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Aspartame : Les dessous volontairement cachés

Article publié le 1er août 2012

Aspartame : Les dessous volontairement cachés

L'aspartame est l'édulcorant le plus utilisé au monde. Suivant les pays on l’appelle Canderel ou NutraSweet. Il remplace le sucre dans plus de 10 000 produits, sodas, boissons, bonbons, desserts, médicaments et la dose journalière admissible (DJA), établie par l'Efsa (autorité européenne de sécurité des aliments), est de 40 milligrammes par kilo, alors que le RES (Réseau Environnement Santé) a estimé qu’elle devrait être « 2 000 fois plus basse ». En effet, cette DJA est fondée sur 2 études datant de 1973 et 1974 qui n’ont jamais été officiellement publiées.

En janvier 2011, le RES a attiré l'attention sur deux études : l'une concernant l'ensemble des édulcorants chimiques, dont l'aspartame, qui favoriseraient des naissances avant terme chez les femmes, et l'autre conduite sur des souris mâles, chez qui l'aspartame provoquerait certains cancers. Le mois suivant, une autre étude, menée à New York, a fait apparaître que la consommation régulière des sodas « light » accroîtrait les risques d'accident cardio-vasculaire.

En réponse à leur publication, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation) annonçait le 1er février, que ces études « ne permettent pas de fonder d'éventuelles évolutions dans les recommandations de consommation des édulcorants », mais « invitent à des travaux scientifiques complémentaires, afin d'actualiser l'évaluation des risques liés à ces substances ».

canstock0359746.jpgQuant à l'Efsa, elle persiste à affirmer que l'aspartame est sans danger pour l'homme, niant l’évidence des faits scientifiques, rejetant pour la 3e fois une étude de cancérogénicité positive menée sur une grande échelle par le Dr Morando Soffriti et son équipe de l’Institut Razzini de Bologne, et refusant même qu’un comportement de prudence soit recommandé aux femmes enceintes. Elle ne remplit pas sa fonction de protection de la santé des Européens.

Mais, bien avant ces récentes études, l’historique de l’aspartame était déjà parsemé d’exemples de spécialistes qui se sont élevés contre le credo de son innocuité et qui ont été discrédités puis remplacés par des sympathisants de l’industrie qui furent ensuite récompensés de leur fidélité par des situations plus que lucratives 

Une saga plus politique que scientifique

L’aspartame a été découvert en 1965 par le chimiste James M. Schlatter, qui s’aperçut en léchant ses doigts que le produit était sucré alors que ses composants ne sont pas sucrés. Dès cette époque, le laboratoire a fourni un grand nombre d’études à la FDA dans l’espoir de voir son produit approuvé.

Ce fut le Dr Harry Waisman, directeur de l’unité de Recherche sur les retards mentaux de l’université du Wisconsin et expert reconnu en biochimie, qui effectua en 1969 l’une des premières études sur l'aspartame à la demande de G.D. Searle. Il étudia les effets de l'aspartame sur des bébés primates. Sur les sept bébés singes, l'un mourut au bout de 300 jours et cinq autres eurent des crises d'épilepsie. Bien entendu, ces découvertes négatives ne furent pas soumises à la FDA au cours de la procédure d'approbation.

2770180-4101901.jpgEn 1971, le Dr John Olney, neuroscientifique de l’école de médecine de l’Université Saint-Louis à Washington et l'une des autorités les plus représentatives en matière d'excitotoxines, informa Searle que ses recherches démontraient que l'acide aspartique occasionnait des trous dans les cerveaux des bébés animaux de laboratoire. Ann Reynolds, autre chercheur du laboratoire confirma les découvertes d’Olney dans une étude similaire.

En février 1973
Searle soumit plus d’une centaine d’études à la FDA pour lui « prouver » la sécurité de l’aspartame mais, bien évidemment, ni les singes malades ou décédés, ni les souris avec des trous dans la tête n’étaient mentionnés.

