Article publié le 4 janvier 2008
En ce début d’année 2008, la Norvège prend une résolution d’un genre particulier. L’événement n’a pas fait la une des journaux mais restera dans les annales car pour la première fois au monde, un pays interdit l’emploi du mercure. Le 21 décembre dernier, on apprenait par un communiqué de presse du ministre de l’Environnement que la Norvège bannissait le mercure dans tout produit. L’interdiction, qui inclut le plombage ou amalgame dentaire, a pris effet au premier janvier 2008.
Sans
doute cette décision n’est-elle pas intervenue par hasard en fin
d’année 2007, alors qu’au même moment la Commission européenne
débattait sur l’opportunité de bannir le mercure de toute préparation
destinée aux soins et donc d’interdire l’amalgame dentaire. Ainsi, en
annonçant sa décision de bannir le mercure et du même coup l’amalgame
dentaire, la Norvège entendait-elle par la voix de son ministre envoyer
un message fort à l’Union Européenne.
"Le mercure est l’un des
polluants les plus dangereux" a déclaré le ministre norvégien de
l’Environnement. "C’est un signal important à l’adresse de l’Union
Européenne et des autres pays pour leur dire qu’il existe des
alternatives satisfaisantes au mercure" a précisé le ministre.
Une valeur d’exemple pour les autres pays
Le
passage à l’acte de la Norvège crée un précédent et il sera désormais
plus difficile pour des pays comme la France de défendre l’emploi de
l’amalgame dentaire ainsi qu’elle l’a fait jusqu’à présent. D’autant
que la pression des pays nordiques (Allemagne, Autriche, Danemark,
Suède) qui limitent déjà l’emploi de l’amalgame, est forte au sein de
l’Union Européenne et que la Suède pourrait d’ici peu emboîter le pas à
la Norvège.
La décision norvégienne risque de mettre les autorités
sanitaires françaises dans l’embarras et les instances officielles de
la profession dentaire ne pourront plus, pour justifier les leurs,
minimiser les réticences des autres pays en disant que "seules quelques
restrictions ou recommandations ont été émises par la Suède, le
Danemark, la Norvège, l’Allemagne, l’Australie, le Japon".
L’écologie avant tout
Officiellement,
c’est pour des raisons écologiques (risque de pollution des sols,
nappes phréatiques et atmosphère) que la Norvège interdit le mercure.
Les autorités françaises pensaient avoir résolu la question en
obligeant les cabinets dentaires à s’équiper de récupérateurs des
déchets d’amalgames pour éviter le déversement incontrôlé des résidus
mercuriels dans les canalisations. C’est oublier que les 15 tonnes de
mercure posées chaque année dans la bouche des français finissent tôt
ou tard par réintégrer la chaîne écologique dans les années qui suivent
le décès des porteurs de plombages. En cas d’incinération, de plus en
plus pratiquée, le mercure est directement vaporisé dans l’atmosphère.
La Suède évalue les rejets de mercure liés aux crémations à 280
kilos/an, soit près du tiers du total des émissions de mercure dans ce
pays (1). La mesure prise par la Norvège s’impose donc comme la seule
voie possible pour éviter toute pollution environnementale.
Black out sur les raisons médicales
Ce
n’est pas un hasard si les raisons médicales (empoisonnement chronique
au mercure chez les porteurs d’amalgames) n’ont pas été invoquées pour
justifier l’interdiction. L’annonce a d’ailleurs été faite par le
ministre de l’Environnement et non par celui de la Santé. Il faut dire
que depuis toujours, les opposants à l’amalgame dentaire qui dénoncent
sa toxicité sont invariablement renvoyés dans leurs buts pour
"insuffisances scientifiques". De la pollution individuelle générée par
un matériau composé à 50% de mercure, il n’est donc officiellement pas
question. De nombreuses études
ont pourtant établi que le mercure, libéré par corrosion et
vaporisation, diffuse dans le corps et se fixe dans les organes cibles
que sont le foie, les reins, le cerveau, passe la barrière placentaire
et dans le lait maternel, où il se retrouve à des concentrations
proportionnelles au nombre de plombages présents en bouche. Des études
dénoncent l’implication probable du mercure, une neurotoxine, dans la
maladie d’Alzheimer (2). En dépit de ces nombreux travaux, les
autorités sanitaires des pays défenseurs de l’amalgame (États-Unis,
Canada, France, etc.) continuent d’affirmer l’innocuité du plombage
avec cet argument phare, inchangé depuis les années 30 : les quantités
de mercure libérées sont trop faibles pour entraîner un effet toxique
et les apports alimentaires (poisson) suffisent à justifier les taux
élevés de mercure dans le sang des porteurs de plombages. D’après l’OMS
(3), ce taux serait inférieur à la dose journalière acceptable (42
ug/jour).
