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Sous la surface des cosmétiques

Article publié le 6 juin 2007

Pourquoi les cosmétiques sont trop souvent du vent et requièrent toutes les magouilles du marketing pour nous faire croire du contraire...

Sous la surface des cosmétiques

Le terme « cosmétique » vient du grec « kosmos » et signifie « parure », c’est-à-dire « qui embellit et qui décore ». Le caractère superficiel des cosmétiques est donc étymologique avant d’être légal : si une crème agit au niveau du derme, si elle va plus loin que la jonction dermo-épidermique, si elle a – donc – des principes vraiment actifs, cela n’est plus une crème mais un médicament et il lui faut une autorisation de mise sur le marché (AMM) ! Exit aussi le marketing puisque les médicaments sont interdits de publicité…

Or les marchands de crèmes ont un besoin impérieux de marketing : n’oublions pas qu’ils vendent avant tout du rêve ! « Pourquoi certaines crèmes sont-elles si chères » s’interroge ainsi le magazine Psychologies, rappelant que des petits pots de crèmes dépassent parfois largement les 200 euros ? Réponse : parce que le prix élevé rassure les consommatrices. « Pour elles, il est forcément synonyme de performances accrues. En s’offrant une crème de luxe, elles ont vraiment l’impression de faire un cadeau royal à leur peau. Et elles s’impliquent davantage. Elles sont plus attentives à leur peau, à leurs gestes. » De là à penser que c’est ce soin "extérieur" apporté à la peau ainsi que l’effet placebo qui font toute la différence, il n’y a qu’un pas…

…que nous franchissons ! En effet, dans un test de la revue Que Choisir paru en Janvier 2006 sur les crèmes antirides, c’est la crème la plus chère est justement la moins efficace ! « Les accroches commerciales des fabricants de cosmétiques ne reculent devant rien pour attirer les consommatrices naïves avec des promesses pour le moins douteuses. » précise le magazine de défense des consommateurs. En réalité, tests à l’appui, il faudrait quasiment un microscope pour constater les améliorations ! Logique puisque, comme le rappelle le magazine, « il leur est interdit d’agir sur le derme » alors que « c’est essentiellement à son niveau que se produit le vieillissement de la peau. »

Le vieillissement de la population associé à un refus du paraître vieux, vieux complexe habilement entretenu par les magazines féminins et les médias, a néanmoins entraîné un boom des produits de soins anti-âge. Tout serait bon pour ne pas vieillir ! Tout, même des produits nocifs pour la peau ?

Les consommateurs n’en ont pas toujours conscience mais les industriels ont poussé la perversité jusqu’à vendre à prix d’or des crèmes aux composés parfois allergènes, irritantes voire même cancérigènes !

L’AFSSAPS (l’autorité qui surveille les produits de santé) a achevé en 2006 une étude confidentielle menée par ses services en 2005 pour évaluer les effets indésirables des cosmétiques. Les résultats de l’étude – qu’un journaliste du Parisien a pu consulter grâce à un médecin allergologue inquiet – indiquent que 122 accidents graves de santé provoqués par les cosmétiques on été recensés en France. Et combien d’accidents secondaire ? CHUT ! C’est confidentiel…

Au total, des cosmétiques dénombrent en effet jusqu’à 21 composants « indésirables » ! « Et dire que certains appellent cela des « soins de beauté » ! » s’étonne l’aromatologue Jacques Paltz. Au hit-parade des agresseurs de la peau, se trouvent l’aluminium, les parabens et les microbilles de silicone.

Les parabènes sont désormais tristement célèbres. 80% des produits de soin et d’hygiène en contiendraient mais attention : tous ne posent pas les mêmes problèmes à savoir une perturbation du système endocrinien et des effets toxiques sur la reproduction. Si le méthylparaben et l’éthylparaben ne semblent pas poser trop de problèmes, le butylparaben ou l’isobutylparaben sont bel et bien déconseillés.

Rita Stiens, l’auteur de l’excellent La Vérité sur les cosmétiques, recadre toutefois le débat : « Je trouve la campagne française « sans parabènes » regrettable. En comparaison avec d’autres conservateurs de synthèse, les dérivés de formaldéhyde par exemple, les parabènes sont moins problématiques. Mettre en avant des étiquettes « sans parabènes » peut sérieusement induire le consommateur en erreur. » déclare-t-elle dans le magazine Vivre Autrement.

