission C à vous auquel j'ai participé me conduit à refaire un bref point sur la question - sachant que n'en déplaise aux organisateurs de l'émission, les preuves pleuvent relativement aux graves problèmes de santé publique posés par ce type de médicaments.

Sans entrer dans le détail et sans esprit d'exhaustivité, on se contentera de réfuter - références à l'appui - les principaux mensonges qu'on a pu entendre aujourd'hui sur le sujet.

Un dossier pharmaceutique excessivement allégé

Le principe actif

Soutenir que le principe actif est "le même" est un mensonge : depuis la directive 2004/27, "les différents sels, esters, éthers, isomères, mélanges d'isomères, complexes ou dérivés d'une substance active sont considérés comme une même substance active" (c'est moi qui souligne).

De plus, les voies de synthèses sont souvent différentes : d'où impuretés différentes...

La qualité des réactifs et des solvants n'est guère contrôlée : selon l'un de mes informateurs de l'Agence, les spécifications chimiques correspondant à l'acide chlorhydrique utilisé dans certaines réactions ne dépareraient pas pour un acide "destiné à décaper les métaux avant soudure", et celles correspondant à la soude ressemblent étrangement aux produits employés "pour déboucher les éviers".

Le lieu de fabrication

Comme avec bien d'autres produits contemporains, le lieu de fabrication est un concept extrêmement vague (qui, dans l'agro-alimentaire, par exemple, peut correspondre à seul endroit d'emballage). En ce qui concerne les médicaments, il existe un marché mondial des "intermédiaires de synthèse" réalisés dans un parfait mépris de la réglementation pharmaceutique (par exemple en utilisant des réactifs toxiques, hautement mutagènes ou cancérogènes, etc.). Les résidus toxiques peuvent être parfaitement ignorés par l'acheteur-producteur - hypocritement mis en avant par les autorités comme "bien de chez nous" - qui se contente de faire la ou les deux étapes finales de la synthèse.

Les excipients

Les excipients n'ayant aucune raison d'être les mêmes, la vitesse de libération du principe actif peut-être différente : c'est donc la notion même de date de péremption qui se trouve compromise. A la connaissance de mes informateurs, il n'existe aucune étude comparative entre le princeps et ses génériques en fin de validité.

Les études

Le plan expérimental de la seule étude exigible - une étude de biodisponibilité - est grossièrement inadéquat : les marges tolérées sont trop larges, les sujets inclus sont des volontaires sains, il n'y pas d'étude d'interactions, les effectifs sont ridiculement faibles (une vingtaine de sujet). Même dans les bons cas, la bioéquivalence (i.e. la vitesse et l'intensité de l'absorption par l'organisme) est tenue pour une garantie d'équivalence thérapeutique - ce présupposé étant grossièrement faux [2].

De plus, ces études sont généralement faites à un dosage donné, et sont ensuite extrapolées aux autres dosages, ce qui constitue là encore un défaut patent [3].

Enfin, je tiens d'inspecteurs même de l'Agence que nombre de ces études, opérées dans des officines parfois très exotiques, sont falsifiées - quand elles n'ont pas été purement et simplement omises au motif "d'exonérations" prévues par des textes dont l'applicabilité à chaque espèce dépend du bon vouloir "d'experts" officiels - dont la compétence et l'indépendance ne vont pas toujours de soi.

La pharmacovigilance

En principe exigence incontournable de la réglementation pharmaceutique, la pharmacovigilance des génériques est inadéquate. Pour ne citer que cet exemple, la Cour Suprême américaine vient de rendre un arrêt qui met en émoi le petit monde des génériqueurs, en prétendant leur imposer des exigences de suivi après commercialisation qui semble clairement hors de portée de la plupart d'entre eux [4].

De plus, et dans la mesure où le prescripteur ne contrôle plus la substitution opérée par le pharmacien (transformé de facto en prescripteur de seconde intention), de telle sorte que si un effet indésirable vient à lui être rapporté, il ne peut savoir s'il s'agit du médicament qu'il a prescrit ou d'un générique à moins de téléphoner au pharmacien ou que son patient ne lui rapporte l'original de sa prescription (pour autant qu'il l'ait gardé) sur lequel la délivrance doit être inscrite (ce qui ne semble pas être toujours le cas) ; il lui est donc difficile de notifier à bon escient aux autorités [5].

La qualité des contrôles

C'est se moquer du monde de soutenir, comme je l'ai entendu ce soir, que aucun secteur pharmaceutique n'est autant contrôlé que celui des génériques [6].

