Article publié le 10 mai 2007
Sommes-nous contraints de supprimer la viande de notre alimentation pour diminuer le risque de développer une des grandes maladies du siècle comme le cancer, les maladies cardiovasculaires, les problèmes inflammatoires ?
Avant d’y répondre, certaines précisions sont nécessaires…
Le végétarien ne mange aucune chair animale, ni poisson, ni
viande, ni volaille. Aucun ingrédient ayant nécessité la mort de
l’animal.
Toutefois, il consomme les produits issus de l’exploitation animale comme les
œufs, le lait, le fromage, le miel.
Le végétalien, quant à lui, se nourrit uniquement de végétaux. Il ne consomme ni viande, ni poisson, ni œuf, ni lait, ni fromage.
Le régime végétalien peut cependant être nuancé en trois
types :
On parle d’ovo-lacto végétarien
pour celui qui consomme les œufs, le lait et ses dérivés.
et de lacto végétarien pour
celui qui autorise dans son alimentation le lait et de ses dérivés (fromage, le
beurre et les yaourts). Quant à l’ovo-végétarien,
il consomme des œufs.
Selon les différents ouvrages, d’autres variantes existent … semi végétarien, véganien, fruitalien…on s’y perdrait presque !
Les avantages santé d’un régime végétarien ou végétalien
:
Selon certaines études scientifiques, adopter un régime végétarien ou végétalien pourrait augmenter l’espérance de vie, diminuer le risque de développer des maladies cardio-vasculaires, et diminuer le risque de développer certains cancers [1].
Ces résultats
positifs sont-ils dus à la suppression de la consommation de viande, poissons
et volailles ou simplement à l’augmentation de la consommation de fruits,
légumes frais et de céréales complètes ?
Cette deuxième hypothèse semble la plus fréquemment évoquée au niveau
scientifiques [2], [3].
Côté risques, ils sont, selon les ouvrages de références consultés,
plus nombreux :
Les risques de carence alimentaire chez le végétarien sont rares. Cependant, certaines règles sont à suivre. En effet, les carences peuvent être évitées grâce à de bonnes associations alimentaires pour combler ses besoins en protéines de hautes qualités nutritionnelles (protéines qui contiennent les 8 acides aminés essentiels).
Les céréales riches en méthionine et sans lysine (deux acides aminés essentiels) devraient être prises en même temps que les légumineuses qui contiennent de la lysine et pas de méthionine.
Voici quelques autres exemples d’associations intéressantes :
- Semoule de blé et pois chiches,
- Riz ou pain et lentilles,…
Le végétarien doit également veiller à consommer des aliments riches en fer (jaune d’œuf, cacao, céréales complètes, fruits secs et à coques), en zinc (cacao et certains fromages), en iode (en faible dose dans certains légumes verts) et en acides gras essentiels oméga-3 (huile et graine de lin, huile de colza).
Les risques de carence alimentaire dans un régime végétalien
sont nettement plus présents de par leur éventail alimentaire plus restreint.
Les points sensibles se situent à quatre niveaux :
- Déficit en vitamine B12 (essentiellement présente dans la viande, les poissons, les œufs et les fromages). La carence en vitamine B12 nuit à la production de globules rouges dans la moelle osseuse et donne lieu à une anémie pernicieuse. Il est vivement conseillé au végétalien de se supplémenter en vitamine B12.
- Carence en vitamine D qui peut être comblée en augmentant la prise de champignon et en augmentant le temps d’exposition au soleil.
- Déficits en sels minéraux : fer, calcium, zinc, iode.
- Excès en acides gras oméga-6 qui proviennent essentiellement des huiles végétales comme l’huile d’arachide ou de tournesol et de carence en oméga-3. Les huiles de colza et de lin sont conseillées.
En raison de ces risques de carences alimentaires, l’alimentation végétalienne est vivement déconseillée chez la femme enceinte, chez la femme allaitante et chez les enfants.
En conclusion, si vous décidez
d’adopter un tel régime, il est recommandé de consommer :
- des légumineuses (riches en protéines),
- des céréales (riches en protéines),
- des graines germées (riches en vitamine et minéraux),
- des algues telles que la chlorelle et la spiruline. D’ailleurs, cette dernière, du nom scientifique Arthrospira platensis, connaît un essor planétaire depuis peu : très riche en protéines (55 à 70% de son poids), cette cyanobactérie se développe dans des environnements chimiques contraignants.
Panorama de ces régimes alimentaires, ce billet a pour but de donner un aperçu de leurs impacts positifs et négatifs sur notre santé. En espérant vous avoir apporté des précisions sur le sujet !