Induire le consommateur en erreur ? Mais évidemment : le marketing a obligation de faire passer des vessies pour des lanternes ! Quel serait d’ailleurs l’intérêt du matraquage publicitaire si les produits étaient vraiment bons ? Tant que le paraître l’emportera sur l’être, faire passer pour naturel des produits bourrés de composés chimiques de synthèses sera la règle du jeu. Un consommateur « mal dans sa peau » est de toute façon un bien meilleur consommateur !

Et maintenant que faire ?

[...voir le blog du Mendiant...]

Des alternatives vraiment naturelles et moins onéreuses que les grandes marques existent. Les fabricants aux labels bio ont ainsi enregistré en 2005 une croissance de 40%. Bon nombre d’entre eux mettent en avant des extraits de plantes. Les huiles essentielles représentent néanmoins le haut du pavé en matière d’efficacité. En effet, contrairement aux autres ingrédients qui se contentent d’agir en surface, les huiles essentielles pénètrent jusque dans l’hypoderme (c’est à dire sous le derme) et la circulation sanguine « Les personnes allergiques aux substances odorantes tolèrent bien mieux une huile essentielle pure, que sa substance isolée et synthétisée. » rappelle aussi Rita Stiens.

Le premier geste d’une bonne hygiène de peau reste toutefois l’hydratation et, de fait, l’eau représente au minimum 70% de la composition des crèmes (et jusqu’à 90% !) Une bonne huile végétale biologique pourra donc avantageusement remplacer des crèmes plus onéreuses. L’alimentation joue aussi un rôle central et c’est la conclusion de Rita Stiens : « A l’encontre de toutes les promesses publicitaires, les meilleurs produits de beauté sont encore les fruits et légumes et autres aliments frais ». Mais ça, les pubs ne vous le diront pas !

Cordialement,

Le Mendiant

Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous…

Le site du Mendiant : http://www.lemendiant.fr/ Le conte à rebours du système...
Le blog du Mendiant : http://lemendiant.over-blog.com/ Un scandale par jour !

Sources :
Pourquoi certaines crèmes sont-elles si chères, Psychologies Magazine N°260, Février 2007, Ariane Le Febvre, p. 152
Crèmes antirides : Du rêve avant tout, Que Choisir N°444, Janvier 2007, Florence Humbert, p.16
Danger des cosmétiques : ils savent tout, mais ils se taisent, Pratiques de Santé N°60, 25 novembre 2006, p.2
Sauvez votre peau !, Biocontact N°163, Novembre 2006, Jacques Palz, p.71
Cosmétiques : du paraben partout !, Quelle Santé N°1, Janvier 2006, Patricia Riveccio, p. 6
Cosmétiques naturels et produits bio : faut-il avoir confiance ?, Vivre autrement N°2, Mars 2007, Sophie Laurenceau, p. 88
Rita Stiens, la Vérité sur les cosmétiques, Ed. Leduc, 2006

Thèmes

Beauté Mieux-être Entretien corporel Huiles essentielles Huiles végétales Femme Vieillissement Cosmétiques

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commentaires
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par benoitS (IP:xxx.xx3.79.145) le 7 juin 2007 à 17H45

bonjour,

j’ai lu pas mal d’articles contradictoires effecgtivement sur les substances que vous citez, et on ne sait plus trop à quoi ou qui se fier. j’avoue que je suis encore moins rassuré quand vous vantez les mérites des huiles essentielles qui "pénètrent jusque dans l’hypoderme (c’est à dire sous le derme) et la circulation sanguine". :-O Bio Les huiles que vous vendez dans votre centre de bien-être en Suisse ont l’air très bien mais je n’ai aucune envie de me retrouver avec des huiles essentielles en intraveineuse :-p

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par Le Mendiant (IP:xxx.xx7.52.53) le 7 juin 2007 à 18H26

Je ne souhaite en effet à personne de subir une intraveineuse d’huiles essentielles ! Son cas serait déjà désespéré !

Plus sérieusement, les HE n’ont que très peu d’effets secondaires lorsqu’elles sont utilisées aux posologies normales et elles permettent de quasiment tout soigner ou soulager !

En cosmétique, elles offrent de vrais principes actifs et naturels, loin des habituelles promesses du marketing. Elles ne sont toutefois pas indispensables et le vrai luxe serait de commencer avec une huile végétale bio de rosier muscat sur le visage et les mains... avant de lui associer l’HE Rose de Damas (à 35 euros les 2 ml !) pour son efficacité antirides.

Si vous souhaitez plus d’infos sur les huiles, notre site internet donne je crois une bonne base pour se lancer dans l’aventure : wwww.oasis-centre.com

Cordialement,

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