Fin programmée de l’amalgame dentaire
Reste qu’en invoquant l’argument écologique, la Norvège marque un point contre les défenseurs du plombage. C’est d’autant mieux vu qu’en ces temps de mobilisation écologique pour la planète, la chasse aux polluants est ouverte. Cette seule raison suffit à condamner l’amalgame dentaire à plus ou moins long terme, en dépit de la résistance acharnée de ses défenseurs, principalement pour des raisons économiques (l’amalgame est le moins cher des matériaux d’obturation avec un rapport solidité/ prix imbattable). En juin 2007, les députés européens votaient l’interdiction des thermomètres au mercure. Pourront-ils accepter encore longtemps qu’on pose à longueur d’année plusieurs tonnes de ce même mercure dans la bouche de leurs concitoyens ?
(1) Evaluation de la Swedish Environment Authority citée dans la revue Resurgam- vol. 43 , juillet 2000
(2) Bibliographie disponible sur le site des Éditions Luigi Castelli.
(3)
Cité dans le rapport d’information n° 261 (2000-2001) de M. Gérard
MIQUEL et plusieurs de ses collègues, fait au nom de l’Office
parlementaire d’évaluation des choix scient. tech., déposé le 5 avril
2001
L’interdiction des amalgames !
On peut pas vraiment dire que les dentistes soit contre, si on ne devait poser que des composites en posterieur ( duré de vie faible car mauvaise resitance a la pression et abrasion, plus probleme de reinfiltration sur le long terme ) on fait exploser le tirroire caisse. Un composite en posterieur c’est l’assurance d’avoir a faire une courronne dans le future.
Voilà qui ramène le débat sur le terrain économique. Vous avez raison, comme je l’ai écrit : l’amalgame est le moins cher des matériaux d’obturation avec un rapport solidité/ prix imbattable.
Vous savez comme moi que des alternatives existent : tous les composites ne s’infiltrent pas, surtout si l’hygiène est bonne et qu’ils sont bien posés ; d’autre part, il existe les inlays en cas d’obturation volumineuse et les dentistes qui en posent ne mettent pas la clé sous la porte.
En fait, votre remarque ramène le sujet à cette question : est-il préférable de poser un amalgame qui dure mais qui empoisonne le patient et l’environnement ou bien faire le choix d’un matériau de remplacement moins polluant mais plus cher à court terme ?
Les autorités françaises ont jusqu’à présent, tout comme vous, tranché en faveur de la première proposition. La Norvège adopte la seconde. Moi je dis que les patients ont au minimum le droit de choisir.
Effectivement, la manipulation du mercure représente un danger.
La France a cru solutionner le problème en interdisant le conditionnement du mercure en flacons. Aujourd’hui, les amalgames sont prédosés en capsules étanches.
Mais cela ne règle pas tout : loin s’en faut.
À la pose, des vapeurs de mercure sont émises au moment du foulage de l’amalgame.
À la dépose, c’est le fraisage qui vaporise le mercure causant d’importantes émissions. C’est pourquoi la dépose exige de prendre des précautions spéciales (voir ci-dessus), sinon le patient se retrouve avec un pic d’intoxication au mercure.
Si vous êtes vraiment persuadé de faire du bien à vos patients en leur posant des obturations composées pour moitié de mercure, continuez.
Si vous pensez sincèrement que l’amalgame au mercure est un matériau médicalement et écologiquement correct, continuez.
Je ne peux que saluer votre conscience professionnelle et votre dévouement puisque vous-même, en tant que dentiste, vous vous exposez en permanence aux vapeurs de mercure que vous inhalez à longueur de journée et d’année, vapeurs qui sont émises à la pose et à dépose, ce qui justifie des précautions particulières pour le patient mais ne protègent hélas pas le praticien.
Si vous êtes vraiment persuadé de faire du bien à vos patients en leur posant des obturations composées pour moitié de mercure, continuez.
Si vous pensez sincèrement que l’amalgame au mercure est un matériau médicalement et écologiquement correct, continuez.
Je ne peux que saluer votre conscience professionnelle et votre dévouement puisque vous-même, en tant que dentiste, vous vous exposez en permanence aux vapeurs de mercure que vous inhalez à longueur de journée et d’année, vapeurs qui sont émises à la pose et à dépose, ce qui justifie des précautions particulières pour le patient mais ne protègent hélas pas le praticien.