  • [L'affaire des héparines] - qui dépasse la seule question des génériques mais concerne les velléités de contrôle des autorités sanitaires dans des pays lointains - dit assez ce qu'il en est.
  • Le rythme croissant des scandales sanitaires - qui sont loin, au contraire, d'avoir été stoppés par l'escroquerie Médiator - dit assez, lui aussi, quant à la crédibilité des autorités sanitaires et de leurs "experts" en matière de contrôle : si des réglementations pharmaceutiques extrêmement pointilleuses (comme sont celles des médicaments "normaux") peuvent déjà être outrageusement contournées, qui croit sérieusement à la crédibilité d'un système dont la seule morale a été la réduction des coûts ?

De toute façon et puisque depuis la loi Bertrand, nous vivons dans une ère nouvelle de transparence, qu'est-ce qui empêche les autorités sanitaires de rendre publics les rapports d'inspection attestant ce surcroît de contrôle supposé concerner les génériques ?...

Aucun signe d'alerte ?

En l'espace d'un seul gros mois, la revue internationale numéro un en médecine a publié pas moins de deux éditoriaux majeurs concernant les graves problèmes de santé publique relatifs aux génériques : outre celui déjà cité sur l'impuissance pharmacovigilante des génériqueurs [7], un plus récent où des représentants de la plus grande administration sanitaire du monde viennent expliquer la bouche en coeur au terme de quel processus lamentable ils ont été amenés à faire retirer un générique du bupropion, pourtant disponible depuis 2006, concernant un marché de 11 millions de prescriptions (excusez du peu...) et distribué par un des leaders mondiaux du générique (Teva) [8].

Pour le reste et n'en déplaise à mes contradicteurs que se contentent de soutenir que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, il n'y a qu'à se baisser pour trouver des publications concernant les problèmes de tolérance posés par les génériques [9] : ainsi de cette gentamicine réputée, en 2000, avoir causé 83 décès rien qu'au USA, tous liés à une fabrication inappropriée [10].

Les quelques publications citées dans le présent article suffisent à effondrer l'idée que la toxicité des génériques serait un fantasme "franco-français". Mais de plus, il faut bien comprendre qu'avec ses déficiences intrinsèques, le système classique de pharmacovigilance ne permet PAS d'étudier sérieusement les problèmes de tolérance réellement posés par les médicaments commercialisés [11] : que dire alors lorsque les failles pourtant majeures dudit système sont encore aggravées, comme c'est manifestement le cas avec les génériques (cf. plus haut) ?

Les pseudo-résistances de l'industrie pharmaceutique

C'est aussi une mystification grossièrement démagogique véhiculée par les autorités sanitaires - et malheureusement relayée par des instances telles que la revue Prescrire - que s'attaquer aux génériques ferait l'affaire des lobbies pharmaceutiques.

On peine à trouver qui, dans l'industrie pharmaceutique, chez ses laquais les plus notoires des agences sanitaires, des professions pharmaceutiques et médicales, ou dans les médias, serait effectivement gêné par la substitution générique - et l'émission de ce soir en était une bonne illustration.

Il n'est pas faux que, voici bien longtemps, les leaders de l'industrie pharmaceutique ont accueilli avec certaines réserves le principe des génériques. Mais avec cette nouveauté technico-réglementaire comme avec bien d'autres, ils n'ont pas tardé à apercevoir le formidable parti qu'ils pouvaient en tirer.

Afin d'éviter les fausses polémiques, précisons que, au cas par cas, il est très difficile - sauf à se lancer dans une batterie de contrôles hypersophistiqués qui sont clairement hors de portée des autorités sanitaires [15]). Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en pratique, une réglementation excessivement allégée aggravée par une mise en oeuvre potentiellement laxiste [16] crée les conditions d'un formidable retour en arrière après des siècles de progression continue dans la réglementation pharmaceutique et la protection de la santé publique.

Quelles économies ?

Les quelques frémissements vers la baisse que l'on peut observer dans la facture médicaments assumée par l'assurance viennent bien davantage d'un désengagement progressif de la solidarité nationale au détriment des citoyens que de quelque volonté politique réelle de brider la voracité sans limite des lobbies.

L'administration de tutelle, qui contrôle - théoriquement - l'accès et le taux de remboursement, ainsi que les prix des médicaments, aurait certainement d'autres moyens plus rationnels que la dangereuse usine à gaz des génériques pour contrôler les dépenses de santé.

En tout état de cause, le calcul brut des - minuscules - économies permises par les génériques ne prend pas en compte le coût des complications dues à ces mêmes génériques : accidents allergiques, hémorragiques, décompensation thérapeutique (crises d'épilepsie, comas diabétiques...) [17], voire intoxications mortelles [Pharmeuropa, op. cit.]] - pour ne point parler des incalculables conséquences sur le long terme de produits dont les impuretés ne sont parfois même plus contrôlées.