En septembre 1973, dans un mémorandum, le Dr Martha M. Freeman, du bureau des produits pharmaceutiques métaboliques et endocriniens de la FDA, critiqua l’insuffisance des informations fournies par Searle, et recommanda que la mise sur le marché du produit ne s’effectue qu’après avoir obtenu la preuve de sa sécurité d’emploi.

Malgré les réticences de ses collègues scientifiques de la 
FDA, le 26 juillet 1974, le Dr Alexander Schmidt accorda une première autorisation de mise sur le marché de l’aspartame comme « additif alimentaire » pour les produits secs. En août de la même année, avant que le produit ne fût mis en vente, le Dr John Olney, l’avocat James Turner spécialisé dans la défense des consommateurs, et l’association du célèbre avocat Ralph Nader déposèrent une objection officielle à cette mise sur le marché car l’aspartame « pouvait endommager le cerveau, particulièrement chez les enfants », comme le confirmaient de nouvelles études indépendantes.

2770180-4101906.jpgComme l’on venait de découvrir que le laboratoire Searle s’était basé sur des études scientifiques erronées pour un autre de ses produits, la FDA ouvrit une enquête sur 15 des études principales sur l’aspartame fournies par le laboratoire. Le Dr Jerome Bressler, de la FDA, trouva alors 52 affirmations contradictoires dans les études cliniques qu’il trouva tellement « lamentables » que la FDA dut en retirer 20 % lorsqu’elle les transcrivit. Ainsi, au cours de l’expérience menée par le laboratoire certains rats étaient morts, d’autres avaient été atteints de cancer mammaire, de cancer du pancréas ou des ovaires, et pour cacher ce massacre les expérimentateurs les avaient tout simplement « ressuscités sur la papier ». Dès la publication de ces travaux, l’aspartame fut retiré du marché (cf. Rapport Bressler, in New England Journal of Medicine, 18 mai 2000).

Le 10 janvier 1977, dans une lettre de trente-trois pages, Richard Merrill, Conseiller en chef de la FDA, recommandait à l’Avocat général Sam Skinner de lancer une enquête sur Searle pour « violations manifeste des lois fédérales 18 et 21 sur la nourriture, les médicaments et les cosmétiques ». Il accusait la firme d’avoir « dissimulé des faits importants et fourni de fausses déclarations concernant des études sur les animaux qui pouvaient établir la sécurité de l’aspartame ».

 C’était la première fois depuis sa création que la FDA réclamait une enquête criminelle sur un fabricant. Le 26 janvier 1977, alors que l’investigation du Grand Jury débutait, la firme Sidley & Austin qui représentait le laboratoire entreprit des négociations avec Samuel Skinner, chargé de l’enquête. Skinner se retira soudain de l’affaire et la même année, il quitta son poste d’avocat général des États-Unis pour entrer au cabinet d’avocat de Searle. Il est « évident » que ce fut une « coïncidence ».

2770180-4105113.jpgAfin d’essayer de mieux défendre ses intérêts, le 8 mars 1977, Searle engagea un notable de Washington, un certain Donald Rumsfeld, ancien membre du Congrès qui faisait partie de l’entourage du Président Ford. Rumsfeld plaça alors plusieurs de ses collègues de Washington dans les postes clés du laboratoire.

Le résultat ne se fit pas attendre. Le 28 septembre 1977, la FDA publia un rapport exonérant Searle de toutes malfaçons dans ses tests. Or, en 1987, dans sa déposition devant le Sénat des États-Unis, Jacqueline Verrett, ancienne toxicologue de la FDA et doyenne scientifique du Comité chargé de vérifier l'authenticité des recherches faites par Searle pour établir l'innocuité de l'aspartame, déclara sous serment que les tests défectueux effectués par Searle et utilisés pour justifier l'approbation de la FDA étaient en fait un « désastre » et auraient dû être rejetés, d’autant que son équipe avait subi de fortes pressions pour valider ces essais lamentables.