Si on veut convenablement considérer la question d’un point de vue économique, il faut prendre en compte de coût de la dépollution du corps du patient après son décès, non ? :-O
Remarque très juste ! Quand on voit les risques de pathologie comme la fibromyalgie ou la sclérose en plaque causées par des amalgames dentaires contenant des métaux lourds comme le mercure qui pollue le corps, autant faire en sorte de ne jamais y avoir recours !
Enfin une représentante de la profession osant s’exprimer publiquement sur Agora/NaturaVox sur cette question où tant d’autres de vos confrères rasent les murs quand ils ne sont pas dans le déni le plus absolu : "pas de preuve de la dangerosité des amalgames dentaires au mercure" !!!
Bravo madame et merci pour votre article !
Je renvoie les lecteurs de cet article vers mon commentaire d’hier (jeudi 3 janvier) à l’article de M. Moreigne sur les téléphones portables : le "principe de précaution" est vraiement à géométrie variable dans ce pays...
Bien à vous.
Merci pour cet article, mais je suis très surpris car la manipulation du mercure est totalement déconseillée depuis longtemps dans les laboratoires de chimie, comme de nombreux autres produits (benzène etc...). On considérait donc que les amalgames de Hg ne posaient pas de problèmes ?? Un ancien "rat de paillasse".
Pour des raisons economiques les dentistes ont tout interet à favoriser l’interdiction des amalgames.
Pour les preuves dans la dangerosité, les experiences ne sont pas vraimemnt concluante, le mercure restant piégé dans le cuivre et l’argent apres la pose.
Je n’ai eu qu’une seul carrie de ma vie ( collet de 16 ) et je me suis fait mettre un amalgame.
On peut en effet mettre des composites en posterieure mais on a un mauvais retour dans le temps, les materiaux coutent cher et sont de plus extrement operateur dependant. Pour les inlay tres bonne tenue , mais il faut une cavité relativement grosse et le cout financié est important pour le patient ( l’amalgame ne lui coute rien ).
Plus un amalgame veillit plus il devien etanche ( oxydation du metal ), un composite c’est le contraire.
Pour des raisons medicales , les dentistes emploient l’amalgame, pour des raisons economiques ont ne peut etre que favorable a leur interdiction.
"devient plus étanche dans le temps " vous dites ?...et quand il se casse...est-il toujours aussi étanche...permettez-moi d’en douter...je suis une preuve vivante...l’étanchéité s’est envolée et mon corps est devenue l’aspirateur de ces vapeurs de mercure et ce dernier vous ronge de l’intérieur...parlez de ce que vous vivez et non de ce que vous croyez...c’est plus humain non ?
Moi, ce sont les députés européens qui m’empoisonnent la vie. Est-il possible de voter une loi qui supprimerait leur profession, évitant ainsi une pollution de Bruxelles inacceptable ?
Le profane que je suis n’a pas la prétention de disputer les informations d’une experte que je lis avec grand intérêt. Néanmoins je reste sceptique – à cause de ma propre expérience. N’ayant pas bien soigné ma bouche pendant ma jeunesse je me suis trouvé précocement avec plusieurs plombages. Vu la quantité d’amalgame dans ma bouche je devrais être au ciel depuis belle lurette. Hélas je continue obstinément à m’empoisonner, et insolence outrancière, je suis en bonne santé – à moins que je suis un malade qui s’ignore !
Voilà une belle généralisation qui reflète le discours des autorités françaises.
Tout le monde ne réagit pas de la même manière. Il y des personnes plus sensibles que d’autres. Le raisonnement : "je ne suis pas malade donc personne ne doit l’être" n’est-il pas un peu simpliste ?
D’autre part, vous êtes-vous demandé ce que les quelques grammes de mercure que vous avez en bouche deviendront après votre décès ?
Ce ne sera peut-être plus votre problème mais pensez à ceux qui habiteront la Terre après vous.
