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Téléphonie mobile et pollution électromagnétique : qui sont les cobayes ?

Article publié le 8 juin 2007

Téléphonie mobile et pollution électromagnétique : qui sont les cobayes ?
L’opinion du Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (abrégé SCENIHR en anglais) sur les "effets possibles des champs électromagnétiques sur la santé humaine" vient d’être rendu publique.

Le rapport, approuvé le 21 mars dernier, aborde l’ensemble des pollutions électromagnétiques, en distinguant les radiofréquences (regroupant les émissions de la téléphonie mobile, tv & radio), les fréquences intermédiaires (technologies médicales, anti-vol ou de tracabilité sans fil comme les RFID), les extrêmement basses fréquences (lignes à haute tension, électricité domestique et appareils électroménagers) et les champs statiques, liés à des aimants permanents ou au courant continu. Le document du SCENHIR s’intéresse plus spécifiquement aux effets non thermiques : les effets biologiques ou sanitaires constatés à des niveaux d’exposition inférieures aux limites officielles fixées dans la plupart des pays européens, France incluse.

Cet avis demandé par la Direction Générale santé et protection des consommateurs de la Commission Européenne et rédigé, entre autres, par deux directeurs de recherche de l’INSERM et un professeur de Santé Publique de la Faculté de Médecine de Nancy appelle ainsi à "plus de recherches" afin de "combler les lacunes" des données disponibles - notamment à long terme - sur les effets non thermiques.

Par exemple, selon le Comité, en matière de téléphonie mobile, peu d’indices attestent d’un risque accru de tumeurs cérébrales au-delà des 10 ans d’utilisation... Bien que le "lien" apparaisse dans le cas particulier du neurinome acoustique, une tumeur bénigne située dans l’oreille interne.

  • "L’exposition humaine a ces champs augmenté"

Ainsi, pour y voir clair sur les effets à long terme de l’utilisation d’un téléphone mobile, les experts du SCENHIR recommandent une "etude de cohorte", afin de suivre sur le long terme le devenir de la population des usagers, ainsi qu’une autre étude à base de dosimètre individuel. Destinée celle-ci à mesurer précisément, gamme de fréquences par gamme de fréquences, les expositions individuelles aux radio et hyperfréquences.

Même chose en ce qui concerne les enfants. Aucune étude épidémiologique n’existe, et cette recherche s’avère urgente préviennent les auteurs. "Même si aucun indice spécifique n’existe, les enfants ou adolescents pourraient être plus sensibles à l’exposition aux radiofréquences que les adultes. Les enfants d’aujourd’hui vont de plus expérimenter une exposition cumulée bien plus élevée que les générations précédentes. Pour l’instant aucune étude épidémiologique n’est disponible."

"Le développement anatomique du système nerveux est terminé vers deux ans, un âge où les enfants n’utilisent pas de téléphone mobile bien que des téléphones bébés aient été récemment introduit. Le developpement fonctionnel, toutefois, continue jusqu’à l’age adulte et pourrait être perturbé par les champs RF."

Un avertissement encore répété dans le domaine cette fois des champs électromagnétiques intermédiaires. "L’estimation et l’évaluation correcte des éventuels effets sanitaires produits par l’exposition aux champs IF est essentielle car l’exposition humaine à ces champs augmente avec les technologies émergentes et nouvelles."

  • Un avis timide, entre omissions et contradictions

Bref, que de prudence dans les formulations choisies ! Pourquoi tant de timidité dans des affirmations qui se traduisent par des phrases portant leur propre contradiction ? Sur les tumeurs cérébrales par exemple, peu d’indices existent hormis un lien dans le cas du neurinome acoustique. Faut-il considérer celui-ci comme anecdotique ? Un risque de multiplication des neurinomes acoustiques sera-t-il négligeable en termes de coûts pour la santé publique d’ici quelques années ?