Toutefois, malgré la plainte du ministère de la Justice, il y eut tellement d’entraves au procès qu’on dépassa les délais légaux de poursuites et que le procès fut ainsi annulé pour cause de péremption.

En 1978, le journal médical World News rapportait que le méthanol contenu dans l’aspartame était 1 000 fois plus abondant que dans toute nourriture contrôlée par la FDA. Le journal qualifiait ce produit de « poison létal ». Aussi, en juin 1979, la FDA dut mettre en place une commission d’enquête publique sur la sécurité du produit, qui vota à l’unanimité contre la mise sur le marché du produit et, en 1980, le permis d’exploitation fut de nouveau refusé par la FDA.

Mn_23.jpgLa situation changea du jour au lendemain, le 20 janvier 1981,
lorsque Ronald Reagan devint président des États-Unis et Rumsfeld fit partie de son équipe. Dès l’arrivée de Reagan au pouvoir, Rumsfeld annonça à son service des ventes que, « quoi qu’il arrive, il veillerait à ce que l’aspartame soit approuvé cette année là ». Par sa voie, Searle introduisit une nouvelle demande d’approbation de l’aspartame dans la nourriture et une nouvelle commission d’enquête fut nommée. Richard Schweiker, ministre de la Santé du nouveau gouvernement américain confia alors la direction de la FDA au Dr Arthur Hull Hayes, qui rejeta les conclusions de son propre conseil consultatif, passa outre les interdictions et accorda l’utilisation de l’aspartame pour les produits secs. Sans perdre de temps, toujours avec le même mépris pour les mises en garde des scientifiques, l'aspartame fut autorisé par un comité commun d'experts de l’OMS et de la FAO. La même année, le Comité scientifique pour les aliments humains de la commission européenne approuva l'aspartame dans les céréales, café et thé instantanés, gélatines, biscuits et gâteaux, les bases en poudre pour boissons, les glaçages et le chewing-gum et, évidemment, comme sucre de table.

Mais cela ne suffisait pas à l’appétit insatiable du laboratoire qui déposa, en octobre 1982, une demande d’approbation du produit pour les vitamines destinées aux enfants, les boissons gazeuses, et autres liquides. En 1983, en dépit des protestations de l’American Soft Drink Association, Donald Rumsfeld, qui avait compris qu’il devait utiliser la politique et non la science, parvint à obtenir l’approbation de cette neurotoxine pour les boissons gazeuses. Il savait parfaitement qu’elle empoisonnerait les consommateurs, comme elle l’avait fait pour les animaux de laboratoire, mais n’oublions pas que Rumsfeld a encaissé un million et demi de dollars de bonus entre 1979 et 1984, grâce à ses manigances et son acharnement. De telles sommes expliquent certaines attitudes criminelles.

2770180-4105191.jpgC’est ainsi que l’aspartame fut approuvé sur ordre présidentiel.

En août 1983, l’avocat James Turner, représentant l’Institut de nutrition communautaire, et le Dr Woodrow Monte, directeur du laboratoire de science nutritionnelle à l’université d’état de l’Arizona, portèrent plainte auprès de la FDA pour avoir approuvé ce produit en dépit de ses effets adverses, mais ils furent déboutés en février 1984.

Hayes quitta la FDA en septembre 1983, sous un flot de critiques concernant son action très controversée, pour devenir, pendant un bref passage, doyen du Collège médical de New York. Il offrit ensuite ses services à l’agence de relations publiques Burston Marsteller, comme consultant de NutraSweet Company pour 100 000 dollars par jour, puis il occupa des postes clés dans l’industrie pharmaceutique et la biotechnologie.

 

L’AMM de l’aspartame se réfère à des recherches truquées

En mars 1984, les plaintes commencèrent à arriver au sujet des effets délétères de l’aspartame et la FDA dut demander au CDC d’enquêter sur une sélection de cas. Cela n’empêcha pas l’Agence d’approuver, deux mois plus tard, l’utilisation de l’aspartame dans les multivitamines.