Quel âge avez-vous Monsieur le profane !? Et à quand remonte la pose de vos amalgames dentaires ? L’amiante elle non plus n’était pas censée être dangereuse pour la santé, et puis, quelques années plus tard, les personnes qui en respiraient régulièrement ont eus de très mauvaises surprises !
bonsoir merci de cet article se dirige t’on vers un nouveau scandale digne de celui de l’amiante ???? (procés reste à venir) :-(
Ce mercure vient-il d’une exo planète, non il est a l’état naturel sur notre pauvre terre. L’Espagne en a 93000 tonnes en réserve dans son sol. Que représentent les plombages face au taux naturel du sol ? Tout n’est qu’un problème de concentration.
le mercure contenu dans le sol espagnol est sous forme de sulfure de mercure (le fameux cinabre rouge), composé extrêmement stable (le produit de solubilité de HgS est inférieur à 10^-50). Cela n’a rien à voir avec le mercure amalgamé à d’autres métaux, sous forme d’alliage stable certes, mais beaucoup moins que le cinabre.
Les personnes ne réagissent pas toutes de la même façon à l’amalgame au mercure. j’ai eu pendant plusieurs années des amalgames et un jour cet amalgame s’est cassé en mangeant des produits relativement mous, alors qu’on ne vienne pas me dire que c’est du solide donc le dentiste m’a enlevé l’amalgame qui me restait et a rempli la cavité avec encore de l’amalgame parce que plus solide. Plus tard, comme mes dents devenaient moins blanches, j’ai fait faire des couronnes sur les 10 dents centrales du maxillaire supérieur toujours par le même dentiste. Il a "driller" mes dents, même celles qui étaient déjà remplies d’amalgame au mercure afin de préparer le tout pour y coller les couronnes. Sans aucune précaution, ce travail s,est fait sur 3 ans. Moi, pendant ce temps je me sentais fatiguée, je ne dormais presque plus et des douleurs dans mon corps se sont installées. Après ces 3 années, je me suis sentie tellement fatiguée, j’avais de la difficulté à me bouger, je ne comprenais rien...eh bien ! on m’a découvert une fibromyalgie accompagnée d’une fatigue chronique. Je me suis faite détoxiquer par un médecin pendant 1an 1/2 et à tous les 3-6 mois suivants. Ce traitement a duré 2 an 1/2 et il dure toujours. Parcontre, ma santé s’améliore et je peux commencer à vivre. J’ai une hypothyroidie qui s’est intallée pendant ce temps de restauration de mes dents et un nodule de 1 cm7 a diminué à 5 mm après les traitements de détoxication, un nodule ne diparaît pas comme ça, le médecin en détox y avait trouvé du mercure. J’espère tout simplement que mon pays le Canada cautionnera la dite loi.
Je vous reviens pour vous dire que la détoxication ne peut se faire sans l’extraction de tous ces amalgames mais de grâce , allez chez un dentiste hollistique qui prendra, lui, toutes les précautions afin que les vapeurs du mercure n’aille vous empoisonner le cerveau et tout le reste de votre corps. Je ne blâme pas de façon cartésienne les dentistes qui posent les amalgames et nous disent que la quantité de mercure étant si petite qu’elle ne peut nous faire de mal mais ce sont les dinosaures de professeurs universitaires qui ne se posent pas les bonnes questions et qui leur transmettent cette fausse donne.
Vous avez parfaitement raison de le souligner, la dépose des amalgames est un acte médical délicat qui peut occasionner, s’il est pratiqué sans précautions, une intoxication accrue au mercure.
Par ailleurs, il faut savoir que le mercure stocké dans les organes n’est pas automatiquement éliminé à partir du moment où on dépose les plombages. Il est essentiel de se préparer à cette opération qui doit être conduite dans les règles de l’art : http://www.holodent.com/article-126...
bonjour à tous !
je rejoins l’avis de seespan en ce qui concerne les retours sur les composites postérieurs et j’ajoute que la reconstitution composite ne peut être indiquée en postérieur que chez les personnes ayant une hygiène buccale impeccable !
en effet la présence d’argent dans l’amalgame crée un effet bactériostatique qui diminue les chances de récidive carieuse
Au niveau médical, il me semble que les concentrations sanguines de mercure chez les patients porteurs d’amalgames ne sont pas délétères.
Mais bon, en ce qui concerne les préoccupations écologiques, je suis d’accord sur le fait que cela fait quand même beaucoup de mercure dans la nature (en particulier en cas d’incinération)
Ainsi faudra-t-il sans doute dans l’avenir se passer de l’amalgame dans notre arsenal thérapeutique, ce qui ne sera surement pas au bénéfice de patients a l’hygiène buccale moyenne... A nous de les motiver ;-)
Je déplore que des membres de la profession médicale continuent d’affirmer que "les concentrations sanguines de mercure chez les patients porteurs d’amalgames ne sont pas délétères", au mépris des témoignages des patients eux-mêmes.