L'information des consommateurs

Réputée améliorer l'adhésion des Français au principe des génériques, "l'information" que sont supposés lui distiller médecins et pharmaciens serait plus convaincante si elle s'accompagnait - dans un principe de transparence qui devrait aller de soi - d'une indication sur le montant des incitations financières reçues par ces deux corps de profession pour promouvoir les génériques.

Elle serait plus convaincante si les professionnels de santé était eux-mêmes mieux informés relativement aux génériques :

  • la profusion de bourdes que l'on a entendues tous ces derniers temps n'est pas faite pour rassurer [19] et qu'ils évitent, sur ces questions qui relèvent d'une extrême technicité chimique et pharmaceutique, de s'en remettre à des "experts" ès réglementations dont la particularité la plus facilement repérable est qu'ils ne connaissent ni ne comprennent RIEN auxdites réglementations : on me dispensera de citer des noms... Quant à ceux des journalistes qui sont eux-mêmes médecins, il serait bon également qu'ils évitent de s'en remettre à leur expertise présumée sur des sujets purement pharmaceutiques auxquels ils ne pigent manifestement rien malgré l'implacable assertivité qui leur sert de seconde nature...

    Au moment même où s'écrivent ces lignes, je reçois un e-mail d'un ami et collègue membre de l'Académie de Pharmacie :

    Tu as été trés courageux en parlant de "sous-médicaments".

    Faut-il commenter ?

    Conclusion récapitulative

    Gouverné par un seul souci à courte vue de baisse de coûts, la promotion des génériques s'est soldée, en tout et pour tout, par une dramatique dégradation de la qualité pharmaceutique - qui légitime la production de sous-médicaments : les portes sont largement ouvertes pour les génériques aujourd'hui, mais il est patent qu'elles sont d'ores et déjà bien entrouvertes pour laisser le passage à des "innovations thérapeutiques".

    Si l'enjeu avait effectivement été de faire faire des économies à l'assurance maladie, les autorités avaient bien d'autres voies, entre autres :

    • réduire, et non stimuler la surprescription (statines, antihypertenseurs, traitements de la ménopause, vaccins...) ou la médicalisation (PSA, mammographie...)
    • ne pas accorder des prix exorbitants et des remboursements scandaleux à des "innovations thérapeutiques" dont l'intérêt reste à démontrer alors que les risques en sont de plus en plus visibles (anticancéreux, anti-Alzheimer, neuroleptiques "de seconde génération", Gardasil...)

[1] Réticences auxquelles j'ai bon espoir d'avoir contribué.

[2] Laroche M et coll. Pharmacovigilance des médicaments génériques et apparentés, La Lettre du Pharmacologue 2005 ; 19 : 87-94.

[3] Laroche M et coll., op. cit.

[4] Kesselheim AS et coll. Risk, responsibility and generic drugs, NEJM 2012 ; 367 : 1679-81. En 25 ans d'activité intense comme consultant en pharmacovigilance (qui m'a conduit à travailler, notamment, avec la plupart des principales firmes pharmaceutiques), je n'ai pas souvenir d'avoir été missionné une seule fois par un fabricant de génériques.

[5] Laroche ML, op. cit.

[6] Selon le directeur de l'Agence qui n'a décidément peur de rien, les génériques "font l'objet de plus de contrôles que les médicaments d'origine" (TF1 News, 10/12/12) : c'est une règle économique connue de tous que plus un produit fait l'objet de contrôles soigneux, moins il est cher... S'il était mieux informé, le directeur de l'ANSM saurait sans doute que la réglementation qu'il est supposé faire respecter évoque sans la moindre ambiguïté une procédure d'autorisation de mise sur le marché "abrégée" en ce qui concerne les génériques.

[7] Kesselheim et coll, op. cit.

[8] Woodcock J et coll. Withdrawal of generic budeprion for nonbioequivalence, NEJM 2012 ; Dec 6, 2012.

[9] Laroche M. et coll., op. cit.

[10] Pharmeuropa, 2003 ; 15 : 286.

[11] D'où en serait l'évaluation des narcolepsies après vaccin contre la grippe porcine si l'on s'en était remis aux instances françaises de la pharmacovigilance ?...

[12] Dès 2003 (c'est-à-dire avant la directive 2004/27 qui a ouvert les vannes de tous les abus en permettant au générique de ne pas avoir recours au même principe actif que le princeps), le journal Le Revenu (9-15/05/2003) n'hésitait pas à titrer : Les génériques, nouvel eldorado de la santé ? A bon entendeur...