En 1985, le laboratoire Searle fut acheté 2,7 milliards de dollars par Monsanto qui le revendit en mai 2000 à J.W. Childs Equity Partners, puis, après l’expiration du brevet en 1992, d’autres compagnies se sont disputé le marché de l’aspartame. Mais la FDA persiste à clamer la sécurité de l’aspartame et ses réponses aux victimes dont les vies ont été détruites répètent que ce produit est l’additif le mieux testé dans l’histoire, leitmotiv bien usé, alors qu’à trois reprises le sénateur Howard Metzenbaum a déposé un projet de loi qui aurait protégé les femmes enceintes et les nourrissons des dangers de l'aspartame, mais qui a été enterré par les tout-puissants lobbies des compagnies chimiques et pharmaceutiques. De même, en l986, l’Institut de la Nutrition de Washington D.C. a demandé à la FDA de bannir l’aspartame à cause des comas et des problèmes de cécité produits par le méthanol. Toujours sans résultat, bien évidemment.

L’opinion des scientifiques de la FDA a toujours été étouffée par les administrateurs de l’agence et tous les pays qui ont approuvé ce produit l’ont fait sur des bases établies sur les mêmes études biaisées. Le 12 octobre 1987,
United Press International a signalé que plus de dix officiels fédéraux impliqués dans l’approbation de l’aspartame avaient trouvé un poste lucratif dans le secteur privé dépendant de l’industrie de l’aspartame.

114450483_87ef30b539.jpgC’est donc en se référant à de honteuses recherches truquées que la France a autorisé l’aspartame en 1988. En 1994, son emploi a été harmonisé par l'Union européenne (directive 94/35-CE) et approuvé dans plus de 90 pays.

Mais le pire est qu’actuellement la France persiste dans son entêtement. En 2006, en réponse à l’étude italienne, l’Afssaps a déclaré : « l’aspartame n’est finalement pas dangereux ». Il fallait oser ! On se demande si ces « experts », qui ont un pouvoir de vie ou de mort sur la population, connaissent les études indépendantes menées depuis des lustres, les manigances politiques qui ont permis la mise sur le marché de ce produit toxique, et les milliers de plaintes déposées contre ses fabricants.

Cette nouvelle, médiatisée par France 2 à la mi-septembre 2006, avait fait bondir tous les scientifiques qui ont, tant soit peu, étudié ces problèmes. Car il est bien connu dans le milieu médical averti que pratiquement toutes les études qui affirment l’innocuité de l’aspartame ont été financées par l’industrie. Et 8 % seulement des études indépendantes menées sur fonds public concluent à l’innocuité des édulcorants alimentaires, contre 100 % de celles qui sont financées par l’industrie. On pourrait se demander si toutes ces agences de santé sont au courant de la partialité de ces études et de leurs liens avec les fabricants. Ou bien ces agences responsables sont incompétentes, ou bien elles sont criminelles.

12851353_2b5fac548a.jpgLes journalistes de France 2 qui ont annoncé la non toxicité de l’aspartame se sont bien gardés de nous parler de ces publications ni des manigances de la FDA, sans doute parce qu’ils les ignoraient, ce qui est, relativement, pardonnable. Il n’en est pas de même pour l’Afssaps ou l’Aesa qui n’ont pas le droit de négliger de telles informations au nom du principe de précaution. Si elles n’ont pas été prévenues, c’est que leurs enquêtes menées avant de valider un produit sont bien incomplètes et, dans ce cas, il est urgent de leur retirer le pouvoir absolu dont elles disposent. Ainsi, en 2011, l’Aesa a réaffirmé l'innocuité de l'aspartame, rejetant les conclusions de l’étude italienne et estimant que « la prise alimentaire de ses composants peut être comparée avec la prise de ces mêmes composants provenant d'aliments naturels. » Elle va même jusqu’à déconseiller aux consommateurs de changer leurs habitudes alimentaires, car elle considère que le méthanol, comme l’acide aspartique et la phénylalanine se trouvent dans certains produits naturels, mais elle cache soigneusement qu’ils sont alors mêlés à d’autres acides aminés dans une longue et complexe chaîne de protéines qui les rend inoffensifs, ce qui n’est pas le cas dans l’aspartame.

