Réaction d’une jeune cadre trentenaire qui materne à la maison...
Article publié le 2 décembre 2008
Dans cet article, qui a suscité de multiples réactions, la journaliste, Isabelle Saporta, accuse les mères modernes - influencées par ce qu’elle nomme la « green attitude » - de retourner à « l’âge de pierre », euh pardon, à « l’époque de leur grand-mère », parce qu’elles adoptent des pratiques primitives (allaitent, accouchent à domicile, ...) et régressives (fabriquent des purées maison, utilisent des couches lavables, ...), bref des pratiques complètement arriérées pour notre époque ultra-moderne, d’autant plus qu’elles condamnent les femmes à « l’assignation à résidence ». Voilà brièvement résumé le fond de cet article comme je le perçois.
Quant à ma réaction… bien évidemment j’ai été interpellée ! Je me suis reconnue dans le cliché des jeunes cadres trentenaires qui ont décidé de retourner au foyer, et font passer leur vie de famille avant leur carrière professionnelle !
Mais décrire le retour des femmes à la maison, à travers ce que j’appelle une fiction crédible – l’écologie – n’est pas de toute réalité. J’ai plutôt l’impression que c’est une mise en scène destinée à accuser les femmes, qui en l’occurrence, choisissent d’être mère au foyer, de perdre complètement leur Liberté chérie en se jetant directement dans la gueule du « sexe masculin ». Autrement dit, le vrai discours est plutôt d’ordre féministe et envoie un message aux femmes : « Sous le prétexte de l’écologie mesdames, vous faîtes tout à la maison, vous vous occupez des enfants, des taches domestiques, et vous retournez même à l’âge préhistorique, fini les biberons, les couches jetables, votre carrière…. ». La mascarade de l’écologie a donc bien été trouvée, vu la tendance sociétale actuelle à se modeler à l’ère du bio-éthique-écolo-nature.
Bref, ce que je trouve donc dommage, ce sont les clichés assignés aux femmes au foyer ou non et les raccourcis attitrés aux comportements « verts ». Il me semble que pour les nouvelles mères, la décision de retourner au travail ou de rester à la maison est une question fondamentale qui a été remuée dans tous les sens, soumise au doute, à la culpabilité, pesée sur la balance des bénéfices-pertes, et que finalement lorsqu’elles ont fait leur choix (peu importe lequel), celui-ci est bien pesé, et il reste le meilleur pour elle et pour leur famille. Leur décision est courageuse et louable. Et, aucune femme ne mérite d’être casée dans les catégories de bonnes ou mauvaises mères pour le choix qu’elles ont fait !
Au passage, si la journaliste considère le fait de rester à la maison comme une espèce d’esclavagisme ou de soumission aux hommes, elle oublie que les jeunes pères modernes sont impliqués dans leur paternité et à la maison ! Eh oui !
Enfin, que les mères décident d’accoucher, de materner, d’éduquer, de consommer, de vivre autrement, c’est leur choix, et c’est un choix tout à fait respectable vu la conjoncture actuelle de notre société individualiste et égoïste en voie d’extinction…
Bref, le tout est que ce soit vécu dans un état d’esprit durable et non simplement dans la mouvance d’une mode bio passagère…
C’est tout à fait leur choix et je le respecte. Mais autant je connais nombre de femmes qui décident de vivre de cette manière, autant je cherche encore les hommes qui choisissent de vivre à la maison et de s’occuper de la famille, de la maison, de la cuisine, etc... Accoucher à domicile, si je l’avais fait, j’aurais dû en plus m’occuper de préparer les repas du reste de la famille et continuer la lessive. Au moins, à la clinique, mes repas étaient tout faits ! Bref, si la société était égale et prenait en compte les différences hommes/femmes au lieu d’en pénaliser les femmes, ça ne me gênerait pas tout ça, mais là, ça me gêne parce que ça ne va que dans un seul sens. Ceci dit, merci pour votre site que j’apprécie beaucoup.