Sources :
[1] Malter M, Schriever G, Eilber U. Natural killer cells, vitamins, and other
blood components of vegetarian and omnivorous men. Nutr
[2] Thorogood M, Mann J, Appleby P, McPherson K. Cancer 1989 ; 12:271-8. Risk of
death from cancer and ischaemic heart disease in meat and non-meat eaters.BMJ.
1994 Jun 25 ;308(6945):1667-70.
[3] Key TJ, Thorogood M, Appleby PN, Burr ML. Dietary habits and mortality in
11,000 vegetarians and health conscious people : results of a 17 year follow up.
BMJ. 1996 Sep 28 ;313(7060):775-9.
Thèmes
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Je suis végétarien. Cet article est très objectif et se recoupe avec toutes les sources que j’ai déjà pu consulter.
A noter que le végétarisme est également l’occasion de (re)découvrir de nouveaux aliments... Epeautre, quinoa, patisson, algues, etc.
très interessant pour ceux et celles qui ne sont pas (encore ) végétariens ; c’est objectif et sans jugement, ce qui est (malheureusement)assez rare. Je suis végétarienne depuis deux ans, et j’ai découvert une alimentation plus saine, plus variée et j’ai beaucoup plus d’énergie...j’en suis totalement ravie !
Si souvent on évoque le risque de carence dans les régimes végétariens, on semble oublier qu’un régime carné peut être aussi carencé. On imagine, à tort, que la viande apporte tous les éléments. Un ami a pu suivre un long séminaire présidé par le spécialiste français de l’histoire de l’alimentation, A. Drouard. Celui-ci avance l’idée qu’actuellement, même l’alimentation carnée présente des risques de carences, en raison de l’appauvrissement nutritionnel des aliments industriels. Quant au végétarisme voici ce qu’en dit l’Association américaine de Diététique :
"Pour la première fois, l’Association Américaine de Diététique, l’une des principales sociétés savantes dans le domaine de la nutrition, vient de reconnaitre que les "régimes végétariens bien conçus sont sains, nutritionnellement adéquats et qu’ils apportent des bénéfices sanitaires dans la prévention et le traitement de certaines maladies." Ces régimes peuvent même être suivis pendant l’enfance et la grossesse. Cependant, il est recommandé aux végétariens de faire appel à des suppléments de zinc et de vitamines B12 et D."
Source : Journal of the American Dietetic Association, 1997, 97 (11), 1317-1321. Le texte cité provient de : Sciences et Avenir, mai 1998, p.56.
En conclusion, tout régime peut être carencé, si on ne respecte pas un certain équilibre et si on ne mange pas de façon diversifiée. Même si le végétalisme est plus contraignant, bien mené il ne présente pas de risques majeurs. Le régime végétarien semble plus aisé. Toutefois, il est à noter qu’il y a actuellement une polémique autour des produits laitiers qui ne sont pas si innocents que ça. Mais je laisse le soin à chacun de fouiller pour dénicher des infos à ce sujet.
Amicalement,
Yog
j’ai supprimé la viande quasiement du jour au lendemain, ca fait maintenant plus de 7 ans que je n’ai plus mis d’animaux mort dans ma bouche ... au debut on doute, on a peur, on nous a telement bassiné avec le myhte de la viande indispensable et bonne pour la santé, puis aprés on se rend compte que l’experience confirme la théorie ... plus le temps passe plus on se rend compte qu’on a fait le bon choix. La viande ca sert qu’a chopper des maladies et plomber l’envirronement.
Bien, ce temoignage est subjectif ... comme l’article qui cite pourtant des sources. En effet, les carences sont THEORIQUEMENT possibles en adoptant un régime vegetarien car aucun vegetal a lui seul n’apporte de proteines complete (a part le soja ou la spiruline ) mais "de tout temps les hommes" on instinctivement practiqué la complementation cereale + legumineuse qui apporte des proteines de qualité comparables sans les inconvenients de la viande (toxines, acide urique + maintenant antibiotiques, hormones, etc ..). Les etudes medicales comparatives (et non theoriques) donnent toutes le regime vegetarien gagnant (meme apres correction des "saines" habitudes prétées aux vegetarien).
Le seul risque concret dans l’histoire est celui de la B12 pour les vegetaLiens qui peut se manifester au bout de quelques années.
Resultat : selon L’ADA "Une alimentation végétarienne équilibrée est bénéfique pour la prévention et le traitement d’affections telle que : obésité, maladies cardio-vasculaires, hypertension, diabète de type II, cancers, ostéoporose, maladies rénales, atteinte des fonctions cognitives, maladies diverticulaires du côlon, calculs biliaires et polyarthrite rhumatoïde. "
"Benefique pour traitement et prevention" ca veut dire meilleur pour la santé.