Nous devrons sans doute attendre qu’un nouveau scandale éclate au grand jour pour que les experts mondiaux, dont l’OMS, la FDA et les comités scientifiques européens qui persistent dans leurs mensonges, soient traduits devant des tribunaux comme l’est actuellement Servier pour l’affaire du Mediator, car ils sont encore plus coupables que lui, qui a tout de même admis sa responsabilité.

En attendant, lorsque vous voyez sur une étiquette « Sugar Free » ou « Sans Sucre », évitez d’acheter le produit et vous éviterez bien des ennuis. À moins que ce produit ne contienne véritablement aucun produit sucrant, ou ne soit issu de l’agriculture biologique. 

Photos : http://www.pseudopedia.fr/

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Aspartam Politique sanitaire

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commentaires
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(IP:xxx.xx3.90.48) le 2 août 2012 à 08H57

Tiens ! Quoi de neuf cette année ? Sylvie Simon et son marronnier de l’été sur l’aspartame !

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(IP:xxx.xx6.23.94) le 2 août 2012 à 14H51

L’aspartame est un véritable poison, avec qui il faut compter même dans les médicaments : ce qui prouve l’éthique des labos qui nous abreuvent de leurs marchandises.... Merci à Sylvie Simon pour son courage et sa ténacité ! Et pour ceux qui ne comprennent pas ses combats, je dirais simplement qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.... Excellente journée à tous.

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(IP:xxx.xx3.90.48) le 3 août 2012 à 19H08

(IP:xxx.xx6.23.94) le 2 août 2012 à 14H51

" Et pour ceux qui ne comprennent pas ses combats, je dirais simplement qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir...."

Tout dépend de la manière de voir....

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par JFP (IP:xxx.xx4.64.85) le 2 août 2012 à 21H55

Ce qui me frappe le plus dans cet article est le mélange saisissant de catastrophisme et de théorie du complot... Vous auriez dû écrire le scénario d’X files... JFP

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(IP:xxx.xx3.90.48) le 4 août 2012 à 11H43

Ramassis de poncifs soigneusement sélectionnés et rabachés afin d’entretenir auprès d’un public incapable de se faire une idée claire sur un sujet ardu, le climat de catastrophisme autour de ce produit. Cet avis va à l’encontre de tous les avis scientifiques et réglementaires internationaux (qui ne sont pas tous pourris, achetés et/ou vendus contrairement à ce que les militants anti veulent faire accroire) et ne s’appuient que sur des "témoiganges" subjectifs de militants anti et sur des études systématiquement rejetées car fautives sur le plan méthodologique par la quasi totalité des toxicologues spécialistes (dont ne fait pas partie loin de là Mme Simon) du monde entier.

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(IP:xxx.xx3.90.48) le 4 août 2012 à 15H01

Eh ! Ben dis-donc ! C’est au sabre et sans modération la "modération" (sic) ici !!!

Il va falloir tourner son pouce 7 fois sur le clavier avant d’émettre une opinion, sinon gare à ceux qui ne seront pas dans la ligne !!

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(IP:xxx.xx3.88.144) le 8 août 2012 à 10H59

"En effet, cette DJA est fondée sur 2 études datant de 1973 et 1974 qui n’ont jamais été officiellement publiées."

Mais sur lesquelles tout le monde commente abondamment......