[13] S'inscrivent dans la même dynamique les déremboursements - là encore applaudis par la revue Prescrire - au motif d'un "service médical rendu insuffisant" et qui se soldent, quasi systématiquement, par un report de prescriptions vers des médicaments plus récents, plus chers et moins bien tolérés.

[14] Dans l'affaire des héparines, la plus grande autorité sanitaire du monde a clairement reconnu qu'elle n'avait pas les moyens d'aller faire des inspections de matières premières en Chine. Dans l'affaire du bupropion évoquée ci-dessus, la même administration a attendu apparemment durant des années une étude du fabricant qui n'est jamais venue, avant d'en réaliser une elle-même dont les résultats ont été disponibles quelque... six ans après l'introduction sur le marché du générique défectueux, qui concernait une population-cible de plusieurs millions de patients...

[15] Aberration, soit dit en passant, qui dit assez la perversité du système des génériques. De plus et si j'en crois certains confrères, certaines firmes fabricant le princeps commercialisent, également sous leur nom, des génériques qui, apparemment, viendraient d'autres chaînes de fabrication (avec notamment d'autres excipients).

[16] Par exemple : au niveau des inspections, de la vérification des engagements pris par les fabricants, ou encore de l'appréciation individualisée de la notion de différence significative entre deux principes actifs ou deux formes galéniques.

[17] Laroche et coll, op. cit.

[18] Ainsi lorsqu'on entend, dans une émission télé de bonne audience, une pharmacienne disserter sur des études de bioéquivalence auxquelles elle ne comprend manifestement rien ; ainsi encore lorsqu'on entend d'innombrables professionnels répéter comme des perroquets que le principe actif est "le même" quand il suffit de lire les textes pour constater que ce n'est pas vrai.

[19] L'émission C à vous du 10/12/12 était à cet égard caricaturale. Comme me le disait une amie journaliste, précisément à propos de cette émission scandaleuse : "Nombre de mes consoeurs et confrères ont en effet un méchant penchant à l'idéologie qu'ils prennent pour de l'esprit critique. Alors qu'ils sont persuadés de servir la subversion et « la vérité qui dérange », ils ne réalisent pas à quel point ce manichéisme les rend facilement manipulables et permet de les instrumentaliser. Les pros de la comm, eux, l'ont bien compris."

Source image  : http://www.rue89strasbourg.com

Thèmes

Médicaments Pharmacovigilance Politique sanitaire

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commentaires
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(IP:xxx.xx1.7.249) le 1er mars 2013 à 17H12

Je retiens que les règles de fabrication draconiennes des médicaments ne sont plus respectées....L’inspection en pharmacie avait pour charge la vérification nous a -t-on expliqué...

MAIS alors, que font les inspecteurs en pharmacie maintenant ? Nous n’avons même pas été averti de la disparition des Ordres des médecins et des pharmaciens ou alors ils suivent le "dés-ordre" MAIS à quel prix puisqu’ils ne s’occupent plus du tout de notre sécurité élémentaire ? Les scandales qui se succèdent semblent bien le prouver. Et au sommet de la "pyramide" des responsabilités, que fait encore notre ministère de la santé en France ????

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(IP:xxx.xx7.202.146) le 4 mars 2013 à 16H43

(IP:xxx.xx1.7.249) le 1er mars 2013 à 17H12

" Nous n’avons même pas été averti de la disparition des Ordres des médecins et des pharmaciens"

=== L’Ordre des Médecins" et l’Ordre des Pharmaciens" auraient ainsi été supprimés ? Sans que l’on en soit avertis" ? Mais bon sang, on nous cache tout ! On ne ne nous dit pas tout comme disait je ne sais plus quel(le) humoriste !!

Ce sont les médecins et les pharmaciens qui vont être surpris....

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(IP:xxx.xx1.17.195) le 4 mars 2013 à 22H53

Alors les Ordres seraient bien toujours en place et ils ne disent rien !

Mais ce n’est pas le rôle des Ordres de nous défendre pour notre santé ?

Si ce qui est écrit dans cet article est exact...Ils doivent être virés avec toutes les autres administrations puisque les médicaments ne sont plus surveillés. Un médicament est quand même destiné normalement à une personne malade donc une personne faible. Et plus personne pour défendre les faibles en France, alors !

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(IP:xxx.xx7.202.146) le 6 mars 2013 à 10H04

"Mais ce n’est pas le rôle des Ordres de nous défendre pour notre santé ?"