Article intéressant car objectif, les commentaires sont quand à eux plus partisans ;-)
J’ai eu des discussions passionnées avec des amis végétariens (ou *liens) alors que je suis moi même un "viandard". Je mange raisonnablement de la viande, du genre une fois tous les deux jours, mais je mange aussi une grande variété de légumes de saison, légumes locaux de préférence, achetés au marché.
De ces discussions avec ces végétariens (dont un ami un peu trop "intégriste" à mon gout), je reste sur ma faim ;-) quant à leurs véritables motivations...
Le respect du vivant : A partir de quand un organisme est vivant ? Une salade pousse, vit et meurt, non ?
Les conditions d’élevage intolérables des animaux : C’est vrai, difficile d’être contre cet argument. Je pourrais cependant me faire l’avocat du diable en disant qu’il est possible d’acheter des viandes dont les animaux ont été élevés en extérieur et avec un certain espace. Certains labels ou produits fermiers le garantissent. Mais bon je dis plus ça pour me rassurer ou déresponsabiliser, car bien que je fasse très attention à ce que j’achète, il est difficile de pouvoir toujours trouver le bon produit qui respecte toutes les conditions morales.
L’impact écologique : Cet argument est d’après moi le plus discutable. La différence entre un mangeur raisonnable de viande et un végétarien est difficilement quantifiable. D’où viennent la plupart des substituts, les soja, tofu, quinoa, etc. Dans quelles conditions ont ils été fabriqués, quel est leur réel impact écologique ?
Bref, mangeurs de viandes, ne vous laissez pas culpabiliser, mais par contre mangez raisonnablement de la viande et beaucoup de légumes locaux de saison. La viande à tous les repas n’est pas indispensable !
"Le respect du vivant : A partir de quand un organisme est vivant ? Une salade pousse, vit et meurt, non ?"
Donc la mort d’un vegetal vaut celle d’un animal ? logiquement ca devrait donc aussi valoir celle d’un humain non ? Vous ne croyez meme pas vous meme à cet argument douteux (vous vous rendez vous meme compte du "scandale" de l’elevage intensif qui ne vaut que pour les animaux).
L’impact ecologique est le moins discutable, désolé, meme la FAO vient de reconnaitre que l’elevage polluait plus que les transports. Le soja par exemple, qu’on fait poussé en amazonie à la place de la foret .... 90% sert à nourrir le bétail (les porcs bretons en sont gavés) ... enfin, la liste des mefaits de l’elevage intensif est interminable (et l’elevage extensif ne pourra de toutes façons jamais fournir en viande les concentrations urbaines de notre siècle).
La viande n’est pas indispensable tout court et si vous sentez que vous commencez à culpabiliser c’est simplement parce qu’il y a d’excellentes raisons .... je n’aime pas trop les gens qui cherchent à s’autopersuader qu’ils ont raisons pour eviter d’avoir à changer des habitudes confortables. Maintenant je peux tout à fait comprendre que des gens se sentent incapables d’arreter de manger des animaux, alors qu’ils continuent, mais moins, si possible, et surtout en connaissance de cause.
"En raison de ces risques de carences alimentaires, l’alimentation végétalienne est vivement déconseillée chez la femme enceinte, chez la femme allaitante et chez les enfants." Cette affirmation est totalement ridicule et sans fondement.
Enfants végétaliens : une étude sur 404 enfants|bébés dont l’alimentation était végétalienne depuis leur naissance. Le poids et la taille de tous ces enfants végétaliens âgés de 4 mois à 10 ans furent comparés à ceux de l’ensemble des enfants américains du même âge. A l’âge de 10 ans, les enfants végétaliens s’étaient développés normalement et sans carences. Cette communauté "The Farm" existe encore de nos jours et les enfants sont devenus des adultes en santé.
Pour ce qui est de la B12 : on estime que plus de 20% de la population âgée d’Amérique du Nord a des problèmes de B12 et ce même si elle consomme de la viande|poisson|lait, ect. Deux Instituts ont exploré plus de 256 sources scientifiques aux Etats-Unis et au Canada pour en venir à la conclusion que la nourriture végétarienne ET la nourriture végétalienne sont appropriées pour toutes les phases de la vie y compris la grossesse, l’alllaitement, l’enfance et la puberté.
Il faut sacrément se documenter pour être sûr de ne pas être carencé, à mon sens la convivialité et le bon sens consiste à manger de tout mais modérément pour pouvoir vivre normalement. JE NE SUPPORTE PLUS CES GENS (famille proche) qui ont un comportement sectaire et empoisonnent les réunions familiales. J’ai des enfants, petits enfants etc... et je me refuse à demander à chacun ce qui lui convient. Je reçois avec ma GENEROSITE... et je ne conçois pas les états d’âme d’enfants riches qui n’ont pas eu à trimer pour gagner leur vie.... A BON ENTENDEUR....