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(IP:xxx.xx3.88.144) le 11 août 2012 à 12H13

Si on vous suit bien, cela ferait plus de 40 ans que d’abord Searle puis Monsanto auraient acheté et corrompu l’immense majorité des toxicologues, pharmacologues, épidémiologistes, cliniciens, nutritionnistes, etc... ainsi que les personnels des agences de réglementation de tous les pays du monde afin qu’ils acceptent des études bidonnées et qu’ils ferment les yeux sur les innombrables et effroyables effets toxiques de cette molécule sur la santé de leurs concitoyens ? Difficile à admettre vous l’avouerez (j’en doute cependant....). Difficile à admettre qu’une telle mascarade ait duré aussi longtemps. Difficile à admettre que la concurrence n’ait pas exploté une telle situation à son profit. Diffile à admettre que ladite concurrence n’ait pas financé des études bien faites avec des résultats indiscutables prouvant ces effets délétères (les récentes études Ramazzini ne valent strictement rien sur le plan méthodologique).

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(IP:xxx.xx3.88.144) le 12 août 2012 à 10H22

"Difficile à admettre que la concurrence n’ait pas exploté une telle situation à son profit"

Et que dire du "lobby" de l’industrie sucrière, très puissante aux Etats Unis en particulier ? Pourquoi ce "lobby", qui en a largement les moyens, n’a-t-il pas, depuis tout ce temps, financé des études de toxicité/carcinogénicité, de neurotoxicité, et de reprotoxicité, d’épidémiologie de bonne qualité de façon à apporter des élements irréfutables aux détracteurs de l’aspartame et aux autorités chargées de l’évaluation des risques et des autorisations de mises sur le marché dans le monde entier ? Ce qui aurait permis de préserver de manière significative ses parts de marché et ses bénéfices en éloignant la survenue des édulcorants dans leur business.

En fait le "lobby" sucrier a bien essayé de "sponsoriser" des études dès l’apparition de l’aspartame sur le marché (notamment les études de Olney sur le système nerveux central, mais pas s eulement) mais aucun effet indésirable n’a pu être mis en évidence alors ils ont laissé tomber.....

Curieux que des articles comme celui de Mme Simon par exemple n’aborde jamais cet aspect de la question .....

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(IP:xxx.xx1.140.67) le 12 août 2012 à 21H24

@(IP:xxx.xx3.88.144) le 12 août 2012 à 10H22 : "Curieux que des articles comme celui de Mme Simon par exemple n’aborde jamais cet aspect de la question .....".... TRÈS TRÈS curieuse façon de voir un problème....Très très curieuse façon.

On en arrive à se demander pourquoi on paie des impôts...Nous aurions des agences qui devraient servir à nous protéger. Pourquoi des industries déjà sur-imposées devraient-elles encore en plus s’occuper de la santé de la population ? Si j’ai bien suivi, le sucre est indispensable à la vie mais son excès dans notre alimentation nous est plus que très néfaste. Les industries continuent d’en produire trop pour le maintien de notre santé...C’est plutôt à ce niveau que nos administrations devraient intervenir. Si l’aspartame est toxique, c’est toujours l’administration que devrait intervenir....

Les industries du sucre sont quand même très/ trop "gênées" pour payer des études sur la toxicité de l’aspartame, il me semble.

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(IP:xxx.xx7.76.249) le 22 août 2012 à 17H30

IP:xxx.xx1.140.67) le 12 août 2012 à 21H24

"TRÈS TRÈS curieuse façon de voir un problème....Très très curieuse façon."

==> Il est effectivement curieux de constater que les articles de mme Simon ne soient que des procès à charge. Mme Simon, au mépris de toutes les règles de l’éthique scientifique et de la déontologie journalistique, se contente de ne sélectionner et dene mentionner que les articles qui soutiennent ses thèses, en ignorant systématiquement tout le reste ! Ce qui équivant à cacher à ses lecteurs des opinions et des faits démontrés qui ne vont pas dans son sens ! C’est ce que l’on peut appeler une profonde malhonnêteté professionnelle.

"On en arrive à se demander pourquoi on paie des impôts.."

===> Quel est le rapport entre les impôts que vous payez peut-être et le sujet et la teneur de l’article en question ?