===> Renseignez-vous correctement, çà vous évitera de dire des âneries sans arrêt !!

Ordre National des Médecins

Les missions

12/10/2012

Faire vivre la déontologie

L’Ordre des médecins rédige et fait évoluer le code de déontologie médicale qui est inscrit dans le code de la santé publique. Il élabore des commentaires pour chaque article du code afin de faciliter le respect de la déontologie dans l’exercice quotidien.

Un rôle administratif quotidien

La loi a doté l’Ordre des médecins d’un rôle administratif pour lui permettre de veiller au maintien des compétences du corps médical et à sa probité. Ainsi, l’Ordre établit et tient à jour le Tableau des médecins qui remplissent les conditions légales requises pour exercer en France (niveau de formation, conditions de moralité, etc.). Il gère l’inscription des médecins à ce Tableau. Au delà, l’Ordre intervient également à de nombreux niveaux : contrôle du libellé des plaques et des mentions dans les annuaires et sur les ordonnances, changement de qualifications des médecins, suivi des contrats signés par les médecins, délivrance des autorisations de remplacement ou d’exercice en lieux multiples…

Accompagner les médecins

Dans un environnement juridique et sociétal complexe, l’Ordre aide les médecins à s’installer, facilite leur exercice, les accompagne sur le plan juridique, notamment lors de la rédaction des contrats et des statuts, les conseille en matière d’assurance. Il accompagne régulièrement les médecins dans la prévention et la gestion des conflits qui pourraient survenir avec leurs patients ou avec d’autres professionnels de santé.

L’Ordre rend un avis préalable sur toutes les conventions conclues entre les médecins et l’industrie pharmaceutique.

Secourir les confrères

Au service de tous les médecins, l’Ordre a pour mission d’aider les médecins en grave difficulté ou leur famille, quelle que soit la source de ces difficultés : décès, maladie, accident, « burn out », addictologie, problème financier, conflit conjugal…

Conseiller les pouvoirs publics

L’Ordre des médecins est partenaire des organismes publics de santé et des organisations syndicales, au nom de la défense de la profession et des principes fondamentaux de la déontologie médicale… Il émet un avis sur un certain nombre de textes réglementaires, dont les conventions négociées avec l’assurance maladie. Il fait aussi entendre sa voix dans tous les grands débats de santé nationaux et internationaux, qu’ils portent sur l’éthique ou les évolutions de l’exercice médical.

Veiller à la compétence et à la probité

La loi a prévu que les médecins qui ne respecteraient pas les principes de dévouement, de compétence et de moralité puissent comparaitre devant leurs pairs au sein d’instances disciplinaires. Les décisions disciplinaires s’appuient, toutes, sur les articles du code de déontologie.

• Les chambres disciplinaires de première instance, constituées près du conseil régional de l’Ordre, sont chargées d’instruire les plaintes déposées contre les médecins. Elles sont indépendantes des conseils régionaux de l’Ordre. • En appel, c’est la chambre disciplinaire nationale qui tranche. Elle est présidée par un conseiller d’État et indépendante du conseil national de l’Ordre (Lien vers le chapitre « le fonctionnement »). •Les recours contre les décisions de la chambre disciplinaire nationale peuvent être formés devant le Conseil d’État, statuant comme juge de cassation.

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(IP:xxx.xx1.148.86) le 12 mars 2013 à 11H43

@(IP:xxx.xx7.202.146) le 6 mars 2013 à 10H04 : Mais vous devenez pire que pire mon cher Monsieur.

""•Conseiller les pouvoirs publics""...Si les pouvoirs publics n’ont pas pour rôle de nous défendre... DONC, je réécris : L’Ordre des médecins est bien présent pour nous défendre.

""Il fait aussi entendre sa voix dans tous les grands débats de santé nationaux et internationaux, qu’ils portent sur l’éthique ou les évolutions de l’exercice médical.""...La fabrication de médicaments non surveillée ça va amener où ? Il ne serait pas de leur rôle de commencer à faire un grand débat international ?? Le médecin ne saura donc bientôt plus ce qu’il y a dans les médicaments qu’il prescrit...De plus, les produits sont toxiques et qui surveille la santé des employés qui y sont exposés ? Et quelles compétences possèdent ces employés ?

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par OneTwoThree (IP:xxx.xx3.88.169) le 18 mars 2013 à 18H05

DONC, je réécris : L’Ordre des médecins est bien présent pour nous défendre.

C’est également ce que font les Chambres des Métiers et de l’Artisanat. Elles défendent les consommateurs contre les artisans incompétents et/ou malhonnêtes.

