Dans ces périodes de polémiques sur le chômage et la nécessité de travailler plus pour gagner plus, il est étonnant de n’entendre aucune voix politique majeure pour évoquer ce que des médecins appellent "la souffrance au travail"
Bien que des textes de loi aient été promulgués sur le harcèlement sexuel et moral, le nombre de salariés qui avouent à la médecine du travail ou à leur praticient habituel souffrir de divers sympthômes augmente de façon exponentielle.
Dans la mesure ou il en va de la santé morale et physique des salariés et par conséquent de leur efficacité au travail, il serait sommes toutes nécessaire de cesser de se contenter d’études remisées dans des tiroirs ministériels pour proclamer ce sujet grande cause nationale.
En attendant que dit la loi ?
La loi n°2002-73 de Modernisation sociale du 17 janvier 2002 a introduit de nouveaux articles visant "les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ". (articles L.122-49 à L.122-54)
De quoi parle-t-on ?
La violence au travail : Quand on parle de violence sur le lieu de travail, il faut distinguer la violence externe à l’entreprise (violence ou même agressions exercées par des clients ou des usagers) de la violence interne à l’entreprise (il peut s’agir alors de harcèlement moral ou sexuel)
La violence externe se retrouve principalement dans deux types d’activités professionnelles :
Dans les activités de service telles les transports en commun, l’hôtellerie, le travail au guichet où les contacts sont fréquents, contacts qui peuvent générer des tensions ou dégénérer en conflits, dans des activités impliquant la manipulation d’objets de valeur (activités bancaires, bijouterie, commerces, convoyages de fonds...)
Sont également signalés des tendinites, des déformations du squelette sans oublier le stress dans les professions intellectuelles. Si dans certains cas, le handicap est visible, dans l’autre, on passe vite des insomnies à la dépression nerveuse !!!
Il s’agit bien d’un problème de santé publique au même titre que la toxicomanie, l’alcoolisme ou l’obésité. Or, le corps médical est obligé de constater que beaucoup de salariés ont des comportements addictifs pour continuer à occuper leur poste
Dans une période où les programmes des candidats à la présidentielle de 2007 prennent forme, ne serait-il pas judicieux de les interpeler sur ce sujet de société pour lequel il ont, je l’espère un avis ?
Sources et références
Calypso Intervention et prévention des risques psychosociaux
Des associations peuvent assister les salariés qui se jugent victimes d’agissements répétés de harcèlement moral Solidarité souffrance au travail
Livres et articles de presse Souffrance en France Le Monde diplomatique