"Nous aurions des agences qui devraient servir à nous protéger." ===> C’est précisément ce qu’elles font en dépit des critiques infondées de militants incultes et au raisonnement biaisé tel que celui de gens comme Mme Simon qui n’est en réalité rien d’autre qu’une militante acharnée.

" Pourquoi des industries déjà sur-imposées devraient-elles encore en plus s’occuper de la santé de la population ?"

===> C’est ce qu’elles font parce qu’elles sont responsables de l’innocuité de leurs produits ! Les entreprises financent les innombrables étudesexigées par une réglementation toujours plus large, toujours plus tatillonnes, toujours plus onéreuse. Ensuite, elles fournissent les rapports issus de ces études aux agences de contrôle nationales et internationales qui les épluchent de façon à évaluer les risques et à déterminer les conditions requises pour la mise sur le marché des produits concernés.L’industrie finance les études et le contribuable par l’intermédiaire de ses impôts finance l’analyse des rapports et les évaluations de risque, etc... Tout le monde paie !.C’était, pour votre information, un petit rappel de la procédure d’autorisation de mise sur le marché de certains produits car d’après vos commentaires, c’est une chose que vous ignorez complètement.

"Si j’ai bien suivi, le sucre est indispensable à la vie mais son excès dans notre alimentation nous est plus que très néfaste.

===> C’est la dose qui fait le poison.....

"Les industries continuent d’en produire trop pour le maintien de notre santé..."

===> Là encore, c’est la dose qui fait le poison !! L’excès de consommation de sucre est de la responsabilité des consommateurs qui se laissent aller et se déresponsabilise comme des grands gosses !!

"C’est plutôt à ce niveau que nos administrations devraient intervenir."

===> En quoi faisant ? En intervenant dans la filière de l’industrie du sucre ? Comme au bon vieux temps du dirigisme soviétique ? Comme si les technocrates et les bureaucrates et les politiciens savaient bien mieux que ceux dont c’est le métier ce qu’il convient de faire et de ne pas faire. Si les gens ne se comportaient pas comme des veaux, l’Etat n’auraient pasà intervenir à tous bouts de champs afin de les prendre en mains et de les assister.

" Si l’aspartame est toxique, c’est toujours l’administration que devrait intervenir...."

===> C’est déjà fait depuis longtemps et à plusieurs reprises par les administrations nationales du monde entier ainsi que par les administrations internationales. Il a été démontré par toutes ces administrations que l’aspartame n’était pas toxique et qu’il n’était pas responsable de tous les maux fictifs qui lui sont attribués par les innombrables cliques militantes. Cliques militantes qui n’ont jusqu’à présent apporté strictement aucun argument indiscutable sur le plan scientifique prouvant leurs accusations !

Les industries du sucre sont quand même très/ trop "gênées" pour payer des études sur la toxicité de l’aspartame, il me semble.

==> Quand on voit les sommes dépensées par l’industrie du sucre dans le monde en publicité et autres sponsoring etc.... On peut se permettre d’avoir quelques doutes sur leurs soi-disantdifficultés financières.....

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(IP:xxx.xx7.76.249) le 23 août 2012 à 12H02

Voilà les raisons pour lesquelles les études italiennes (Institut Ramazzini)récentes ont été rejetées à la quasi unanimité par la communauté scientifique internationale pour graves défauts méthodologiques :

* Les doses administrées aux rats ont été mal déterminées, elles ont"estimées" et non pas calculées sur des bases de consommation alimentaire réelle des animaux. Cette consommation alimentaire des rats n’a pas couvert la totalité de la durée de l’exposition des animaux, faussant la détermination de la consiommation quotidienne d’aspartme.

** Alors que les auteurs de l’étude ont exposé les femelles gestantes à l’aspartame, aucunes informations (habituellement fournies au cours des études bien conduites) sur les conditions de la gestation, de la mise bas et des suites post partum n’ont été fournies.Ce qui prive les autres scientifiques des moyens de vérifier et de juger les résultats obtenus en fonction de ces conditions expérimentales et d’éventuellement répéter l’étude dans exactement les mêmes conditions.