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(IP:xxx.xx4.133.185) le 3 avril 2013 à 21H36

@ OneTwoThree (IP:xxx.xx3.88.169) le 18 mars 2013 à 18H05 : MAIS,...mais cet organisme oublie certainement de nous défendre si j’en crois les écrits venant d’administrations étrangères qui semblent correspondre ENFIN aux précautions à prendre envers ce médicament ’inoffensif’ sauf pour l’estomac depuis 1973 et qui devient brusquement mortel en France par le coeur.

Toujours ’cette frontière’ qui ne laisse pas passer le danger SAUF que....la toxicité est mortelle comme le Vioxx. DONC le diclofenac nous troue et l’estomac et les artères du coeur ....La frontière et la mondialisation certainement !

A quoi nous sert notre ministère de la santé et ses agences aux multiples noms depuis les années 1990 ? Depuis ce temps, il devaient savoir quelque chose quand même !...et pour les autres médicaments, on attend ??? ou bien, on garde confiance ??????Et pour le voltarene ???

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(IP:xxx.xx5.121.192) le 6 avril 2013 à 10H48

@ Tiens donc ce matin l’Express, oui l’Express semble avoir une suspicion horrible sur nos génériques et nous fait un cours de Français...

"Equivalent" ne signifie pas "identique"

Et bien, le "cas" de notre ministre, qui exige d’être député et qui serait entré " à l’orient de France vers 1993" , nous indique bien que le rapprochement "économie- santé" a très bien été pris en compte dans les années 1995 par nos industries pharmaceutiques au forum de Paris mais pas comme nos journalistes avaient cru comprendre à l’époque.

L’important est bien que :

""Equivalent" ne signifie pas "identique""

Mais, il y aurait comme un pb quand même !

 : Et rien du coté de notre ministère, et rien du coté des spécialistes, et rien du coté des inspecteurs, et rien du coté des agences de surveillance et rien du coté de l’ordre des médecins pourtant les médecins spécialistes et les médecins commencent bien à réagir...etc...

MERCI Monsieur Marc Girard. Il semble bien que notre sécurité essentielle soit sur le retour MAIS à quel prix pour nous ...quand des "financiers" semblent ne pas comprendre l’importance de notre survie.

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(IP:xxx.xx3.222.208) le 7 avril 2013 à 16H50

Encore une fois,il n’y a que les Français pour couiner à propos des médicaments génériques. Français ramassis de "pauvres" gens trop gâtés et jamais contents !

Le marché mondial

Les 8 principaux marchés mondiaux sont :

Les Etats unis, l’Allemagne, la France, la Grande Bretagne, le Canada, l’Italie, l’Espagne et le Japon. Ils représentent 84% des ventes mondiales.

Les Etats Unis sont le plus important marché de produits génériques au monde avec 42% des ventes mondiales.

Dans ces pays, le médicament générique tient un rôle majeur dans la maîtrise des dépenses de santé, l’équilibre et la survie des modèles de protection sociale. Dans les pays en voie de développement il constitue un enjeu pour l’accès aux soins des populations.

Le marché européen

Le marché européen des génériques varie selon les pays, selon l’ancienneté du marché selon la définition du générique (définition étroite comme en France ou large comme au Royaume Uni) selon son mode d’incitation et selon son mode d’organisation

Les sytèmes de santé des pays du Nord sont en tête des marchés de génériques et pratiquent des politiques incitatives par rapport aux génériques. avec un contrôle budgétaire de la prescription médicale assortie de la prescription en DCI (« dénomination commune internationale) = prescription par molécule

et des sanctions en cas de dépassement de budget

Les marchés des pays du Sud sont considérés comme des marchés « émergents ».

Entre ces 2 modèles, la France a trouvé une position originale qui est aujourd’hui regardée comme un des systèmes de développement du générique les mieux organisés, les plus régulés et les plus efficaces. Tout ce qu’ont mis en place les pouvoirs publics dans le domaine du générique depuis 10 ans est d’une rare cohérence.

Parts de marché des médicaments génériques en Europe en 2009

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(IP:xxx.xx3.196.224) le 12 avril 2013 à 08H49

@(IP:xxx.xx3.222.208) le 7 avril 2013 à 16H50 : MAIS d’où sortez-vous cela ? ...A ce niveau d’affirmation vous devriez révéler votre profession car si vos propos possèdent plus de 10% de vérité sur une éventuelle efficacité et fiabilité des médicaments je reprendrais espoir en mon pays.

Pour le vrai contenu, je trouve que vous me laisser croire que les médicaments se vendent comme de la lessive. Ce que nous a expliqué un auteur d’article ici même pour une sorte de médicament précis.