Il est très surprenant de lire cette phrase alors que dans le message juste au dessus, une personne témoigne de ses problèmes de santé suite à la pose d’obturations au mercure.
Or ce cas n’est pas isolé. J’en ai transcrit un autre témoignage : http://www.holodent.com/article-128...
Mais beaucoup d’autres existent. Pourquoi un tel déni de l’évidence médicale ?
Il semble que l’évidence écologique soit moins facile à occulter. La santé de la planète mobilise plus que celle des individus. Un espoir, donc de ce côté.
Après un traitement de détox, vous pourrez constater que les concentrations sanguines de mercure étaient délétères car vous en retrouverez tout plein dans les urines...et dans les selles, je ne vous dis pas...
Bonsoir, mme veveeck, plutôt que de prétendre que les dentistes empoisonnent volontairement leurs patients, argumentez en citant des études sérieuses si vous voulez remettre en cause les théories communément admises par le monde médical.
Vous nuisez a la profession et contrevenez a notre code de déontologie en jettant le discrédit sur la profession
au revoir madame :-(
en même temps votre acharnement est aussi un peu drôle allez a+ :-))
La toxicité du mercure s’échappant des amalgames dentaires est controversée, et ceci en dépit de nombreuses études établissant l’accumulation de mercure dans les organes des porteurs de plombages :
http://www.holodent.com/article-151...
On peut donc débattre sans fin sur ce terrain-là.
Ce qui ne peut être contesté en revanche, c’est que les quelques 15 tonnes de mercure posées chaque année, rien que dans la bouche des français, pose un problème écologique majeur.
Quant à jeter le discrédit, je crois plutôt que c’est le déni systématique de ses représentants qui nuit à la profession, ainsi que l’attitude agressive de certains praticiens dès qu’on évoque un sujet sensible.
Cordialement
Et on remplace le "plombage" au mercure (plombage sans plomb !) par quoi ? Si c’est par des inlays onlays en céramique ou en or platiné, dacodac.(J’en porte depuis 40 ans et c’est comme neuf). Mais si c’est par des composites, alors là je me marre. Durée de vie 7 ans plus ou moins. Combien de mortifications pulpaires ? De reprises de caries dûes à la déformation de l’obturation ? Quelle quantité de résines à effet oestrogénique ingérées lors de l’abrasion ? Que deviennent les fibres de verre et de quartz ingérées pour la même raison ? Quid de la toxicité propre de ces matériaux sur les tissus vivants ? Et du coût sur le long terme ? (en 40 ans, mes obturations auraient dû être refaites 3, 4 ou 5 fois) Et qu’on ne dise pas comme pour le mercure que ce sont des quantités négligeables... Mais c’est à la mode.. Vous pensez, du blanc à pas cher
Je suis bien d’accord avec vous pour dire que le composite n’est pas l’alternative universelle à l’amalgame ou plombage au mercure. Les inlays, dont ceux en céramique sont les plus biocompatibles, sont nécessaires en cas de délabrement important ou étendu. C’est d’ailleurs ce que j’explique dans mon livre, Le Pratikadent : http://www.editionsluigicastelli.co...
Cependant, je nuancerai votre propos en disant que le composite est indiqué dans certains cas seulement. En cas de carie peu importante, le composite est même préférable à tout autre moyen d’obturation car le collage permet un délabrement a minima de la dent. Quand il est posé dans les règles de l’art et que l’hygiène est bonne, la durée de vie d’un composite vaut celle d’un amalgame. Aucun matériau à ce jour ne peut se prévaloir d’une biocompatibilité parfaite. Cependant, à choisir, je préfère encore les particules de quartz-silice aux vapeurs et aux ions mercure inhalés et ingérés avec un amalgame. Sur l’échelle de la tolérance, celle des composites ou résines, si elle n’est pas absolue, reste tout de même supérieure à celle d’un plombage au mercure, comme expliqué ici : http://www.holodent.com/article-132...
Maintenant, à chacun de voir.
Lire absolument sur le sujet des amalgames au Hg le livre de Françoise Cambayrac qui explique tout d’une manière très claire : http://www.decitre.fr/livres/Verite...
DERNIÈRES NOUVELLES :
En début d’année, un comité scientifique européen affirmait la parfaite innocuité de l’amalgame dentaire : http://www.holodent.com/article-188...
Fait sans précédent, la FDA américaine vient de reconnaître sa toxicité et envisage de restreindre son emploi : http://www.holodent.com/article-209...