***L’interprétation des résultats faite par les auteurs est sujette à caution. En effet, l’augmentation limitée bien que statistiquement significative de l’incidence des lymphomes et des leucémies observée uniquement à la forte dose (absence d’effet dose) se trouve au niveau ou très proche de celle observée dans les groupes controle historiques(animaux non traités. Cette reparque s’applique également intégralement aux tumeurs mammaires rapportées par les auteurs.

**** Par ailleurs, il convient de noter un nombre très important de phénomènes inflammatoires chroniques observés au niveau des poumons des animaux de tous les groupes. ce qui dénote un état sanitaire anormalement mauvais des animaleries d’une part et de la souche de rats utilisés d’autre part, l’importance des phénomènes inflammatoires pouvant avoir une influence sur l’incidence dse lymphomes et des leucoses. En outre, des travaux anciens ont montré que les rats porteurs de phénomènes inflammatoires chroniques développaient des tumeurs de types variés dans plusieurs organes différents.Ce qui complique grandement l’interprétation des résulats expérimentaux. C’est la raison qui explique que depuis de très nombreuses années, les laboratoires sérieux n’utilisent plus que des souches de rongeurs " specific germ-free", c’est à dire non prorteurs de germes pathogènes et que les conditions d’hygiène dans les animaleries sont draconiennes. ce qui ne semble pas avoir été le cas de l’Institut Ramazzini.

Cette analyse des résultats douteux de l’Institut Ramazzini (ces la deuxième fois que cet organisation publie des résulats de cette nature qui ont été rejetés pour les mêmes raisons) fournissant les raisons scientifiques du rejet des études de cet Institut a été publiée et est disponible sur le Net. Mme Simon y a eu ou aurait pu y avoir accès et aurait dû avoir l’honnêteté personnelle, scientifique et journalistique de la mentionner dans son article.

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(IP:xxx.xx7.76.249) le 23 août 2012 à 12H08

Mme Simon y a eu ou aurait pu y avoir accès et aurait dû avoir l’honnêteté personnelle, scientifique et journalistique de la mentionner dans son article.

== A ce sujet, il est assez "cocasse" de constater que le titre de l’article de Mme Simon est : "Aspartame:Les dessous volontairement cachés".

Doit-on en déduire que Mme Simon, elle, n’a pas "volontairement" caché les articles qui ne soutiennent pas sa thèse ?? On est en droit d’en douter.

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(IP:xxx.xx7.76.249) le 25 août 2012 à 10H53

la dose journalière admissible (DJA), établie par l’Efsa (autorité européenne de sécurité des aliments), est de 40 milligrammes par kilo, alors que le RES (Réseau Environnement Santé) a estimé qu’elle devrait être « 2 000 fois plus basse ».

Et d’où sort ce coefficient de 2000 ? Comment est-il justifié ? Pourquoi pas 250, 1000, 1500 ou 2200 ??

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(IP:xxx.xx3.75.13) le 30 août 2012 à 14H35

Tout ça ressemble assez au bidule de l’amiante. C’est bien vrai que des ouvriers qui ont travaillé dedans durant toute leur vie passent une agréable retraite...comme pour les mineurs du reste. MAIS, ceux qui ne supportent pas et bien ils sont morts et dans quelles souffrances pour eux et leurs familles.

Il y a quelque chose qui pue dans les déclarations scientifiques toutes prêtes à modifier voire retourner leur contenu. Je pense qu’il va falloir individualiser les conseils et très rapidement. Nous ne sommes pas tous pareils.

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(IP:xxx.xx3.92.226) le 10 septembre 2012 à 10H08

(IP:xxx.xx3.75.13) le 30 août 2012 à 14H35

"Je pense qu’il va falloir individualiser les conseils et très rapidement."

Et puis aussi penser au financement de tout çà rapidement , pas vrai ?

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