Par contre les termes tq :"un rôle majeur dans la maîtrise des dépenses de santé," ...avec les sommes faramineuses que nous devons verser deviennent HONTEUSEMENT mensongers, surtout que ces montants augmentent très vite.

Où en sont nos médicaments d’avant 1981 avec plus d’un zéro de moins que le prix des génériques ? + Ils étaient moins toxiques en utilisation de médecine de ville ET PRESQU’AUSSI EFFICACES SELON LES RÉSULTATS DES ESSAIS EN DOUBLE AVEUGLE qui je le rappelle ne dépasseraient jamais 30 à 40% d’efficacité malgré de beaux baratins possédant bien sûr toutes les règles de style voules.

Je rappelle aussi qu’avant 1981, nous étions les premiers fabricants et inventeurs de médicaments selon les chiffres officiels. Il n’y avait pas de génériques MAIS les médicaments ne pesaient pas autant sur le budget de notre pays !...IL Y A DONC UNE ERREUR GROSSIÈRE QUELQUE PART mon cher Monsieur.

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(IP:xxx.xx7.200.246) le 16 avril 2013 à 18H19

(IP:xxx.xx3.196.224) le 12 avril 2013 à 08H49

@(IP:xxx.xx3.222.208) le 7 avril 2013 à 16H50 : MAIS d’où sortez-vous cela ? ...

===> D’ici.....

http: //www. medicaments generiques.info/son-marche/ le-marche- mondial-et-europeen/

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(IP:xxx.xx3.196.224) le 17 avril 2013 à 21H04

@(IP:xxx.xx7.200.246) le 16 avril 2013 à 18H19 : Oui je commence à être habituer à ce genre de littérature...qui commence quand même à faire parler d’elle dans nos hautes sphères gouvernementales en ce moment semble -t-il....

Par contre, je m’insurge complètement sur le verbe que vous nous réservez à nous les vrais Français de souche. Ce verbe "couiner" qui signifierait ’Pousser de petits cris [Familier]." semble réservé à des animaux selon mon dictionnaire !

Je vous en laisse l’entière responsabilité et la culpabilité aussi !

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(IP:xxx.xx7.78.159) le 17 mai 2013 à 16H36

(IP:xxx.xx3.196.224)

Par contre, je m’insurge complètement sur le verbe que vous nous réservez à nous les vrais Français de souche. Ce verbe "couiner" qui signifierait ’Pousser de petits cris [Familier]." semble réservé à des animaux selon mon dictionnaire !

==> Vous vous insurgez ? Mais pourquoi donc ? Parce que j’utilise un mot contenu dans le dictionnaire pour décrire une attitude constante et ridicule des Français ? Ce mot décrit très exactement cette attitude (Point 2.de la définition ci-dessous que je donne dans son entièreté contrairement à vous) !

Couiner : (Fam).1.Faire entendre un couinement. 2.Gémir,pleurnicher.

Le Petit Larousse illustré.

Ou bien votre dictionnaire à vous (dont vous ne donnez d’ailleurs même pas la référence selon votre fâcheuse, désagréable et discourtoise habitude) est incomplet ou bien vous avez délibérément tronqué la définition qu’il donne du mot "couiner" !

Je vous en laisse l’entière responsabilité et la culpabilité aussi !

==> "Culpabilité" ? Mais de quoi ? D’avoir utilisé un mot tout à fait correct et pertinent ? Etes-vous sûr de connaître le sens des mots que vous employez ? Permettez moi d’en douter car ce n’est pas la première fois que vous faites preuve d’une certaine confusion mentale dans vos propos.

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(IP:xxx.xx7.78.159) le 17 mai 2013 à 16H43

(IP:xxx.xx3.196.224)

Oui je commence à être habituer à ce genre de littérature...

==> Ce n’est pas l’impression que donne la lecture de vos commentaires ! Ce serait plutôt une impression de régurgitations de lectures mal digérées sur des sujets qui vous sont tout à fait étrangers mais que vous êtes prétentieusement convaincu de posséder parfaitement, ce qui est bien évidemment complètement faux.

PS. je commence à être habituer ==> "habitué".

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(IP:xxx.xx3.198.160) le 23 mai 2013 à 07H57

@(IP:xxx.xx7.78.159) le 17 mai 2013 à 16H43 : Mon bien pauvre Monsieur....Que vous faites avancer notre sort à nous le petit peuple. Dois-je vous en remercier ? MAIS la forme m’importe peu mon pauvre Monsieur, de même que les insultes envers ma toute petite personne.