Dans la mesure ensuite où on ne connait pas trop le sujet, des recherches seront nécessaires. Pourquoi ne pas encourager des mesures de précaution que les opérateurs de téléphonie mobile eux-mêmes commencent à afficher ? Rien non plus sur la différence de risque entre les usagers occasionnel et intensif. A partir de combien de minutes par jour devient-on un gros consommateur, en situation de risque sanitaire accru ? Serait-ce parce que selon les études, n’importe qui téléphonant plus de 10 minutes par jour ou plus de 3 fois par semaine peut être considéré comme une population à risque ?

Une étude de cohorte à long terme est recommandée... Mais ne sommes nous pas déjà, tous, les cobayes d’une vaste étude, en cours depuis plus de 10 ans, menée par les opérateurs et fabricants de matériel sans fil ? Une étude payée par nous-mêmes, d’abord en espèces sonnantes et trébuchantes, et peut-être à plus long terme par notre propre santé ? Ou par celle de nos enfants ?

Méthodologiquement, cet avis prudent, trop prudent, pose donc question. L’appel à de nouvelles études, additionnelles, alors que l’exposition s’amplifie, est-elle une façon de jouer la montre ? S’agit-il avec cet avis de prévenir le risque sanitaire ou d’éventuelles futures poursuites pénales ?

Seule certitude dans cette grande et nébuleuse expérience ambiante, menée à ciel ouvert : les conclusions sur le lien entre les champs magnétiques très basse fréquence et les leucémies infantiles, mis en évidence dès 1979, restent "encore valides". Le SCENIHR confirme que ces champs peuvent être carcinogènes. Notant, encore une fois, "que des recherches sont nécessaires pour comprendre les mécanismes derrière cette association." Sans plus de conseils ou de recommandations. Les citoyens européens exposés apprécieront.

Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks (SCENIHR) Opinion on : Possible effects of Electromagnetic Fields (EMF) on Human Health

Further research into Electromagnetic Fields is necessary, scientific committee concludes, communiqué de presse du 4 mai 2007

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commentaires
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par _Avatar (IP:xxx.xx3.250.111) le 9 juin 2007 à 18H32

,hgqs -__-_-_____-_-jabite en oteur ’’’(( et j’ai sur *-*-le toide ma maizon 2 rolé antaine de tél por table a’"é( et ce deux puits 98 tout va bieeeeen (’è_2

Fo ; pa avoouar peur du pro gres ;-)

kestion ; : ma plante’(- verte et —_mon poisson rouge sont morts juste dessous len-_-_droit-_-_ de lant taine61

Est-c keu ses pourkoi-__-è jeux 656 perds65 mes chveux ??,

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par ranjo (IP:xxx.xx0.14.40) le 29 juin 2008 à 08H15

Les risques concernant la compatibilité electromagnétique et la limite de 3V/m ont ete dissimulés par cet organisme.

Des contributions sur ce sujet on ete envoyées mais le scenihrs ne voulant en aucun cas mentionner un risque certain a décidé de les escamoter , elle ont éte jetées a la poubelle afin de pouvoir continuer a dissimuler ce risque.

on peut donc imaginer que pour tout risque prouvé il en a été de meme.

Personnes ayant jetée les contribution a la poubelle afin de tromper la population il s’agit de Katja Bromen et Athanasia Kanellopoulou.

expert francais ayant été consulté dans cette affaire et s’etant ecrasé sur ce sujet . René de Sèze de l’INERIS qui connait le risque puisque un labo y fait des essais de compatibilité electromagnétique et teste donc la limite de 3V/m.

le SCENHIR escamote les contributions et les risques il est a la solde des pollueurs L’INERIS est complice de ces actes de tromperie.

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par Estelle Vereeck (IP:xxx.xx3.174.74) le 3 juillet 2008 à 14H17

Le SCENHIR n’en n’est pas à son coup d’essai. On dirait même que le comité européen est passé maître dans l’art d’escamoter les risques.

Mi-janvier le SCENHIR a fait paraître un rapport défaussant l’amalgame dentaire (composé pour moitié de mercure) de tout risque pour la santé : http://www.holodent.com/article-188...

Et ceci alors que la FDA aux États-Unis vient de reconnaître la toxicité du mercure contenu dans les amalgames ou plombages dentaires : http://www.holodent.com/article-209...

L’Europe du déni ?


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