Article publié le 15 janvier 2009
Après presque 3 années de débats et de discussions animées, les eurodéputés ont adopté hier le texte visant à l’interdiction dans l’Union européenne d’une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux utilisés dans les herbicides, fongicides et insecticides.
Les autorisations de quelque 22 substances cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou avec des effets perturbateurs sur le système endocrinien
ne seront pas renouvelées, sauf exemptions au cas par cas, notamment
lorsqu’aucune alternative n’est possible, en cas de menace sérieuse à
la santé des plantes.
Beaucoup
de ces substances sont produites par les géants de l’industrie chimique
allemande Bayer et BASF, comme l’Amitrole, l’Ioxynil, le Tepraloxydim,
l’Epoxiconazole, l’Iprodion, le Metconazole, le Tebuconazole et le
Thiacloprid. Deux fongicides —le Carbendazim et le Dinocap— seront
interdits dès 2009, mais les dernières autorisations pour certains
produits aux effets perturbateurs sur le système endocrinien
n’expireront pas avant 2018. (Question : Le conseil européen n’a-t-il
donc pas le pouvoir de suspendre ces autorisations ?).
Cette nouvelle legislation est saluée par les Verts
comme l’une des plus restrictives au monde en matière de pesticides,
son adoption est "une victoire des Verts et des environnementalistes
qui ont su collectivement résister aux énormes pressions" de
l’industrie, s’est félicitée l’Italienne Monica Frassoni, co-présidente
du groupe des Verts au Parlement européen.
Source : AFP
GC.
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