Par contre, je constate que vous ne niez pas l’existence d’une vérité dans ces affirmations. Je vous laisse donc avec VOTRE responsabilité et votre culpabilité.

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(IP:xxx.xx5.126.217) le 13 mai 2013 à 10H26

POUR des raisons personnelles je reviens à cette affirmation :""Le lieu de fabrication

Comme avec bien d’autres produits contemporains, le lieu de fabrication est un concept extrêmement vague (qui, dans l’agro-alimentaire, par exemple, peut correspondre à seul endroit d’emballage). En ce qui concerne les médicaments, il existe un marché mondial des "intermédiaires de synthèse" réalisés dans un parfait mépris de la réglementation pharmaceutique (par exemple en utilisant des réactifs toxiques, hautement mutagènes ou cancérogènes, etc.). Les résidus toxiques peuvent être parfaitement ignorés par l’acheteur-producteur - hypocritement mis en avant par les autorités comme "bien de chez nous" - qui se contente de faire la ou les deux étapes finales de la synthèse.""

MAIS ALORS, dans ces lieux de "synthèses intermédiaires", il doit y avoir pas mal de problèmes de mortalité dans le personnel ET personne ne dirait rien !....ET si mon éducation fut correcte par mon instituteur de village, quand on méprise le personnel, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il soigne son travail. C’était vrai pour les travaux dans les champs....et PARFOIS, il y aurait des problèmes de toxicité et parfois, il n’y en aurait pas...et la Justice demande des preuves pour exercer son métier...Comment lui fournir les preuves ?

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(IP:xxx.xx3.192.39) le 3 juin 2013 à 08H21

Pour les vrais cartésiens -"de vrais cartésiens", une explication de ce dimanche me fait venir poser une question :

Pourquoi notre ministère de la santé exige -t-il, avec raison, en France une méthode très scrupuleusement respectée, avec des inspections " chi...es" selon un responsable de fabrication, dans la fabrication du médicament original car il y aurait des preuves de moindre efficacité comme pour le médicament "qui mange le glucose avec effet retardé " quand les phases de fabrications ne sont pas respectés à la lettre, et que pour les génériques cela n’aurait plus d’importance... ?

Nous rejoignons bien les "sous-médicaments", pour le "peuple sous estimé", dénoncés dans l’article et son titre....Au lieu d’être jetés, les lots loupés seraient -ils écoulés par le biais des génériques...J’attends encore ma réponse !....Mais ce ne fut ni oui ni non, pourtant les laboratoires semblent en faire la publicité :" ça vient de la même chaîne de fabrication...mais dans ces chaînes, il y avait des lots jetés avant !.......il est vrai qu’il semble bien ne plus être responsable de fabrication de ce médicament très étudié, actuellement.....

Les inspecteurs de la santé peuvent-ils suivre ces faits ???

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(IP:xxx.xx7.202.87) le 6 juin 2013 à 10H25

Y’a pas à dire mais vous déconnez vraiment à pleins boyaux !

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(IP:xxx.xx5.225.159) le 13 juin 2013 à 17H39

@(IP:xxx.xx7.202.87) le 6 juin 2013 à 10H25 : Y’a pas à dire mais seul contre le reste du monde...vous devez vous ennuyez !

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(IP:xxx.xx7.205.252) le 13 juillet 2013 à 12H05

(IP:xxx.xx5.225.159)

 : Y’a pas à dire mais seul contre le reste du monde...vous devez vous ennuyez !

Vous vous trompez complètement ! Je ne m’ennuie jamais à contempler la connerie humaine de plus en plus profonde et répandue hélas ! C’est très distrayant et très instructif.... Et croyez bien que je suis loin d’être seul à m’amuser de l’observation des innombrables bouffis de suffisance et de "creusitude" cérébrale !

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(IP:xxx.xx7.205.252) le 16 juillet 2013 à 11H31

vous devez vous ennuyez !

====> vous devez vous ennuyeR !

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(IP:xxx.xx4.131.252) le 18 août 2013 à 09H33

@(IP:xxx.xx7.205.252) le 16 juillet 2013 à 11H31 : Félicitation pour votre grande suffisance imperturbable devant la décrépitude la la France...Avec des personnes de votre genre, le petit peuple peut continuer à s’enfoncer dans le malheur. Amusez-vous....

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(IP:xxx.xx7.78.121) le 18 septembre 2013 à 10H44

"....le petit peuple peut continuer à s’enfoncer dans le malheur"

***> C’est quand lui qui vote le "petit people" ! Alors, il n’a qu’à s’en prendre à lui si çà s’enfonce !

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par Chanel (IP:xxx.xx5.51.58) le 18 septembre 2013 à 05H53

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